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Où commencer le bon combat ? — Dans le champ de bataille pro-vie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Shutterstock

Dans une lettre adressée aux bienfaiteurs de la FSSPX, sur le site de la FSSPX, le Père Daniel Couture, supérieur du district du Canada énonce une pensée intéressante sur l’importance du mouvement pro-vie à travers le monde, par rapport au rétablissement du règne social du Christ-Roi.

Il rappelle au début de sa lettre l’un des principales préoccupations de Mgr Lefebvre, qui s’appuyait sur l’enseignement des papes, la séparation de l’Église et de l’État, la pire conséquence sociale du libéralisme, qui au Québec s’appelle bêtement la Révolution tranquille.

Par ailleurs, le P. Couture montre qu’il est mauvais qu’un homme soit catholique chez lui et non dans sa vie publique, ce qui dénote d’un manque de logique. On ne peut être contre l’avortement à la maison et être pour publiquement. C’est une marque du libéralisme.

Si un homme a tort de se conforter dans son for intérieur du rejet de l’avortement mais proclame le droit à celui-ci, tombant par là dans le libéralisme, ce nous serait une autre forme de libéralisme pour nous catholiques « que de refuser de nous engager dans la politique, de nous contenter de notre vie catholique quotidienne, de notre petit monde, et de ne pas nous impliquer, selon notre devoir d’État et nos responsabilités, dans la vie sociale et politique de notre nation. Nous disons dans notre vie privée : “Que votre règne arrive”, mais dans notre vie publique, nous ne faisons rien pour que ce règne arrive. Cela aussi est illogique, incohérent. En agissant de la sorte, nous refusons de couronner Notre-Seigneur Jésus-Christ, de Le faire régner dans la sphère publique », note le P. Couture.

Puisqu’il est donc mauvais d’enterrer ses talents reçus, et qu’il faut s’impliquer dans les fonctions publiques, et même dans la politique, par où donc commencer ? Selon le P. Couture :

Notre Seigneur a souvent soigné les corps en vue de guérir les âmes. La loi naturelle est clairement une condition préalable à l’ensemble de la religion catholique. À l’heure actuelle, lorsque nous regardons autour de nous ceux qui travaillent avec succès pour renverser la tendance libérale — voyez la Pologne, la Hongrie et les États-Unis — le premier champ de bataille politique est clairement la bataille pour la vie, la bataille pour sauver les enfants, la famille, les personnes âgées.

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L’homme désirant être comme Dieu, il veut changer l’ordre, la morale, les lois de la création, d’où il vient que, souligne le P. Couture, « Le combat pro-vie est véritablement un combat pro-Dieu, ou comme l’écrivait saint Pie X dans sa première encyclique, c’est “le parti de Dieu” ». C’est un champ de bataille où restaurer toute chose dans le Christ.

Une chose à ne pas perdre de vu, c’est aussi le combat de Dieu, avant tout le Sien, et Il a tout pouvoir au ciel et sur la terre. C’est pourquoi nous ne devons pas perdre courage devant les forces de Ses ennemies, quels qu’ils soient, forces qui peuvent nous paraître démesurées et invincibles : Dieu aura toujours le dernier mot. De même, rappelle le P. Couture, comme le dit ce proverbe « la seule chose requise pour que le mal triomphe est l’inaction des honnêtes gens ». Aussi, nous avons besoin de héros dans cette période de calamité, les gens ordinaires ne doivent pas se tenir cois.

Et le P. Couture lance donc un appel étonnant :

Cherchons toutes les occasions d’aider le mouvement pro-vie, en particulier lorsqu’il existe une possibilité de gagner du terrain dans le domaine politique afin de renverser le courant contre nature qui balaie notre pays, « a mari usque ad mare ». Il est triste de constater que le Canada est tragiquement devenu l’un des pays dans le monde les plus opposés à la vie.

Il ne faut pas non plus perdre l’espoir que nos opposants se convertissent un jour, ou du moins certains d’entre eux, car, rappelle le P. Couture, saint Paul était un ennemi acharné de l’Église, Pie XII convertit un rabbin, un prélat catholique convertit pour sa part durant la guerre le chef de la Gestapo à Rome, et enfin, pour revenir à notre sujet, « le film récent Unplanned rappelle la conversion de la directrice d’une clinique d’avortement non seulement à la cause pro-vie mais aussi, finalement, au catholicisme. L’Église catholique est la seule institution qui soit à 100 % pro-vie, et lorsqu’un militant pro-vie non catholique est vraiment logique avec lui-même, il sera finalement conduit par la grâce de Dieu à entrer dans l’Église catholique. »

Saisir donc l’occasion de travailler à la venue du royaume du Christ en agissant, même politiquement, lorsque la possibilité s’en présente, quand la Providence nous offre les moyens inattendus, « Le combat pro-vie est exactement cela », écrit le Père Daniel Couture en terminant sa lettre.



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