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Les évêques camerounais interdisent formellement toute bénédiction de couples homosexuels


Mgr Andrew Fuanya Nkea.

Par Michael Haynes — Traduit par Campagne Québec-Vie

22 décembre 2023, Yaoundé, Cameroun (LifeSiteNews) — Les évêques catholiques du Cameroun ont émis l’un des plus forts rejets du document du pape François — qui préconise les bénédictions de couples de même sexe —, déclarant qu’ils « interdisent formellement » toute bénédiction de couples de même sexe dans le pays.

« L’homosexualité falsifie et corrompt l’anthropologie humaine et banalise la sexualité, le mariage et la famille, fondements de la société », peut-on lire dans la déclaration des évêques camerounais. « De fait, l’homosexualité oppose l’humanité à elle-même et la détruit. »

Signé au nom des 33 prélats du pays par Mgr Andrew Fuanya Nkea (président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun), ce document a été publié « pour la dignité humaine et du Salut de l’humanité tout entière en Jésus-Christ ».

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Publiée le 21 décembre — en réponse au texte du pape François et du cardinal Victor Fernández du 18 décembre, Fiducia Supplicans, approuvant la bénédiction des couples de même sexe — la déclaration fait référence à une « vague d’indignation, d’interrogation et d’inquiétude » qui s’est élevée suite à la publication de Fiducia Supplicans.

La déclaration des évêques camerounais marque peut-être l’intervention la plus forte à ce jour parmi les réactions rapides et sans précédent au document du Vatican. Ils ont condamné non seulement la pratique des bénédictions homosexuelles, mais aussi le fait de tolérer l’homosexualité. S’appuyant sur l’enseignement catholique et les Saintes Écritures, le texte affirme que la pratique de l’homosexualité est « une violation flagrante de l’héritage que nos ancêtres nous ont légué » et un « signe évident de la décadence implosive des civilisations ».

Contrairement aux arguments qui prévalent dans de nombreux domaines de la société, les prélats camerounais ont cité l’épître aux Romains (1,26) en notant que « les actes vécus dans le cadre de l’homosexualité ne sont pas “sexuels”, mais des “rapports contre nature” ».

Ils ont ensuite écrit : « L’homosexualité n’est pas un droit de la personne humaine. Mais une aliénation qui nuit gravement à l’humanité parce qu’elle n’est fondée sur aucune valeur propre à l’être humain : c’est une déshumanisation de l’amour, “une abomination”. (Lev 18,22) »

De plus, « la rejeter [l’homosexualité] n’est en rien une discrimination ; mais une légitime protection des valeurs constantes de l’humanité face à un vice devenu sujet de réclamation de la reconnaissance légale et, aujourd’hui, posé comme sujet de bénédiction », ont-ils ajouté.

Alors que le texte du pape plaide en faveur de la bénédiction des couples de même sexe, sans exiger de repentance ou de rejet du mode de vie homosexuel, les évêques camerounais préviennent que cette pratique est impossible pour l’Église catholique. Offrir une bénédiction à un couple homosexuel « reviendrait à encourager un choix et une pratique de vie qui ne peuvent être reconnus comme étant objectivement ordonnés aux desseins révélés de Dieu », écrivent-ils.

En outre, les évêques ont mis en garde contre l’hypocrisie qui consiste à « différencier le cadre liturgique du cadre non liturgique pour appliquer la bénédiction aux personnes de même sexe en “couple” ». En conséquence, ils ont stipulé : « nous déclarons donc non conforme toute forme de bénédiction en public ou en privé, qui tend à reconnaître les “couples homosexuels” comme un état de vie ».

Réitérant l’enseignement constant de l’Église interdisant et condamnant les actes homosexuels, les évêques ont conclu en prononçant clairement l’interdiction de toute bénédiction de couples de même sexe : « Nous interdisons formellement toutes bénédictions des “couples homosexuels” dans l’Église du Cameroun ».

Au contraire, ils ont insisté pour que des prières pour la conversion des homosexuels soient offertes, plutôt que des bénédictions de leurs relations. La déclaration souligne le rejet ferme au Cameroun de l’acceptation généralisée de l’homosexualité que l’on trouve dans de nombreux pays d’Europe et d’Amérique :

« Étant donné que Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais sa conversion pour la vie éternelle, nous recommandons ceux qui sont enclins à l’homosexualité, à la prière et à la compassion de l’Église, en vue de leur conversion radicale. »

« Nous les invitons aussi à sortir de leur mentalité de victimisation dans laquelle ils se complaisent à se considérer comme “victimes”, “faibles”, “minorités”, afin de saisir l’occasion de conversion que Dieu leur donne dans les multiples interpellations de sa Parole. »

Les évêques camerounais rejoignent une liste de plus en plus longue de prélats et de conférences épiscopales qui ont rejeté Fiducia Supplicans et toute tentative d’approuver la pratique de la bénédiction des couples de même sexe.

Les premiers jalons de ce mouvement ont été posés par Mgr Joseph Strickland et Mgr Athanasius Schneider, Mgr Strickland appelant à une « voix unie » pour rejeter le texte, et l’archidiocèse de Mgr Schneider interdisant « d’accepter ou d’effectuer toute forme de bénédiction de couples en situation irrégulière et de couples de même sexe ».

En 1986, sous la direction du cardinal Joseph Ratzinger, la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) a publié un document donnant des instructions aux évêques sur la pastorale des personnes homosexuelles. La CDF a exhorté les évêques à s’assurer qu’eux-mêmes, et tout « programme pastoral » dans le diocèse, affirment « clairement le caractère immoral de l’activité homosexuelle. »

Pas plus tard qu’en 2021, la CDF a publié un texte qui affirmait clairement que « l’Église ne dispose pas, ni ne peut disposer, du pouvoir de bénir les unions de personnes de même sexe ».

Le texte du pape François et du cardinal Fernández continue de provoquer un chaos mondial dans l’Église catholique.



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