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Réception de la Sainte-Eucharistie et Le Soutien à l’Avortement?

Dignité pour recevoir la Sainte Communion.
Principes généraux par le Cardinal Joseph Ratzinger
Publié en juin 2004

«Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur…»
(1 Cor. 11, 27)

1. Le fait de se présenter pour recevoir la Sainte Communion doit être une décision consciente, fondée sur un jugement raisonné au sujet de sa propre dignité à le faire, selon les critères objectifs de l’Église, en se posant des questions telles : « Suis-je en pleine communion avec l’Église catholique? Ai-je un péché grave sur la conscience? Ai-je encouru une peine (par ex. excommunication, interdit) qui m’empêche de recevoir la Sainte Communion? Me suis-je préparé en jeûnant depuis au moins une heure? » La coutume de se présenter sans discernement à la Sainte Communion, simplement parce qu’on est présent à la messe, est un abus à corriger. (cf. Instruction Redemptionis Sacramentum, nos 81, 83).

2. L’Église enseigne que l’avortement ou l’euthanasie est un péché grave. L’encyclique Evangelium vitae, dans le renvoi aux décisions judiciaires ou aux lois civiles qui autorisent ou promeuvent l’avortement ou l’euthanasie, déclare qu’il y a « une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience. [...] Dans le cas d’une loi intrinsèquement injuste, comme la loi qui permet l’avortement ou l’euthanasie, il n’est jamais licite d’y obéir ou de « prendre part à une campagne de propagande en faveur d’une telle loi ou de voter pour son adoption ». (no 73). Les chrétiens ont un « grave devoir de conscience de ne pas apporter leur coopération formelle aux pratiques qui, bien qu’admises par la législation civile, sont en opposition avec la Loi de Dieu. En effet, du point de vue moral, il n’est jamais licite de coopérer formellement au mal. [...] Cette coopération ne peut jamais être justifiée soit en invoquant le respect de la liberté d’autrui ni en prenant appui sur le fait que la loi civile le permet ou le requiert » (no 74).

3. Les questions de morale n’ont pas toutes le même poids moral comme dans le cas de l’avortement et de l’euthanasie. Par exemple, si un catholique se trouvait à différer d’opinion avec le Saint Père au sujet de l’application de la peine capitale ou de la décision d’aller en guerre, il n’y a pas lieu pour lui de se considérer indigne de recevoir la Sainte Communion. Bien que l’Église exhorte les autorités civiles à chercher la paix et non la guerre, et à exercer de la discrétion et de la clémence dans l’imposition des peines aux criminels, il peut quand même être permis de prendre les armes pour repousser un agresseur ou d’avoir recours à la peine capitale. Il peut exister une diversité légitime, même entre les catholiques, au sujet de déclarer la guerre et d’appliquer la peine de mort mais non pas en ce qui a trait à l’avortement ou à l’euthanasie.

4. Indépendamment du jugement qu’on peut poser de sa propre dignité à se présenter à la Sainte Eucharistie, le ministre de la Sainte Communion peut se trouver dans la situation où il se doit de refuser de donner la Sainte Communion à une personne, comme dans les cas d’excommunication formelle, d’un interdit formel, ou l’obstination dans un péché grave et manifeste (cf. can. 915).

5. Au sujet du péché grave qu’entraîne l’avortement ou l’euthanasie, lorsque la coopération formelle d’une personne devient manifeste (évidente, dans le cas d’un homme ou d’une femme politique catholique qui sans cesse fait campagne et vote pour des lois permettant l’avortement et l’euthanasie), son pasteur doit le rencontrer, lui faire connaître les enseignements de l’Église, l’informer qu’il doit s’abstenir de se présenter à la Sainte Communion jusqu’au moment où il mettra fin à la situation objective de péché et l’avertir que, dans le cas contraire, l’Eucharistie lui sera refusée.

6. Lorsque « ces mesures de précaution n’ont pas eu d’effet ou lorsqu’elles n’ont pas été possibles », et que la personne en question continue avec obstination à se présenter à recevoir la Sainte Eucharistie, « le ministre de la Sainte Communion doit refuser de la lui donner » (cf. Déclaration du Conseil Pontifical pour l’interprétation des textes législatifs « La Sainte Communion et les catholiques divorcés remariés au civil » [2002], nos 3-4). Cette décision, à proprement parler, n’est pas une sanction ni une peine. En agissant ainsi, le ministre de la Sainte Communion ne passe pas jugement sur la culpabilité subjective de la personne mais réagit plutôt à l’indignité publique de la personne à recevoir la Sainte Communion en raison d’une situation objective de péché.

[N.B. Tout catholique est coupable de coopération formelle avec le mal et donc indigne de se présenter à la Sainte Communion, s’il vote délibérément pour un candidat précisément à cause de son attitude permissive au sujet de l’avortement ou de l’euthanasie. Le catholique qui ne partage pas la position du candidat en faveur de l’avortement ou de l’euthanasie mais vote pour ce candidat pour d’autres motifs, peut le faire en tenant compte de motifs proportionnés car son geste est considéré comme une coopération déterminante éloignée.]

Pour ce qui est de la question de refuser la Sainte Communion aux hommes et femmes politiques qui votent en faveur de l’avortement, certaines personnes croient qu’il n’y a pas unanimité à ce sujet; pourtant, d’après le Vatican, il n’y a pas lieu d’hésiter à la leur refuser. La question a été tranchée dans une lettre du Cardinal Joseph Ratzinger qui depuis est devenu le Pape Benoît XVI.
Le Cardinal est intervenu lors d’un débat en 2004 à ce sujet entre les évêques des États-Unis. En résumé, le Cardinal Ratzinger dit, dans sa lettre intitulée « Dignité pour recevoir la Sainte Communion », que les hommes et femmes politiques catholiques qui sont obstinément en faveur de l’avortement, après instruction et avertissement pertinents, « doivent » être privés de la Communion (voir le texte complet du document au dos du présent dépliant).

Lorsque la controverse s’est élevée en 2004, la plus haute autorité sur le sujet après le Pape à ce moment-là qui était Jean-Paul II, était le Cardinal Francis Arinze, le Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements. Le Cardinal Arinze a affirmé que l’homme ou la femme politique qui est en faveur de l’avortement « n’est pas digne » de recevoir la Communion. « S’ils ne doivent pas la recevoir, il ne faut pas la leur donner », a-t-il conclu.
Depuis lors, le Cardinal Arinze, qui détient toujours la présidence de la Congrégation, a été consulté si souvent à propos de la question qu’il a commencé à blaguer à ce sujet. Le dernier parmi ces incidents a fait l’objet d’une vidéo qu’on trouve sur Youtube.

En novembre 2007, le Cardinal Arinze a figuré dans une vidéo où il répond de nouveau à la question. On y voit le Cardinal Arinze, dans son rôle de chef de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, répondant à la question relative aux hommes et femmes politiques en faveur de l’avortement et de l’inaction de leurs évêques. Il a d’abord cité la lettre du Cardinal Ratzinger comme faisant autorité. Il a dit : « Peut-être avez-vous eu écho de la lettre que le Saint-Père actuel, comme Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a adressée aux évêques des États-Unis à ce sujet, de sorte qu’il n’y a plus à hésiter.»

Il a affirmé aux personnes présentes que la question ne relève pas de l’enseignement de l’Église mais bien de la loi divine immuable de Dieu. « Il ne s’agit pas simplement qu’ils [hommes et femmes politiques en question] ont désobéi aux enseignements de l’Église mais plutôt qu’ils ont agi à l’encontre de la loi divine : tu ne tueras point.»

Le Cardinal a suscité beaucoup de rires et a été largement applaudi lorsqu’il a fait l’analogie : « À la personne qui dit : ‘Personnellement, je suis contre l’avortement mais si les gens veulent le pratiquer, je les laisse libres de le faire’, on peut répondre : ‘Vous êtes membre du sénat ou du congrès, personnellement, je ne suis pas en faveur de vous mitrailler tous au sénat ou au congrès mais si quelqu’un d’autre veut le faire, c’est son choix mais personnellement, je ne suis pas en faveur’.

« C’est ce qu’il dit. Il affirme que personnellement il n’est pas en faveur de tuer ces millions d’enfants à naître mais que, si d’autres veulent le faire, c’est leur choix. C’est exactement ce qu’il dit.

« Et ensuite, vous demandez que fait le Saint-Siège? Pourquoi le Pape n’envoie-t-il pas 12 gardes suisses arrêter tous ces gens-là?”

Arinze dit qu’on lui demande régulièrement si la personne qui vote enfaveur de l’avortement peut recevoir la Sainte Communion. Il répond : « Est-il nécessaire que ce soit un cardinal du Vatican qui réponde à cette question?
 
« Réunissez les enfants en vue de la première Communion et dites-leur : ‘Une personne vote en faveur de tuer les enfants à naître et ajoute : j’ai voté en ce sens, je voterai toujours comme cela’. Et ces enfants sont tués non pas un ou deux mais par millions, et la personne ajoute qu’elle est catholique pratiquante, est-ce que cette personne devrait recevoir la Communion dimanche prochain? Les enfants répondront à cette question sans hésiter. Il n’est pas nécessaire d’être cardinal pour faire cette réponse.

La question se résume à la simple vérité que la Sainte Eucharistie est le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de Notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ.
Dès les premiers temps de l’Église, recevoir la Sainte Communion indignement a été condamnée. Saint Paul au onzième chapitre de la première épître aux Corinthiens nous dit: « Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il ne discerne pas le Corps.» (1 Cor. 11, 27-29)

L’Église enseigne la même chose au canon 915 du Droit canonique : « Les excommuniés et les interdits, après l’infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion.»

Mgr Burke, archevêque de Saint-Louis, au Missouri, spécialiste en vue du droit canonique, rappelle le besoin pour les évêques de faire valoir ce canon car autrement ils sapent la croyance en la vérité du mal que représente l’avortement. « Peu importe combien souvent un évêque ou un prêtre répète l’enseignement de l’Église au sujet de tout ce qui regarde l’avortement, s’il est là et ne fait rien pour ramener à la raison un catholique qui soutient publiquement la législation permettant les plus graves injustices et qui, en même temps, se présente pour recevoir la Sainte Communion, alors son enseignement sonne faux. Rester silencieux revient à permettre une confusion sérieuse au sujet de la vérité fondamentale de la loi morale.»

Lors d’une interview récente avec LifeSiteNews.com, l’archevêque de la Capitale du Canada, Ottawa, a expliqué que le refus de la Sainte Communion aux hommes et femmes politiques en faveur de l’avortement, est un acte de charité envers cette personne – acte destiné à ramener l’intéressé à la vérité. Voici ce qu’a dit Monseigneur Terrence Prendergast : « L’Église se préoccupe de tous ceux et celles qui s’obstinent dans le péché grave, espérant que cette mesure de correction (c’est ainsi qu’il faut comprendre l’excommunication et l’interdit) peut les faire sortir du mauvais sentier et les orienter vers la vérité de la foi ». Il a ajouté que des « remèdes » tels que « le refus de donner la communion » sont utilisés pour « les ramener dans le chemin du Christ, Notre Seigneur, la Voie, la Vérité et la Vie.»
 

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Marche pour la vie à Ottawa (8 mai 2008)

La prochaine Marche nationale pour la vie à Ottawa aura lieu le jeudi 8 mai prochain. Les militants pro-vie du Canada sont tous invités à venir marcher à Ottawa pour réclamer la reconnaissance légale de l'enfant à naître, depuis sa conception. Rassemblement à 12h00 sur la Colline parlementaire. À la suite du

Une marche pour la vie, sur la Colline parlementaire

funeste bill omnibus, adopté par le Premier ministre Trudeau le 14 mai 1969, l'avortement a été graduellement banalisé au Canada jusqu'à devenir un simple moyen contraceptif. On peut maintenant commettre un avortement à tous les stades de la grossesse, même un jour avant la naissance : c’est une politique de l’infanticide!

Monseigneur Terrence Prendergast, nouvel archevêque d’Ottawa, célébrera la messe à la cathédrale Notre-Dame à 10h00. De nombreux parlementaires fédéraux participeront aux activités de la Marche nationale 2008. Des femmes qui ont subi la terrible épreuve de l’avortement, membres de l’association canadienne Silent No More (plus jamais silencieuses), témoigneront de cette tragédie personnelle et nationale. Ne soyons pas pusillanimes! Soyons généreux à la suite du Christ crucifié et ressuscité!

Vous pourrez aussi participer en priant pour le respect de la vie. Vous pouvez aussi nous aider financièrement pour organiser cette activité de sensibilisation et d’éducation pro-vie.

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L’euthanasie avance par des jugements bancals

La juge Danielle Côté, de Sherbrooke, a imposé une sentence clémente à André Bergeron qui avait étouffé sa conjointe Marielle Houle en juillet 2005 parce qu’elle était atteinte de l’ataxie de Friedreich qui l’affaiblissait gravement. Il est vrai que Mme Houle avait demandé à M. Bergeron, à plusieurs reprises, de l’aider à se suicider, mais les demandes d’une personne dépressive ne peuvent justifier un tel acte de violence mortelle. Les juges devraient le savoir. M. Bergeron n’aura même pas à purger du temps en prison puisqu’il n’est condamné qu’à trois ans de probation (qu’il vivra dans la société civile). Il faut dire que le procureur avait accepté de n’accuser M. Bergeron que de voies de fait ayant causé la mort plutôt que de l’accuser de meurtre, ce dont il était en fait coupable.

On voit que l’activisme judiciaire, basé sur le progressisme et une fausse compassion, fait avancer le droit et la société vers une acceptation du « meurtre par compassion » et éventuellement du suicide assisté et de l’euthanasie. Que vaut une telle « justice »?

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Un tsunami meurtrier au Québec : l’avortement

Article d’un prêtre de Chicoutimi, M. l’abbé Émilien Bergeron, ami de Campagne Québec-Vie : « Depuis trois ans, Statistique Canada, avance le chiffre de 110 000 enfants tués dans le sein de leur mère et, loin de diminuer, l’avortement a tendance à croître. La différence avec le raz-de-marée asiatique c’est que cela se passe chez nous, sans reportages sur ce désastre et sans secours de la part des autres pays.

À côté des enfants détruits avant de voir le jour, il y a des blessés journaliers affectés par ces pénibles événements… il y a des jeunes femmes qui demeurent traumatisées pour le reste de leur vie.

À côté de ces personnes, il y a ceux qui ont la conscience faussée et qui, avec des explications équivoques, veulent des appuis à leurs mauvaises actions. Pire encore, le tsunami a arrêté son action destructrice, mais l’avortement chez nous, continue son œuvre néfaste et croissante. Le 27 juin 1982, Mère Teresa, recevant le prix « Nobel de la Paix », disait ceci : « Je veux que le monde me fasse un autre cadeau. Je veux l’abolition des lois sur l’avortement ». En novembre 1981, nos évêques canadiens disaient : « Les Gouvernants ont la responsabilité, non pas de faciliter la mort d’un enfant à naître, mais de lui assurer toute la protection qui lui est due ». Nos évêques actuels, M. le Cardinal Ouellet en tête, continuent de faire appel à nos dirigeants. Et ceux-ci y ajoutent le problème déraisonnable de vouloir régler par un mariage légal le cas des personnes de même sexe qui veulent s’unir ensemble. Dans la Bible, Jonas, figure bien connue et qui fait rire, a été évoqué ces jours derniers dans nos messes quotidiennes. Il est surtout un prophète qui a invité une ville, celle de Ninive, à se convertir. Tous, le roi en tête, ont compris le message, et la ville de ce monde-là s’est convertie… Si nos dirigeants civils ne veulent pas écouter, notre population qui croit au bon sens et à la vie, se doit de réagir et de passer aux actes.

Quant à moi, je crois fermement à la vie. La conclusion qui se dégage de mes réflexions sur ce sujet : c’est la conversion. »

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Massacre génocidaire de l’avortement d’après un cardinal

Le Cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne, a comparé le 6 janvier dernier, durant l’office religieux de l’Épiphanie, l’avortement légalisé contemporain aux pires massacres de l’histoire de l’humanité : « d’abord Hérode, qui laisse se faire tuer les enfants de Bethléem, ensuite entre autres Hitler et Staline, et aujourd’hui, à notre époque, des enfants non nés tués par millions ».

Le courageux archevêque a dû affronter la meute médiatique allemande pour sa déclaration de vérité. Les témoins de la vérité devront souffrir en tout temps à l’exemple du Christ et de saint Jean-Baptiste. Sursum corda!

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Marche pour la vie à Ottawa (12 mai 2005)

La prochaine Marche nationale pour la vie à Ottawa aura lieu le jeudi 12 mai prochain. Les militants pro-vie du Canada sont tous invités à venir marcher à Ottawa pour réclamer la reconnaissance légale de l'enfant à naître depuis sa conception:Rassemblement à 12h00 sur la Colline parlementaire. À la suite du funeste bill omnibus, adopté par le Premier ministre Trudeau le 14 mai 1969, l'avortement a été graduellement banalisé au Canada jusqu'à devenir un simple moyen contraceptif.

On ne peut abandonner ainsi nos enfants à naître qui sont l’avenir de notre nation! Allons exiger de nos parlementaires une loi protectrice pour l'enfant à naître pour combler le vide juridique créé en 1988 par la Cour suprême du Canada: honte à nos juges! Honte à la Cour suprême du Canada! Soyons prêts! Notre présence massive en provenance du Québec manifestera le sérieux de notre implication en faveur de la vie humaine. Joignez-vous à M. Carl Anderson, chevalier suprême des Chevaliers de Colomb, qui s’adressera aux marcheurs réunis sur la Colline parlementaire et qui prononcera le discours au banquet pro-vie à la suite de la marche. Merci à M. Anderson, véritable apôtre de la vie et de la vérité à la suite de Jean-Paul II. En marchant pour la vie, soyez assuré que vous obéissez à notre souverain pontife qui ne cesse de parler de la nécessité de combattre l’avortement légalisé, le plus grand fléau du monde contemporain. Le Cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec, participera également à certaines activités de la Marche pour la vie 2005 (dont le banquet pro-vie).

Ne soyons pas pusillanimes! Soyons généreux à la suite du Christ crucifié et ressuscité! Vous pourrez aussi participer à la Vigile pour la vie à Ottawa (le mercredi 11 mai 2005) en offrant des chandelles (qui représenteront les cent mille enfants sacrifiés annuellement au Canada par l’avortement) et surtout en priant pour le respect de la vie. Vous pouvez aussi d’ores et déjà nous aider financièrement pour organiser cette activité de sensibilisation et d’éducation pro-vie. Veuillez répondre par la partie détachable du dépliant de la marche nationale pour la vie 2005 joint au bulletin de Campagne Québec-Vie de Pâques 2005. Soyez généreux!

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Le Québec se meurt

Le 11 février dernier, le monde médiatique québécois a été frappé encore une fois par le rapport annuel de Statistique Canada sur l’avortement au Québec. Statistique Canada révélait le nombre d’avortements pratiqués au Québec en 2002 : 30 858. Ce nombre est terriblement élevé si on le compare au nombre de naissances au cours de la même année : 72 211. Cela fait un taux de 42,7 avortements par 100 naissances, presque un avortement par deux naissances! Où sommes-nous rendus? Les gauchistes laïcistes promettaient que « l’éducation sexuelle » dans les écoles (à la place de la religion) et la contraception allaient régler ce problème de l’avortement. Bien au contraire, plus l’éducation sexuelle et la contraception sont répandues et plus le nombre d’avortements augmente : ça, c’est la réalité, la tragique réalité!

Même André Pratte, éditorialiste en chef de La Presse, s’en est ému, constatant que l’avortement est un échec malgré toute rhétorique justificative et qu’une nation ne peut qu’être affaiblie par ces taux d’avortement massifs qui rappellent ceux des pays autrefois communistes. Il ne suffit cependant pas de gémir devant cette catastrophe nationale, il faut réagir par des lois protectrices pour les enfants à naître du Québec. Le travail caritatif pour aider les jeunes mères québécoises à mettre leurs enfants au monde sera toujours nécessaire, mais tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas de loi positive pour interdire le meurtre des enfants à naître, les enfants du Québec seront la classe sociale la plus menacée de notre société. Pourtant, comme le dit Jean-Paul II, « une nation qui tue ses enfants n’a pas d’avenir ». C’est la mission de Campagne Québec-Vie de sauver ces enfants à naître d’une mort légale possible : soutenez-nous dans ce combat! C’est le temps d’être solidaires pour une cause vraiment noble.

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Avortement : moyen de contraception au Québec

Après plus de trente ans d’avortement légal au Canada et plus de quinze ans de vide juridique injustifiable en ce qui concerne le statut de l’enfant à naître, l’avortement est devenu au Québec un simple moyen de contraception. On décide de garder ou non l’enfant conçu selon des critères économiques ou professionnels : suis-je rendu au bon moment dans ma carrière pour avoir un enfant? Suis je assez riche juste après avoir complété mes études pour élever cet enfant déjà conçu? Dois-je le jeter à la poubelle? S’il y a une erreur dans le processus de la contraception, on passe à la « solution finale » de l’avortement.

Le massacre par avortement : voilà la vérité ! On est bien loin des arguments captieux des « humanistes » des années 1970 qui nous présentaient toujours des scénarios extrêmes où l’enfant à naître est terriblement handicapé ou dans lequel la vie de la mère est en danger. Les 30 000 avortements commis chaque année au Québec sont bien davantage le fruit de contraceptions échouées. Les lignes ouvertes et les courriers du coeur en témoignent quotidiennement. Je cite ici ce témoignage d’une jeune femme dans Le Journal de Montréal du 21 janvier dernier. Quand nous réveillerons-nous au Canada pour protéger les enfants à naître contre ces folles aberrations? : « À deux reprises j’ai fait face au dilemme d’interrompre ou pas une grossesse. La première fois je venais juste de terminer mes études. Comme j’avais un bon travail et une stabilité de couple depuis quatre ans et demi, j’ai décidé de le garder. Quand à sept mois et demi de grossesse mon conjoint m’a quitté pour une autre, je n’ai pas paniqué. La décision de mener mon enfant à terme je l’avais prise en toute connaissance de cause. Quand mon fils a eu un an, j’ai rencontré un homme, lui aussi papa d’un petit garçon. Après sept mois de fréquentation je suis tombée enceinte parce qu’on ne faisait malheureusement pas attention. On a décidé ensemble que je me ferais avorter puisque je considérais avoir droit à une seconde chance. Je n’en ai eu aucune séquelle, même si je crois que cela a participé à détruire mon couple. »

N’est-ce pas une séquelle importante : « détruire mon couple »? Et la destruction de l’enfant : Ce n’est pas une séquelle importante? Et l’éventuel cancer du sein, lié à l’avortement, ce n’est pas une séquelle importante? Une société complètement déboussolée qui se dirige vers l’abîme.

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Bulletin février 2002


L’archevêque de Philadelphie dénonce la culture de mort

Lors de la vigile pro-vie du 21 janvier dernier tenue à Washington à l’occasion de l’anniversaire du jugement catastrophique Roe contre Wade (1973), le cardinal Anthony Bevilacqua a affirmé que « l’assaut dirigé en notre temps contre la vie humaine est devenu une crise de la culture, une crise de civilisation… Dans cette crise pour la défense de la vie humaine, la neutralité n’est pas une option, le silence n’est pas un choix ».

« Être chrétien doit signifier être pro-vie », a affirmé le cardinal dans son homélie devant des milliers de personnes présentes à la messe. « Plus clairement, nous devons affirmer que personne ne peut se considérer vraiment chrétien s’il appuie consciemment l’avortement ou l’euthanasie».

Le cardinal Bevilacqua, archevêque de Philadelphie, a également dit : « Si l’on exploite les faibles et les pauvres, notre silence ne trahit pas seulement notre christianisme, mais aussi notre humanité». Il exhorta les militants à garder courage : « Ne soyez pas découragés. Une chandelle allumée n’ est pas affaiblie par les ténèbres qui l'entourent. »

Le président George W. Bush a présenté ses salutations et ses meilleurs vœux aux milliers de militants pro-vie catholiques. Il a affirmé: « Durant ces temps troublés, nous comprenons plus que jamais la beauté de la vie, les joies de la famille et des amis et la ferme résolution, la générosité et la compassion des Américains ».7 cardinaux, 50 évêques et 260 prêtres ont concélébré la messe présidée par le cardinal-archevêque de Philadelphie. Cette messe, organisée par la hiérarchie catholique américaine, est la plus importante cérémonie liturgique célébrée annuellement aux États-Unis.

Au Canada, nous ne pouvons que rêver d'une aussi grande fermeté doctrinale et d'une implication aussi sérieuse dans le combat pro-vie de notre épiscopat catholique. Seront-ils au moins présents à notre Marche pour la vie en mai prochain? Nous serons présents pour le vérifier.

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