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mère et enfant

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Elle a eu 15 avortements en 16 ans : une «dépendance à l’avortement»

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : PxHere

Une « dépendance à l’avortement » sont les propos qu’une femme tient sur elle-même, elle qui a eu quinze avortements en seize ans et a mis sur papier son expérience de vie, dans un livre au sombre titre Impossible Motherhood ou Maternité impossible.

Irene Vilar eut une enfance marquée ; une grand-mère nationaliste portoricaine qui a fait 25 ans de prison, pour avoir pris d’assaut avec une arme à feu les marches du Capitole ; sa mère stérilisée de force dans le cadre d’une campagne de stérilisation au Puerto Rico entre 1955 et 1969, celle-ci devint dépendante au diazépam puis se suicida ; et deux de ses frères prenaient de l’héroïne. Maintenant Mme Vilar a deux enfants, mais les souvenirs du passé continuent à la hanter.

Mme Vilar craint cependant que les pro-vie déforment ses propos (qu’elle n’ait crainte, nous resterons scrupuleusement honnêtes), d’après ABC.News :

Irene Vilar craint que son autodescription de « dépendance à l’avortement » ne soit mal comprise et déformée par le mouvement pro-vie pour priver les femmes du droit de choisir.

« Droit » qui n’en est pas un en cette matière. L’article continue :

Son livre, « Impossible Motherhood » (Maternité impossible), qui sera publié par Other Press le 6 octobre, relate ses propres sombres choix : 15 avortements en 16 ans […]

L'article continue ci-dessous...

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Elle s’est mariée avec un homme qui n’était pas des meilleurs, puis s’est « remariée » deux fois. Pendant sa première union :

Elle dit que leur relation émotionnellement dépendante a été marquée par la honte, l’automutilation et plusieurs tentatives de suicide.

Bien que son histoire personnelle soit unique [pas tant que ça], Vilar espère, à travers ses pathétiques mémoires, déclencher un débat public sur l’avortement et ce qui pousse les femmes — même après le mouvement féministe [je dirais plutôt à cause de ce mouvement] — à utiliser la « procréation comme pouvoir ».

L’influence de la culture de mort :

« Tout le monde a des bébés, Hollywood a même développé une sorte de culte de la maternité », continue Vilar. « Pourtant, on dit souvent aux femmes qu’elles doivent être tout sauf des mères, tout sauf quelqu’un accablée par la maternité. »

L’avortement comme automutilation, selon le même article :

Les grossesses de Vilar sont devenues compulsivement autodestructrices : après ses 9e et 10e avortements, elle avait « besoin d’une autre automutilation pour se défoncer. »

« Au début, je prenais des pilules et je sautais un jour ou deux ou même un mois », affirmait-elle. « Je pensais que j’irais mieux la fois prochaine. Mais peu à peu, mes journées ont pris une tournure équilibrée et il y eut un moment culminant. J’allais avoir mes règles et être triste, puis je découvris que j’étais enceinte, que j’avais peur, mais que j’étais aussi si excitée. »

Vilar dit que beaucoup de femmes qui ont des avortements répétés montrent une certaine « insouciance ».

Le danger de ne plus pouvoir porter d’enfant suite à l’avortement :

Vilar, aussi, a été avertie par son médecin qu’elle pourrait ne jamais porter un enfant à terme.

Les femmes qui ont subi des avortements multiples sont exposées à un risque potentiel de lésions cervicales et de lésions utérines qui peuvent compromettre les grossesses futures […]

Une société pervertie, qui détourne les femmes de la maternité qui est pourtant l’aboutissement de la féminité :

Mais Vilar attribue une grande partie de ses mauvais choix à une société hypersexualisée qui valorise à la fois la mère parfaite, mais s’attend aussi à ce que les femmes soient sexuellement attirantes pour les hommes et à ce qu’elles réussissent sur le plan professionnel.

« Les femmes ont un besoin profond d’interaction, de but et d’orientation, et la société n’offre pas de canaux naturels et sains pour l’action créative », expliquait-elle.

« À l’école et à la télévision, chaque message que je reçois est que ce que je fais en tant que mère ou épouse, est mal », dit Vilar. « Je devrais penser à une profession et non à m’occuper aux tâches d’une mère. Tout le monde a des bébés, et pourtant ils ne veulent pas prendre soin d’eux. »

« Un grand nombre d’avortements répétés serait-il en partie l’incarnation de ce message contradictoire ? Une tentative perdue, ambivalente, d’un acte d’interaction qui ne trouve pas son propre réceptacle ? »

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