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Des centaines de médecins argentins manifestent contre l’avortement

Par Dorothy Cummings McLean — traduit par Campagne Québec-Vie

Buenos Aires, Argentine, 2 août 2018 (LifeSiteNews) — Ce n’est pas tous les médecins argentins qui ont envie d’assassiner un enfant à naître.

Des centaines de docteurs argentins pro-vie descendent dans la rue pour témoigner contre le mal de l’avortement à l’approche du vote du Sénat sur un projet de loi qui étendrait la permission d’avorter.

Si ce projet de loi est adopté, il mettra en danger la vie de tous les enfants à naître jusqu’à 14 semaines de grossesse. En outre, il autorisera de tuer les enfants à naître handicapés, ceux conçus dans le viol et ceux qui posent un danger pour la vie de leur mère, physiquement ou psychologiquement, jusqu’à la naissance. Actuellement, il est légal d’avorter les enfants à naître conçus dans le viol ou qui présentent une menace physique pour la santé de leur mère, mais seulement jusqu’à 14 semaines de grossesse.

Dans un article de l’Associated Press, la journaliste Almudena Calatrava a rapporté que certains des médecins pro-vie ont apporté des « poupées en forme de fœtus » et des pancartes disant « Je suis médecin, pas meurtrier ». Lors d’une récente manifestation, elle a écrit : « Ils ont déposé des blouses médicales blanches sur le sol devant le palais présidentiel ».

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Outre ces médecins, il y a d’innombrables manifestants pro-vie en Argentine. Au cours d’un rassemblement national pro-vie en mars, 50 000 personnes ont défilé pour la vie dans la capitale de Buenos Aires [et 600 000 le 4 août 2018]. Des foules allant jusqu’à 20 000 personnes se sont rassemblées dans d’autres villes. Un participant a tweetté qu’il y avait « littéralement des millions (de marcheurs pro-vie) dans tout le pays ».

Les associations médicales du pays sont divisées sur la question de l’avortement. L’Association médicale d’Argentine veut légaliser l’avortement, prétendument pour détourner les femmes du recours à l’avortement illégal. L’Academia Nacional de Medicina (Académie nationale de médecine) croit cependant au droit à la vie de l’enfant à naître et au droit du personnel médical de refuser de pratiquer des avortements.

Dans une déclaration de 2011, l’Academia Nacional de Medicina (ANM) a affirmé : « Rien de bon ne vient de la société quand la mort est choisie comme solution ». Elle a également souligné son soutien aux professionnels qui refusent, pour des raisons éthiques ou religieuses, de mettre fin à la vie humaine à naître.

Le président de la société éthique à l’époque, Juan M. Ghirlanda, qui a signé le document, a déclaré que le système de santé publique de l’Argentine a besoin de propositions qui protègent à la fois la vie de la femme enceinte et la vie de son enfant à naître. Légaliser les avortements et forcer les médecins à les pratiquer n’est pas une solution acceptable face au nombre croissant d’avortements clandestins dans le pays.

« L’ANM considère que l’enfant à naître, scientifiquement et biologiquement, est un être humain dont l’existence commence au moment de la conception », affirme le document.

Il a également cité le serment d’Hippocrate, que les médecins argentins prêtent. Dans le serment original, les médecins jurent : « J’utiliserai le régime pour l’utilité des malades, suivant mon pouvoir et mon jugement ; mais si c’est pour leur perte ou pour une injustice à leur égard, je jure d’y faire obstacle. Je ne remettrai à personne une drogue mortelle si on me la demande, ni ne prendrai l’initiative d’une telle suggestion. De même, je ne remettrai pas non plus à une femme un pessaire abortif. »

Le document de l’ANM conclut : « La pensée médicale fondée sur l’éthique hippocratique a défendu la vie humaine comme un droit inaliénable dès la conception, de sorte que l’Académie nationale de médecine appelle tous les médecins du pays à maintenir leur fidélité à ce qu’ils ont entrepris sous serment. »

De plus, la Fédération des sociétés de gynécologie et d’obstétrique s’est plainte du fait qu’elle n’a pas été consultée sur le projet de loi et que les médecins qui refusent de pratiquer des avortements seront pénalisés. Les objecteurs de conscience auraient à s’inscrire et donc être mis sur une liste noire par les hôpitaux ne voulant engager que des avorteurs potentiels.

Autre chose préoccupante, le projet de loi exige qu’un bébé soit avorté dans les cinq jours suivant la demande de sa mère. Les gynécologues affirment que cela pourrait entraîner des poursuites contre les médecins qui ne veulent pas pratiquer l’avortement pour des raisons de sécurité de la mère, ou lorsqu’il est impossible de trouver un médecin disposé à le faire aussi rapidement.

Enfin, il y a le spectre des avortements tardifs et les avortements pratiqués simplement parce que la mère trouve sa grossesse stressante ou embarrassante.

Ernesto Beruti, chef du service d’obstétrique de l’Hôpital universitaire austral de Buenos Aires, a assuré à Calatrava qu’il était prêt à aller en prison plutôt que de commettre un avortement.

« Même si la loi est adoptée, je ne vais pas éliminer la vie d’un être humain », lança-t-il. « Le droit le plus important est le droit de vivre. »

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