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Critique de Nathalie Elgrably-Levy de l'étude de trois économistes sur le système de garderie

Le Journal de Montréal du 19 avril 2012 publiecette critique de l'étude de Pierre Fortin et de ses collègues sur le système de garderie québécois:

 

 

D’après l’étude des économistes Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie St-Cerny sur l’impact des services de garde subventionnés (SGS), le programme serait un succès phénoménal. Il aurait permis à 70 000 femmes de travailler, ce qui aurait entraîné une hausse du PIB de 5,1 milliards de dollars et procuré à Québec un retour fiscal de 104 $ pour chaque tranche de 100 $ de subvention.

Toutefois, ne sablons pas le champagne trop rapidement. Le programme n’est peut-être pas la poule aux œufs d’or qu’on imagine.

Premièrement, l’étude omet un calcul essentiel. De 1998 à 2011, le nombre de places à contribution réduite a augmenté de 122 %. Or, le coût annuel des subventions gouvernementales (ajusté pour tenir compte de l’inflation) a grimpé de 463 %. À cela, il faut ajouter les coûts de gestion ainsi que ceux liés à la création et au fonctionnement de la nouvelle liste d’attente centralisée.

Statistiques sélective

Deuxièmement, les statistiques sont habilement sélectionnées. Les auteurs constatent une hausse notable du taux d’activité des Québécoises âgées entre 15 et 64 ans, et l’attribuent aux SGS. S’il est vrai que le taux d’activité de ce groupe a augmenté de 11 points de pourcentage de 1996 à 2011, il faut toutefois se méfier des conclusions hâtives. Selon Statistique Canada, le taux d’activité des Québécoises de plus de 55 ans, qui sont certainement très peu nombreuses à bénéficier du programme, a augmenté de 13 points de pourcentage au cours de la même période. En Alberta, qui ne possède pas de système similaire, le taux d’activité des femmes de 15 à 64 ans est supérieur à celui enregistré au Québec. Quant aux Terre-Neuviennes du même groupe, qui n’ont pas non plus recours à un système étatique, leur taux d’activité a bondi de 14 points de pourcentage!

Demi-vérité

Troisièmement, les auteurs avancent une demi-vérité. Ils affirment que le PIB a augmenté de 5,1 milliards de dollars grâce aux SGS, mais oublient que pour financer ce programme, l’État doit prélever des impôts et des taxes. Or, il est prouvé que l’impôt sur le revenu décourage le travail, et que celui sur les profits décourage l’entrepreneuriat et la création d’emplois, tandis que les taxes de vente réduisent la consommation. Donc, si l’on tient compte de l’ensemble de la manœuvre, le programme de ne crée rien du tout. Au mieux, l’État injecte autant qu’il a prélevé et déplace l’activité économique.

Finalement, l’étude pose une hypothèse sans fondement. Elle suppose qu’en l’absence de SGS, les femmes seraient restées à la maison. Or, rien n’est moins sûr vu qu’il existe une multitude de solutions de rechange au système étatique (garderies privées, gardiennes à domicile, famille, etc.).

On pourrait adresser bien d’autres reproches à cette étude qui n’est en fait qu’une piètre tentative pour défendre un système coûteux et inéquitable pour beaucoup de parents. C’est dommage! Dans un contexte où les succès de l’étatisme sont rarissimes, la preuve de l’efficacité des garderies subventionnées aurait aidé à changer la donne. Ce sera peut-être pour une autre fois…

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Une loi hongroise vise à protéger la famille et les enfants depuis le moment de leur conception

Le site Zenit.org du 18 avril nous apporte la nouvelle de cette excellente initiative du gouvernement hongrois, confirmée par le Centre européen pour le droit et la justice:

(Grégor Puppinck)

 

ROME, mercredi 18 avril 2012 (ZENIT.org) – La nouvelle loi hongroise pour la famille est une « réponse légitime » à la crise actuelle, déclare Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice.

Le Centre européen pour le droit et la justice (European Centre for Law and Justice, ECLJ) vient de publier un mémorandum pour la Commission de Venise, sur la loi hongroise pour la protection des familles, qui est actuellement à l’étude.

Le 23 décembre 2011, le Parlement hongrois a ratifié la loi Act CCXI de 2011 sur la protection des familles, avec l’objectif de remédier à la crise démographique actuelle : avec 1,33 enfant par femme, la Hongrie détient en effet le 3etaux de fécondité le plus bas des pays membres de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE).

Cependant, cette loi a été fortement critiquée, en particulier pour sa définition de la famille « fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme » et pour sa protection de la vie humaine « depuis sa conception ». Suite à ces critiques la Commission européenne pour la démocratie par le droit (Commission de Venise) a reçu la mission d’étudier la loi. Elle publiera un avis lors de sa prochaine session plénière, en juin 1012.

Pour l’ECLJ, cette loi « respecte l’esprit et la lettre des traités internationaux sur la famille » et suit l’« objectif légitime » du « rétablissement » du pays à travers la protection de la vie et la famille.

Il est question en effet de la « survie » de la nation, ce qui est de la « responsabilité » de l’Etat, souligne le ECLJ, ajoutant que « le soutien des familles, la réconciliation entre travail et famille et la promotion de la parentalité » sont nécessaires pour garantir des conditions satisfaisantes pour la mise au monde et l’éducation des enfants.

Par conséquent, « les critiques à propos de cette loi sont injustifiées et fondées seulement sur des préjugés idéologiques concernant l’avortement et l’homosexualité ».

La loi hongroise en question précise par ailleurs que « la famille est une communauté autonome établie dans l’histoire humaine avant la naissance de la loi et de l’Etat, qui repose sur des raisons morales » et elle considère la famille comme « la plus importante ressource nationale de la Hongrie ».

Le ECLJ constate que cette loi « que ce soit dans ses fondements philosophiques et ses mesures concrètes, est en accord avec la loi internationale et Européenne », en particulier avec la Charte sociale européenne et la Convention des Droits de l’Enfant de 1989 qui établit que « la famille, unité fondamentale de la société et milieu naturel pour la croissance et le bien-être de tous ses membres, et en particulier des enfants, doit recevoir la protection et l'assistance dont elle a besoin pour pouvoir jouer pleinement son rôle dans la communauté ».

La Commission de Venise avait déjà reconnu, dans un avis de 2011 sur la nouvelle Constitution de la Hongrie, que le pays respecte la loi européenne et internationale en définissant le mariage comme union entre un homme et une femme et en protégeant la vie humaine depuis la conception.

Ces derniers mois, rappelle Grégor Puppinck, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté plusieurs résolutions soulignant l’importance des « familles stables » en temps de crise : « l’évolution démographique, la faible natalité, le vieillissement de la population et le taux croissant des femmes dans la vie active sont quelques-uns des facteurs qui incitent les sociétés à investir dans le capital humain en adoptant des politiques familiales dynamiques ».

Le Centre européen pour le droit et la justice est une ONG internationale, dédiée à la promotion et la protection des droits de l’homme en Europe et dans le monde. L'ECLJ est titulaire du statut consultatif spécial auprès des Nations-Unies/ECOSOC depuis 2007.

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Des sénateurs et députés italiens s'opposent à la vente de la pilule du lendemain

Le site Zenit.org du 18 avril 2012 nous rapporte cette initiative courageuse des parlementaires italiens:

 

 

ROME, mercredi 18 avril 2012 (ZENIT.org) – La pilule contraceptive d’urgence « EllaOne », aussi appelé « pilule du lendemain », est « potentiellement abortive et doit être donc retirée du commerce », demande l’association parlementaire italienne « Intergroupe pour la valeur de la vie ».

Après la mise sur le marché italien de la pilule contraceptive, le 2 avril dernier, 85 députés et sénateurs des divers groupes politiques italiens ont décidé de déclencher une action visant à « bloquer » sa vente , estimant que celle-ci « est incompatible » avec la législation du pays.

Lors d’une récente conférence de presse au Palais Madame – siège du sénat - , à Rome, le sénateur Stefano de Lillo, a annoncé, au nom du Comité interparlementaire pour la vie, qu’une interpellation de leur part a été présentée au ministre de la santé, Renato Balduzzi, et qu’une procédure antitrust a été lancée pour demander la suspension de la commercialisation du médicament.

Selon le groupe interparlementaire la « pilule en question, banalement définie comme ‘contraceptif d’urgence’, va contre la loi 194 qui protège la maternité et contre la loi 405 de 1975 sur les consultations, dans la mesure où elle est présentée comme anticonceptionnelle alors que son mécanisme est surtout abortif, puisqu’il empêche l’embryon de se loger dans l’utérus et donc de survivre ».

Les députés et sénateurs parlementaires demandent au ministre de fournir « à toutes les femmes une information correcte sur le mécanisme d’action de ce produit », pour éviter que celles-ci « aillent à l’encontre de procédures abortives qu’elles ne souhaiteraient pas ».

Le sénateur de Lillo a fait remarqué que les indications jointes à l’EllaOne, ne donnent aucun détail sur les caractéristiques du médicament : « Une omission incorrecte » qui, a-t-il commenté, « met en péril la santé des jeunes femmes dont la prise fréquente des comprimés pourrait causer de graves dommages ».

Les effets abortifs de la pilule du lendemain, sont expliqués par le prof. Bruno Mozzanega, gynécologue à l’université de Padoue, auteur, avec Erich Cosmi, du département de sciences gynécologiques et de la reproduction humaine, d’un article publié sur la revue officielle de la société italienne de Gynécologie et Obstétrique, l’Italian Journal of Gynecology & Obstetrics, intitulé: « Considérations sur l’EllaOne (Ulipristal Acétate) ».

« D’un point de vue moléculaire, a-t-il précisé, l’EllaOne a des caractéristiques similaires à celles de la RU486. Les indications jointes au produit sont totalement inexactes et guère exhaustives. La pilule est présentée comme un anti-ovulaire, alors qu’en réalité, à n’importe quel moment de son ingestion lors du cycle menstruel, celle-ci compromet irréparablement l’endomètre, enlevant toute possibilité à l’embryon de s’implanter ».

« Donc, a-t-il ajouté, la femme généralement ovule et peut concevoir, mais l’enfant ne trouve pas de terrain fertile pour se fixer ».

Pour faire comprendre aux non-experts, le prof. Mozzanega a précisé : « Si nous imaginons un rapport sexuel non protégé ayant lieu un jour avant l’ovulation, et donc la conception dans les 24 heures suivantes (donc 48 heures après le rapport), il paraît tout a fait infondé de parler d’une action anti-ovulaire et anticonceptionnelle pour un médicament pris jusqu’à 5 jours après le rapport et donc 3 jours après la conception : son action ne visera en effet qu’à empêcher toute possibilité de nidation ».

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À l'approche du premier tour de la présidentielle française, les choix des candidats sur la question de l'avortement

Paru sur le site du Salon Beige du 18 avril 2012:

 

 

Présidentielles : les candidats défendent le droit à l'IVG

C'est le titre d'un article synthèse d'Amélie Pelletier publié par Doctissimo. Elle a "demandé aux candidats ce qu'ils comptaient faire pour faciliter l'accès à l'IVG" :

"(...) Pour la quasi-totalité des candidats à l'élection présidentielle, l'interruption volontaire de grossesse gratuite constitue un droit fondamental pour les femmes qu'il est important de défendre. "Pas question de revenir en arrière sur cet acquis majeur de la lutte des femmes", réagit ainsi Nathalie Arthaud, qui représente Lutte Ouvrière. Seule Marine Le Pen considère que "libre choix pour les femmes doit pouvoir être aussi celui de ne pas avorter" et prévoit de dérembourser les IVG qu'elle qualifie "de confort".

De fait, à l'exception de la présidente du Front National, tous plaident en faveur du maintien et, pour certains, de la réouverture des centres d'IVG qui ont été fermés. (...). Nicolas Dupont-Aignan, qui représente Debout la République, veut "rétablir, partout où cela s'avèrera nécessaire, les postes supprimés". Pour ce défenseur de l'IVG, qui entend s'opposer "à tout ce qui pourrait constituer une régression sur ce droit important pour les femmes", permettre aux femmes d'interrompre leur grossesse relève de la mission du service public ; il propose à ce titre que l'IVG fasse partie "des conditions nécessaires dans les procédures d'accréditation des établissements de santé" (...)

La fermeture des centres d'orthogénie a entraîné une inégalité territoriale dans l'accès à l'IVG (...) Un problème que le candidat PS François Hollande compte régler par l'ouverture d''un centre d'IVG dans chaque établissement hospitalier de France" (...) Nicolas Sarkozy défend son bilan et rappelle que "l'IVG constitue une thématique obligatoire des projets régionaux de santé 2011-2016 des Agences régionales de santé." (...)

En revanche, rares sont les candidats à la Présidentielle à se prononcer sur l'IVG médicamenteuse. Cette approche, qui est "désormais possible en-deçà de 5 semaines dans les centres de santé et les centres de planification ou d'éducation familiale", comme le souligne Nicolas Sarkozy, est ainsi évoquée rapidement par François Hollande lorsqu'il défend "l'accès à l'IVG sous toutes ses formes". (...)

Pour l'ensemble des candidats, le véritable enjeu est l'accès à la contraception (...) Marine Le Pen souhaite également, "avant tout, éviter cet acte extrêmement traumatisant pour les femmes" et plaide pour l'intensification "si besoin en était" des campagnes de contraception pour les plus jeunes (...) À ce jour, une loi datant de 2001 prévoit 3 heures d'éducation à la sexualité et à la contraception au cours de chacune des années collège (...). Sur ce point, Marine Le Pen se distingue des autres candidats, considérant que l'éducation à la sexualité relève uniquement des parents et non de l'Éducation nationale² (...) Nicolas Dupont-Aignan se dit, de son côté, favorable au Pass Contraception (...)"

Philippe Carhon

La seule qui entreprendra une lutte contre l'avortement est Marine Le Pen du Front National. Le magazine Familles Chrétiennes l'a interviewé et nous reproduisons les extraits intéressants et pertinents choisis par le site du Salon Beige du 18 avril 2012:

"(...) La laïcité n’a jamais consisté à interdire aux religieux de porter des habits. Personne ne songe à mettre hors la loi le voile des carmélites ! La burqa, en revanche, n’est pas un habit religieux… Idem avec les processions du Saint-Sacrement qui sont des traditions très anciennes chez nous. Elles n’ont rien à voir avec les prières de rue des musulmans. C’est inquiétant de vouloir comparer tout ça ! Pourquoi les catholiques se trouveraient des points communs – ou des inquiétudes communes – avec des gens qui violent la loi ?(...) Les catholiques traditionalistes, eux, ne demandent pas des menus modifiés, ils ne troublent pas l’espace public, ils ne prétendent pas modifier la loi.

"La liberté, l’égalité, la fraternité sont des valeurs chrétiennes ! La France peut être « laïque » parce qu’elle est chrétienne à l’origine. En revanche, les pays musulmans ont les pires difficultés à imposer la laïcité. Il leur faut souvent employer la force et l’armée…
Pour savoir qui l’on est et où l’on va, il est impératif de savoir d’où l’on vient. Ce que nous devons aux valeurs chrétiennes est une évidence : toute notre construction intellectuelle et sociale vient de là. La liberté individuelle, par exemple, est un concept éminemment chrétien.
On ne retrouve pas cette notion dans d’autres religions… Dans beaucoup de religions, les droits sont attribués à des communautés et pas à des individus. Cette liberté individuelle fait qu’un homme peut être responsable car il est libre… L’égalité est un concept qui ne figure pas dans la religion musulmane puisque l’égalité homme/femme n’existe pas. Dans l’hindouisme, il y a des castes, etc."

"(...) Il y a un tel tabou sur ce sujet que certains en viennent presque à défendre le fait que 200 000 avortements soient pratiqués chaque année dans notre pays. C’est probablement l’échec le plus spectaculaire en matière d’évolution. On aurait pu espérer que, au fur et à mesure, les chiffres de l’avortement se réduisent, alors que nous observons une stabilité inquiétante.
J’ai voulu faire sauter ce tabou. Mes propos peuvent être entendus car je suis une femme. Et les femmes savent que je ne suis pas là pour les juger. Souvent on me demande si je suis « contre » l’avortement. Cette question m’étonne. Vous connaissez des gens qui sont « pour » l’avortement ?
Mon rôle de responsable politique, c’est de prendre les décisions pour limiter au maximum ce qui reste un drameL’adoption prénatale, les aides financières aux femmes qui souhaitent conserver leur enfant, la priorité d’accès au logement social pour les familles nombreuses, la revalorisation des allocations familiales… Il faut mettre en place un contexte qui permette aux femmes de faire un choix.
Aujourd’hui, la situation est telle que les femmes n’ont pas souvent le choix de faire autrement… Il faudra un jour parler aussi de la responsabilité des hommes. Beaucoup de femmes se retrouvent seules… à gérer les conséquences."

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Au États-Unis, il est légal de sélectionner le sexe de l'enfant lors de fécondation in vitro!

Sur le site de Canoe.ca du 18 avril 2012, on peut retrouver cette information:

 

 

 

 

 

Une publicité américaine, publiée dans un journal de Surrey en Colombie-Britannique, qui faisait la promotion d'un service de sélection du sexe dans une clinique de fertilité in vitro, a scandalisé la communauté indienne locale.

Le journal indo-canadien Voice a défendu la publicité en ligne mardi, soulignant l'avoir accepté après avoir obtenu la confirmation que la clinique située dans la région de Seattle ne pratiquait pas l'avortement.

Le choix du sexe est illégal au Canada. «Fonder la famille que vous voulez: garçon ou fille. Détermination du sexe avant la conception aux fins d'équilibre de la famille», indique pourtant la publicité en question qui fait la promotion du Washington Centre for Reproductive Medecine.

Le directeur général du journal, Vinnie Combow, a déclaré que la publicité ne serait pas retirée, ajoutant que le procédé est légal aux États-Unis.

«Nous n'avons pas de problème avec les annonces. Nous ne savions pas que c'était illégal au Canada [...], mais il s'agit d'une clinique pro-vie, ils ne croient pas à l'avortement», a-t-il justifié.

«Ils ne suivent la procédure que si la famille a déjà une fille, alors ils vont l'aider à avoir un garçon», a ajouté le directeur du journal.

Charan Chander de la Cloverdale Sikh Society a cependant été choqué lorsqu'il a entendu parler de cette publicité, la qualifiant de «moralement répréhensible» et exhortant les gens à ne pas avoir recours à ce service.

Le docteur Ken Walker du Bellingham IVF and Fertility a indiqué qu'il n'est pas rare de voir des Canadiens aller aux États-Unis pour des services de sélection du sexe, mais il a ajouté que la plupart des médecins voyaient cette pratique comme contraire à l'éthique.

«Il y a certaines cultures qui poussent à avoir un garçon ou une fille en premier, ou d'en avoir un dans la famille», a-t-il dit.

L'Association médicale canadienne a publié une étude lundi, indiquant que les femmes nées en Inde étaient plus susceptibles que celles qui ne sont pas nées dans ce pays d'avoir un garçon comme troisième enfant, accréditant ainsi la théorie voulant que la sélection du sexe par avortement existe dans les communautés immigrantes.

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Dernier bilan: 858 enfants sauvés lors de la dernière campagne 40 jours pour la vie!

C'est avec joie que nous vous annonçons la majoration du bilan des 40 jours pour la vie de ce printemps 2012.  Le résultat final est 858 bébés sauvés de l'élimination par avortement. Et cela grâce à vos prières! D'un événement à l'autre, le nombre d'enfants sauvés grandit. Nous comptons sur vous pour continuer le combat. Merci d'être avec nous pour la promotion de la culture de la Vie!

Prochaine étape: la marche pour la Vie du 10 mai 2012 à Ottawa!


Plus que jamais, le Québec a besoin de Campagne Québec-Vie. Ce printemps, Campagne Québec-Vie a besoin de vous. Merci de donner à Campagne Québec-Vie.

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Témoignage d'une Indo-canadienne survivante de l'avortement sélectif...

La première chaîne de Radio-Canada a traité de la question de l'avortement sélectif dans un reportage de Julie-Anne Lamoureux du 16 avril 2012. On peut y entendre, à 5'23", un témoignage d'une jeune Indo-canadienne, Kiram Samra, que nous retranscrivons ici:

(enfants retrouvés dans les cours d'eau en Chine, résultat d'avortements sélectifs)

Je suis la 3e fille de ma famille, et en fait, ma mère, elle m'a dit qu'ils ont continué d'essayer d'avoir un garçon et que, quand elle était enceinte avec mon frère, qu'ils ont fait un test pour savoir le sexe, donc il était le quatrième, donc, s'ils avaient pensé de faire cela un an plus tôt, je serais peut-être pas là. Je sais que quand j'étais né, toute la famille est venu voir ma mère comme si il y avait un mort dans la famille.

Petite question aux groupes "pro-choix": valait-il mieux que cette fille soit morte plutôt que d'imposer une règlementation restreignant l'avortement?

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Une brève et intéressante réflexion sur les conclusions de la commission "Mourir dans la dignité"

Une lettre de Monique David, parue dans le journal Le Soleil du 17 avril 2012:

 

 

Selon le rapport de l'Assemblée nationale récemment publié, «Mourir dans la dignité», co-signé par neuf députés, les Québécois sont maintenant prêts à considérer la mort à travers une nouvelle lentille.

Nous pouvons nous libérer d'une traditionnelle relation «paternaliste» avec nos médecins dans le but d'adopter une attitude plus éclairée pour faire face à la souffrance et à la fin de vie. Nos valeurs, selon le rapport, ont beaucoup évolué au cours des 20 dernières années, il est donc normal que, dans notre adieu à la vie, nous examinions de près une «nouvelle option» offerte par l'État.

Les auteurs du rapport avertissent le lecteur que, bien que dans le passé les valeurs des Québécois étaient essentiellement ancrées dans la religion, les gens qui tiennent encore à ces principes ne devraient pas les imposer aux autres. Nous vivons dans une société laïque. La vision «sacrée» de la vie ne s'applique plus comme une valeur civique.

Nous avons devant nous deux définitions contradictoires de la dignité. Le point de vue traditionnel considère que la dignité est un phénomène objectif, intrinsèque à la condition humaine indépendamment de l'âge, de la condition sociale, de la religion, du sexe ou de l'état de la personne; le point de vue profane soutient que la dignité est définie par et pour l'individu. Ce dernier point de vue est le chemin philosophique adopté dans la deuxième partie du rapport. Il nécessite donc un examen attentif.

La dignité subjective est plus en phase avec la laïcité, selon laquelle, libéré des limites imposées par les valeurs religieuses, les individus décident de ce qui est bon pour eux tout au long de leur vie tant que cela ne fait pas de mal à autrui. La notion d'autonomie de la personne est un élément fondamental de cette reconstruction de la signification de la dignité de la personne humaine. On la définie comme «ce qui permet aux êtres humains de mener et d'accomplir un projet de vie selon leurs convictions, dans les limites imposées par les droits et libertés des autres». Le thermomètre de la dignité est déterminé par le degré d'autonomie. Et c'est en fonction de cette mesure que la personne doit décider si sa vie a encore de l'intérêt et de la valeur. En d'autres termes, ce qui était autrefois inconditionnel - la dignité - est désormais perçu comme conditionnel en conséquence d'un changement de paradigme fondamental, soit le passage de la sacralité de la vie humaine comme le fondement de la dignité à celui de l'autonomie comme principal critère de définition de la dignité.

Ayant établi l'autonomie comme ligne de démarcation entre une vie avec dignité et une vie sans dignité, nous sommes alors invités à accueillir l'euthanasie comme l'outil pour nous permettre de reconquérir l'autonomie si souvent perdue à la fin de la vie - l'euthanasie leur permet d'être libéré de leur état dépourvu de dignité.

Afin d'introduire les 12 dernières des 24 recommandations, les députés ont donc élaboré un nouveau code moral sur lequel les Québécois sont invités à prendre position. Au lieu des valeurs morales qui nous ont été transmises depuis des millénaires, y compris par la religion, on nous propose un nouveau credo transmis par l'État, et un nouveau discours pour l'accompagner.

D'abord et avant tout, nous apprenons que «l'euthanasie» n'est plus l'acte de «tuer», mais un «acte médical». L'aide médicale à mourir serait un geste de compassion. Médecins et infirmières, qui étaient autrefois des guérisseurs et des soignants au service du maintien de la vie, serviront désormais comme facilitateurs de la mort. Afin de devenir les serviteurs de la Mort, ils seront obligés de modifier leur code de déontologie médicale.

Un problème avec l'euthanasie, c'est qu'elle est irréversible. Ce qui est souhaité dans les moments les plus sombres est souvent une réaction passagère à la douleur et à la peur et les malades changent d'avis. Si le gouvernement accepte les 12 dernières recommandations proposées par le rapport, nous nous dirigerons vers une pente à sens unique qui ne permet pas de retour en arrière. Est-ce vraiment ce que les Québécois veulent pour eux-mêmes et pour les générations futures?

En mettant de côté le concept du caractère sacré de la vie, le mystère de la vie et de la mort va rapidement disparaître de l'horizon d'un grand nombre. Historiquement, les humains ont toujours été en quête de sens. En donnant priorité au principe de l'autonomie de la personne comme facteur décisif pour déterminer comment et quand chacun peut vivre et mourir, la complexité et le mystère inhérent à la vie humaine et à qui nous sommes se perdent.

En fin de compte, c'est la dimension créative et puissante de l'âme humaine ou de l'esprit humain que la légalisation de l'euthanasie risque d'étouffer. Et choisir de prendre le contrôle sur la vie et la mort peut se révéler un véritable boomerang. Nous pourrions bien perdre toute autonomie que nous gagnons ainsi aux mains d'un État de plus en plus envahissant.

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Le conseil du patronat s'attaque au retrait préventif des femmes enceintes

Un article paru dans le journal Le Devoir du 17 avril 2012:

(Yves-Thomas Dorval)

 

Bien qu'elle ne figure nulle part dans le projet de loi, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) entend revenir sur la question du retrait préventif des femmes enceintes lors de la commission parlementaire qui étudiera la réforme du régime de santé et sécurité au travail, a indiqué hier le président de l'organisme.

Le CPQ plaide depuis longtemps pour un resserrement des balises en fonction desquelles une femme peut réclamer un retrait préventif de son travail, estimant que le programme ratisse large et que des règles uniformes sont devenues nécessaires. Le projet de loi 60, déposé au début du mois d'avril par la ministre du Travail, Lise Thériault, ne contient rien à ce sujet.

«Tout ce qu'on demandait, c'est que la CSST reprenne le contrôle, définisse les dangers pour faire une réglementation autour des conditions, pour que ce soit équitable pour tout le monde, que ce soit uniforme», a dit hier le dirigeant du CPQ, Yves-Thomas Dorval, en marge d'un colloque organisé par l'organisme portant sur la refonte du régime.

«Ce n'est pas parce qu'on ne veut pas que les femmes soient en retrait préventif, c'est qu'on ne veut pas que ça devienne un bénéfice social. En ce moment, le mot "précaution" est entré en ligne de compte, ça fait en sorte que tu ne peux plus dire non, a-t-il ajouté. Peut-être qu'il faut réexpliquer [en commission parlementaire] qu'on avait un consensus avec les syndicats.»

En décembre 2010, un groupe de travail nommé par le conseil de la CSST — auquel siégeaient des représentants patronaux et syndicaux de la CSN, de la FTQ et de la CSD — avait écrit dans ses recommandations que le programme «Pour une maternité sans danger» devait revenir à ses origines, car il s'éloignait des intentions fondatrices. La présidente de la CSN avait très mal digéré cette idée.

«Il est ainsi proposé de revenir au fondement même du programme, soit l'élimination du danger pour la travailleuse enceinte, et de centrer les sommes et les efforts investis sur son affectation plutôt que son retrait, en mettant à contribution l'expertise scientifique de l'IRSST et le leadership de la CSST comme gestionnaire de ce programme», pouvait-on lire dans le sommaire du rapport.

«La CSST a progressivement abdiqué son pouvoir de gestion du programme au profit des avis des médecins traitants et des médecins du réseau de la santé publique. Ainsi, bon an mal an, 95 % des réclamations sont acceptées», ajoutait le document. De 1146 réclamations en 1981, ce chiffre est passé à 19 371 une décennie plus tard, à 32 532 en 2008 alors que les débours totalisaient 208 millions.

Cette critique formulée dans le rapport du groupe de travail avait fait sursauter la présidente de la CSN à l'époque, Claudette Carbonneau. «On ne met pas suffisamment l'accent sur la prévention et, après ça, on se plaint de coûts astronomiques de santé-sécurité ou du retrait préventif», avait-elle affirmé lors d'une entrevue à La Presse canadienne.

«C'est complètement indécent de prendre le problème par ce bout-là. Au contraire, ce qu'il faut intensifier, c'est la prévention. Réglons le problème à la source; nettoyons nos usines», avait ajouté Mme Carbonneau en assurant qu'elle allait personnellement presser la ministre Thériault de ne pas inclure cette recommandation dans le projet de loi.

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Début de l'avortement eugénique au Brésil

Sur le blogue de Jeanne Smits du 14 avril 2012:

 

(Marcella de Jesus Ferreira et sa mère)

 

Le Tribunal suprême fédéral du Brésil a affirmé, jeudi, par 8 voix contre 2 et une abstention, le droit des femmes enceintes de choisir d’avorter si l’enfant qu’elles portent est anencéphale, c’est-à-dire privé de tout ou partie du cerveau. Ainsi, par voie judiciaire, est augmenté le nombre d’« exceptions » où l’avortement est dépénalisé (actuellement, les cas de viol ou de danger pour la vie de la mère en cas de poursuite de la grossesse).

L’anencéphalie interdit quasiment tout espoir de survie en dehors du sein maternel, d’où cette affirmation d’un des « ministres » de la Cour suprême, Marco Aurelio Mello, expliquant que « l’interruption de grossesse » ne porte pas atteinte aux droits fondamentaux : « L’avortement est un crime contre la vie et dans le cas de l’anencéphale il n’y a pas de vie possible. »
Double erreur. Dans le sein maternel, la vie est là, et la naissance ne change rien à la nature de l’être humain. Et d’autre part, le Brésil connaît bien le cas d’une fillette, Marcela de Jesus Ferreira, née anencéphale, qui a vécu 1 an et 8 mois. Sa mère a témoigné de la valeur et de la beauté de sa courte existence.
La tentative de faire légaliser l’avortement des anencéphales – c’est la politique des petits pas pour arriver à une dépénalisation de plus en plus large – avait échoué devant le Congrès national ; aux termes de sondages récents, pas moins de 80 % des Brésiliens y sont opposés.
 
Il ne restait plus au lobby de l’avortement qu’à adopter la voie judiciaire, laissant à une poignée de juges le pouvoir d’introduire l’avortement eugénique dans un pays qui n’en voulait pas. Il faut savoir que les 11 juges de la Cour suprême sont nommés directement par le président de la République du Brésil.
Dès le lendemain de la décision de la Cour suprême, le ministère brésilien a annoncé qu’il va augmenter le nombre d’hôpitaux publics habilités à pratiquer des avortements dépénalisés : actuellement il y en a 65, le ministre Alexandre Padilha a déjà prévu d’en autoriser 30 de plus pour répondre à la nouvelle situation.
 
Le même jour, le Conseil fédéral de la médecine a annoncé la création d’une commission pour établir de nouveaux critères de diagnostic de l’anencéphalie, dont les conclusions devront être rendues dan un délai de 60 jours.
Dans un communiqué, l’épiscopat brésilien a dénoncé la décision du Tribunal suprême, l’accusant d’usurper le pouvoir législatif du Congrès national. La Conférence épiscopale a estimé que du coup les fœtus atteints d’anencéphalie sont « abusivement diagnostiqués comme en état de mort cérébrale », leur avortement est « l’élimination d’un être humain fragile et sans défense », précise le communiqué : « L’éthique interdit l’élimination d’un être humain innocent, sans exceptions. »
Les évêques ajoutent que l’attente d’un enfant anencéphale « est un drame pour la famille, et spécialement pour la mère » ; mais « considérer l’avortement comme la meilleure option pour la femme, outre que cela nie le droit inviolable de l’enfant à naître, ignore au bout du compte les conséquences psychologiques négatives pour la mère. »
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