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Afficher les dangers de la pilule contraceptive

Le site du journal La Presse du 11 avril 2012 nous apporte cette information:

(Des poursuites sont en cours contre yaz et Yasmin aux États-Unis.)

 

L'agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a annoncé mardi un renforcement de l'avertissement sur certaines pilules contraceptives comme notamment Yaz du laboratoire allemand Bayer qui accroîtraient le risque de caillots sanguins.

La FDA (Food and Drug Administration) précise que sur «la base des études qu'elle a analysées», elle a conclu que les pilules contenant de la drospirénone - un progestatif synthétique de nouvelle génération proche de l'hormone naturelle - pourraient être liées à un risque accru de formation de caillots».

La FDA a donc décidé d'«ajouter cette information sur les étiquettes des contraceptifs» concernés.

Ces études ont porté sur plus de 800 000 femmes ayant utilisé différents moyens de contraception entre 2001 et 2007.

Les pilules Yaz et Yasmin de Bayer, parmi les plus vendues, contiennent de la drospirénone combinée à de l'éthinylestradiol, un oestrogène très courant dans les contraceptifs oraux.

La FDA a comparé les nouvelles pilules à la drospirénone aux anciennes qui contenaient du lévonorgestrel en comparant les dossiers médicaux des femmes dans ces études.

Les pilules Yaz et Yasmin ont représenté 1,5 milliard de dollars de ventes dans le monde pour Bayer en 2010.

De son côté l'Agence européenne des médicaments a conclu en 2011 que ces contraceptifs oraux représentaient un risque accru de phlébite, une inflammation d'une veine, et que le l'avertissement devrait être mis à jour pour en tenir compte.

L'agence relevait aussi que le risque général de formation de caillot lié à toute méthode de contraception demeurait faible, ne justifiant pas une recommandation aux femmes de cesser de prendre des pilules contenant de la drospirénone.

Ces nouvelles pilules sont l'objet de plusieurs actions en justice dont une visant la pilule Yaz de Beyer engagée plus tôt cette année par les parents d'une jeune Américaine décédée à la suite d'un caillot sanguin.

Deux études publiées en 2011 dans le British Medical Journal ont conclu que les pilules Yaz et Yasmin triplaient et doublaient respectivement le danger de caillots graves comparativement à la génération précédente de contraceptifs oraux.

On double et triple le danger de formation de caillots, certaines femmes en meurent, mais l'agence européenne considère que les dangers ne sont pas assez grands pour ne pas recommander la pilule. Cela rappelle les campagnes de promotion du préservatif qui devait protéger leurs utilisateurs des maladies transmises sexuellement. On omettait de mentionner que le virus du papillome humain (VPH), agent principal du cancer du col de l'utérus, n'était pas ennuyé par cette supposée protection. Maintenant qu'un vaccin protège contre certaines souches du VPH, les agences de santé admettent que la protection du condom était largement déficiente sur ce point.
 
Que protègent ces agences de santé? Le bien-être du patient ou un mode de vie sexuelle sans responsabilité?

 
Plus que jamais, le Québec a besoin de Campagne Québec-Vie. Ce printemps, Campagne Québec-Vie a besoin de vous. Merci de donner à Campagne Québec-Vie.
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Les conséquences de l'"homoparentalité"

Une spécialiste du droit français commente le résultat d'un sondage français sur l'"homoparentalité". Son article fait prendre conscience des conséquences de ce changement agressif dans la définition de la famille et dans la vie de l'enfant. L'article est paru sur le site du magazine Valeurs Actuelles du 5 avril 2012:

Régulièrement, des enquêtes annoncent, chiffres à l’appui, que l’idée de l’adoption d’enfant par des personnes de même sexe ferait son chemin en France et que les Français y seraient de plus en plus favorables. En témoigne par exemple un sondage Ifop réalisé pour Femme actuelle et Enfant magazine publié le 5 mars, selon lequel un Français sur deux (51 %) se dirait favorable à l’adoption par les couples homosexuels.

Ce type de sondage relève de la manipulation et les réponses seraient sans aucun doute bien différentes si les questions étaient posées de façon un petit peu plus réaliste et un petit peu moins idéologique. Voyons plutôt.

Les Français seraient-ils encore 51 % à vouloir priver un enfant de père ou de mère ? C’est bien de cela qu’il s’agit en effet, car un “second père” ne remplace pas une mère, pas plus qu’une “seconde mère” ne remplace un père. Désigner comme parents deux personnes de même sexe revient en réalité à priver l’enfant de père ou de mère.

Les Français seraient-ils encore 51 % à vouloir disparaître comme père et mère des actes de naissance de leurs enfants, pour y figurer comme progenitor A et progenitor B, comme en Espagne, ou comme “parent 1” et “parent 2”, comme dans certains États américains ? Admettre deux personnes de même sexe comme parents obligerait en effet à revoir les actes de naissance, et tous les documents administratifs, pour supprimer les références aux père et mère. Tous les enfants français seraient ainsi privés de leur rattachement à leur père et à leur mère pour être rattachés à des adultes référents A et B, 1 et 2, en attendant le référent C, D ou E.

En effet, si c’est l’investissement affectivo-éducatif qui fait le parent, pourquoi les parents seraient-ils seulement au nombre de deux ? Dès lors qu’un enfant est élevé par trois ou quatre adultes, ce qui est fréquent, pourquoi seulement deux de ces adultes pourraient être appelés parents ? Les pères sont-ils prêts à être le “troisième parent”, après la mère et la compagne de celle-ci, comme c’est déjà le cas par exemple en Ontario, au Canada ?

La seule chose qui ressorte certainement de ce sondage, et d’autres du même genre, c’est que 51 % des Français ont peur d’être taxés d’homophobie. Il est donc temps qu’ils réalisent deux choses.

Tout d’abord, l’adoption par des personnes de même sexe est une injustice à l’égard des enfants, privés d’une filiation crédible les situant dans la chaîne des générations.

Ensuite, l’adoption par des personnes de même sexe, loin de ne concerner qu’un petit nombre de personnes, concerne en réalité la société tout entière, privant tous les Français de leur enracinement dans la filiation sexuée en transformant les père et mère en parents A et B, 1 et 2, en attendant que la liste ne s’allonge et que les véritables père et mère ne soient plus que des adultes référents parmi les autres. Et, pour protéger les enfants comme la société tout entière contre ces maux, gageons qu’il y a bien plus de 51 % des Français !

Huit Français sur dix sont-ils vraiment pour l’enfant à temps partiel ? Selon le même sondage, plus de huit Français sur dix seraient favorables à un véritable statut du beau-parent dans les familles recomposées (droit de visite, obligation de subvenir aux besoins des enfants…).

Les familles recomposées n’ont aucun besoin d’un tel statut pour la vie quotidienne. Le seul fait pour un parent de confier son enfant emporte mandat tacite d’accomplir les actes usuels le concernant. Cela est aussi vrai pour un “beau-parent” que pour une nourrice ou une amie qui reçoit l’enfant. Nul besoin de statut pour accompagner l’enfant à l’école ou pour l’amener chez le médecin.

Au contraire, donner un statut au “beau-parent”, aux “beaux-parents”, ne serait en rien un progrès pour l’enfant. Est-ce que huit Français sur dix veulent vraiment lui imposer les droits de visite des adultes ayant partagé sa vie ? Jetons un coup d’oeil sur l’agenda de ministre que sera celui de cet enfant partagé : « Un week-end chez mon père, un autre chez ma mère, le troisième chez l’“ex” de ma mère, qui m’a élevé pendant sept ans, le quatrième chez l’“ex” de mon père, qui s’est attaché à moi, et comme mon père va bientôt se séparer de son “copain”, je pense que je devrai aussi bientôt passer des vacances avec cet homme qui a payé la moitié de ma scolarité pendant deux ans… ».

Le fait qu’un adulte partage la vie d’un enfant ne lui donne pas de droit sur cet enfant. Ce dernier, au contraire, a besoin que les rôles soient clairement identifiés autour de lui, et donner un statut à celui qui vit avec son père ou sa mère ne lui apporte rien, sinon la confusion dans un univers déjà troublé par les séparations.

Les Français sont-ils donc volontaires pour partager leur enfant avec le nouveau (et l’ancien) partenaire de leur “ex” ? Huit Français sur dix ont-ils vraiment compris la question ?

Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé

Il y a une véritable violence faites aux familles et aux enfants dans le changement de définition de la famille.

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Mère à 10 ans... Les médias occidentaux se taisent...

On se souvient de l'affaire Recife, de cette fillette violée que l'on avait forcée à avorter et de la supposée excommunication de la fillette... Voici l'histoire de deux fillettes qui ont accouchées et dont les médias québécois et canadiens  se gardent bien de parler. Sur le blogue de Jeanne Smits du 6 avril 2012:

En Colombie, une fillette de dix ans vient de donner le jour à une petite fille à 39 semaines de grossesse. La mère et l'enfant se portent, bien, selon l'expression consacrée, et c'est quasiment un miracle. L'une des plus jeunes mamans du monde n'avait consulté aucun médecin pendant que son ventre s'arrondissait et elle est arrivée à l'hôpital en situation d'urgence, saignant abondamment et criant de douleur lors des contractions qui avaient commencé. Il a été aussitôt décidé de pratiquer une césarienne qui a permis de sauver les deux vies. Le bébé était tout à fait viable.

La fillette, qui n'a pas vraiment idée de la maternité, a refusé d'allaiter l'enfant. Ses parents attendent qu'elle sorte de l'hôpital pour la ramener chez eux avec le bébé : chez eux, dans la petite ville de Manaure sur une péninsule colombienne où vit la tribu des wayuu, dont elle est membre.

Et voilà pourquoi cette affaire n'a pas fait les gros titres comme celle de la petite fille de Recife, pour qui des organisations féministes avaient réclamé et obtenu l'avortement au Brésil il y a quelques années. Dans la tribu des Wayuu, la maternité précoce fait partie de la « culture », et cette culture est protégée par un certain degré de souveraineté. Il est fort probable, compte tenu de l'état du droit colombien, qu'il n'y ait pas d'enquête ni de poursuites contre le père de l'enfant, sur l'identité duquel les membres de la tribu restent silencieux. La presse colombienne parle d'un jeune de 15 ans ou d'un homme de 30 ans. En tout cas de quelqu'un qui a manifestement abusé de la jeunesse et de l'innocence d'une fillette que ses parents n'ont pas protégée.

Peut-être parce que cela ne se fait pas chez les Wayuu…

Mais, fait caractéristique, on n'a pas entendu les organisations féministes réclamer l'avortement : au nom de la diversité ethnique peut-être ?

La Colombie reste un pays profondément pro-vie malgré des pressions, notamment de la Cour suprême, pour imposer l'avortement au moins dans les cas limites. Et incontestablement, celui-ci en était un, à la fois en raison de l'âge de la petite jeune fille et du manque de suivi qui a permis que sa situation se dégrade jusqu'à menacer sa vie. Mais elle s'en est tirée vivante, avec l'enfant. L'avortement n'était donc pas la seule solution envisageable.

 Une affaire similaire s'est produite fin mars lorsqu'une autre fillette wayuu, âgée de 11 ans cette fois, a donné elle aussi le jour à un bébé, sans complications puisqu'elle a pu être suivie de près pendant sa grossesse. Elle apprend à allaiter sa petite fille.

L'Instituto Colombiano de Bienestar Familiar, organisme gouvernemental de soutien aux familles, est intervenue dans un premier temps pour aider la fillette enceinte, mais il se mobilise aussi maintenant parce que le père présumé de l'enfant, un jeune de 15 ans semble-t-il, qui avait été identifié par les proches de la jeune fille comme ayant eu des relations avec elle, a refusé de reconnaître le bébé et assure qu'il « n'est pas de lui ».

Vu la gravité que revêt la défaillance du père, l'ICBF entend rechercher une bonne solution pour l'enfant qui « a droit à un nom et à une famille », comme le précise la Constitution colombienne.

Les autorités se heurtent là encore aux coutumes wayuu : ce qui en Occident relève du viol, est tout à fait acceptable chez eux, du moment que le jeune homme paye une dot, une sorte de « droit » ancestral qui officialise la cohabitation du couple.

Que faire pour ces indigènes qui conservent leur droit propre ? Selon le gynécologue qui s'est occupé de la fillette, il s'agit d'abord d'arriver à trouver les jeunes filles qui ont besoin d'un traitement et d'un suivi : la fillette en question, il a fallu aller la chercher. Parlant peu de wayunaiki et pas du tout d'espagnol, la jeune maman était trop ignorante pour demander de l'aide elle-même. L'« éducation sexuelle » est-elle la solution portée aux tribus les plus reculées est-elle la solution, comme l'a dit ce gynécologue ? L'éducation tout court, plutôt. Les maternités aussi précoces ne sont pas un bien, mais alors les relations sexuelles précoces non plus.
 

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Une étude sur les conséquences de la violence à la télévision sur les jeunes enfants

Sur le site du journal La Presse du 10 avril 2012, on trouve cette importante information:

 

 

 

Pour la première fois, une enquête de longue haleine réalisée au Québec montre que les scènes de violence à la télévision peuvent perturber les enfants de 3 et 4 ans pendant des années.

D'autres recherches avaient déjà indiqué que des enfants qui voient régulièrement des images violentes à l'écran, même avec des personnages dessinés, sont plus à risque d'avoir des comportements agressifs ou antisociaux.

Mais l'enquête menée par des chercheurs de l'hôpital Sainte-Justine auprès de 2120 enfants québécois depuis l'âge de 5 mois jusqu'à la deuxième année du primaire révèle que les scènes de violence ont un impact à long terme.

Les résultats seront publiés dans la livraison de mai du Journal of Developmental & Behavioral Pediatrics. Les auteurs ne décrivent pas un phénomène marginal: malgré les avertissements des pédiatres, 73% des parents estiment que leurs enfants voient des scènes violentes à la télévision au moins une fois par semaine.

Des années plus tard

Les chercheurs ont choisi les bébés au hasard et les ont suivis chaque année pendant huit ans. Ils ont demandé à leurs parents s'ils avaient regardé des scènes violentes à 41 mois et à 53 mois.

Puis, quand les enfants sont entrés en deuxième année du primaire, ils ont demandé aux enseignants de remplir des questionnaires détaillés sur leur comportement.

Les enseignants devaient indiquer par exemple si les enfants étaient insensibles aux émotions de leurs camarades, s'ils avaient de la difficulté à se concentrer en classe ou s'ils paraissaient plus tristes que la moyenne.

Les enseignants signalaient aussi si les enfants avaient ou non des bons résultats scolaires. Enfin, les élèves ont fait leur propre évaluation et dit s'ils aimaient apprendre à lire, à écrire et à compter.

Les chercheurs ont été étonnés de constater que le fait de voir même peu d'émissions violentes à l'âge préscolaire avait des conséquences négatives des années plus tard.

«Toute exposition à des émissions considérées comme violentes par les parents était associée à de légères augmentations de comportements antisociaux, selon les signalements faits par les enseignants», notent-ils.

«Nos résultats les plus inédits révèlent que les enfants exposés à n'importe quelle quantité d'émissions violentes manifestent ensuite une augmentation des symptômes négatifs, de façon légère mais significative. En deuxième année du primaire, ils étaient moins enthousiastes que les autres enfants et paraissaient plus tristes ou moins heureux.

«Ces résultats confirment des études antérieures suggérant que l'exposition à des scènes violentes peuvent prédisposer les enfants à des sentiments durables d'anxiété, d'émotions négatives et de dépression qui, à leur tour, risquent d'engendrer des psychopathologies au cours de leur vie.

«Les enfants plus agressifs éprouveront probablement plus de problèmes interpersonnels, lesquels peuvent entraîner la tristesse ou la détresse, deux sentiments associés au rejet social...

«L'exposition dès le jeune âge à des émissions violentes était associée [dans l'étude] à des résultats scolaires inférieurs à la moyenne. Le visionnement de scènes violentes à la télévision était aussi associé à une propension à la distraction, à l'inattention et au manque de concentration en classe, selon les enseignants. Ces enfants montraient aussi moins d'intérêt pour l'apprentissage des matières scolaires.

«Cette étude est la première en son genre à suggérer que l'exposition à la violence dans les médias pendant la prime enfance semble avoir un impact à long terme chez les enfants.»

A quand une étude semblable sur l'influence de l'érotisme télévisuel sur nos enfants?

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Le Chili maintient le droit de vivre des enfants dans le sein de leur mère

Sur le blogue de Jeanne Smits du 6 avril 2012, nous trouvons cette bonne nouvelle:

 

 

Au terme de quatre sessions consécutives où pro et anti ont débattu jusque dans les moindres détails à propos de l'avortement, trois projets de l'opposition visant à légaliser l'avortement dans différentes situations ont été clairement rejetés par le Sénat chilien, une magnifique victoire pro-vie. Le président Sebastian Piñera avait mis tout son poids dans la balance, par ses déclarations et en publiant une lettre que j'avais intégralement traduite ici. A lire ou à relire absolument.

Les derniers débats et les votes ont eu lieu hier, Jeudi Saint. Les pro-avortement pensaient avoir des chances pour faire adopter le plus restrictif des trois textes : il était présenté par le président du Sénat, Camilo Escalona, et créait une catégorie assez vague d'« avortement thérapeutique » qui serait dépénalisé en cas d'accord de deux médecins. Le sénateur, signale Matthew Cullinan Hoffman sur LifeSite, cherchait à embrouiller son monde en assurant qu'il ne s'agirait que de la codification de protocoles médicaux existants appliqués en cas de danger pour la vie de la mère. Mais dans le même temps il attaquait la position du président Piñera qui avait souligné la différence entre l'avortement direct et le recours à des soins nécessaires pour préserver la vie mais susceptibles de causer, sans la rechercher, la mort du fœtus. Ces derniers étant seuls respectueux de la vie, et, bien sûr, acceptés dans le cadre juridique chilien.

Alberto Espina
Mais le projet a été rejeté par 18 voix contre 15. Le sénateur Alberto Espina a expliqué son vote pour la vie en rappelant que la Constitution chilienne protège les droits des enfants à naître, « un droit qui commence à à la conception ». « Quelles que soient les circonstances, les enfants à naître ne nous appartiennent pas ; ce sont des être humains avec des droits qu'il faut protéger. » Pour Hernan Larrain, « le fait d'interrompre la vie de celui qui va naître ne peut être thérapeutique ». « Pour nous, l'avortement est une sorte de sentence de mort ouverte », ajoutait un autre sénateur, Carlos Larrain.
Le deuxième texte visait plus précisément les cas où la vie de la mère est en danger ou de non viabilité du fœtus ; il a été rejeté par 19 voix contre 12.

Le troisième texte était d'application la plus large, reprenant les catégories précédentes et ajoutant les cas de grossesse résultant de viol. Il a été rejeté par 22 à 9.

Ces textes, ayant été rejetés en séance générale, ne pourront pas revenir devant le Parlement chilien avant un délai d'au moins un an.

Le pro-avortement n'ont pas abandonné pour autant, puisqu'un autre texte est actuellement en commission, qui tend à déclarer que tout acte posé en vue de sauver la vie de la mère ne peut être qualifié d'avortement… même si c'en est un.

Bien sûr, les pro-avortement n'ont pas craint de donner dans l'hyperbole, tel le sénateur Eduardo Frei annonçant que « le véritable attentat contre la vie, au Chili, c'est celui qui frappe des milliers de femmes à qui l'on refuse la possibilité d'avorter alors que le fœtus présente une malformation incompatible avec la vie et qu'elles se voient exposées à mourir ». L'art de tout mélanger, et d'oublier une donnée essentielle : le Chili, qui interdit totalement l'avortement, a aussi le taux de mortalité maternelle le plus bas de l'Amérique latine, soit 1,65 pour 100.000 naissances vivantes (en France, il est de 9,6 pour 100.000 selon des chiffres officiels).
 

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88 500 naissances au Québec en 2011: un taux de fécondité de 1,69 enfants par femme

Le journal La Presse du 10 avril 2012 nous apporte cette nouvelle:

 

 

 

Des données publiées mardi par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) précisent que 88 500 bébés sont au Québec en 2011, comparativement à 88 300 l'année précédente.

Le nombre de naissances s'est donc stabilisé après avoir connu une progression importante au cours de la décennie précédente. En effet, entre les années 2000 et 2009, il est passé de 72 010 à 88 891, la plus forte hausse ayant été relevée entre 2005 et 2008.

Le bulletin intitulé «Coup d'oeil sociodémographique» que publie l'ISQ ajoute que l'indice synthétique de fécondité a été de 1,69 enfant par femme en 2011, en regard de 1,70 en 2010. Il s'est donc légèrement replié après une hausse l'ayant fait passer de 1,45 enfant par femme en 2000 à 1,74 en 2008 et en 2009.

Malgré ce récent repli, la fécondité demeure à un niveau supérieur à ce qui a été enregistré au Québec de 1980 à 2007.

Le découpage régional réalisé par l'Institut ajoute que l'an dernier, l'indice synthétique de fécondité s'est établi à environ 1,5 enfant par femme à Montréal mais à un peu plus de 2 enfants par femme dans les régions de la Côte-Nord, de l'Abitibi-Témiscamingue et de Chaudière-Appalaches. Il a été de 2,8 enfants par femme dans le Nord-du-Québec.

L'analyse montre par ailleurs un maintien de la tendance des femmes à avoir leurs enfants de plus en plus tardivement. L'âge moyen à la maternité a franchi le cap des 30 ans au Québec en 2011 et il a été de 28,3 ans à la venue du premier enfant.

Pour plus de détails vous pouvez consulter le rapport de l'institut de la statistique du Québec.

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88 500 naissances au Québec en 2011: un taux de fécondité de 1,69 enfants par femme

Le journal La Presse nous apporte cette nouvelle:

Des données publiées mardi par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) précisent que 88 500 bébés sont au Québec en 2011, comparativement à 88 300 l'année précédente.

Le nombre de naissances s'est donc stabilisé après avoir connu une progression importante au cours de la décennie précédente. En effet, entre les années 2000 et 2009, il est passé de 72 010 à 88 891, la plus forte hausse ayant été relevée entre 2005 et 2008.

Le bulletin intitulé «Coup d'oeil sociodémographique» que publie l'ISQ ajoute que l'indice synthétique de fécondité a été de 1,69 enfant par femme en 2011, en regard de 1,70 en 2010. Il s'est donc légèrement replié après une hausse l'ayant fait passer de 1,45 enfant par femme en 2000 à 1,74 en 2008 et en 2009.

Malgré ce récent repli, la fécondité demeure à un niveau supérieur à ce qui a été enregistré au Québec de 1980 à 2007.

Le découpage régional réalisé par l'Institut ajoute que l'an dernier, l'indice synthétique de fécondité s'est établi à environ 1,5 enfant par femme à Montréal mais à un peu plus de 2 enfants par femme dans les régions de la Côte-Nord, de l'Abitibi-Témiscamingue et de Chaudière-Appalaches. Il a été de 2,8 enfants par femme dans le Nord-du-Québec.

L'analyse montre par ailleurs un maintien de la tendance des femmes à avoir leurs enfants de plus en plus tardivement. L'âge moyen à la maternité a franchi le cap des 30 ans au Québec en 2011 et il a été de 28,3 ans à la venue du premier enfant.

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Une analyse des discours sur l'avortement pendant la campagne présidentielle française actuelle

Le site du journal La Nef du mois d'avril 2012 nous apporte cette analyse de la situation française:

 

(Les avortements de "conforts"?)

 

En proposant de dérembourser les « avortements de confort » si la situation budgétaire l’imposait, Marine Le Pen s’est attiré les foudres des dirigeants politiques de toutes obédiences. Force est pourtant de reconnaître qu’au-delà de la faisabilité technique d’une telle mesure, les « IVG de convenance » dénoncées par la candidate du Front National sont bien une réalité. Dès 2009, le directeur du laboratoire d’éthique médicale de l’Université Paris-Descartes, le docteur Grégoire Moutel, avait tenté d’alerter les pouvoirs publics sur la multiplication des « avortements de confort […] et d’une véritable consommation de l’IVG » (1). « Beaucoup de professionnels, qui ne sont pas du tout des militants pro-vie, changent aujourd’hui de regard après avoir vu trop de glissement sur la pratique. À l’origine, les indications de l’avortement impliquaient une détresse de la femme, elles sont aujourd’hui plus de l’ordre du confort, ce qui n’est pas dans l’esprit de la loi », avait-il assené. Son propos était resté jusqu’ici lettre morte.
Si la gauche et la droite, en réaction aux déclarations de Marine le Pen, se sont crues obligées de rappeler que l’IVG était un « droit » des femmes, on observe cependant des nuances dans les discours de leurs responsables. François Hollande a, une fois de plus, campé sur une position outrancière en annonçant sa volonté de rembourser intégralement les avortements et de doter chaque établissement hospitalier public d’un centre d’IVG (2). Dans une surenchère ruineuse pour les finances publiques, il a par ailleurs promis de généraliser pour les mineurs la délivrance gratuite et anonyme de l’ensemble des moyens contraceptifs existants. La secrétaire d’État à la Santé, Nora Berra, s’est dite opposée au nom du gouvernement à toute hausse de la prise en charge de l’IVG ainsi qu’à la mise en place de la gratuité et de la confidentialité de la contraception pour ne pas « exclure et déresponsabiliser les parents au moment où l’adolescent en a sans doute le plus besoin » (3). On n’oubliera toutefois pas de rappeler que la droite n’a eu de cesse ces cinq dernières années de faire le choix du « tout contraceptif », une option consternante quand on sait que l’utilisation exponentielle de ces produits débouche sur un recours accru à l’IVG en cas d’échec, l’avortement apparaissant en définitive comme le meilleur moyen de finaliser son « projet contraceptif ».

Sur le fond, les ténors de la gauche sont unanimes pour réaffirmer que l’avortement doit être vu comme une donnée structurelle normale de la vie sexuelle et reproductive des Françaises alors que, de l’autre côté de l’échiquier politique, les voix sont de plus en plus nombreuses à s’élever pour qualifier l’avortement d’épreuve, voire de drame qu’il faudrait avant tout éviter. On retrouve cette différence d’appréciation chez les experts eux-mêmes dont plusieurs se sont récemment affrontés à coups de tribunes interposées. La sociologue-démographe Nathalie Bajos s’en ait ainsi pris violemment à ceux qui s’alarment du recours croissant à l’IVG chez les jeunes femmes car « la question de savoir si ce nombre est trop élevé ou non relève du registre de la morale » (4). Elle rejette sans autre forme de procès l’argument des « séquelles psychiques » ou syndrome post-avortement qui participe selon elle de l’élaboration d’un nouveau « discours normalisateur » renforçant le contrôle de la société sur le corps des femmes. Au contraire, martèle-t-elle, l’avortement constitue un « événement fondateur de leur vie d’adulte ». Israël Nisand, lui-même favorable à l’IVG, a réagi vertement en accusant l’« énormité » et l’aveuglement idéologique qui consiste à dire que l’IVG est un rituel de passage : « Nous voyons chaque jour dans nos consultations des femmes qui nous disent leur souffrance psychologique et leur mal-être parfois de nombreuses années après » (5). Ce genre d’aveu ne peut-il pas être lu comme un début de remise en cause du conformisme étouffant qui sévit en la matière ? Profitant de la polémique, Christine Boutin demande, en cas de victoire de la droite aux prochaines élections nationales, la création d’une mission parlementaire chargée de réévaluer la législation actuelle. Dans une optique de désescalade dans la culture de mort, sa proposition n’est pas inintéressante. Ne devons-nous pas méditer à nouveau le conseil que donnait aux élus le bienheureux Jean-Paul II au n. 73 d’Evangelium vitae ? Le grand pape indiquait en effet que « lorsqu’il ne serait pas possible d’éviter ou d’abroger complètement une loi permettant l’avortement » et à condition de faire montre d’une « opposition personnelle absolue à l’avortement connue de tous », il pourrait être licite d’« apporter son soutien à des propositions destinées à limiter les préjudices d’une telle loi […]. Agissant ainsi, en effet, on n’apporte pas une collaboration illicite à une loi inique ; on accomplit plutôt une tentative légitime, qui est un devoir, d’en limiter les aspects injustes ».

(1) Grégoire Moutel, « De plus en plus d’avortements de confort », Le Figaro, 25 février 2009.
(2) Marine Lamoureux, « François Hollande entend faciliter l’accès à l’avortement », La Croix, 9 mars 2012.
(3) Nora Berra, « Contraception : méfions-nous des réponses trop simples », Atlantico, 22 février 2012.
(4) Nathalie Bajos et al., « Faut-il s’inquiéter du recours à l’avortement chez les jeunes ? », Libération, 1er mars 2012.
(5) Israël Nisand et al., « Faut-il s’inquiéter du recours à l’avortement des jeunes ? OUI ! », Libération, 1er mars 2012. 

Nous sommes ici dans la politique française et sur les tactiques d'actions, sujets à discussions. Encore une fois, la libre parole des Français, combien habitués aux échanges d'idées, nous épate. Qui oserait parler des "avortements de conforts", pourtant bien réels eux aussi, au Québec?

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La Résurrection, cela veut dire quoi pour nous qui oeuvrons pour le respect de la vie ?

C’est le temps de Pâques; nous sommes appelés à fêter la résurrection de Jésus. Mais que signifie cette fête pour nous qui combattons le fléau de l’avortement ? D’où vient notre joie en ces jours où des enfants sont mis à mort en série et des personnes vulnérables sont menacées par l’euthanasie, comme le laisse présager le rapport de la commission mourir dans la dignité (voir l’article à ce sujet dans le bulletin) ? Pour comprendre le sens de cette fête de la Résurrection pour nous membres de « l’église militante », il faut méditer sur la mort, car la Résurrection, c’est la victoire sur la mort. Mais dans les Écritures et dans la Tradition, la mort, plus que la cessation des processus biologiques d’un être vivant, est la conséquence du péché. Le péché est la cause ultime de la mort biologique. Pour détruire la mort (biologique) il faut donc détruire le péché.

Ce n’est pas tout. La mort mise à mort par la Résurrection n’est pas simplement la mort biologique, mais une mort plus absolue, une mort éternelle, c’est-à-dire une brisure absolue et irrévocable de ce qui nous relie à Dieu.

Le péché n’a pas seulement apporté la mort biologique, il a apporté en plus la mort éternelle. Par leur participation comme homme au péché originel d’Adam, tous les êtres humains étaient devenus incapables d’éviter la mort éternelle. Si l’homme n’est pas pécheur par nature (car un Dieu bon ne crée rien de mauvais), il est sauvagement blessé dans son être. Et lorsqu’il veut tout contrôler, tout accaparer pour lui-même, tout soumettre à ses désirs, bref, lorsqu’il veut arracher tous ses liens avec son Créateur, il s’isole complètement et pour de bon dans une prison sans issue où il n’y aura que lui, lui, lui à adorer pour l’éternité.

Heureusement, nous savons que, par le mystère de la Résurrection, le pouvoir du péché est détruit. La mort éternelle est vaincue. Dorénavant, aucune créature n’est capable de s’anéantir complètement, de couper tout lien avec Dieu, de mourir dans la fausse dignité de la révolte ou de l’indifférence, de sombrer dans l’oubli complet et le sommeil le plus profond.

La Résurrection annonce à l’homme enflé d’orgueil qu’il sera toujours – éternellement – contrecarré dans son désir de solitude absolu car quoiqu’il fasse, veuille ou pense, Quelqu’un est présent, même dans sa prison, quelqu’un est là, et TOUTE la mauvaise volonté du monde ne pourrait couper les liens qui nous relient à la Vie.

Par sa crucifixion, JÉSUS, en effet, a déjà pris sur lui toute la haine des hommes envers Dieu, tout ce mauvais désir de rompre avec Dieu et le prochain. Par sa résurrection et son ascension, le Christ nous fait comprendre que le refus global de Dieu ne pourra en fin de compte anéantir l’humanité. L’homme pécheur non repentant n’ira pas au Ciel grâce à la Résurrection; au contraire, son endurcissement le mènera en Enfer. L’homme pécheur y accédera comme un général victorieux croyant retrouver sa patrie de solitude. Mais il prendra alors conscience qu’il n’est pas seul, que Dieu existe, et sa subordination à Dieu lui sera enfin révélée. Cet homme essayera encore de s’enfuir en lui-même pour ne pas se soumettre à Dieu mais il ne pourra jamais réussir complètement : voilà sa torture, voilà son Enfer.

Aux uns, la Résurrection apporte la certitude que si nous sommes justes par la foi, même les pires injustices que nous subissons – et aussi celles que nous faisons subir aux autres – ne pourront nous séparer de Dieu et de Sa vie. Aux autres, aux hommes injustes et impies, la Résurrection leur manifeste qu’ils ne réussiront pas à s’anéantir, et qu’ils vivront dans un enfer qu’ils auront bâti par leur volonté, éternellement contredite, de nier la suprématie de Dieu. La justice, enfin, règne parfaitement, car personne ne peut échapper à la souveraineté de Dieu. Pour nous qui œuvrons à temps et surtout à contretemps pour le respect de la vie, voilà de quoi fêter !

Pour la Vie !

Georges Buscemi, président

P.S. Merci de penser à CQV en ce temps de Pâques. Le Québec a besoin de nous, nous avons besoin de TOI. Merci de donner.

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Une politicienne française veut faire cesser le remboursement des avortements de "conforts"

Un article paru dans le journal Le Monde du 5 avril 2012 met en scène la chef du Front National, Marine Le Pen:

 

 

Dans la langue militante, cela s'appelle "retourner une salle". Marine Le Pen savait que l'accueil à Sciences Po Paris, dans le cadre du forum "Elle présidentielle", jeudi 5 mars, n'allait pas être chaleureux. Il y a cinq ans, Jean-Marie Le Pen, alors candidat à l'Elysée avait essuyé de vives réactions de la part des étudiants.

Là, rien de tel, si ce n'est un accueil silencieux de plusieurs dizaines de pensionnaires de la rue Saint-Guillaume (7e arrondissement de Paris) qui brandissaient des panneaux en forme de sens interdit où il était écrit entre autres "amalgames", "islamophobie", "stigmatisation", "peine de mort", "xénophobie" ou encore "patriarcat". Autant d'expressions accolées par les protestataires à Marine Le Pen et son programme. Un tract appelait aussi à exprimer, dans l'amphithéâtre où devait intervenir Mme Le Pen, son "rejet des idées d'extrême droite". En arrivant, elle n'a pas signé le livre d'or à la mémoire de Richard Descoings, décédé mardi soir à New York.

Ce débat devant un parterre d'étudiants tenait à cœur la prétendante à l'Elysée. Sa venue à Dauphine, en décembre 2011, avait été annulée pour cause de contre-manifestation mouvementée.
Le thèmes était les mesures en faveur des femmes ? Elle a voulu se faire la plus féministe d'entre elles, n'hésitant pas à citer en exemple Simone Veil, Elisabeth Badinter ou encore Olympe de Gouges. Et ce, malgré le fait que le féminisme n'a jamais été dans "l'ADN" du Front national.

"ON N'EST PAS UNE ESPÈCE À PROTÉGER !"

Elle a même réussi à justifier son opposition à la parité ou à un ministère des droits des femmes - "On n'est pas une espèce à protéger !" a-t-elle ainsi lancé - grâce à un retournement rhétorique qui fait que ses positions conservatrices passent pour... le stade suprême du féminisme ! Elle s'est aussi prononcée dans des termes très vigoureux pour l'expulsion du conjoint violent dans le cas d'une plainte. "Pour, archi pour ! Et même une aggravation des condamnations dans les cas où le mari violent viole l'interdiction de s'approcher du domicile", a-t-elle asséné. "Sinon, c'est la double peine pour la victime, elle est victime et doit déménager avec ses enfants ! Son mari n'avait qu'à pas la frapper !"

Ce débat qui devait tourner autour des mesures de son programme en faveur des femmes, Marine Le Pen ne l'a pas abordé comme un match de boxe - c'est pourtant son habitude - mais comme une corrida. Elle était le torero. La salle et les journalistes, le taureau, sur lequel elle plantait ses banderilles à coup d'interpellations directes ou de blagues. Et comme lors d'une corrida, le débat s'est déroulé de façon ternaire.

Premier tercio : la question de "l'avortement de confort" qu'elle souhaite dérembourser. Marine Le Pen savait que c'était LA question la plus attendue. Elle persiste dans ses positions, à savoir la condamnation des "femmes qui avortent deux, trois, quatre fois" et qui feraient de l'IVG une sorte de "moyen de contraception". "Je suis attachée à ce droit", lance-t-elle, malgré les huées nourries du public et les questions acérées des journalistes animant le débat, Bruce Toussaint et Valérie Toranian. "Oui au droit à l'avortement, non à celles qui abusent de ce droit (...) et que la communauté nationale ne doit pas prendre en charge", conclue-telle. Pour Mme Le Pen, "beaucoup de femmes n'ont pas d'autres choix que celui d'avorter", à cause notamment de la précarité économique.

Titillée par Mme Toranian sur sa proposition visant à mettre en place l'adoption prénatale, et qui risquerait d'accorder un statut à l'embryon, et in fine le droit à l'avortement, elle répond du tac au tac : "Ce n'est pas scandaleux non plus de donner le choix à une femme de garder son enfant ! Ce n'est pas condamnable bon sang !".

"UN CERTAIN TRAVAIL CULTUREL À FAIRE"

Deuxième tercio : le sexisme. Interrogée par vidéo par une représentante du planning familial sur le sexisme à l'école, elle n'a pas eu peur de répliquer : "Est-ce qu'il y a du sexisme à l'école ? Moi je vous dis non". Huées de la salle. Elle reprend la parole quelques secondes après : "Ca les traumatise les petites filles d'être habillées en princesse ? (...) Il faut arrêter de se créer des problèmes là où il n'y en a pas ! "Premiers applaudissements.

"En revanche, il y a , c'est sûr, dans un certain nombre d'écoles, un certain travail culturel à faire pour faire comprendre à des enfants qui ont été élevés dans une culture où la femme est résolument
inférieure à l'homme..."
, reprend Mme Le Pen. Re-huées. "Mais vous huez quoi là ? ", interpelle- t-elle la salle. Rires.

Un peu plus tard, interrogée sur la répartition des tâches ménagères, elle prend le journaliste Bruce Toussaint à partie: "La génération des hommes qui ont quarante ans, n'est-ce pas cher ami, sont très différentes des générations précédentes. Vous-mêmes vous faites le ménage régulièrement... " " Ce débat devient surréaliste ", souffle alors le journaliste d'Europe 1 dans un sourire.

MARIAGE HOMOSEXUEL

Mme Toranian la relance alors sur la répartition des tâches dans son couple à elle, qu'elle forme avec Louis Aliot, n°2 du FN : "Mais nous ne vivons pas ensemble alors je veux bien qu'il vienne faire le ménage chez moi mais je ne suis pas sûre qu'il soit d'accord pour le coup !". Rires nourris. Un peu plus tard, elle n'hésite pas à jouer avec le public : "C'est le moment où il faut faire 'houuu !'", lâche-t-elle rigolarde quand elle s'apprête à évoquer les chiffres de l'immigration.

Troisième tercio : le mariage homosexuel. Interrogée à ce sujet par un étudiant de Sciences-Po, Mme Le Pen a réitéré son opposition au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels : "Je suis pour le droit à l'indifférence. Les orientations sexuelles participent de la vie privée", souligne- t-elle. Et elle ajoute à propos des homosexuels : "J'en ai un certain nombre autour de moi et pas un n'est pour le mariage !" A la fin de ce "show politique", la salle a applaudi.

Étonnant ce texte du journal Le Monde qui présente Marine Le Pen sous un aspect sympathique. Le but du journal est-il de diviser la "droite" française? Mais ce n'est pas ce qui nous importe...

Ce qui nous frappe dans cet article est de constater le franc-parler de la conférencière et la réception des étudiants à ces propos. Elle réussit à faire tomber ce qui paraît alors être, en toute évidence, une muraille de préjugés. Combien de jeunes recontrons-nous qui ont été formatés au marxisme-féminisme? Il ne faut pas avoir peur de dire la vérité, autant que possible, avec le sourire!

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