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Le témoignage percutant de Gloria Polo, la foudroyée de Dieu

Beaucoup d’entre vous ont été fort intéressés par l’extrait, inclus dans notre bulletin de novembre 2010, du témoignage contre l’avortement de Gloria Polo, cette dame qui a été foudroyée et qui aurait par la suite reçu un appel à témoigner de son séjour au purgatoire. Maintenant nous vous offrons, pour un don de 35$ et plus, un DVD de son témoignage au complet. Contactez nous ou donnez en ligne.

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Congrès 2011 de Campagne Québec-Vie

Campagne Québec-Vie organise cette année un congrès à Québec (au Château Laurier) le dimanche 15 mai, journée internationale de la famille.

Cette année, le congrès aura pour thème « Défendre et promouvoir la famille comme sanctuaire de la vie : un enjeu capital pour le Québec ». Le but est de transmettre l'idée que sans une valorisation de la famille, point de vie (c'est-à-dire hausse du taux d'avortements, de contraception, etc.), point de société civile (individualisme radical, moins d'entraide, etc.), et point de liberté (car nécessairement beaucoup plus d'État).

Ce congrès, en plus de conférences en après-midi, comprendra en soirée un souper bénéfice pour la Marche chrétienne, marche qui aura lieu à Québec le 4 juin, 2011.

Cette année le format sera différent du Congrès 2010: Il y aura des ateliers simultanés, en sessions. Donc la première session, de 13h15 à 14h15, trois ateliers simultanés (dans des salles différentes) et ensuite, de 14h45 à 15h45, trois autres ateliers simultanés. Après quoi, il y aura une présentation de 16h00 à 17h00, et ensuite une session plénière jusqu'à 17h45.

 

 

Coût :

Conférences et souper bénéfice pour la Marche chrétienne : 60$

Conférences seulement : 25$ (café et viennoiseries compris) - 15$ pour étudiants de 25 ans et moins

Souper seulement : 50$

Un service de gardiennage sera fournit gratuitement de 13h00 à 21h30

Pour achat : (514) 344-2686 ou cqv@qc.aira.com

Page Facebook pour le congrès >>

 
Invités confirmés (d'autres suivront):


John-Henry Westen

Rédacteur en chef de LifeSiteNews, un site Internet pro-vie fondé en 1997 et voué à la sensibilisation du public aux enjeux reliés à la culture, la famille et la vie, John-Henry Westen est aujourd'hui reconnu comme étant une des figures de proue du mouvement pro-vie, son site Web étant devenu la référence internationale en la matière.

Ici au Québec, son organisme ainsi que Campagne Québec-Vie sont poursuivis par l'abbé Raymond Gravel pour diffamation, notamment pour le rôle allégué de LifeSiteNews dans la mise-à-terme de la carrière politique de M. l'abbé. LifeSiteNews a aussi joué un rôle de premier plan dans le dévoilement du scandale Développement et Paix; selon LifeSite, ce dernier aurait financé et financerait encore des promoteurs de l'avortement dans le tiers-monde.   
 

Richard Décarie

Richard Décarie oeuvre dans le domaine de la planification stratégique, des affaires publiques et des communications depuis plus de 20 ans. Il a développé une solide expertise dans les domaines du développement des affaires, du conseil stratégique en communication, des relations gouvernementales et de la gestion d’ONG. Président directeur général de Banques alimentaires Québec depuis 2008, M. Décarie contribue à modifier la culture organisationnelle de cet OBNL.

M. Décarie a été conseiller stratégique auprès du Conseil de l’industrie de la transformation alimentaire du Québec, ainsi qu’auprès de plusieurs premiers ministres et ministres du Québec. Il a occupé les fonctions de Directeur du cabinet de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme à l’Assemblée nationale du Québec, ainsi que Directeur adjoint du cabinet du Chef de l’Opposition officielle à la Chambre des communes et ce, après avoir dirigé les campagnes au leadership au Québec de l’Hon. Daniel Johnson jr et du Très Hon. Stephen Harper.

Il y a cinq ans, M. Décarie a co-fondé le mouvement Action Conservatrice Traditionnelle (ACT) pour fédérer les mouvements de droite au Québec et ainsi créer un mouvement politique conservateur cohérent, populaire et efficace.

Brigitte Bédard

Brigitte Bédard est née à Montréal en 1968. À 19 ans elle s’installe à Montréal pour commencer des études littéraires à l’UQAM, remettant, en 1996, son mémoire de maîtrise « La place de Dieu dans l’Heptaméron de Marguerite de Navarre », lequel révèlera la « théologie féministe » de la sœur de François 1er. Athée et féministe convaincue depuis toujours, elle vit en 2000 une conversion fulgurante et radicale au catholicisme. Aujourd’hui mariée et mère de six enfants, elle est journaliste indépendante et tenait jusqu'à tout récemment une chronique régulière dans le Nouvel informateur catholique.



Solange Lefebvre-Pageau

Directrice générale du Centre de recherche et d'éducation à la vie familiale (C.R.É.V.F.)
Infirmière, M.Sc., option enseignement, détentrice d'un certificat en théologie, auteure de plusieurs volumes et écrits sur l'éducation à la sexualité et à l'amour, conférencière, animatrice de sessions, maman et grand-maman, Solange Lefebvre-Pageau oeuvre depuis plus de 20 ans à faire connaître aux enfants et aux parents du Québec et d'Afrique une démarche intégrale d'apprentissage de la sexualité et de l'amour, à la fois respectueuse de l'enfant et des droits des parents.





Gilles Noël

Gilles Noël est un homme politique québécois, professeur de physique au cégep du Vieux-Montréal. Il a enseigné au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu et étudié à l'École polytechnique de Montréal.

Il fonde, en 2000, le Parti Démocratie chrétienne du Québec (PDCQ) en regroupant des chrétiens liés au Centre d’information nationale Robert Rumilly (CINNR). Il est, en 2002, le premier chef de ce parti.

 

 

 

Georges Buscemi

Ayant obtenu des baccalauréats en psychologie et en philosophie de l’Université d’Ottawa, Georges Buscemi avait amorcé des études doctorales en théologie à l’université McGill lorsqu’il visionna, un soir, une vidéo portant sur l’avortement provoqué (l’IVG). Se croyant jusqu’à ce moment un « bon chrétien », il n’était pour lui plus possible d’ignorer, comme il le faisait auparavant, la réalité tragique de l’avortement, sachant avec certitude que sa foi le poussait à aider les enfants à naître et leurs parents. À partir de ce moment, il s’est avancé dans les eaux profondes (cf. Luc 5 :4) du ministère pro-vie au Québec, organisant à quatre reprises la vigile de prière « 40 jours pour la vie », et visitant églises et autres groupements locaux pour répandre « l’Évangile de la vie ». Il est présentement le président de Campagne Québec-Vie.

Anne-Marie Genest 

Anne-Marie Genest, âgée de 27 ans, est native de Drummondville et demeure actuellement dans la ville de Québec. C'est à Sherbrooke qu'elle a fait ses études de langue anglaise et d'anthropologie interculturelle, puis finalement en théologie. Sensible à l'avenir de la société, elle désire favoriser la transmission de nos origines religieuse et culturelle et encourager la vie familiale par des lois conformes à l'enseignement des Évangiles.

Chrétienne engagée, lors de la dernière élection Anne-Marie s'est lancée en politique comme candidate pour le parti de l'héritage chrétien.

 

 

 

Réal Gaudreault 

Pasteur d'églises évangéliques depuis 20 ans dans la région du Saguenay et ensuite à Laval, Réal Gaudreault, marié et père de deux garçons, mène au fil des ans de nombreux combats pour la conservation des valeurs chrétiennes au Québec. Porte-parole de la Marche chrétienne à Québec, il est aussi co-fondateur, avec Richard Décarie, du mouvement ACT (Action conservatrice traditionnelle).

 

Horaire complet (sujet à changement sans préavis) 


Conférences en après-midi:


Première série d'ateliers (13h15 - 14h15) -- en choisir un

Solange Lefebvre-Pageau (Salle Abraham-Martin): "Le lien entre la contraception et l'avortement : une question de mentalité". 

Gilles Noël avec Georges Buscemi (Salle Colline): "De l'avortement tardif au Québec à l'euthanasie précoce aux Pays-Bas : les fruits de 40 ans de politique anti-famille". 

Brigitte Bédard (Salle du Manège): "Vers un féminisme pro-famille : la mère et son enfant v. l'État et son client". 


Deuxième série d'ateliers (14h45 - 15h45) -- en choisir un

À confirmer (Salle Abraham-Martin)

Gilles Noël (Salle Colline): "Après l'effondrement de la famille, l'effondrement de la liberté : la DPJ au Québec".

Richard Décarie (Salle du Manège): "Si la famille est protégée, la liberté est assurée". 


Session pléniaire (16h00 - 17h00)

Dossier spécial : Développement et Paix en question

John-Henry Westen et Georges Buscemi (Salle Abraham-Martin):  – L'appui par Développement & Paix d'organismes promoteurs de l'avortement dans le tiers-monde : les preuves et les remèdes à apporter. (en français et en anglais avec traduction simultanée)


Session pléniaire -- Comment proposer et défendre la famille « sanctuaire » comme cellule de toute société viable (17h00 - 17h45)

Richard Décarie, Brigitte Bédard, Solange Lefebvre-Pageau, Gilles Noël

Modérateur : Georges Buscemi


Souper bénéfice pour appuyer la Marche chrétienne (Salle Abraham Martin)

 

19h00 -- Réal Gaudreault : Une Marche chrétienne -- pour mettre les chrétiens du Québec en marche 

19h30 -- Anne-Marie Genest : Une chrétienne en politique -- accomplir mon devoir, pour la gloire de Dieu !

20h00 -- John-Henry Westen : Comment un site web de nouvelles peut équiper les chrétiens à répandre le plein Évangile à l'extérieur comme à l'intérieur de l'église : le cas de l'abbé Gravel et autres anecdotes... (en anglais, avec traduction simultanée)

21h00 -- Fin

 

Merci de faire suivre ce message à vos contacts !

Page Facebook pour le congrès >>

Pour acheter des billets, ou pour toute question, n'hésitez pas à contacter Campagne Québec-Vie au (514) 344-2686 ou au cqv@qc.aira.com

On se voit à Québec le 15 mai !

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La Marche chrétienne

MARCHE CHRÉTIENNE

Samedi le 4 juin 2011

Ville de Québec

Rassemblement : à partir de 12h00 aux Plaines d'Abraham dans le parc des Champs-de-bataille face au Musée du Québec

Départ : du parc à 14h00 vers le Parlement du Québec

VENEZ MARCHER AVEC NOUS

  • Pour participer à la vie sociale en tant que chrétiens et montrer que le christianisme a sa place dans l’espace public.
  • Pour que les valeurs chrétiennes, fondatrices de l’identité québécoise, continuent d’inspirer les choix sociaux.
  • Pour renforcer l’unité des chrétiens des différentes confessions et faire entendre leurs voix.
  • Parce que nous tenons à notre héritage chrétien.

Nous vous invitons à vous joindre à notre réseau d’agents multiplicateurs — présents dans les différentes régions du Québec — pour agrandir notre réseau d’information et de mobilisation de personnes prêtes à s’impliquer.

Par amour pour Jésus, pour la foi et les valeurs chrétiennes, pour les enfants et pour les générations futures, unissons-nous ! Jésus ne nous a-t-il pas demandé de ne faire qu'UN? (Jean 17 :21).

« AVEC JÉSUS ÇA MARCHE »

Pour information : Jeannelle Cantin Tél : 450-293-2682 cantinallard@sympatico.ca (Veuillez écrire « MARCHE » dans l’objet)

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Réponse à une question d’un membre de CQV concernant l’organisme Développement et Paix

Un lecteur de notre bulletin écrit : « J’apprécie le nouveau dynamisme de Québec-Vie […]. Par ailleurs, en tant que membre de Développement et Paix (D+P), je me pose des questions sur la position et les gestes posés par Campagne Québec-Vie [et le groupe LifeSiteNews] à l’égard de ce qu’aurait fait D+P concernant « l’appui » d’un groupe pro-avortement au Mexique. […] 1) J’aimerais obtenir « des lumières internes » de la part de votre organisme. 2) J’aimerais aussi savoir comment CQV concilie les enseignements du Seigneur qui dit « Tu ne tueras pas » et qui, « en même temps » accueille les pécheurs … »

Pour répondre à la question #1 : Non seulement existe-il des preuves que l’organisme D+P a financé sept organismes mexicains faisant la promotion de l’avortement, mais les recherches de LifeSiteNews démontrent que D+P n’avait que tout récemment commencé à élaborer une politique sur l’avortement et, de plus, aurait récemment subventionné de par le monde au moins 26 groupes pro-avortement.

D’autre part, D+P n’a nullement été « blanchi » de tout soupçon suite à une enquête menée en 2009 par deux évêques canadiens. Au contraire, selon un rapport sur D+P publié en novembre 2010 par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), l’organisme devra « élaborer un protocole afin de s’assurer que les organismes qui feront des requêtes de financement auprès de D+P seront pleinement conscients que D+P est un organisme catholique qui adhère à des principes catholiques. » (voir : http://bit.ly/d-et-p-rapport et http://bit.ly/eveques-rapport) À noter qu’il y a curieusement une divergence entre le résumé du rapport en français, qui laisse entendre que D+P avait déjà élaboré ce protocole, et celui en anglais, qui affirme que cet élaboration de protocole est en cours. Puisque la CECC est composée majoritairement d’anglophones, je devine que le rapport original est en anglais, et donc que la version francophone est une traduction manifestement inexacte… (Partie 2 à suivre)

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Congrès 2011 de Campagne Québec-Vie

Préparez-vous à vous libérer pour le Congrès de Campagne Québec-Vie qui aura lieu le dimanche, 15 mai (journée internationale de la famille).

Le thème que nous développerons sera « La famille : sanctuaire de la vie » Nous animerons plusieurs ateliers tels que : « L’euthanasie et la famille », « La mentalité contraceptive et l’avortement », « Vers un féminisme pro-famille », et d’autres encore. Dans les prochaines semaines nous aurons confirmé tous les invités. Nous espérons pouvoir annoncer l’horaire final dès le début du mois de mars… Entre temps, vous pouvez consulter le site Web pour connaître les dernières nouvelles sur le congrès.

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Dehors la religion dans les garderies

(Dénonçons ces abus et proposons quelque chose de mieux pour le Québec. Participez à la Marche chrétienne. --ed) 

Les garderies subventionnées doivent se tenir sur leur garde! En décembre 2010, la ministre de la Famille, Yolande James, a décrété qu'elles devront réviser leur programme éducatif.

Même si les parents réclament que les valeurs familiales juives, musulmanes ou catholiques soient évoquées ou transmises à leurs enfants, il sera dorénavant strictement interdit de le faire sous peine de perdre la subvention gouvernementale.

La croisade laïque, rigide et absolutiste s'étend maintenant jusqu'à la garderie!

La ministre s'est livrée à de ridicules et loufoques contorsions pour expliquer ces nouveaux règlements. En effet, le sapin de Noël est encore (pour combien de temps?) accepté par l'état; même la crèche est tolérée par notre gouvernement... à condition de ne PAS parler aux enfants du petit bébé dans la mangeoire.

Les mouvements québécois qui prônent une laïcité pure et dure trouvent aberrante la directive de la ministre; pour eux, il faut interdire purement et simplement tout signe ou vêtement religieux (croix, crèche, etc.) sous prétexte qu'il ne faut pas endoctriner les enfants. On veut imposer de force aux parents la religion de l'état, c'est-à-dire l'athéisme à la mode. Les directives de Mme James sont hallucinantes et bien emballées sous le couvert de la sacro-sainte neutralité.

Attention! La police du gouvernement va maintenant devoir inspecter chaque garderie pour démêler "culture", "coutume", "religion" et "tradition", afin de veiller à l'application des nouvelles directives. Comble du ridicule, les prêtres, imans et rabbins auront le droit de visiter les garderies "à condition qu'ils ne parlent pas de religion". Au Québec, nous en sommes rendus à une laïcité loufoque et intolérante. La défense de la laïcité à tout prix nous mène sur la voie de l'anarchie et de l'absurdité où le respect des croyances n'a plus aucune place.

Nous avons exclu Dieu de notre horizon; nos recettes destructives aboutissent à des chemins tortueux et erronés (faillites fiscale, sociale, économique, morale, etc.). Il faut achever ce "beau" travail en excluant Dieu de nos garderies.

"Notre pays était autrefois imprégné du message évangélique. Notre peuple a tellement changé depuis quelques années, qu'on peut dire avec Benoît XVI que souvent la lumière de la foi ne brille plus que dans de petites communautés, et dans les lieux de pèlerinages" (Paul Rancourt, Le Messager de St-Antoine, janvier 2011).

Aujourd'hui Dieu a été chassé définitivement de la garderie et le bon peuple garde silence! Faut-il rester enfermé dans notre désillusion, voire notre désespérance? Malgré ces terribles épreuves, il faut plutôt continuer à se tenir debout, à espérer et à se mobiliser pour changer les choses.

Le Malin veille au grain. Les parents devront avoir le courage de se mouiller, d'afficher ouvertement leur foi et de résister.

Pendant qu'on ne se gêne pas pour bafouer nos croyances et nos pratiques religieuses de façon violente et malhonnête, on ne peut pas baisser les bras. Le dossier n'est pas clos, comme le laisse entendre le gouvernement. Le combat continue, car les enfants de nos garderies méritent mieux que cela.

En janvier 2011, l'Association des parents catholiques du Québec a lancé une pétition contre la directive qui interdit la religion dans les garderies. Le journal La Presse du 8 février 2011 nous informait que 5000 signatures ont été recueillies en très peu de temps. Le gouvernement continue de bafouer allègrement les droits parentaux en gommant la dimension spirituelle et religieuse des enfants. En attendant, la ministre garde le cap et refuse obstinément de revoir sa position intraitable.

Le combat continue!

Proposons les valeurs chrétiennes pour un Québec en dérive : participez à la Marche chrétienne ==>

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Série de conférences sur la fin de vie et les soins palliatifs -- Université de Montréal

Une très intéressante série sur les questions de fin de vie à l'université de Montréal:

Médecine pour tous

Les soins palliatifs

Les immenses avancées de la médecine contemporaine permettent à des individus souffrant de pathologies complexes d’allonger leur vie de façon importante ; parallèlement, cette même médecine offre quotidiennement des soins personnalisés centrés sur le mieux-être optimal de chacun, que ce soit pour des malades atteints de cancer ou d’autres conditions médicales et dont le pronostic vital est touché : ce sont les soins palliatifs. Ces soins concernent la qualité de vie de chaque personne sur plusieurs plans : médical (soulagement des symptômes de douleur, d’anxiété), psychosocial (accompagnement dans la dignité du malade et de ses proches), spirituel et religieux (selon les croyances individuelles). La série Médecine pour tous sur les soins palliatifs explorera ces aspects des soins réservés aux malades en fin de vie ainsi qu’à leurs proches.

Pour en savoir plus, ou pour y assister>>

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L’avortement au Québec

L’avortement au Québec1

En septembre 2008, le Conseil pour le statut de la femme a déposé une étude ayant pour but de faire le bilan sur les cas d’avortements sur l’ensemble du Québec. À cette fin, employant les statistiques de la Régie de l’assurance maladie du Québec - RAMQ, leur étude, entre autre, présente plusieurs tableaux. Je vous présente certains faits qui m’ont intéressé et j'invite ceux et celles parmi vous d'aller scruter le document original pour en savoir davantage.

  • Avortements – ensemble du Québec: 28 198 2 
  • Avortements par jour – en moyenne: 80
  • Avortements par jour – Montréal, en moyenne: 30
  • Nombre de locaux d’avortements à Montréal: 20
  • Avortements au premier trimestre – soit avant la 14e semaine: 92 %
  • Avortements après la 14e semaine: 8% ou 2 256 avortements "tardifs" par année.

De plus, j’aimerais porter votre attention sur deux points. Tout d'abord, ces chiffres représentent une sous-estimation. Dans le rapport, nous lisons : « …l’Institut de la statistique du Québec estime, dans une de ses études, que l’écart entre le nombre réel d’avortements pratiqués et celui qui est comptabilisé s’établit à 6 % . »3  Le conseil offre plusieurs causes pour expliquer cet écart, tel que des lacunes chez RAMQ entre autre.

Le deuxième point concerne les avortements itératifs, soit plusieurs avortements procurés à une même personne dans une période de moins de cinq années. Selon diverses études scientifiques, il y une forte relation entre de tels avortements et la violence –psychologique, sexuelle, ou physique. Cependant, peu est connu de ce phénomène au Québec; les données présentées par le Conseil ne sont que pour le Canada en général, les États-Unis, ou la France. Donc, une importante lacune existe.4

Citations:

1 L’avortement au Québec : état des lieux au printemps 2008 pour 2006. (PDF) (retour)

2 Ibid., p. 3. (retour)

3 Ibid., p. 13.

4 Ibid., p. 18-9.

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Les dérives du suicide assisté en Suisse

En marge de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, voici un rapport sur les dérives de la dépénalisation de l'euthanasie en Suisse, publié tout récemment sur le site FautPasPousser.com:

 

 

Le suicide assisté en Suisse

1. Législation actuelle

  • L’article 115 du code pénal suisse, datant de 1899 et revu en 2002, est formulé ainsi : « Celui qui, poussé par un mobile égoïste, aura incité une personne au suicide, ou lui aura prêté assistance en vue du suicide, sera, si le suicide a été consommé ou tenté, puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire ».
  • L’euthanasie active directe ainsi que le meurtre sur demande de la victime sont aussi punissables, alors que, à contrario, l’assistance désintéressée au suicide n’est pas une infraction pénale en droit suisse. « Ce dernier point est particulièrement sensible. Il constitue aussi la principale originalité de la législation suisse, qui distingue ainsi le meurtre sur la demande de la victime (art. 114 du code pénal) de l’incitation et de l’assistance au suicide (art. 115) ». Concrètement, le médecin peut préparer la substance qui donnera la mort, mais la personne doit la porter à ses lèvres.
  • D’un point de vue légal, plusieurs conditions doivent être respectées : discernement de la personne, demande sérieuse et répétée dans le temps, maladie incurable, souffrances physiques ou psychologiques importantes, et pronostic vital engagé ou invalidité définitive. La réglementation suisse permet donc à des associations de proposer en toute légalité une aide au suicide pour des motifs désintéressés. Quatre associations ont vu le jour dans ce cadre. Les deux principales sont Exit et Dignitas, cette dernière acceptant de répondre à des demandes d’étrangers.
  • Récemment, les autorités sanitaires ont imposé deux rendez-vous médicaux avant le recours au suicide assisté, le second rendez-vous permettant de délivrer une ordonnance de pentobarbital.

2. Bilan quantitatif

Comparaison des statistiques de 2003 et de 20071

  2003 En % de tous les décès En % de tous les suicides 2007 En % de tous les décès En % de tous les suicides
Décès 63070     61089    
Suicides 1400 2,22%   1360 2,23%  
Dont: suicides accompagnés par une organisation en Suisse 272 0,43% 19,43% Environ 400 0,65% 29,41%
Dont: suicides de personnes non-domiciliées en Suisse, accompagnées par Dignitas 91 0,14% 6,5% 132 0,22% 9,70%

D’après Dignitas, 860 étrangers ont eu recours aux services de l’association depuis sa création en 1998, dont 80 Français.

3. Dérives constatées

A) Des pratiques douteuses

  • En 2007, les voisins de la HLM où œuvre l’association Dignitas à Zurich ont obtenu son départ, après 8 ans d’activité. Ils se sont plaints des désagréments occasionnés : cadavres dans leur housse mortuaire, debout dans l’ascenseur de l’immeuble ; mise en bière sur le trottoir devant l’immeuble ; circulation des cercueils dans l’immeuble et à ses abords. Depuis, l’association a été chassée d’un second appartement. Pour mener ses activités, elle a eu recours à des hôtels, hangars de zone industrielle, et des parkings.
  • Dignitas utilise les barbituriques (pentobarbital), à avaler avec de l’eau, et désormais également l’étouffement avec un sac en plastique rempli d’hélium, afin de contourner l’exigence de prescription médicale d’un barbiturique par un médecin.
  • En mai 2010, plusieurs dizaines d’urnes funéraires ont été retrouvées au fond du lac de Zurich. Or, en décembre 2008, le gouvernement du canton de Zurich avait indiqué que l’utilisation du lac comme lieu de dernier repos n’était pas possible pour des raisons éthiques et sociales. L’association Dignitas a reconnu avoir déposé une urne dans le lac, à la demande d’une patiente. La presse suisse s’est faite l’écho des soupçons pesant sur le responsable de Dignitas au sujet des autres urnes retrouvées.

B) Des suicides assistés pour des personnes qui n’étaient pas en fin de vie

  • Des scandales ont éclaté avec l’euthanasie de personnes dépressives ou que l’on pouvait guérir. Une étude parue dans le Journal of Medical Ethics en 2008 révèle que 34% des personnes qui avaient eu recours au suicide assisté, dont des jeunes de moins de 30 ans, par l’intermédiaire d’une de ces associations, ne souffraient pas d’une maladie mortelle.
  • Dignitas a accepté en 2002, de « suicider » deux Français, frère et sœur, de 29 et 32 ans. Plus tard, un jeune homme de 25 ans. En 2003, un couple de Britanniques, de 53 et 59 ans, souffrant de diabète et d’épilepsie, mais non en fin de vie. Leur famille, ignorant leurs intentions, ont été particulièrement choqués à l’annonce de la mort.

C) Des enjeux financiers

En 2009, le département fédéral de justice et police rendait un rapport qui s’inquiétait des évolutions de la pratique des organisations d’assistance au suicide : 272 cas en 2003 et environ 400, cas en 2007, soit une augmentation de 47% en quatre ans. Le rapport alerte en outre sur les conditions financières du suicide assisté (6000 euros en moyenne par personne en 2008 pour Dignitas).

D) Le développement d’un « tourisme de la mort »

Le suicide assisté ouvert à des étrangers constitue un point délicat, puisqu’il entraine ce que qu’on appelle le « tourisme du suicide », ou le « tourisme de la mort ». Le Gouvernement fédéral s’est inquiété de cette mauvaise image de marque pour la Suisse et cherche à éviter les abus les plus visibles.

Devant ces dérives, les responsables politiques étudient la révision de la législation.

Rapport publié en janvier 2011

Citations:

1 Rapport sur «l’assistance organisée au suicide », Département Fédéral de Justice et Police, 15 mai 2009 (retour)

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Les dérives de l'euthanasie en Belgique

En marge de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, voici un rapport sur les dérives de la dépénalisation de l'euthanasie en Belgique, publié tout récemment sur le site FautPasPousser.com:

 

 

L’euthanasie en Belgique

1. La législation actuelle

  • La loi qui a dépénalisé la pratique de l’euthanasie sous certaines conditions a été votée le 28 mai 2002.
  • Le texte protège le médecin qui « met intentionnellement fin à la vie d’une personne à la demande de celle-ci », à condition qu’elle soit dans « une situation médicale sans issue et un état de souffrance physique et psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable».
  • Le médecin doit consulter un second praticien qui vérifie que ces conditions sont remplies, dans certains cas un troisième médecin, psychiatre ou spécialiste de la pathologie concernée.
  • Une commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie, composée de 16 membres, est chargée de vérifier à postériori la conformité de tous les actes d’euthanasie pratiqués en Belgique. Si elle estime que les conditions n’ont pas été respectées, elle doit saisir la justice. Elle transmet tous les deux ans un rapport au Parlement.
  • Des « kits euthanasie » sont vendus en pharmacie aux médecins

2. Bilan quantitatif

Le nombre d’euthanasies officiellement recensées est passé de 235 en 2003 à 822 en 2009, soit une augmentation de 250 % en cinq ans.

  • Une étude 1a récemment été menée par le professeur Luc Deliens, de l’Université libre flamande de Bruxelles : selon cette enquête portant sur 1917 cas, la majorité des personnes euthanasiées sont plutôt jeunes (seulement 18% de personnes âgées de plus de 80 ans), atteints de cancer en phase terminale (93,4%) et ne supportant plus la douleur physique, selon les déclarations qu’elles ont faites à leur médecin. Les hommes sont un peu plus nombreux que les femmes. L’euthanasie est plus couramment pratiquée en Flandres (83%) qu’en Wallonie (17%) : des chiffres étonnants qui, pour les chercheurs, peuvent s’expliquer par des « différences de pratiques médicales ».
  • La Commission de contrôle et d’évaluation a examiné plus de 2000 déclarations depuis sa création. Aucune déclaration n’a fait l’objet d’un signalement au procureur.

3. Les dérives constatées

A) Des euthanasies sur des personnes ne remplissant pas les conditions

  • Dès 2007, plusieurs cas d’euthanasie de patients souffrant de dépression majeure irréductible ont été dénoncés par une association travaillant dans ce domaine (« Netwerk Depressie Vlaanderen »), qui rappelle que la dépression ne peut être considérée comme une maladie incurable.
  • Plusieurs cas litigieux ont été médiatisés en Belgique, et dans au moins un cas (cf L’Express du 24 avril 2008), la justice s’est autosaisie du dossier et a nommé un juge d’instruction. Deux ans après les faits, les enquêteurs ont décidé de ne pas poursuivre.
  • Une étude publiée en 2009 dans la revue American Journal of Critical Care révèle que des médecins et des infirmières ont eu recours à l’euthanasie pour 25 enfants, alors que cette pratique est interdite pour les mineurs.

B) De nombreuses euthanasies clandestines ou réalisées sans consentement du malade

Les auteurs d’une étude parue en septembre 2010 sur les pratiques de fin de vie au regard de la loi sur l’euthanasie 2ont constaté que beaucoup de cas d’euthanasie ne sont pas rapportés aux autorités, et même que le consentement du patient n’a pas été obtenu dans un très grand nombre de cas.

En effet, selon cette enquête, sur les 54.881 morts recensées en Flandres en 2007, 1042 décès (1,9%, contre seulement 0,3% en 2001) seraient survenues à la suite d’une euthanasie pratiquée sur demande.

Cette même année 2007, seulement 495 euthanasies ont été déclarées à la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’application de la loi sur l’euthanasie, dont 412 l’ont été en néerlandais et 83 en français (cf. Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie, Troisième rapport aux Chambres législatives, années 2006 et 2007, p. 11).

C) Une mauvaise maitrise des soins palliatifs

Pour le docteur Bernard Devalois 3 , spécialiste français des soins palliatifs, l’étude citée plus haut menée par le professeur Luc Deliens, de l’Université libre flamande de Bruxelles " démontre que la majorité des demandes d'euthanasie en Belgique sont liées à des douleurs physiques insupportables et donc à des mauvaises pratiques médicales dans le traitement de la douleur, car les souffrances vraiment réfractaires - que nous traitons en France en endormant le malade - restent très rares". Une analyse corroborée par le fait que la grande majorité des euthanasies belges ont lieu au domicile du patient.

"On peut penser qu'elles sont effectuées par des généralistes démunis car mal formés au maniement des techniques antalgiques complexes", constate le médecin français.

Pour le docteur Devalois, "à la lecture de cette étude, la Belgique semble choisir de privilégier la formation de ses généralistes au maniement de produits provoquant une mort rapide du patient (barbituriques et curares). Le malade n'a donc que le choix entre souffrir ou demander l'euthanasie. Je préfère nettement qu'on lui offre un troisième choix : être soulagé de sa douleur ! C'est la voie qu'a choisie la France à travers les plans Douleur et Soins Palliatifs".

D) Un manque de respect et de contrôle des procédures

Une autre importante étude d’évaluation4 a été menée en 2009 par le professeur Raphaël Cohen-Almagor, de l’Université de Hull (Royaume-Uni). Cette étude met en lumière plusieurs difficultés sérieuses. A titre d’exemple, concernant la nécessité légale de l’avis d’un second praticien, des cas sont signalés où le médecin consulté rend son avis par téléphone et n’examine pas la personne malade. Ces médecins feraient naturellement appel à des confrères, souvent les mêmes, connus pour leur ouverture à la pratique de l’euthanasie.

L’étude conclut sur le déficit de contrôle et le laxisme dans certaines pratiques, et invite le législateur à instaurer des mécanismes pour éviter les abus.

Elle rappelle par ailleurs la responsabilité des pharmaciens à qui il revient de contrôler la délivrance des substances létales : ces derniers devraient garder un registre nominatif des ventes et des retours des produits non utilisés après une euthanasie. Jusqu’à présent, la vente de kits euthanasie en pharmacie ne fait l’objet d’aucun contrôle.

En 2009 également, le Professeur à l'Université catholique de Louvain, Herman Nys, estime que sept années après l'entrée en vigueur de la loi sur l'euthanasie, "le fossé entre la loi et la pratique médicale est plus grand que jamais". Ainsi, d'après la loi, il n'existe pas de "droit" à l'euthanasie et celle-ci doit être pratiquée par un médecin. Or, souvent exigée, l'euthanasie est ressentie comme un "droit" et en pratique ce sont les infirmiers qui la mettent en œuvre la plupart du temps. Enfin, selon la loi, la demande d'euthanasie doit être formulée en toute conscience, par écrit, par le patient. En pratique, la demande émane souvent des proches et est rarement formulée par écrit.

E) Une « fuite en avant », avec l’élargissent de la loi aux mineurs

Une proposition de loi sur l’accès à l’euthanasie des mineurs de 15 ans a été déposée en septembre 2010, pour aligner la législation belge sur celle des Pays Bas qui autorise déjà l’euthanasie pour les enfants âgés de 12 à 17 ans.

Rapport publié en janvier 2011

Citations:

1 Legal Euthanasia in Belgium: Characteristics of All Reported Euthanasia Cases - Smets, Tinne MA*; Bilsen, Johan PhD*; Cohen, Joachim PhD*; Rurup, Mette L. PhD†; Deliens, Luc PhD*† Février 2010 (retour)

2 « Medical End-of-life Practices under Euthanasia Law in Belgium » (The New England Journal of Medecine, September 10). En 2007, les auteurs ont mené une étude de suivi de deux vastes enquêtes sur les pratiques de fin de vie médicalisée réalisées en 1998 et 2001. 58,4 % des médecins sondés ont répondu au questionnaire qui leur a été adressé. (retour)

3 « De plus en plus d’euthanasies en Belgique », article paru dans la revue La Vie, 15 mars 2010. (retour)

4 « Euthanasia Policy and Practice in Belgium : Critical Observations and Suggestions for Improvement », revue Issues in Law and Medicine (volume 24, number 3, 2009, p. 187-218). (retour)

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