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L’ONU propose un vocabulaire plus neutre !

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : yanalya/Freepik

L’ONU a récemment pondu un curieux tweet dans lequel elle invite tout un chacun à employer un langage neutre à l’égard du « genre » des personnes en général, pour éviter de froisser accidentellement quelqu’un en lui attribuant un genre grammatical qui ne lui conviendrait pas, même si cette personne est comprise dans un groupe qui ne la représente pas forcément. Je ne vois franchement pas l’intérêt d’une telle démarche (à coup sûr idéologique) :

Aidez à créer un monde plus égalitaire en utilisant un langage neutre sur le genre si vous n’êtes pas sûr du genre d’une personne ou si vous faites référence à un groupe.

Je ne traduirais pas la liste d’exemples que nous fournit l’ONU, il n’y a pas forcément de différence dans l’équivalent français des choix proposés (« mankind » ― « humankind » : humanité), mais je relèverai que les propositions escamotent les mots « man » (homme), « girl » (fille), « boy » (garçon), « lord » (seigneur), « husband » (mari) ou « wife » (femme), exercice auquel je ne me plierai sûrement pas, ni en français ni en anglais.

En outre, les choix de remplacement ne sont pas forcément pertinents ou pratiques, quand je dis « chairman » (président) au moins on comprend bien de quoi il s’agit, tandis que si j’emploie « chair » (président, mais aussi fauteuil) on risque le quiproquo cocasse. De même mettre « family name » (nom de famille) au lieu de « maiden name » (nom de jeune fille) c’est faire injure à la signification des expressions !

Par contre, je n’utiliserai pas plus le terme « boyfriend » (petit ami) ou son équivalent féminin que le neutre « partenaire » pour désigner des personnes entretenant des relations extra-conjugales, préférant à ces euphémismes les termes concrets « adultères », « concubins » ou « fornicateurs », ou pour parler d’un homme et d’une femme qui se fréquentent chastement.

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Les évêques catholiques du Minnesota déclarent qu’ils ouvriront leurs églises

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Les évêques catholiques du Minnesota aux États-Unis ont publié un communiqué dans lequel ils annoncent donner la permission aux paroisses de rouvrir leurs portes le 26 mai, en suivant les directives sanitaires émises par les évêques, et tout cela sans l’accord du gouvernement de l’État qui a permis aux commerces d’accueillir jusqu’à 50 % de leur capacité en clientèle, mais aux lieux de culte uniquement jusqu’à 11 personnes. Précisons que les évêques ont tenté à plusieurs reprises de parlementer avec l’État, sans succès, selon le site Archidiocese of Saint Paul and Minneapolis.

Jusqu’à 33 % de capacité :

Les évêques du Minnesota sont unis dans la conviction que nous pouvons reprendre les messes publiques en toute sécurité, conformément à nos devoirs religieux et aux normes de santé et de sécurité publiques reconnues. Nous pouvons pratiquer notre culte d’une manière qui reflète à la fois l’amour de Dieu et l’amour de nos prochains (cf. Marc 12 : 30-31). Par conséquent, nous donnons à nos paroisses la permission de reprendre la célébration publique de la messe le mardi 26 mai, ce qui nous donnera le temps d’être prêts pour la célébration de la Pentecôte le 31 mai. Les paroisses devront suivre les protocoles stricts que nous avons publiés sur les mesures sanitaires et l’éloignement social, et devront limiter l’assistance à un tiers de la capacité d’accueil de l’église.

11 personnes pour des milliers de places ? Pas raisonnable :

Un décret qui balaie si largement qu’il interdit, par exemple, un rassemblement de 11 personnes dans une cathédrale de plusieurs milliers de places assises défie la raison. C’est pourquoi nous avons choisi d’aller de l’avant en l’absence de tout échéancier précis du gouverneur Walz et son administration.

Voici de courageux évêques, pour eux « la vie de la foi est essentielle » !

Ce sont en l'occurrence :

Mgr Bernard A. Hebda, archevêque de l'archidiocèse de Saint-Paul et Minneapolis

Mgr Michael J. Hoeppner, évêque du diocèse de Crookston

Mgr Donald J. Kettler, évêque du diocèse de St. Cloud

Mgr John M. LeVoir, évêque du diocèse de New Ulm

Mgr John M. Quinn, évêque du diocèse de Winona-Rochester

Mgr Andrew H. Cozzens, évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Saint-Paul et Minneapolis

Très Révérend Père James Bissonette, administrateur diocésain du diocèse de Duluth

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Jeudi 21 mai 2020 — Ascension de Notre Seigneur

Par Fabien Laurent (Medias-Presse.info) ― Photo (Côtés flous rajoutés) : FreeArt/Wikimedia Commons

Ascension de Notre Seigneur : « L’Ascension du Christ est notre élévation. »

Le jour s’est levé radieux, la terre qui s’émut à la naissance de l’Emmanuel éprouve un tressaillement inconnu ; l’ineffable succession des mystères de l’Homme-Dieu est sur le point de recevoir son dernier complément. Mais l’allégresse de la terre est montée jusqu’aux cieux ; les hiérarchies angéliques s’apprêtent à recevoir le divin chef qui leur fut promis, et leurs princes sont attentifs aux portes, prêts à les lever quand le signal de l’arrivée du triomphateur va retentir. Les âmes saintes, délivrées des limbes depuis quarante jours, planent sur Jérusalem, attendant l’heureux moment où la voie du ciel, fermée depuis quatre mille ans par le péché, s’ouvrant tout à coup, elles vont s’y précipiter à la suite de leur Rédempteur. L’heure presse, il est temps que notre divin Ressuscité se montre, et qu’il reçoive les adieux de ceux qui l’attendent d’heure en heure, et qu’il doit laisser encore dans cette vallée de larmes. Tout à coup il apparaît au milieu du Cénacle. Le cœur de Marie a tressailli, les disciples et les saintes femmes adorent avec attendrissement celui qui se montre ici-bas pour la dernière fois. Jésus daigne prendre place à table avec eux ; il condescend jusqu’à partager un dernier repas, non plus dans le but de les rendre certains de sa résurrection ; il sait qu’ils n’en doutent plus ; mais, au moment d’aller s’asseoir à la droite du Père, il tient à leur donner cette marque si chère de sa divine familiarité. O repas ineffable, où Marie goûte une dernière fois en ce monde le charme d’être assise aux côtés de son fils, où la sainte Église représentée par les disciples et par les saintes femmes est encore présidée visiblement par son Chef et son Époux ! Qui pourrait exprimer le respect, le recueillement, l’attention des convives, peindre leurs regards fixés avec tant d’amour sur le Maître tant aimé ? Ils aspirent à entendre encore une fois sa parole ; elle leur sera si chère à ce moment du départ ! Enfin Jésus ouvre la bouche ; mais son accent est plus grave que tendre. Il débute en leur rappelant l’incrédulité avec laquelle ils accueillirent la nouvelle de sa résurrection. Au moment de leur confier la plus imposante mission qui ait jamais été transmise à des hommes, il veut les rappeler à l’humilité. Sous peu de jours ils seront les oracles du monde, le monde devra croire sur leur parole, et croire ce qu’il n’a pas vu, ce qu’eux seuls ont vu. C’est la foi qui met les hommes en rapport avec Dieu ; et cette foi, eux-mêmes ne l’ont pas eue tout d’abord : Jésus veut recevoir d’eux une dernière réparation pour leur incrédulité passée, afin que leur apostolat soit établi sur l’humilité. Prenant ensuite le ton d’autorité qui convient à lui seul, il leur dit : « Allez dans le monde entier, prêchez l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné ». Et cette mission de prêcher l’Évangile au monde entier, comment l’accompliront-ils ? Par quel moyen réussiront-ils à accréditer leur parole ? Jésus le leur indique : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : ils chasseront les démons en mon nom ; ils parleront des langues nouvelles ; ils prendront les serpents avec la main ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur nuira pas ; ils imposeront les mains sur les malades, et les malades seront guéris ». Il veut que le miracle soit le fondement de son Église, comme il l’a choisi pour être l’argument de sa mission divine. La suspension des lois de la nature annonce aux hommes que l’auteur de la nature va parler ; c’est à eux alors d’écouter et de croire humblement.

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Guide de l’électeur pour la course à la direction du parti conservateur 2020

Par Campaign Life Coalition ― Traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : Freepik — Mise à jour : 22 mais 2020

Meilleurs choix pour le bulletin de vote

Votez pour ces candidats pro-vie et profamille sans réserve en les mettant comme choix n° 1 et n° 2, dans l’ordre que vous préférez.

La classification de chacun de ces candidats est basée sur le nombre et la qualité des politiques socialement conservatrices proposées par eux, ainsi que sur le degré d’engagement de chacun sur les questions relatives à la vie et à la famille. Sloan a une avance dans ces critères, mais Lewis est également un bon choix.

Aucun autre candidat ne devrait être pris en compte pour figurer sur le bulletin de vote.

Voyez leur dossier en cliquant dessus

À ne pas supporter

Les autres candidats sont non supportables en raison de leur soutien à l’avortement, qui est un facteur d’exclusion. Veuillez ne pas du tout mettre leurs noms sur le bulletin de vote.

Chaque année, plus de 100 000 enfants sont tués avant leur naissance, et ni MacKay ni O’Toole ne sont prêts à les protéger. En mettant un de ces hommes en troisième ou en quatrième position, on enverrait le message à tous les politiciens canadiens qu’ils peuvent soutenir le meurtre de bébés in utero, tout en comptant sur les votes des pro-vie.

En outre, cela serait stratégiquement contre-productif à long terme pour notre cause, dans les années à venir. En refusant stratégiquement de soutenir les politiciens qui promeuvent et encouragent l’avortement, ou qui refusent d’agir pour mettre fin au massacre des enfants avant leur naissance, nous favoriserons les dirigeants plus courageux de l’avenir.

Ils comprendront que pour canaliser la puissance du mouvement pro-vie et profamille, ils doivent nous proposer des politiques concrètes. De même, les partis comprendront que pour susciter l’enthousiasme des Canadiens favorables à la vie et à la famille, il est nécessaire de former des dirigeants qui partagent nos valeurs.

Cliquez sur les liens ci-dessous pour une analyse plus approfondie du dossier de chaque candidat.

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France : analyse de l’ordonnance du Conseil d’État ordonnant la reprise des cultes publics

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo : AdobeStock

Le Conseil d’Etat français a ordonné au Premier ministre, Edouard Philippe — à la grande surprise des médias et même des évêques, semble-t-il — de modifier le décret interdisant les cultes publics dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire dans un délai de huit jours, dans une décision historique qui reconnaît les droits spécifiques attachés à la « liberté fondamentale » du culte public. D’ici à la semaine prochaine, les églises françaises devraient être autorisées à organiser des messes publiques et autres cérémonies religieuses, qui sont suspendues depuis la mi-mars en raison de la pandémie de COVID-19, au motif que leur interdiction n’est plus proportionnée à la guerre contre le coronavirus déclarée par Emmanuel Macron le 16 mars dernier.

La plus haute autorité administrative française a déclaré que le droit de se joindre à un rassemblement ou à une réunion dans les lieux de culte — et pas seulement celui de prier chez soi ou de prier individuellement dans un tel lieu de culte — « est une composante essentielle de la liberté de culte », et que la limitation de ces rassemblements constitue « une atteinte » grave et manifestement illégale » à cette liberté.

Cette décision est une gifle pour le gouvernement français, qui a montré le côté le plus sombre de son laïcisme en maintenant sine die des mesures strictes contre le culte religieux, et en particulier le culte catholique, malgré un déconfinement assez large qui a permis aux écoles primaires, aux commerces, aux boutiques et à la plupart des centres commerciaux ainsi qu’aux bibliothèques et aux petits musées de rouvrir depuis le 11 mai.

La décision est aussi une claque pour les évêques de France et leur « conférence » qui a fini — comme le montre de manière éclatante cette affaire — par phagocyter le pouvoir d’appréciation et de gouvernement de chaque évêque dans et pour son diocèse –, qui se sont délibérément abstenus d’attaquer le décret du 11 mai devant les tribunaux.

Au lieu de cela, le 1er mai, lorsque Edouard Philippe, détaillant les modalités de déconfinement, a annoncé sans ménagement qu’il n’y aurait « pas de messe avant le 2 juin », le président de la conférence épiscopale, Eric de Moulins-Beaufort, s’est contenté de faire une remarque : « On peut trouver cette décision exagérément prudente, mais il faut quand même l’appliquer. »

Eh bien, elle n’était pas « exagérément prudente » : elle était illégale et contraire aux droits des catholiques en France !

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Un évêque français dénonce l’« atteinte » au droit des catholiques de « participer librement à la messe »


Mgr Bernard Ginoux, évêque du diocèse de Montauban, en France.

Par Jeanne Smits ― Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/DENIS BEGUE/YouTube

Il est à noter que le gouvernement est maintenant censé laisser aux Français une liberté de culte plus large, selon la décision du Conseil d’État, mais il est intéressant de voir les plus vigoureuses et les plus belles réactions des évêques de France qui ont précédé cet événement ; il faut dire aussi qu’aucun d’entre eux n’a participé aux recours qui ont été portés devant le Conseil d’État. ― A. H.

13 mai 2020 (LifeSiteNews) —Dans une lettre pastorale adressée à tous les fidèles de son diocèse, l’évêque Bernard Ginoux de Montauban a plaidé avec passion pour le droit des catholiques de pratiquer leur religion (lire la lettre complète ci-dessous).

L’évêque a clairement indiqué qu’aucune loi civile ne peut annuler le droit fondamental de la liberté religieuse*. Il a souligné que pour les catholiques, la messe est bien plus qu’un simple rassemblement communautaire, c’est le renouvellement du sacrifice du Christ sur la Croix.

Sa lettre, rédigée avec force, reçut une large attention dans les médias catholiques français.

Depuis le début de la crise du COVID-19 et de ses mesures « sanitaires » (que l’évêque Athanasius Schneider a qualifié de « dictature sanitaire »), Mgr Ginoux s’est montré particulièrement franc et courageux.

Dans l’un de ses derniers tweets, en réaction à un article paru dans Le Monde sur la possibilité d’une vaccination obligatoire accompagné d’une nanopuce, l’évêque Ginoux a déclaré : « Attention ! Danger ! La liberté de chacun est bafouée au nom d’un bien. Il faut dire non. »

Dimanche dernier, dans un autre tweet, il écrivait : « Messe. Encore un dimanche de souffrance (alors que nous sommes dans la joie de Pâques) pour tous ceux qui sont injustement privés de l’eucharistie. Je vous rejoins. »

Dans sa lettre pastorale, Mgr Ginoux a longuement commenté le maintien de l’interdiction du culte public, déclarant « Notre liberté est en jeu et il y est gravement porté atteinte ».

Il a ajouté : « je dénonce l’atteinte aux droits des fidèles catholiques de participer librement à la messe, je dénonce le rejet qui est fait de ce droit. La loi civile, dont il resterait à prouver l’obligation en la matière, ne peut s’imposer à ma conscience de pasteur quand elle m’empêche d’accomplir mon devoir. Je suis prêtre et évêque pour donner le Christ aux fidèles qui en ont besoin. C’est ma mission et je veux leur en faire part. L’Eglise Catholique a toujours rappelé le droit de la personne humaine à pratiquer sa religion. Empêcher d’exercer ce droit est une atteinte aux droits humains fondamentaux qui pourrait entraîner d’autres dérives ».

Mgr Ginoux insista également sur la nécessité spécifique des catholiques d’assister en personne à la messe, surtout maintenant que l’épidémie de coronavirus recule et à un moment où de nombreuses autres activités sont autorisées.

[… Voilà ci-dessous la version originale française de la lettre, qui provient du Salon Beige, la traduction anglaise est disponible sur LifeSiteNews :]

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Alice von Hildebrand : la femme, la féminité et le féminisme

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Piqsels

Quel est la qualité même qui caractérise la femme et que le féminisme a rejeté comme « faiblesse » ? : la féminité.

C'est ce que démontre Alice von Hildebrand, qui obtint un doctorat en philosophie à l’Université de Fordham et est professeur émérite du Hunter College de la City University of New York, dans un un entretien accordé à Zenit en 2003 que le site a rapporté sous forme d’extraits.

Dans cette entrevue, l’épouse du célèbre philosophe feu Dietrich von Hildebrand, elle-même philosophe et auteur du livre The Privilege of Being a Women (Le privilège d’être une femme), elle explique que le rôle de mère a une valeur infinie aux yeux de Dieu, et que la femme peut trouver une force surnaturelle dans ce que le féminisme considère comme une faiblesse : la féminité que caractérise la douceur, la patience, le désintéressement, le don de soi, la tendresse, féminité qui en Marie atteint sa perfection.

Mme von Hildebrand dénonce la sécularisation qui a empoisonné en profondeur la société en progressant par étapes et s'attaquant d'abord à l’homme, selon Zenit :

« Le poison de la sécularisation a pénétré en profondeur dans notre société, explique Alice von Hildebrand. La pénétration a eu lieu par étapes. L’homme a été sa première victime : il s’est laissé convaincre de plus en plus que pour être “quelqu’un” il devait réussir dans la vie. Le succès signifie l’argent, le pouvoir, la célébrité, la reconnaissance, la créativité, l’esprit inventif, etc. »

Pour devenir ce « quelqu’un », beaucoup d’hommes ont sacrifié leur vie de famille, le travail représentant pour eux la partie sérieuse de leur existence, ne rentrant à la maison que pour se détendre ou s’amuser, attitude qui a détruit de nombreux mariages. Il ne leur restait que peu de temps et d’attention à porter à leur femme ou a leurs enfants. Les femmes, à juste titre, se sont senties considérées comme secondaires, sortes d’appendices ou de délassements ; de là une souffrance compréhensible et légitime.

Mais la réaction du féminisme a conduit les femmes à adopter une mentalité sécularisée, qui leur a enseigné qu’elles devaient aussi se jeter dans le monde du travail pour entrer en compétition avec les hommes, afin de se prouver qu’elles étaient « quelqu’un », qu’elles étaient leurs égaux, souligne-t-elle. En suivant ce chemin, elles oublièrent la beauté et la dignité du rôle de femme et de mère, méprisant la féminité comme une faiblesse, méconnaissant le pouvoir spirituel qu’elles peuvent exercer auprès de leur mari, et perdant de vue qu’étant égaux en dignité ontologique, l’homme et la femme sont différents et complémentaires, explique-t-elle :

« Elles se sont laissées convaincre que féminité signifiait faiblesse, poursuit Alice von Hildebrand. Elles ont commencé à mépriser les vertus comme la patience, le désintéressement, le don de soi, la tendresse, et ont cherché à devenir comme les hommes en tout […] Elles sont devenues aveugles au fait que les hommes et les femmes, bien qu’égaux en dignité ontologique, ont été créés différents par choix de Dieu : homme et femme il les créa. Différents et complémentaires.

Chaque sexe a ses propres forces et ses propres faiblesses. Selon le plan admirable de Dieu, le mari doit aider sa femme à surmonter ces faiblesses afin que tous les trésors de sa féminité puissent s’épanouir pleinement, et vice versa ».

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Nouveau rapport contre la Pologne au Parlement européen : entre autres sur l’avortement et l’idéologie LGBT

Par Olivier Bault (Visegrád Post)

Pologne — Alors qu’il n’avait pas encore été publié, le projet de rapport du Parlement européen contre la Pologne a été envoyé mardi matin aux membres de la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (« Commission LIBE »). Ce projet de rapport est en même temps une proposition de résolution du Parlement européen dans le cadre de la procédure de sanction sous le régime de l’article 7.

Les reproches faits à la Pologne

Les auteurs du document y font part de leurs inquiétudes pour le processus électoral, l’indépendance de la justice et la protection des droits fondamentaux en Pologne. On y trouve une nouvelle fois toute la litanie des reproches faits aux gouvernements du PiS en Pologne, à commencer par la « politisation » du Tribunal constitutionnel en 2016 et en passant par le fait que le parlement polonais se permet aujourd’hui de voter des lois importantes en l’absence d’un Tribunal constitutionnel indépendant du pouvoir politique. En même temps, ce projet de rapport de la Commission LIBE est un aveu d’impuissance du Parlement européen. Il regrette en effet amèrement le fait que le Conseil européen refuse toujours de se saisir de la procédure de sanction sous le régime de l’article 7 lancée en décembre 2017 par la Commission européenne. Le Conseil (et donc les États membres) est critiqué parce que cette question n’a plus été abordée en son sein depuis décembre 2018. Les eurodéputés se plaignent aussi dans ce rapport que l’article 7 du Traité sur l’Union européenne a une portée de toute façon trop réduite, estimant qu’il faudrait élargir son application à tous les types de menaces pour la démocratie et les droits fondamentaux. La conclusion du rapporteur est qu’il faut absolument mettre en place un nouveau mécanisme de surveillance de la démocratie, de l’État de droit et des droits fondamentaux qui donnerait la possibilité (en contournant les traités) de suspendre le versement des fonds européens en cas de constatation d’une violation des « valeurs européennes » dans un État membre de l’UE.

L’avortement érigé au rang de droit fondamental par les eurodéputés

Par ailleurs, le projet de rapport mentionne le droit à l’avortement parmi les droits fondamentaux — alors qu’un tel droit n’est pas reconnu au niveau européen et international — et il critique la Pologne pour le fait que son parlement a débattu, pendant la pandémie de COVID-19, d’initiatives citoyennes en matière d’avortement et d’éducation sexuelle. Le rapport oublie à cette occasion de préciser que la Diète nouvellement élue (en octobre 2019) avait 6 mois pour examiner ou réexaminer ces projets en première lecture à compter du début de sa première session, et qu’elle n’avait donc pas d’autre choix que de se saisir de ces initiatives citoyennes pendant la crise sanitaire. Du reste, la Pologne est même attaquée dans ce rapport pour le fait qu’il y a eu des discussions au parlement sur l’éventualité d’un prolongement du mandat du président Andrzej Duda, ce qui nécessiterait une modification de la Constitution. En fait, toutes les grandes réformes autres que sociales mises en œuvre par le PiS depuis 2015 y sont critiquées, ce qui rappelle l’approche du rapport Sargentini sur la Hongrie qui avait servi de base au lancement de la procédure de l’article 7 contre ce pays en septembre 2018 (au moyen d’un vote d’ailleurs contesté). D’autres questions sont encore abordées, telle l’apparition en Pologne de « zones libres de la prétendue "idéologie LGBT" ». Plus loin, dans l’explication accompagnant le projet de résolution, il est écrit : « Le rapporteur regrette beaucoup de voir apparaître au sein de l’Union européenne des zones se déclarant libres d’idéologies qui n’existent même pas ».

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Indépendance des médias ? La fondation Bill Gates en subventionne un paquet


Bill Gates.

Par Francesca de Villasmundo (Medias-Presse.info) ― Photo : Sebastian Derungs, World Economic Forum/Wikimedia Commons

Le surnom de médias « au collier » colle comme un gant aux grands journaux mainstream. Libres, ils ne le sont pas, mais assujettis au politiquement correct dicté par les mondialistes. Par l’un d’entre eux tout spécialement qui se veut le « médecin du monde » et le garant de la santé de l’humanité, le gourou dispensateur de la médecine artificielle, moyen pour contrôler les populations et leur démographie : Bill Gates le grand manitou privé qui parle aux oreilles de l’OMS, qu’il finance lourdement, et des gouvernements pendus à ses pronostics qui tombent de sa bouche comme oracles divins.

Le média indépendant FAIR (Fairness and Accuracy in Reporting) révèle que « la Fondation Gates subventionne à coups de centaines de milliers et souvent de millions de dollars des sociétés médiatiques telles que NBC Universal, Al Jazeera, BBC, Viacom (CBS, télévision par satellite dans le monde entier, mais aussi Paramount) et Participant Media. Tant Gates que la Fondation Gates sont tous deux actionnaires avec des participations importantes dans Comcast [le titan de la télévision par câble, de la téléphonie et d’Internet], qui est le principal investisseur dans Buzzfeed [le géant du Web] et Vox, ainsi que la société mère de MSNBC et NBC News. »

Tant le mastodonte de la presse britannique The Guardian que le colosse aux pieds d’argile français, Le Monde, ont également bénéficié des largesses de Gates : 5,69 millions de dollars pour l’Anglais en 2014, 2 176 790 de dollars pour l’Immonde en 2019. Ils ont beau se dire « indépendants », l’un comme l’autre sont les relais de l’idéologie de Gates pour le monde, de sa vision universelle et de ses projets « philanthropiques », comme réduire la population mondiale grâce aux vaccins.

Avec ses compères milliardaires, Soros, Zuckerberg, and Co, il est l’artisan, via l’achat des puissants organes de presses et des organismes internationaux au pouvoir supranational, de l’OMS à l’UE, du gouvernement global qui est en train de se former sous nos yeux et dont ces financiers se veulent les maîtres.

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La Prière toute-puissante

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le cinquième dimanche après Pâque) ― Photo (côtés flous rajoutés) : National Gallery/Wikimedia Commons

Toute la liturgie de l’Église en ce temps pascal qui se poursuit jusqu’à la Pentecôte nous invite à la prière, et à une prière de plus en plus fervente et persévérante.

Que faut-il demander à notre Père du Ciel ?

D’abord, d’écouter avec beaucoup d’attention sa Parole. De l’écouter longuement dans le silence, pour qu’elle s’imprime dans nos cœurs. La Parole de notre Père du ciel, c’est son Fils, le Verbe éternel de Dieu qui s’est incarné en Jésus-Christ. « Et le Verbe s’est fait chair, et Il a habité parmi nous », prêche l’apôtre saint Jean, au début et dans tout son Évangile. Et cette Parole, qui annonce le salut à tous les hommes de bonne volonté, résonne aujourd’hui et résonnera toujours dans l’univers jusqu’à la fin des siècles. Qui ne l’écoute pas, c’est-à-dire refuse de l’écouter, restera dans ses péchés durant toute l’éternité. Comme nous ne pourrons jamais assez y penser, c’est le seul malheur qui est tout à fait sans remède, et dont il faut se garder absolument, si nous comprenons le moindrement jusqu’à quel point Dieu notre Père nous aime avec une infinie tendresse et ne veut perdre aucun de ses enfants. Il ne veut surtout pas perdre ceux qui ne croient pas en Lui, ou y croyant, sont révoltés contre Lui.

Et pourquoi sont-ils révoltés contre leur souverain Seigneur, qui est la douceur même ? Parce qu’ils ne Le connaissent pas. Parce qu’ils ne connaissent pas sa bonté infinie. C’est son Verbe fait chair qui, venant d’auprès de Lui, a reçu la mission de le faire connaître au monde. Pour apprendre à connaître le seul vrai Dieu qui n’est qu’Amour et miséricorde, et pour être progressivement illuminés de sa bienheureuse lumière, qui est l’unique source immaculée de paix et de joie, il nous faut rester à l’écoute de Jésus-Christ, et pour cela savoir fermer nos oreilles à tant de voix discordantes et confuses, qui laissent nos cœurs froids et vides.

Et encore, que faut-il demander à notre Père du ciel ?

Si nous ne faisions que nous réjouir en écoutant Jésus, sans mettre en pratique sa Parole, sans en vivre, sans que Lui-même Jésus soit notre Vie, notre religion serait vaine, nous dit aujourd’hui l’apôtre saint Jacques.

Il faut donc que nous demandions sans cesse à notre Père du ciel de mettre en pratique l’enseignement de Jésus, dont tous les actes sont la parfaite illustration.

Écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique, découvrir Jésus et vivre en sa Présence, ne jamais l’offenser volontairement, mais plutôt s’attacher à Lui de tout notre cœur, de manière à être si intimement unis à Lui qu’on n’écoute que sa voix, voilà ce qu’il faut demander aujourd’hui en priorité à notre Père du ciel. D’être épargnés du coronavirus et de ses conséquences désastreuses, il faut aussi le demander, mais après la grâce, qui est la seule d’une importance absolue, à savoir le salut éternel de notre âme.

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus, s’adressant à ses apôtres, nous recommande à tous de prier d’une manière nouvelle, tellement efficace qu’il n’y a pas de grâce qu’elle ne puisse obtenir. La condition pour que notre prière devienne ainsi toute-puissante, c’est qu’elle soit faite au nom de Jésus. « Jusqu’ici, dit-il à ses apôtres, vous n’avez pas prié en mon nom… Tout ce que vous demanderez en mon nom, mon Père vous le donnera ». Cette promesse de Jésus nous est faite sous la forme solennelle d’un serment : « En vérité, en vérité, je vous le dis… » C’est comme s’Il disait : « Je vous le jure, avec mon autorité infaillible de Fils de Dieu. N’en ayez donc aucun doute ».

Toute prière faite au nom de Jésus est donc toujours exaucée. Mais pour prier au nom de Jésus, qui est l’unique Sauveur du monde, il faut d’abord adresser toutes nos demandes, quelles qu’elles soient, à notre Père du ciel en vue de notre propre salut et du salut de ceux pour qui nous prions. Par ailleurs, prier au nom de Jésus exige absolument de notre part une conversion profonde, qui fait que notre pauvre cœur ne fait plus qu’un avec le Cœur de Jésus, que notre âme ne veut plus avoir d’autres sentiments ni d’autres intérêts que ceux de Jésus. Nous avons l’extraordinaire pouvoir de prier au nom de Jésus, si nous désirons tellement l’aimer que ce soit Lui notre seul Maître et Seigneur, le Grand Roi d’amour qui nous a séduits pour toujours et auquel nous pouvons dire avec saint Thomas : « Mon Dieu et mon Tout ».

J.-Réal Bleau, ptre.

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