L’adoption plutôt que l’avortement

Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie) — Photo : Prostock-studio/Adobe Stock
La discussion sur l’adoption est cruciale et pertinente ; elle est même une clé à la lutte pro-vie. Pourquoi ?
Un argument que l’on entend fréquemment dans les débats sur l’avortement consiste à reconnaître que certaines femmes enceintes ne sont pas prêtes ou ne sont pas capables d’être mères et donc devraient avorter. La solution que présentent les pro-vie ? L’adoption.
Mais l’adoption est-elle une vraie solution ? Garantit-elle le bonheur à l’enfant adopté ainsi qu’à ses parents biologiques ?
La majorité des personnes admettraient qu’il n’y a pas de réponse claire et nette puisque l’adoption est un sujet complexe qui change facilement de poids dans chaque situation.
Mais voici quelques pistes de réflexion pour lancer la discussion et ouvrir le débat sur l’adoption :
- La majorité des femmes avortent pour des raisons électives (voir le rapport : Raisons invoquées pour avorter aux États-Unis), c’est-à-dire « pour des raisons autres que la santé maternelle ou la maladie du fœtus » selon Brittanica. Quelles sont ces raisons ?
- En Amérique du Nord et en 2022 il est peu commun qu’une femme n’ait absolument aucun moyen de vivre, et encore moins de survivre, compte tenu de l’aide accordée par le gouvernement aux personnes dans des situations financières difficiles. Il est donc plutôt rare qu’une femme ne puisse pas garder son enfant uniquement parce qu’elle n’a pas les moyens financiers de survie.
- Mais un plus grand nombre de femmes enceintes ne se sentent pas prêtes à assumer les responsabilités parentales. Elles sont encore aux études, ou elles transitionnent encore de l’adolescence à l’âge adulte, et non seulement enfanter mais aussi élever un enfant leur semble trop à prendre en main.
- Dans les deux cas cités ci-dessus, l’adoption est de loin une meilleure alternative à l’avortement. Il vaut mieux préserver la vie d’un enfant que de le supprimer. Mais est-elle la meilleure solution ?
- Si vraiment une mère est prête à faire le sacrifice de donner son propre enfant pour ce qu’elle croit être son plus grand bien n’est-elle pas la meilleure placée pour lui assurer le bonheur ?
- Mais entre la question du père (s’il est seulement présent...). Est-il prêt à supporter la décision de la mère de garder son enfant ?
- Comme le dit Peter Baklinski, « L’environnement qui est le plus propice à l’épanouissement de la personne humaine — sans exception — est la famille humaine composée d’un homme et d’une femme unis dans une union à vie appelée mariage. » C’est un fait incontestable. Mais les mères ne peuvent pas toutes garantir cet environnement pour leur enfant.
Une mère qui choisit l’adoption pour son enfant le témoignait elle-même en disant à son enfant, « J’ai pris cette décision purement par amour parce que je savais que je ne pouvais pas te donner ce dont tu avais besoin, une maman et un papa. » - Même si une mère est entièrement prête à assumer son rôle de mère, l’environnement le plus propice à l’épanouissement de l’enfant sera manquant tant qu’il n’aura pas de père.
- Les personnes les plus susceptibles d’assurer le rôle de parents, et ainsi de garantir cette stabilité dont l’enfant a besoin, sont les parents biologiques de l’enfant, tout en tenant compte du fait que certains parents biologiques, instables mentalement ou physiquement, ne pourront pas la garantir.
- Mais concrètement, même si une autre famille est mieux placée pour prendre soin de l’enfant, l’adoption n’est ni un processus facile ni 100 % idéal. Selon le centre intégrité de santé et de service sociaux de Chaudières-Appalaches, « l’adoption régulière d’un enfant se concrétise lorsqu’il y a consentement général à l’adoption dès la naissance de l’enfant ou lorsqu’il est orphelin ou abandonné par ses parents naturels. Les délais peuvent aller de cinq à sept ans. »
Cela veut dire que les premières années, les années les plus formatrices et décisives pour l’enfant, ne seront pas nécessairement passées avec sa famille adoptive : un bémol important pour le développement et la stabilité de l’enfant en question.
Conclusion :
La solution idéale : que les parents biologiques travaillent ensemble pour construire une famille stable et aimante pour leur enfant.
La solution en dernier recours : que les parents biologiques confient leur enfant à une famille adoptive, solide et accueillante, s’ils sont réellement incapables d’en prendre soin.
La « solution » qui ne devrait jamais être une solution : l’avortement.
1 réactionUne femme recourt à la contre-pilule abortive et sauve la vie de fille
Par Kim Hayes (LifeNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie
De nombreuses mères faisant face à une grossesse non planifiée ont recours à l’avortement chimique par peur ; peur de ce que leur famille pourrait dire ou de la réaction de leur partenaire face à la grossesse, ou peur de ne pas pouvoir s’en sortir seules si elles choisissent la vie pour leur enfant.
Mais comme l’idée derrière la chanson de rock chrétien « Fear is a Liar » (« La peur est une menteuse »), LaToya a fait l’expérience directe des mensonges de la peur et a vu chaque mensonge être démoli avec le temps.
Sa relation avec un homme qui n’avait pas révélé qu’il était marié était construite sur des mensonges. Après avoir découvert sa tromperie, puis qu’elle portait son enfant, la peur est venue avec d’autres mensonges.
« Il ne se souciait pas de ce que je faisais », se souvient LaToya, « que je garde le bébé ou non. Je lui ai laissé entendre que j’allais me faire avorter. Il a proposé d’être là pour m’aider ».
LaToya s’est rendue à Planned Parenthood et a reçu la pilule abortive avec la consigne de prendre la deuxième pilule dans les 48 heures.
Le premier médicament d’un avortement chimique, la mifépristone, déstabilise la grossesse de la mère. Le second médicament, le misoprostol, généralement pris un jour ou deux plus tard, provoque le travail et l’accouchement de l’enfant décédé. Les deux médicaments d’avortement chimique sont associés à des crampes et à d’autres effets secondaires négatifs.
« Quand je suis rentrée chez moi, je me suis assise et je me suis dit, si ce produit me fait me sentir si mal, comment le bébé se sent-il ? » raconte LaToya. « Alors, j’ai regardé sur internet pour voir ce qui se passerait si je ne prenais pas la deuxième pilule abortive. »
« Quand j’ai fait ça, un site internet est apparu dans la recherche appelé APR Abortion Pill Reversal », dit-elle. « Je n’avais jamais entendu parler de cela. Je n’avais jamais su qu’on pouvait inverser les effets de la pilule abortive. »
Le réseau Abortion Pill Rescue® Network (APRN) est disponible 24 heures sur 24, comme LaToya l’a découvert.
L’inversion de la pilule abortive (APR) est une application plus récente d’un traitement vieux de plusieurs décennies pour prévenir les fausses couches. La progestérone est administrée selon un protocole pour contrer le premier médicament abortif. Si une mère prend la pilule abortive, éprouve des regrets et agit assez rapidement, il peut être possible de sauver son enfant à naître.
1 réaction Lire la suiteL’auteur canadienne de La servante écarlate sur l’avortement

Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie) — Photo : Wikimedia Commons
Les traits caractéristiques des féministes luttant pour l’avortement ? Habituellement les cris hystériques, le hurlement de slogans, le brandissement de cintres, et surtout, la cape rouge et le bonnet blanc. Maintenant presque devenu un symbole du combat des femmes pour l’avortement, ce costume s’inspire du fameux roman de Margaret Atwood, La servante écarlate.
En réponse à la censure de livres aux États-Unis, madame Atwood a récemment lancé une édition « imbrûlable » de son livre, « fabriquée à partir de papier résistant au feu » selon Le Journal de Montréal, et vendu aux enchères sur le site de Sotheby’s. L’offre la plus élevée en ce moment est de 90 000 $ avec une estimation pouvant aller jusqu’à 100 000 $.
Selon The Guardian, « La vente aux enchères d’une édition “imbrûlable” de La servante écarlate précède une décision attendue annulant le droit à l’avortement, qui sera rendue par une Cour suprême dominée par des juges conservateurs. » (Qu'est-ce que cela a-t-il donc à voir avec une quelconque censure ?)
Mais écoutons ce que l’auteur canadienne et féministe elle-même a à nous dire sur l’avortement :
« Le bébé est un cadeau, donné par la vie elle-même. Mais pour être un don, une chose doit être librement donnée et librement reçue. Un cadeau peut également être refusé. Un don qui ne peut être rejeté n’est pas un don, mais un symptôme de tyrannie...
Personne n’oblige les femmes à avorter. Personne non plus ne devrait les forcer à accoucher. Imposez l’accouchement si vous le souhaitez, mais appelez au moins cette application par ce qu’elle est. C’est de l’esclavage : la revendication de posséder et de contrôler le corps d’autrui, et de tirer profit de cette revendication. »
Il échappe à Mme Atwood que le choix de donner la vie est celui de concevoir ou non, qui précède l’existence de l’enfant, c’est là le moment du choix et non après quand il est déjà fait et qu’une vie a commencé d’exister.
En outre, peut-on vraiment refuser la vie d’un autre être humain, une vie qui ne nous appartient pas ? La vie n’est pas n’importe quel cadeau, la vie est un cadeau qui n’a pas de prix... et le refus de la vie d’un enfant à naître, un refus qui cause sa mort, ne peut simplement pas être un choix.
1 réactionLe décompte du « mois de la fierté » a déjà commencé
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Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pixel-Shot/Adobe Stock
Le 24 mai le journaliste québécois Yves Lafontaine écrivait déjà que « La saison de la fierté a débuté ». Les pro-LGBT se préparent à débiter leurs slogans, et à déployer leurs drapeaux arc-en-ciel au nom de droits qui ne sont pas droits.
Bien évidemment, toute allusion au mois du Sacré-Cœur, débutant en même temps mais plus de 100 ans plus ancien que le « mois de la fierté », est complètement bannie.
Dans son article déclencheur pour le mois de la fierté, Yves Lafontaine met en lumière le contexte actuel aux États-Unis, « Si on regarde ce qui se passe chez nos voisins du sud au niveau des droits des trans, des femmes désirant se faire avorter ou de la simple éducation à la vie en interdisant d’aborder les sujets gais auprès des jeunes dans les écoles de Floride… il demeure plus que jamais important de demeurer vigilant car les droits qu’on tient pour acquis ne le sont pas toujours. »
Interdire « d’aborder les sujets gais auprès des jeunes » (précisons que la nouvelle loi en Floride s’applique seulement aux enfants de la maternelle jusqu’à la troisième année), c’est tout simplement protéger et respecter les enfants en tant qu’êtres humains et en tant qu’enfants de Dieu.
Le journaliste continue en affirmant « C’est pourquoi il est important de combattre à la fois l’homophobie et que nos communautés et nos allié. e. s s’élèvent contre le racisme, le sexisme et un retour vers un conservatisme qui ne peut qu’être néfaste au niveau des droits des personnes en situation de minorité. »
On a l’impression qu’adhérer à des principes traditionnels et conservateurs, qui sont d’ailleurs des principes indémodables, est synonyme d’être homophobe, sexiste, raciste, et comme il le dit, néfaste. Mais ce n’est pas parce qu’un mode de vie ou une idéologie est condamné que ceux qui les suivent le sont ; ce n’est pas parce que l’homosexualité est objectivement mal et contre nature que les personnes homosexuelles elles-mêmes devraient être jugées.
1 réactionStarbucks paiera les frais de voyage de ses employés qui se font avorter ou subissent des opérations de « transitions »

Par Ashley Sadler — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Piqsels
18 mai 2022, Seattle (LifeSiteNews) — Longtemps reconnue comme une entreprise de gauche, Starbucks a redoublé sur son jeu politique en promettant de financer l’avortement et le transgenrisme radical.
Lundi, la chaîne de cafés basée à Seattle est devenue l’une des dernières grandes entreprises à annoncer qu’elle paierait les frais de voyage de ses employés liés à l’avortement et à l’opération transgenre, rapporte UPI.
Les employés et les personnes à leur charge recevront une aide financière de Starbucks pour se rendre à un avortement ou à une opération chirurgicale d’affirmation du genre dans le cadre des avantages sociaux de l’entreprise. Cette politique s’appliquera aux 240 000 employés de l’entreprise s’ils ont à parcourir au moins 150 km pour se faire avorter ou subir une intervention chirurgicale « d’affirmation du genre ».
Dans une lettre annonçant la nouvelle politique, Sara Kelly, vice-présidente directrice par intérim des ressources des partenaires de Starbucks, a souligné l’engagement de l’entreprise à garantir que tous les employés puissent tuer leur enfant à naître, même si la légalité de l’avortement aux États-Unis est décidée par les États individuels plutôt que par le gouvernement fédéral.
« Quelle que soit la décision finale de la Cour suprême, nous veillerons toujours à ce que nos partenaires aient accès à des soins de santé de qualité », a déclaré Mme Kelly dans sa lettre, rapporte Newsweek.
1 réaction Lire la suiteUne femme en Croatie décide d’avorter son bébé : « S’il naît, il sera comme un légume »

Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie) — Photo : tirachardz/Freepik
Toute maladie, toute malformation, tout désordre physique, tout problème, aussi petit ou grand soit-il, devient une épreuve non seulement pour la personne qui le subit mais parfois aussi pour ses proches. Toutefois, aussi difficile qu’elle soit à traverser, aucune épreuve n’enlèvera la dignité inhérente à ceux et celles affectés par elle... même si la personne affectée a une tumeur au cerveau.
Récemment, une mère croate a dû faire face à une nouvelle difficile, une de ces nouvelles qui bouleversent une vie pour le meilleur ou pour le pire. « Fin avril, durant son sixième mois de grossesse, Mirela Cavajda a appris que son enfant à naître était atteint d’une tumeur au cerveau agressive qui risquait de le tuer et en cas de survie, provoquerait de très lourdes malformations », rapporte TVA Nouvelles.
Devant le poids de l’adversité, elle choisit de le tuer volontairement. « “S’il naît, il sera comme un légume”, a-t-elle dit en pleurs aux médias locaux. “J’ai pris la décision en une seconde” », continue le site de nouvelles.
Personne ne peut la juger. Personne ne devrait la juger. Mais nous devons tous reconnaître l’injustice de l’acte lui-même qui consistait à supprimer la vie d’un innocent.
Après que quatre hôpitaux en Croatie aient « refusé sa demande d’interruption de grossesse » comme Le Journal de Montréal relate, les pro-avortement du pays se sont soulevés en protestation. Et « la veille des manifestations annoncées à travers le pays, le ministre de la Santé, Vili Beros, a annoncé mercredi [11 mai] qu’une “commission a autorisé l’interruption de grossesse” de Mirela Cavajda. »
Juste parce qu’il était différent, qu’il avait un problème, un être humain sans défense a été jeté à la poubelle... comme un légume. Même s’il avait un risque plus élevé de mourir, ce n’était pas une raison de l’abandonner avant qu’il meure naturellement, d’enlever sa vie alors qu’il l’avait à peine commencée.
1 réactionDeux adolescents heureux d’avoir refusé l’avortement de leur bébé : « Elle est la meilleure chose qui nous soit arrivée »
Par Lisa Bourne (LifeNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie
Lorsque Cole a découvert que sa petite amie Zayda était enceinte, il ne savait pas vraiment quoi penser.
Zayda avait 14 ans, à l’époque, Cole en avait 15.
« Nous étions plutôt jeunes », dit Cole.
« J’avais très peur », a-t-il dit. « Je ne savais pas ce que j’allais faire ».
Cole a dit à Pregnancy Help News que c’était lui qui avait mis la perspective de l’avortement sur la table parce qu’il pensait que c’était leur seule option ; il ne pensait pas qu’ils seraient capables d’élever un enfant à leur âge.
Mais ils ont ensuite trouvé le Reliance Center.
Zayda lui a dit que ce serait une bonne idée de se rendre à la clinique d’aide à la grossesse pour obtenir de l’aide, dit-il, mais il s’est replié sur lui-même et a d’abord dit non.
« Et puis, le temps que nous y arrivions... et puis à quel point ils étaient serviables », a déclaré Cole, « et ils ont offert des échographies gratuites et ils nous ont aidés avec tout ».
C’est en voyant l’image échographique du bébé Delia Jo qu’il a pleinement saisi la réalité de la vie de sa fille à naître.
Zayda était à 10 semaines de grossesse, et les bras, les jambes et les battements de cœur de Delia étaient évidents.
La peur et l’appréhension d’être parents les ont d’abord empêchés de prendre conscience de cette vie toute proche, à portée de main, a dit Cole, mais l’échographie a été un moment décisif, faisant apparaître la vérité.
« J’ai réalisé que j’avais [pro]créé* un être humain à ce moment-là, vous savez ? » dit-il, « et j’ai eu envie de le garder ».
« Je n’avais pas vraiment réalisé que j’avais [pro]créé* un enfant », a dit Cole, « et j’avais l’impression que je pouvais tout effacer si on avortait ».
1 réaction Lire la suiteL’annulation de Roe v Wade pourrait transformer la bataille de l’avortement, mais seulement avec l’aide des évêques
Par John Smeaton (Voice of the Family) — Traduit par Campagne Québec-Vie
Edward Pentin, correspondant à Rome du National Catholic Register d’EWTN, m’a récemment demandé de faire une déclaration sur l’impact probable au Royaume-Uni de l’éventuelle annulation de la décision de la Cour suprême des États-Unis de 1973 dans l’affaire Roe v Wade : la décision qui a, dans les faits, légalisé l’avortement sur demande dans tous les États-Unis à n’importe quel stade de la grossesse. Dans l’entretien qui a suivi, j’ai exprimé l’espoir que cette annulation transformerait la bataille contre l’avortement dans le monde entier ; une évolution qui dépendrait des évêques catholiques s’ils tiraient le meilleur parti de cette occasion donnée par Dieu pour condamner sans équivoque le massacre d’innocents qui a lieu dans le monde entier dans ce qui constitue le plus grand massacre de l’histoire humaine. Pour qu’un tel renversement de la législation porte des fruits durables, nous avons besoin d’une forte autorité épiscopale catholique.
Voici l’entrevue reproduite dans son intégralité.
Pentin : Quel est votre point de vue sur cette décision ? Quelle importance revêt-elle pour le mouvement pro-vie au Royaume-Uni si elle est adoptée ?
Smeaton : Cette décision serait une victoire colossale. Le mouvement anti-avortement aux États-Unis s’est totalement concentré pendant près de cinquante ans sur l’obtention d’un tel résultat, et ils mériteront les chaleureuses félicitations et la profonde gratitude du monde entier. Il serait toutefois impossible d’expliquer une telle décision en termes purement humains, puisqu’elle intervient si peu de temps après la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie par le Pape François, en union avec les évêques du monde entier.
Pentin : Comment cela pourrait-il affecter directement les lois sur l’avortement au Royaume-Uni et ailleurs ?
Smeaton : Si la Cour Suprême annule la décision Roe v Wade sur l’avortement, cela transformerait la bataille contre l’avortement dans le monde entier, y compris au Royaume-Uni, où le mouvement pro-vie a commencé avec le lancement de la Société pour la protection des enfants à naître en 1966 ─ à condition seulement que les évêques catholiques exploitent cette opportunité donnée par Dieu pour condamner sans équivoque le massacre d’innocents qui a lieu ici et dans le monde entier, le plus grand massacre d’êtres humains dans l’histoire de l’humanité. Pour créer un véritable élan au Royaume-Uni, nous avons besoin d’une forte autorité épiscopale catholique.
1 réaction Lire la suiteUn an plus tard, toujours aucune preuve de tombes anonymes ou d’enfants disparus dans les anciens pensionnats indiens
Par Pour une école libre au Québec
Extrait et résumé d’un texte de Brian Giesbrecht, juge à la retraite de la Cour provinciale du Manitoba, de Nina Green, chercheuse indépendante, et Tom Flanagan, professeur émérite de sciences politiques à l’Université de Calgary.
Le 27 mai 2021, la cheffe Rosanne Casimir a annoncé qu’un géoradar (GPR) avait détecté les restes de 215 enfants décédés au pensionnat indien de Kamloops (KIRS) dans des circonstances sinistres. Plus choquant encore, le chef Casimir a affirmé que des enfants dès six ans avaient été réveillés au milieu de la nuit pour enterrer secrètement ces enfants dans le verger de pommiers.
Le Canada fut ensuite précipité dans une frénésie d’autoflagellation. Le Premier ministre Trudeau fit mettre en berne les drapeaux pendant six mois. Les politiciens se répandirent ouvertement en pleurs, on porta des chemises orange en signe de solidarité, des monuments faits de petites chaussures apparurent spontanément un peu partout au Canada, des dizaines d’églises furent incendiées et vandalisées, le pape et des dirigeants mondiaux s’insurgèrent, enfin des avocats portèrent immédiatement plainte auprès de la Cour pénale internationale de La Haye.
Les médias et les dirigeants autochtones déclarèrent par la suite au monde que les restes humains à Kamloops ne représentaient qu’un petit nombre de milliers de ces sépultures dans d’anciens pensionnats à travers le Canada, et le gouvernement fédéral alloua 321 millions de dollars pour les recherches par GPR de sépultures anonymes.
Lors de l’émission Fifth Estate de la CBC en janvier, le chef Manny Jules a promis que le lieu de sépulture présumé dans l’ancienne pommeraie de Kamloops serait fouillé. Cette promesse n’a pas été tenue et, tant que cette promesse ne sera pas tenue et que des fouilles n’auront pas eu lieu, on ne peut pas affirmer que des restes humains de 215 enfants ont été retrouvés en mai dernier.
En fait, il n’existe nulle preuve qui étaye l’affirmation selon laquelle des enfants sont morts ou ont été tués puis secrètement enterrés dans l’ancien verger. On ne possède aucun nom d’un de ces enfants disparus, aucun parent ou proche n’affirme qu’un de leurs enfants ferait partie de ces 215 disparus.
Qui sont les 215 enfants qui y seraient enterrés ? Personne n’en a la moindre idée.
Aucune des nombreuses bandes indiennes qui ont envoyé des enfants à l’ancien pensionnat indien de Kamloops, y compris la bande de Kamloops elle-même, n’a jamais donné le nom d’un seul enfant qui serait allé à l’école, n’en serait jamais revenu et que la bande cherche encore. Pas un.
1 réaction Lire la suiteProjet de loi pour élargir l’euthanasie au Québec

Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie) — Photo : velimir/Adobe Stock
Note : le ministre de la Santé a présenté son projet de loi à l’Assemblée nationale, mais en retirera un article portant sur les handicaps neuromoteurs ne semblant pas faire l’unanimité. Selon Le Devoir :
Le ministre de la Santé, Christian Dubé, prend un pas de recul dans le dossier de l’aide médicale à mourir. L’article de son projet de loi sur les handicaps neuromoteurs, qualifié par les oppositions de « surprise », sera retiré.
Ce virage survient moins de 24 heures après la présentation par le ministre caquiste du projet de loi 38 « modifiant la Loi concernant les soins de fin de vie et d’autres dispositions législatives ». « J’ai entendu les oppositions depuis [mercredi]. J’ai un objectif, c’est d’avoir un projet de loi qui rassemble tout le monde », a soutenu M. Dubé en mêlée de presse. « On va aller avec le consensus », a ajouté le premier ministre François Legault presque au même moment, jeudi.
Selon La Presse, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé dépose aujourd’hui « un projet de loi visant à modifier Loi concernant les soins de fin de vie et d’autres dispositions législatives. »
Ce projet de loi élargirait l’accès à l’euthanasie aux personnes atteintes de maladies mentales, « aux personnes inaptes, comme celles souffrant d’alzheimer, en leur permettant de présenter une “demande anticipée” ». Nous dirigeons-nous tranquillement vers un futur d’euthanasie illimité au Québec ?
Avant l’adoption du projet de loi, « Il faudra tenir les consultations particulières où différents groupes sont entendus et ensuite faire l’étude détaillée d’ici le 10 juin. »
Pour la ministre de la Santé mentale et des Dépendances, Carolyn Bennett il est son devoir de « veiller à ce que le gouvernement aille de l’avant avec l’AMM pour les personnes atteintes d’un trouble mental d’une manière qui est conforme aux objectifs d’autonomie, d’équité et de respect. »
L’autonomie peut-être, mais certainement pas l’équité ni le respect. Les personnes atteintes de troubles mentaux ne sont pas moins dignes que les autres personnes et elles méritent autant le respect que le soutien de la société qui les entoure.
L’aide médicale à mourir est presque présentée comme un privilège, et comme son nom l’indique, comme une aide pour les personnes qui la reçoivent. Mais se faire supprimer en moins d’une heure par les professionnels qui ont comme devoir de soigner et non de tuer, au lieu de se faire entourer avec respect, est-ce réellement un privilège ?
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