Les dépouilles d’environ 2246 enfants à naître avortés découverts dans la maison d’un avorteur !

L'avorteur Ulrich Klopfer.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo
Pourquoi donc cet avorteur gardait-il les corps de ses victimes jusque dans sa propre demeure ? Que cela est donc morbide… Extrait de SPUC :
Laissez un commentairePlus de 2 000 fœtus conservés ont été découverts chez un ancien avorteur de l’Illinois, décédé la semaine dernière, ce qui a été qualifié par SPUC d’« atroce » et révélateur d’une « dépravation totale au cœur de l’industrie de l’avortement ».
Selon le bureau du shérif du comté de Will, les autorités ont trouvé les dépouilles d’environ 2 246 bébés avortés au domicile de l’avorteur Ulrich Klopfer, après que sa famille eût contacté le bureau du coroner jeudi au sujet d’éventuels restes de fœtus emballés dans la résidence.
L’avorteur
Klopfer, décédé le 3 septembre, était médecin dans une clinique d’avortement à South Bend en Indiana. Selon le South Bend Tribune, Klopfer était considéré comme le « médecin avorteur le plus prolifique de l’Indiana », qui a avorté des milliers de bébés à naître dans plusieurs comtés de l’Indiana pendant plusieurs décennies.
Klopfer était bien connu dans l’État de l’Indiana pour ses manquements répétés, dont ceux de signaler les abus, de tenir des dossiers médicaux rigoureux et de maintenir des conditions de santé et de sécurité acceptables.
En septembre 2013, une plainte a été déposée auprès de l’Indiana Medical Licensing Board contre l’avorteur, Klopfer, après qu’on eut découvert qu’il avait pratiqué un avortement sur une fille de 13 ans et qu’il n’avait pas signalé les abus, comme l’exige la loi indianienne. Deux autres plaintes ont également été déposées contre Klopfer dans deux autres comtés de l’Indiana pour ne pas avoir signalé des avortements pratiqués sur des filles de moins de 14 ans, et il a été décrit comme « apparemment indifférent à la molestation d’enfants ».
En novembre 2016, le Medical Licensing Board de l’Indiana a suspendu le permis de pratique médicale de M. Klopfer après que la commission eût examiné les plaintes déposées contre lui et découvert de nombreuses violations. La clinique d’avortement qui employait Klopfer a également été forcée de fermer après que l’Etat lui ait retiré sa licence en 2015.
Des pro-avortement contre-manifestent violemment contre la 10e Marche pour la Vie de Zurich

Émeutes anti-Sarkozy, Place de la Bastille, le 6 mai 2007.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Mikael Marguerie/Wikimedia Commons/Flickr
À l’image de l’avortement qu’ils défendent, ces gens sont violents. Extrait de LifeSiteNews :
Laissez un commentaireLe 17 septembre dernier, la dixième Marche pour la Vie à Zurich a été perturbée par de violents manifestants de gauche anti-vie, dont au moins 175 ont été arrêtés par la police, certains de ceux-ci pour résistance aux autorités et violence.
Des militants pro-vie pacifiques ont défilé sous la devise « Merci de m’avoir permis de vivre ! » dans la métropole suisse samedi dernier. Des militants pro-vie d’Autriche, d’Allemagne et de Pologne se sont joints à la marche, qui comptait plus de 1 200 participants. Les pro-vie se sont mobilisés avec des banderoles qui appelaient à un retour à la protection de la vie humaine à naître.
Selon des rapports locaux, malgré une forte sécurité pour protéger les pro-vie, les contre-manifestants sont devenus violents. Dans le passé, les militants pro-vie avaient dû annuler des événements en raison de menaces de violence [...] Les contre-manifestants pro-avortement ont jeté des bouteilles et des pierres sur la police, en en blessant deux. La police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz irritants sur les contre-manifestants et leur marche non autorisée. La police a également séparé les deux groupes et a brièvement interrompu le déroulement de la marche pro-vie. La marche a repris à 15 h 45, heure locale.
Les contre-manifestants ont mis le feu à plusieurs poubelles et bloqué les rues avec des débris. Ils ont également attaqué les pompiers qui sont venus éteindre l’incendie. Certains des pompiers ont été blessés par les troupes pro-avortement. Selon 20 Minuten, un véhicule de police a été gravement endommagé dans la bagarre.
[...]
En dépit d’une pétition diffusée par les chrétiens en février, le gouvernement suisse a semblé indifférent au rétablissement de la protection de la vie humaine à naître. La pétition comptait 24 000 signataires, qui ont demandé au gouvernement suisse de « sensibiliser le public aux conséquences de l’avortement ». Selon les pétitionnaires, les hôpitaux et les centres d’avortement n’offrent que des informations partiales sur l’avortement et ses conséquences.
Un hôpital catholique forcé de procurer l’«aide médicale à mourir» (euthanasie) en Nouvelle-Écosse

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Sutterstock — Mise à jour : 25 septembre 2019
Suite à une erreur dans la source d'information, j'ai écrit que l'hôpital St Martha d'Antigonish serait forcé à pratiquer l'euthanasie, ce qui n'est pas le cas, c'est plutôt l'Antigonish Health Centre qui le procurera. J'ignore par contre si ce centre aura subit des pressions pour ce faire. — A. H.
Signez la pétition : Non à l’élargissement du suicide assisté
L'hôpital St. Martha d'Antigonish, en Nouvelle-Écosse, risque de servir de modèle pour tous les hôpitaux catholiques du Canada, si les promoteurs de l'euthanasie derrières le changement survenu dans la politique de l'hôpital arrivent à le faire appliquer dans tout le pays. Extrait d’Euthanasia Prevention Coaltion :
Laissez un commentaireUne campagne menée par Jocelyn Downie, la militante de l’euthanasie à l’Université Dalhousie, a forcé l’hôpital St. Martha d’Antigonish, en Nouvelle-Écosse, à fournir l’« aide médicale à mourir » (AMM : euthanasie).
Un article de Ross Lord et Alexander Quon, dans le Global News, rapporte que la Nova Scotia Health Authority a déclaré :
« Les évaluations pour l’AMM et son application seront disponibles dans une section du complexe hospitalier régional de St. Martha au Centre de santé et de bien-être d’Antigonish. »
L’article du Global News indique que le groupe de pression pour l’euthanasie considère la (nouvelle) politique de l’hôpital St Martha comme la première des nombreuses politiques d’euthanasie qu’il entend imposer aux établissements de santé catholiques ou religieux. L’article rapporte :
« Nous espérons que c’est le début et que la règlementation de la Nouvelle-Écosse, la position de la Nouvelle-Écosse, servira de modèle dans d’autres juridictions à travers le pays. Nous nous nous employons certainement à cela », a déclaré Jim Cowan, président de Dying with Dignity.
[...] Malheureusement, les hôpitaux catholiques du Canada ont déjà accepté de fournir des évaluations pour euthanasie, sur place. L’évaluation pour euthanasie fait partie des exigences de la loi pour approuver l’euthanasie. Par conséquent, les hôpitaux catholiques ont déjà accepté d’être directement complices de l’AMM au Canada.
L’Équateur rejette la légalisation de l’avortement en cas de viol
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Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Max Pixel
C’est une bonne nouvelle, bien que ce soit une victoire défensive, il faudrait, pour éviter un recul lors d’une prochaine tentative de légalisation de l’avortement, le rendre totalement illégal, avancer leur éviterait de reculer. Extrait de LiveActionNews :
L’Assemblée nationale équatorienne a voté mardi contre la dépénalisation de l’avortement dans les cas de viol et de diagnostic prénatal [de handicap de l’enfant à naître]. Le vote en faveur de la décriminalisation n’a échoué que par cinq voix sur les 70 nécessaires à l’approbation, 59 parlementaires ayant voté contre et six s’étant abstenus.
Selon la BBC, l’avortement n’est légal en Équateur que dans les cas de viol, lorsque la mère a un handicap mental ou lorsque sa vie est en danger. (En réalité, l’avortement, un acte intentionnel de destruction visant à tuer délibérément un être humain à naître, n’est pas médicalement nécessaire pour sauver la vie d’une mère.) Les femmes qui se font avorter dans le pays risquent jusqu’à deux ans de prison.
Le projet de loi visant à dépénaliser l’avortement dans les cas de viol et de diagnostic prénatal [de handicap de l’enfant à naître] est débattu depuis janvier, les conservateurs cherchant à alourdir les peines pour les violeurs au lieu de permettre l’accès à l’avortement. En février, le parlementaire Pedro Curichumbi a déclaré que légaliser l’avortement dans les cas de viol « ferait du [viol] un sport ou un passe-temps », a rapporté Reuters.
Des dizaines de milliers d'Équatoriens ont protesté contre ce projet de loi.
Laissez un commentairePèlerinage d’adoption spirituelle d’un enfant à naître à Jasna Góra
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
À notre époque où l’on tue par dizaines de millions les enfants à naître, il est nécessaire de prier pour eux, afin de sauver leur corps et leur âme. C’est ce que tente de réaliser le troisième Pèlerinage national d’adoption spirituelle d’un enfant conçu, qui a eu lieu à Jasna Góra, ce sanctuaire polonais marial. Le Pape saint Jean-Paul II avait donné sa bénédiction à l’initiative, qu’appuient par ailleurs les évêques de Pologne. Les évêques Polonais soutiennent et encouragent l’adoption spirituelle dans les églises et supportent les actions ayant pour but de protéger la vie humaine.
Une cérémonie significative, d’après Zenit :
La rencontre a commencé par une messe dans la Basilique et s'est terminée par un service solennel qui consistait à revêtir le manteau de Notre-Dame de Guadalupe et à s'offrir au Cœur Immaculé de Marie.
Le Pape saint Jean-Paul II avait également approuvé la prière d’adoption spirituelle qui est destinée à sauver un enfant à naître en danger (d’être avorté). Cette adoption spirituelle est un engagement à prier pour l’enfant en danger une courte prière accompagnée d’un mystère du rosaire chaque jour.
Laissez un commentaireChaînes de la Vie le six octobre, à Québec et à Montréal

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Les Chaînes de la Vie sont des événements, qui ont commencés aux États-Unis puis se sont répandus dans le monde, d'une durée d'une heure, du même esprit que les 40 Jours pour la Vie (se tenir sur la place publique avec une pancarte et prier) qui ont pour but la protection de l'enfant à naître, l'aide aux femmes enceintes et la fin de l'avortement.
Les Chaînes de la Vie de cette année auront lieu le dimanche 6 octobre 2019 de 14h00 à 15h00 à Montréal et à Québec.
Leur emplacement sera respectivement au coin du boulevard Décarie et de la rue Jean-Talon, à côté de la station de métro Namur à Montréal, et au coin de l'avenue du Chanoine Morel et du boulevard Laurier à Québec, devant l’église Saint-Charles Garnier.
Pour plus d'information au sujet de la Chaîne de la Vie de Montréal communiquer avec Mario Richard 514 344-2686, et à propos de celle de Québec regardez ici. Si vous désirez en organiser une dans votre ville, allez sur le site de LifeChain pour de plus amples explications.
Nous vous y attendons nombreux pour prier pour l'enfant à naître!
Laissez un commentaireUne étudiante s’engage à ne pas avoir d’enfant jusqu’à ce que le gouvernement agisse pour le climat

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : PxHere
Une étudiante de dix-huit ans de l’Université McGill, Emma Lim, a lancé sur la Colline parlementaire une « campagne d’engagement » à laquelle environ trois cents personnes ont pris part.
Ces gens ont donc signé le document qui déclare : « Je m’engage à ne pas avoir d’enfants jusqu’à ce que je sois sûr que le gouvernement assurera un futur sécuritaire pour eux », rapporte la CBC. C’est le « changement climatique qui est en cause et qui menacerait la sécurité de potentiellement improbables enfants (improbables, car si ces gens attendent qu’on leur dise que le climat est sécuritaire pour en avoir, ils n’en auront jamais, les alarmistes du climat ― ceux-ci, de [vrais] obscurantiste ― dépeignant sous des couleurs de plus en plus sombres notre avenir).
Du pur Réchauffisme (théorie fumeuse). Si ces personnes attendent que le monde devienne sécuritaire pour avoir une descendance, à ce titre-là ils n’en auront jamais, le monde n’a jamais été un lieu sécuritaire, il ne l’est pas et ne le sera jamais. Renoncer à avoir des enfants, c’est saborder tout avenir, et saborder l’avenir parce qu’il n’y en aurait pas est la meilleure façon de faire en sorte qu’il n’y en ait pas.
Mademoiselle Lim trouve que le gouvernement n’en fait pas assez pour le Climat, tant au provincial qu’au fédéral, fustigeant entre autres le pipeline Trans Mountain.
Mlle Lim laisse son rêve de maternité à cause du « changement climatique », d’après la CBC :
« Je renonce à ma chance d'avoir une famille parce que je n'aurai des enfants que si je sais que je peux les garder en sécurité », écrit-elle sur son site Web.
Certes, si la situation était vraiment catastrophique (par exemple, si une épidémie de peste bubonique sévissait) ce ne serait sans doute pas le moment d’avoir d’autres enfants (par conséquent de ne pas s’adonner aux actes dont le résultat naturel est qu’on ait des enfants). La CBC continue :
« Ça me brise le cœur, mais j'ai créé cet engagement parce que je sais que je ne suis pas seule. »
Elle veut que ses enfants respirent de l'air pur et vivent dans la sécurité économique - et non dans l'insécurité possible causée par les changements climatiques, a-t-elle dit.
[…]
Il n'est pas facile de renoncer à ce rêve, a-t-elle dit, et elle craint que, malgré tous ses efforts, rien ne changera.
[…]
Son objectif est de regarder vers l'avenir avec espoir plutôt qu'avec peur, dit-elle.
Comment peut-elle regarder vers l’avenir en prenant une telle mesure ?
Laissez un commentaireFausses nouvelles autour d’un manchot ordinaire

Manchot papou.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Georg Botz/Wikimedia Commons
Des gros médias ont répandu la nouvelle qu’un jeune manchot « non binaire » serait élevé par un couple de manchots lesbiens, et ce, dans un zoo en Grande-Bretagne, et malgré le ridicule de raconter des histoires pareilles. La vérité est que les personnes qui s’occupent des manchots ont utilisé un jargon des plus modernes (et inappropriés) pour parler de ces animaux. Par ailleurs, il a tout bêtement été décidé qu’il ne serait pas révélé si le jeune manchot est un mâle ou une femelle, et la paire de manchots femelles n’est pas spécifiquement désignée comme étant « lesbienne », d’après LifeSiteNews :
Laissez un commentaireQuand j’ai aperçu pour la première fois le titre de Sky News, j’ai vraiment pensé que c’était peut-être une blague. « Un jeune manchot papou adoptif élevé par un couple de manchots de même sexe deviendra le premier manchot au monde à ne pas avoir de sexe attribué » [...]
On pourrait, à juste titre, se méprendre sur ce titre et penser que le manchot en question n’a pas de sexe. La vérité, bien sûr, c’est que les gardiens du zoo ont décidé d’attirer l’attention sur leur programme sur les manchots en utilisant un langage qui accroche et en envoyant leurs animaux au combat pour le public LGBT — qui est, incidemment, ravi. Pink News a publié l’article dont le titre était « Un jeune manchot élevé par deux manchots de même sexe s’avère d’être de genre neutre », allant jusqu’à qualifier les deux manchots de « lesbiennes ». Tout cela est, à proprement parler, une absurdité.
[...]
Les détails de l’histoire réelle (si on peut l’appeler ainsi) sont très différents. Deux manchots femelles ont reçu un œuf prélevé à la mère pour la soulager de la charge d'élever deux poussins, et pour le moment, Sea Life London a décidé de ne dire à personne si le poussin est mâle ou femelle (ce qui a créé une certaine confusion dans la presse grand public, ou du moins chez les auteurs principaux, que nous avons un oiseau non binaire entre nos mains). La décision, comme je l’ai mentionné, était évidemment politique, conformément à l’insistance des médias à insuffler l’idéologie du genre dans toutes les histoires qu’ils peuvent trouver.
L’effondrement de l’Église

Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo : PxHere
Nos Seigneurs les évêques devraient lire l’ouvrage de Guillaume Cuchet, Comment notre monde a cessé d’être chrétien : anatomie d’un effondrement (2018).
Lorsque l’on tente d’expliquer la chute rapide de la pratique religieuse, dans les années 1960, on s’en tient habituellement à d’insipides généralités : l’évolution des mentalités, les transformations socioéconomiques, l’influence des nouveaux moyens de communication, etc. On n’explique finalement rien, et on laisse faussement croire que la déchristianisation était un phénomène normal et irréversible.
L’historien Guillaume Cuchet (Université Paris-Est Créteil) va plus loin. Il précise d’abord la chronologie des événements. L’effondrement du catholicisme français ne date pas de 1968. Il ne résulte pas de « l’esprit de Mai 68 », comme l’ont dit les catholiques de droite, ni du « rejet de la pilule par Paul VI », comme l’ont prétendu les catholiques de gauche. Cuchet montre, chiffres à l’appui, que le décrochage s’est produit en 1965, avant même la fin du Concile Vatican II. À l’époque, dit-il, plusieurs observateurs proconciliaires l’avaient remarqué. Mais ils ont gardé le silence pour ne pas fournir de l’eau au moulin des traditionalistes. Certains grands universitaires, comme l’historien Jean Delumeau, allaient même jusqu’à soutenir que le christianisme était en pleine croissance, mais sous une forme différente, et finalement meilleure. L’autoaveuglement était alors de mise dans les milieux catholiques progressistes. Mais le recul du temps permet de porter aujourd’hui un regard plus objectif sur les causes de l’effondrement.
En 1960, l’Église catholique de France était en bonne santé. Il y avait 94 % des Français qui étaient baptisés, 80 % qui faisaient leur communion solennelle, 60 % qui payaient la dîme, 60 % qui s’abstenaient de viande le vendredi, 30 % qui faisaient leurs pâques et 25 % qui assistaient régulièrement à la messe dominicale (c’était 60 % au Québec). La jeune génération, née après 1930, était plus pratiquante que la génération précédente. Les pronostics alarmistes de l’ouvrage La France, pays de mission ? (1943) ne s’étaient pas réalisés. L’Action catholique était en train de convertir la société moderne. Les catholiques tenaient une belle place dans les milieux intellectuels. Les études statistiques du chanoine Fernand Boulard montraient que le déclin de la pratique religieuse, qui avait suivi la Loi de Séparation de 1905, était enrayé. Les évêques envisageaient l’avenir avec optimisme.
Le collapsus est survenu en 1965, à la faveur de la réforme liturgique. Les évêques le savaient, et c’est pourquoi ils ont ordonné à l’équipe de statisticiens du chanoine Boulard de ne plus mesurer le taux de pratique. Après cette date, les historiens ne disposent que de données partielles, mais elles tendent à montrer que la pratique religieuse a diminué de 40 % entre 1962 et 1969. Il y avait 51 % des Français qui se confessaient au moins une fois par année en 1952. Ils n’étaient plus que 29 % en 1974, et 14 % en 1983.
Selon Guillaume Cuchet, la nouvelle messe en langue vernaculaire n’est pas la cause directe de l’effondrement. C’est plutôt le changement de discours du clergé qui a déstabilisé les fidèles, ce qu’il appelle « la crise de la prédication des fins dernières ». Du jour au lendemain, les prêtres ont cessé de parler du péché, de l’enfer, du jugement personnel et même de l’obligation morale d’assister à la messe dominicale.
Les décrocheurs religieux du tournant de 1970 se disaient sans doute : « Avant, tout était péché. Maintenant, plus rien n’est péché. Ce n’est pas très sérieux leur affaire. »
La « Nouvelle Pentecôte » de 1965 a réussi à vider les églises avec plus d’efficacité que la Terreur de 1793.
Laissez un commentaireL’homme qui avait poignardé sa conjointe enceinte, tuant le bébé, retire sa déclaration de culpabilité

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Petr Kratochvil/PublicDomainPictures
Sofiane Ghazi a donc changé de position deux semaines après avoir plaidé coupable aux accusations de meurtre de son bébé proche de naître et de voies de faits graves sur sa conjointe, prétextant que ses avocats l’avaient mal conseillé et refusant de continuer le procès avec leur aide.
Le procès reprendra donc sur une nouvelle lancée pour déterminer, entre autres, si l’enfant à naître de 36 semaines de grossesse mourut quelques minutes après la naissance ou avant de naître, par césarienne. Car au Canada, d’après Radio-Canada :
En vertu de la loi, tant qu’il n’est pas né, l’enfant n’a pas de statut juridique. Par contre, si le bébé est mort après avoir vu le jour, il est considéré comme un être humain et des accusations de meurtre peuvent alors être portées.
Si cette loi illogique n’avait des applications sérieuses et même graves, on pourrait en rire comme d’un exemple affligeant et farfelu de la législation d’un royaume imaginaire.
D’après Radio-Canada, ce procès soulevait, donc soulèvera, des questions délicates :
Ce procès très médiatisé soulevait certaines considérations délicates sur le statut du fœtus [humain], puisqu’au Canada, si l’enfant se trouve encore dans le ventre de sa mère lors de sa mort, celui ou celle qui a provoqué sa mort ne peut être accusé du meurtre.
L’interruption du procès (ou plutôt abréviation) avait sans doute dû soulager les milieux de militantisme proavortement, qu’inquiète sans doute un possible regain d’intérêt pour cette affaire dont l’une des deux victimes, le bébé, était tout aussi vivant dans le ventre de sa mère que peu après en dehors. Car, quelle est la différence entre une « interruption de grossesse » (avortement) ou l’on empoisonne, écrase, démembre ou aspire l’enfant à naître, traitement dont il se tire rarement vivant hors du corps de sa mère, et des coups de fourchette à viande ? Les gens ordinaires peuvent comprendre ce genre de chose, et les partisans de l’avortement n’aiment pas que ceux-ci réalisent qu’on leur cache quelque chose.
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