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À partir de quand un fœtus est-il un être humain ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pixabay

La réponse est simple, un fœtus (humain) est tout simplement un être humain hic et nunc, ici et maintenant, le mot « fœtus » ne désignant qu’un stade dans le développement de l’être humain, tout comme « zygote », « embryon », « bébé », « enfant », « adolescent », « adulte », etc.

Pour Richard Martineau, il est absurde que la loi canadienne ne fasse « aucune différence entre un amas de cellules, un embryon de quelques semaines, un fœtus de quatre mois ou un fœtus de neuf mois », d’après le Journal de Montréal.

J’objecterais ici que ce qu’il désigne par l’appellation « amas de cellules » n’en est pas un, j’y reviendrai plus tard.

Pourquoi M. Martineau s’avance-t-il sur les sables mouvants de la question de l’avortement ? Parce qu’aura lieu un procès qui relancera peut-être le débat sur le statut de l’enfant à naître. Ce procès a pour accusé un certain Sofiane Ghazi, sous inculpation d’avoir poignardé sa conjointe dans le ventre avec une fourchette à viande, de l’avoir blessée gravement et d’avoir infligé des blessures mortelles à l’enfant qu’elle portait, qui serait mort quelques minutes après sa naissance. Le crime s’est passé en 2017.

La couronne présentera une bonne quarantaine de témoins, comprenant des médecins, biologiste et pathologiste. Si l’enfant est mort dans le ventre de sa mère, M. Ghazi pourrait bien ne pas être condamné pour meurtre, s’il est prouvé qu’il est mort hors de sa mère, M. Ghazi pourrait au contraire être condamné pour ce crime. Pourquoi ? D’après Richard Martineau dans le Journal de Montréal :

Rappelons que selon la loi canadienne, un enfant doit être sorti du ventre de sa mère pour être considéré comme une personne.

À neuf heures une minute et cinq secondes, le fœtus de 9 mois est dans le ventre de sa mère ? Il n’a aucun statut juridique. Aux yeux de la loi, il n’est pas plus important qu’un amas de cellules.

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À neuf heures une minute et quinze secondes, il est sorti du ventre de sa mère ?

Il a des droits, est considéré comme une personne, et si jamais quelqu’un le tue, cet individu sera inculpé de meurtre. C’est comme ça, au Canada. La loi ne fait aucune différence entre un amas de cellules, un embryon de quelques semaines, un fœtus de quatre mois ou un fœtus de neuf mois.

Tant que tu n’es pas sorti du ventre de ta mère, tu n’as aucun droit. Tu n’es rien.

J’aime assurément que Richard Martineau s’en prenne un tant soit peu à l’avortement, mais j’aimerais encore plus son apologie de l’enfant à naître viable s’il défendait aussi celui qui ne l’est pas.

Pourtant, la viabilité ne peut être le critère qui définit la personnalité du « fœtus ». La personne qui dépend d’un stimulateur cardiaque pour sa « viabilité » serait-il indigne de vivre ? Sommes-nous seulement « viables », nous qui dépendons plus ou moins de nos semblables, qui dépendons d’une planète en particulier et non d’une autre, nous tous mortels destinés à la tombe ?

Non, la viabilité n’est pas un critère pour décider de la vie ou de la mort de quelqu’un.

Au passage, il n’existe pas de stade « amas de cellules » dans le développement de l’être humain, depuis l’œuf fécondé, il est un être complexe contenant toute la complexité de ce qu’il deviendra une fois adulte. Si c’est un « amas de cellules », alors nous sommes tous des « amas de cellules ». M. Martineau poursuit son exposé :

Je suis convaincu que plusieurs Canadiens ressentent un malaise vis-à-vis les avortements tardifs.

Avorter à deux mois est une chose. Avorter à cinq mois, alors que le bébé est viable, en est une autre.

Au fond, je suis en désaccord avec M. Martineau, avorter à deux, cinq ou neuf mois ne change pas grand-chose par rapport au crime commis, car ce qui est supprimé est un être humain, qui l’est depuis sa conception jusqu’à sa mort. La loi est injuste de méconnaître la nature de l’enfant à naître, mais elle est logique, il n’y a pas de différence.

J’espère cependant que les Canadiens, horrifiés par l’avortement tardif, comprendront l’atrocité de tout avortement.

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