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La « thérapie de conversion » destinée aux mineurs interdite en Allemagne

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : jcomp/Freepik

Le Parlement allemand a interdit ce qu’il appelle la « thérapie de conversion » destinée aux mineurs, ou toute tentative visant à les aider à rejeter une attirance pour les personnes de même sexe, que l’aide provienne de leurs parents ou de professionnels de la santé. Et les activistes LGBT veulent déjà étendre aux adultes cette loi qui devrait entrer en vigueur vers le milieu de l’année, selon International Family News :

Une nouvelle loi adoptée par le Bundestag allemand a interdit les conseils aux mineurs (de moins de 18 ans) ayant des sentiments non désirés d’attraction pour les personnes de même sexe, qualifiant toutes ces tentatives de « thérapie de conversion ».

[…] Elle limite les choix des jeunes eux-mêmes en matière de conseil et soumet également les parents à des sanctions. Tout parent qui aide un enfant à chercher à atténuer les attraits sexuels non désirés serait considéré comme manquant à son « devoir d’élever un enfant ».

Précisons que les détracteurs de ladite « thérapie de conversion » l’interdisent bien sûr sous prétexte qu’elle serait préjudiciable à ceux qui en seraient l’objet.

Parents, psychologues et psychothérapeutes condamnés :

Les lobbyistes ont travaillé dur pour élargir le terme « thérapie de conversion », considéré juridiquement pour être aussi large que possible. Même une éducation appropriée pourrait être considérée comme punissable — des psychologues ou psychothérapeutes confessionnels qui pourraient mettre en garde contre les qualités morales et les dangers des actes homosexuels, par exemple, seraient punis.

[…] cette loi cible les droits parentaux même pour les parents qui prennent bien soin de leurs enfants. Cela donne aux parents peu de recours pour combattre la propagande enseignée dans les écoles, à la demande des lobbyistes, à propos de l’inhibition sexuelle et de l’incitation à céder à toute envie sexuelle, même si les parents ont des croyances religieuses profondément ancrées qui exigent une éthique sexuelle différente.

Ils veulent déjà élargir la loi :

[…] Mais la LSVD (Association des lesbiennes et des gays d’Allemagne) a déjà annoncé qu’elle allait travailler à étendre la loi. Ils veulent que les « thérapies de conversion » soient déclarées illégales sans exception, à tout âge ; et ils sont soutenus par le Parti vert. Ulle Schauws — porte-parole de la « politique queer » — a déjà exprimé sa demande d’élargir la loi.

Visiblement, la sorte de « liberté » que ces gens autrefois revendiquaient ne peut selon eux s’appliquer aux autres, ils veulent tout simplement renverser la société et la morale.

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Salutation pour temps de COVID-19 : «  Restez forts, et Viva Cristo Rey ! » (un beau texte du Pr John Rao)

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits)

Je vous propose ci-dessous, avec l’aimable autorisation d’Edward Pentin qui a d’abord publié ce texte en anglais, ma traduction des réflexions du Pr John Rao sur la crise du coronavirus et la création, à sa faveur, d’une société qui isole et aseptise les rapports humains au point de détruire notre civilisation occidentale et chrétienne.

Nous n’avons pas besoin de sécurité, mais de force, sous l’étendard du Christ-Roi, tel est son message !

Le Pr John Rao est professeur associé d’histoire à l’université de St. Johns à New York. Il préside aujourd’hui le Rome Forum fondé en 1968 par Dietrich von Hildebrand en réponse aux oppositions à Humanae vitae, qui organise des cycles de conférences sur l’histoire et le catholicisme traditionnel.

Découvrez vite cette charge vigoureuse contre la « Nouvelle normalité » ! — J.S.

*

« Plus la panique grandit, plus l’image d’un homme qui refuse de s’incliner devant la terreur s’élève » — Ernst Jünger

Le but du Forum romain étant éducatif, ce serait manquer à son devoir que de ne pas faire quelques commentaires sur ce dont nous sommes témoins autour de nous et sur ce que cela signifie pour nous en tant que catholiques, en tant que citoyens, et en tant qu’hommes et femmes civilisés. Je ne m’estime pas compétent pour discuter de la cause initiale d’une maladie qui a touché le monde entier, et je ne voudrais en aucune façon minimiser les souffrances et les pertes réelles que cette maladie a entraînées pour de nombreuses personnes. Mais je crois en revanche qu’un éducateur se doit de souligner la façon dont une pandémie contrôlable a été transformée en un pandémonium totalement inutile ; d’y mettre en évidence illustration horrifiante de la désorientation diabolique qui accompagne tous les ravages de la modernité, et qui a permis à une société moderne douloureusement vide de se titiller avec le « sentiment » de faire l’expérience de la peste bubonique sans la vivre réellement.

Nos aïeux socratiques nous ont appris par leurs « Semences du Logos » que l’homme qui raisonne n’a pas besoin d’être un expert dans un domaine donné pour être capable de juger avec compétence s’il a affaire à des dirigeants dont il doit suivre les conseils ou les rejeter comme étant frauduleux. Les fraudeurs exigent qu’on leur accorde une foi absolue, et traitent celui qui doute et qui fait preuve de confusion avec mépris à cause de son ignorance invincible. Il se peut que ces imposteurs se croient sérieusement experts omniscients. Mais lorsqu’ils disent à des personnes jeunes ou en bonne santé qu’elles sont dans la même situation que les plus faibles parmi les personnes âgées ou les personnes déjà malades ; lorsqu’ils disent que, pour se protéger, la vaste masse de la population doit abandonner ses moyens de subsistance, le bien-être de son pays, la vie culturelle de sa civilisation et les outils nécessaires à son salut éternel, ils doivent être rejetés pour ce qu’ils sont en réalité : des charlatans.

Nous nous trouvons aujourd’hui à la merci de guides de ce genre, bien éduqués, peut-être même bien intentionnés, mais finalement très dangereux et arrogants. Ces maîtres du savoir nous pressent de détruire tout ce qui nous est cher afin de créer un monde aseptisé, stérile et sans âme dans lequel les êtres humains ne peuvent pas vivre et mourir avec dignité. Il faudra étudier calmement, quand ce pandémonium s’achèvera (s’il s’achève), pour établir toute la genèse et la complexité du charlatanisme en question, mais il est certainement clair que toutes les forces destructrices qui jouent un rôle dans le monde moderne, ainsi que tous ceux qui y ont volontairement succombé, y ont eu leur part malheureuse.

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L’évêque émérite de Vintimille : « Un virus plus grand que le coronavirus, l’avortement »

Par Francesca de Villasmundo (Medias-Presse.info)

« Il y a déjà 14 millions d’avortements dans le monde cette année, signe d’un virus bien plus important que le Covid. » Ceux qui poussent à l’avortement domestique « se démasquent, sont contre la vie et les femmes ». « Il est nécessaire que l’Église parle aussi clairement contre cette action subtile. » Mgr Alberto Maria Careggio, évêque émérite de Vintimille, en pleine crise du coronavirus, a eu le courage de ramener les esprits à la réalité de la vie et de la mort en rappelant les chiffres monstrueux de l’avortement dans le monde.

Ces derniers jours, il a publié une brève réflexion sur le site web du diocèse de Vintimille-Sanremoqui a fait le tour du web et dans laquelle il a écrit que le coronavirus est bien une tragédie, accompagnée de douleurs, d’héroïsmes et de contradictions, mais que l’avortement l’est encore plus :

Plus de six millions d’avortements légalisés dans le monde. C’est aussi une pandémie qui tue la conscience de ceux qui la pratiquent et celle des dirigeants qui, en légiférant, ont l’intention d’éliminer l’horreur du meurtre.

Dans les colonnes du quotidien La Nuova Bussola Quotidiana, il précise ces données :

Si les estimations de Worldmeter sont exactes, de janvier à début mai de cette année, il y a eu plus de 14 millions d’avortements dans le monde. Cela signifie que l’avortement est un virus bien plus important. Aussi, le silence d’aujourd’hui est une faute grave.

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Dénoncer la tromperie pour regagner sa liberté : Libre opinion sur la pandémie 2020

Par Vincent Mathieu, Ph. D.

Note de la rédaction : Depuis plusieurs semaines des populations entières sont réduites à un confinement forcé, seule solution, nous affirment les gouvernements de bien des pays, ou du moins seule solution en attendant le vaccin qui nous sauvera tous. Avec le temps qui s’est écoulé depuis l’annonce de la « pandémie » du coronavirus, on a pu étudier, comparer, constater les pour et les contre des tenants de cette situation catastrophique.

Le confinement a condamné l’économie de nombreuses nations à un avenir peu reluisant, toute activité « non essentielle » a été interrompue, la liberté de circuler a été plus ou moins restreinte selon les endroits, on a quasi séquestré les personnes âgées, ne leur permettant même pas le réconfort de voir leurs proches, visites souvent essentielles pour leur santé. Les gouvernements augmentent de façon hallucinante leur dette. Et par-dessus tout cela, on a matraqué les populations par un battage médiatique monstrueux, transmettant les nouvelles morbides de l’État ; depuis, la peur du virus règne dans les cités...

Mais les conséquences des mesures prises à travers le monde sont-elles justifiables ? La santé publique était-elle à ce prix, encore incalculable, et surtout, les futures mesures que l’on prévoit nous imposer sont-elles raisonnables ?

De nombreuses questions valaient largement la peine que l’on se penchât dessus, davantage même devant les incohérences des gouvernements et des instances internationales qu’il fallait gober jour après jour ; le confinement était-il vraiment la seule solution ? Le confinement n’est-il pas au contraire nuisible ? Le coronavirus est-il aussi dangereux que l’on nous l’a décrié ? Et si les règlements mis en place étaient vains, pourquoi les avoir érigés ? Pourquoi inspirer la peur à tant de peuples ?

Vincent Mathieu, psychologue, tente d’éclaircir les tenants de cette crise, qui paraît de plus en plus en être une du mensonge, dans un texte fortement documenté et fermement appuyé.

Vincent Mathieu est psychologue et thérapeute de groupe. Il a fait un doctorat en psychologie en 2019 à l’Université de Laval et s’est spécialisé au cours de son doctorat sur les questions de l’empathie et des pathologies antisociales et narcissiques. Il a travaillé à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal pendant deux ans au cours de la rédaction de sa thèse. 

Une version PDF de cet article est disponible, ici. — A. H.

***

Libre opinion sur la pandémie 2020


L’éclosion de la Covid-19 qui est d’abord survenue en Chine à l’automne 2019 ne semblait pas, à ce moment, annoncer une crise d’une telle ampleur en Occident. Au Québec, on parlait du nouveau coronavirus (Sars-Cov-2) comme d’un virus certes contagieux, mais qui ne menaçait pas la santé des Québécois plus qu’il n’en faut. Divers experts relayés dans les journaux indiquaient que la grippe saisonnière faisait plus de morts que ce nouveau virus, que le Sars-Cov-2 était moins à craindre que l’influenza avec laquelle nous avons à composer cycliquement et qui mène annuellement à environ 3500 décès au Canada, 295 000 à 600 000 dans le monde. [1] [2]

Tout à trac, au début du mois de mars, le narratif a changé. À la suite de l’annonce de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui déclarait l’état de pandémie, la plupart des pays occidentaux ont réagi en contraignant la circulation aérienne et en fermant les frontières. S’en sont suivi les déclarations d’urgence sanitaire qui ont mené à la prise du pouvoir par les directions de santé publique (DSP). Ce dernier aspect est primordial, car de cette prise de pouvoir a découlé la mise à l’arrêt de la plupart des secteurs économiques et de la vie sociale. Au cours de cette période, il est important de bien réaliser que les rênes de l’état étaient données aux DSP (Dr Horacio Arruda au Québec). Autrement dit, la loi d’urgence sanitaire dépossède, à même titre que la loi martiale, les citoyens de leurs droits et libertés en vue de les protéger d’une situation de crise majeure. Il va sans dire que la mise en place de ces lois opposées à la démocratie et au droit civil ne doit se faire que dans des situations d’urgence extrême. On nous a donc dit, sur la base de chiffres donnés par l’OMS [3], que la situation était d’une urgence extrême. Les courbes statistiques basées sur ces données prévoyaient par exemple la mort d’environ 60 000 Québécois et 2 millions d’Américains si nous ne procédions pas aux mesures de confinement. Des chiffres qui donnent froid dans le dos et qui auraient justifié les mesures d’urgence sanitaire prises par les gouvernements. Le problème, c’est que ces prédictions se sont avérées exagérées. Plusieurs spécialistes ont effectivement mis en cause la crédibilité des données de l’OMS en ce qui a trait au taux de mortalité sur la base de deux grandes questions : quel est le nombre de cas réellement atteints du coronavirus et combien de personnes en meurent directement.

Tout d’abord, le nombre de cas atteints du virus est sous-estimé. Des données chinoises [4], allemandes [5] et américaines [6] [7] suggèrent que le nombre de cas infectés à la Covid-19 était, dès le début de la pandémie, de beaucoup supérieur à celui rapporté par les autorités de santé publique. Si l’on se fie à ces données, les personnes infectées par le Sars-Cov-2 étaient donc probablement déjà nombreuses dans la « population saine » lorsque les premiers taux de mortalité et les premières prédictions alarmistes ont été dévoilés à la population. Puisque les diverses DSP nationales, avec l’OMS comme chaperon, ont calculé les taux de mortalité en fonction du nombre de cas confirmés ou en fonction d’un nombre de cas inférieur au nombre de cas réels (c’est-à-dire en excluant bon nombre de cas asymptomatiques ou des personnes qui développent des formes bénignes de la Covid-19 sans jamais se faire tester), il va de soi que le taux de mortalité en ait été gonflé. Voici ce que déclarait le Dr Antony Fauci et ses collaborateurs dans une note éditoriale du New England Journal of medecine publiée le 28 février 2020 [8] :

Si l’on suppose que le nombre de cas asymptomatiques ou peu symptomatiques est plusieurs fois plus élevé que le nombre de cas signalés, le taux de létalité peut être considérablement inférieur à 1 %. Cela suggère que les conséquences cliniques globales de COVID-19 pourraient finalement être plus proches de celles d’une grippe saisonnière sévère (qui a un taux de létalité d’environ 0,1 %) ou d’une grippe pandémique (similaire à celles de 1957 et 1968).

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Covid-19 : Des cardinaux et des évêques se joignent à un appel mondial pour dénoncer la répression des libertés fondamentales

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits)

Nous rajoutons en bas, après l’article de Jeanne Smits, le texte de l’Appel pour l’Église et pour le monde, paru sur veritasliberavitvos.info ― A. H.

Les cardinaux Gerhard Müller, Joseph Zen et Janis Pujats ont signé un appel lancé à l’initiative de Mgr Carlo Maria Viganò « pour l’Église et pour le monde » rendu public ce jeudi 7 mai à 19 h 30. Des évêques et prêtres, de nombreux laïcs — médecins, universitaires, écrivains, juristes, responsables d’associations, journalistes, la liste provisoire est en fin d’article — ont d’ores et déjà également apporté leur soutien à cet appel qui veut dénoncer l’utilisation du « prétexte de l’épidémie de Covid-19 » pour violer les droits des citoyens et porter atteinte aux libertés fondamentales. Y compris l’exercice de la liberté de culte, d’expression et d’aller et de venir.

(Addendum : Tard dans la soirée de jeudi, le cardinal Robert Sarah, mentionné comme signataire de l’appel, s’en est distancé par deux tweets. Je commente cela ici. La réponse de Mgr Viganò est ici.)

L’hebdomadaire Valeurs actuelles a publié l’intégralité de l’appel en ligne ici.

Ces limitations à la liberté en laissent présager d’autres, qui passent notamment par le « contrôle des personnes » et le « suivi de leurs mouvements ». Les signataires estiment qu’on peut craindre de voir l’utilisation de la « panique », les mesures de confinement et la crise économique profonde qui s’y associe conduire vers la création d’un « gouvernement mondial hors de tout contrôle » et des « répercussions sociales et politiques graves » dans les pays soumis à « ces formes d’ingénierie sociale ».

On ne s’étonnera pas de trouver parmi les signataires Mgr Athanasius Schneider, qui a déjà dénoncé avec vigueur la « dictature sanitaire » qui s’est mise en place.

Les signataires, parmi lesquels une dizaine de médecins italiens, soulignent d’ailleurs que cette « panique » est entretenue, alors que « les doutes croissent quant à l’effective contagiosité, à la dangerosité et à la résistance du virus : de nombreuses voix faisant autorité dans le monde de la science et de la médecine confirment que l’alarmisme à propos du Covid-19 amplifié par les médias ne semble absolument pas justifié ».

Sur le plan médical, l’appel souligne également que des remèdes « efficaces, souvent peu coûteux », ont été « pénalisés » et invitent la communauté scientifique à veiller à ce que des « intérêts iniques » ne dictent les choix des gouvernements en la matière.

« Nous rappelons également, en tant que Pasteurs, que pour les Catholiques, il est moralement inacceptable de recevoir des vaccins dans lesquels du matériau provenant de fœtus avortés est utilisé », soulignent-ils. Des associations de bioéthiciens catholiques ont d’ores et déjà insisté pour que l’on évite l’utilisation de lignées de cellules souches ayant leur origine dans un bébé avorté en 1972, comme c’est le cas pour l’un des essais actuellement menés à Oxford.

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L’avortement source d’« angoisse », mais pourquoi au fait ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Needpix

Pendant ce temps de confinement forcé on essaie de nous apitoyer sur le sort des femmes qui veulent se faire avorter, mais d’une façon qui me paraît curieuse. Le Tabloïd nous décrit, dans un de ses articles, l’angoisse que traversent les femmes qui se rendent à l’avortoir ; l’angoisse en question ne relève donc pas d’une restriction de l’accès à l’avortement.

Le Tabloïd nous affirme que les directives sanitaires mises en place pour cause de coronavirus n’« épargnent pas les services d’avortement » (quelle emphase !), car depuis le commencement du confinement les Québécoises doivent vivre seules « l’épreuve » de leur avortement. Ainsi il reconnaît au moins que l’avortement est une épreuve.

Le fait est que les avortoirs n’autorisent pas les accompagnateurs à suivre les femmes à l’intérieur comme d’habitude ce qui augmente le traumatisme enduré par les femmes, d’après le Tabloïd :

« J’ai rendez-vous demain matin à 10 h. D’aller au rendez-vous, seule, et de devoir faire l’opération seule est très inquiétant. Je suis très angoissée, je n’en dors pas la nuit. Je cogite tout le temps, à me demander comment ça va se passer », confie Marie.

Tandis qu’une certaine Sandra, qui s’est déjà fait avorter une fois, raconte :

« Y’avait une certaine tristesse dit-elle. L’avortement c’est émotif, on vit un traumatisme à chaque fois. C’est sûr qu’avoir un accompagnateur, ça aide. »

Un sentiment de difficulté se rajoute à l’avortement :

« On voyait que c’était quand même bizarre parce que les femmes disaient : je trouve ça difficile de pas être là avec mon conjoint », poursuit Sandra.

« C’est pas le fun d’aller là seule, s’inquiète pour sa part Karine. Mon conjoint, faut qu’il attende dans l’auto. Il peut pas rentrer dans la clinique. Je sais pas à quoi m’attendre. C’est l’inconnu. Je fais beaucoup d’anxiété. »

Et cette situation provoque un sentiment d’insécurité chez ces femmes :

Cette règlementation, bien que nécessaire, provoque de l’insécurité supplémentaire chez plusieurs femmes.

Être seule pendant l’intervention pourrait même jouer sur la perception de la douleur physique, selon Marie-Eve Blanchard, accompagnante professionnelle à l’interruption de grossesse.

Donc, rapporte le Tabloïd, l’avortement est une épreuve, « c’est émotif », il est source d’angoisse et d’anxiété, de sentiments d’insécurité, c’est un traumatisme qui provoque même de la douleur physique… Est-ce la seule douleur que redoutent toutes ces femmes ou le danger que représente cette opération ? Mais on a martelé partout que c’était une procédure « sécuritaire ». Si ce n’est donc ça, qu’est-ce donc ? Est-ce parce qu’elles vont se faire ôter un « amas de cellules », une « tumeur » ou une « excroissance » ? Si c’était le cas, elles n’en seraient pas si émues. C’est donc quelque chose de plus important et de plus cher qui est définitivement supprimé, et non interrompu…

Dans tout l’article on n’emploie pas une seule fois le terme « bébé », ni le banal mot « fœtus », ni même le méprisant « amas de cellules », rien. On tourne autour du pot, du centre même du sujet, l’enfant à naître qui se fait tuer.

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Coronavirus : dans les temples de la consommation on prêche l’avortement

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo : Rawpixel

Faisant mes courses ce matin quelque part dans l’Ouest [en France], dûment munie de mon Ausweis, je tombe en arrêt devant les portes vitrées du supermarché local – vous savez, ce type de bâtisse où l’on peut entrer et manipuler des tas d’objets sans crainte de choper le coronavirus, alors que les églises sont fermées parce qu’on pourrait contaminer un banc en s’y agenouillant un peu trop dévotement.

Une grande affiche accueille le chaland, sous le titre « COVID-19 — lutte contre les violences conjugales ».

Elle est frappée au sigle de la République et donne tous les numéros de téléphone d’urgence utiles pour traverser cette pénible période du confinement. Viols, enfance en danger, plateforme d’écoute… Mais aussi « IVG-Contraception » avec un numéro national gratuit. Et pour le département, celui du Planning familial qui offre « santé sexuelle, IVG, contraception ». Et encore les coordonnées des quatre « centres de planification — centres d’IVG » du département, histoire d’enfoncer le clou.

Pourtant notre magasin U donne l’accès prioritaire aux femmes enceintes…

Tout cela voisine avec les consignes de confinement car si le coronavirus doit être combattu même quand il n’est pas là (pas le moindre cas dans notre « secteur » depuis des semaines, paraît-il), il y a des assassinats légaux et planifiés qu’il ne faut surtout pas rater. Devoir quasi religieux rappelé par les annonces paroissiales des temples de la consommation ?

Notez que l’« office », voire le rite des courses comprend ses ablutions (vite, un coup de gel hydroalcoolique avant d’entrer pour se purifier du mal) et ses mantilles pour les deux sexes (pardon, pour tous les genres) : ces masques qui nous transportent vers le monde de l’anonymat, où chacun efface son visage parce que l’homme est un ennemi pour l’homme et encore plus pour la femme, et réciproquement.

Et tous se soumettent, brebis obéissantes de faux pasteurs tellement cyniques qu’ils ne craignent pas d’afficher leur vraie nature : IVG d’abord !

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Jésus, le Bon Pasteur

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (le 25 avril, pour le deuxième dimanche après Pâque, 26 avril) ― Photo (côtés flous rajoutés) : ALLPosters/Wikimedia Commons

Un bon pasteur vit tellement pour ses brebis que, sacrifiant tous ses intérêts, il est prêt à faire face à des dangers mortels pour les défendre et les délivrer de la gueule des lions et des loups. Ainsi faisait le jeune David, bien que petit de taille, pour garder et défendre les brebis de son père, souvent au risque de sa vie.

Le roi David, choisi par Dieu, à cause de son courage intrépide, pour être le pasteur de son peuple Israël, n’est qu’une pâle figure de Jésus-Christ, qui seul mérite pleinement le titre de vrai et bon Pasteur. Notre Seigneur Jésus-Christ n’a pas seulement risqué mais il a donné effectivement sa vie pour ses brebis. Dans l’épître d’aujourd’hui, c’est le premier pasteur de l’Église, saint Pierre, qui trace devant nos yeux le portrait de Jésus, le bon Pasteur de nos âmes. Il a souffert pour nous, écrit-il, marchant devant nous afin que nous suivions ses traces. Regardons-le, attachons-nous à sa voix et à ses pas. Dans sa Passion, notre bon Pasteur nous ouvre le seul chemin qui conduit au pâturage du ciel. Jésus va au-devant d’atroces souffrances uniquement pour nous, n’ayant, lui, jamais commis de péché.

Incomparablement plus généreux et courageux que David, il n’a pas apporté la plus petite négligence pour le soin, la direction, la protection, la défense et la délivrance de nos âmes. « O mon peuple, qu’aurais-je dû faire pour toi que je n’aie pas fait » ? chante-t-on dans les Impropères du Vendredi Saint. Il nous a nourris de la plus pure doctrine de vérité, de sa sainte doctrine qui nous donne la lumière dans laquelle nous devons marcher, pour ne pas tomber dans les noirs précipices du péché ; ceux qui y glissent, parce qu’ils lui désobéissent, se mettent en grand danger de mort éternelle. Dans la bouche de notre bon Pasteur, il ne s’est jamais trouvé le plus léger mensonge ; le témoignage éclatant qu’il a rendu à la vérité lui a attiré de la part des ennemis de la vérité, la haine, la persécution, la condamnation au supplice de la croix. Il a enduré sans rien dire leurs injures et leurs mauvais traitements. Il s’est laissé patiemment mener à la mort. Ce sont nos péchés qu’il portait sur le bois de la croix afin de les expier et de nous en purifier. « Par ses saintes plaies, il a guéri les plaies de nos âmes », écrit le prophète Isaïe. Jésus est le bon Pasteur qui continue à répandre — aussi souvent qu’il en est besoin — sur les blessures de ses pauvres brebis le divin remède de son sang. Quel autre pasteur a jamais nourri et guéri ses brebis avec sa propre chair et son propre sang ? Le fruit de ses souffrances et de sa mort est de ramener ses brebis égarées au divin bercail, de les réconcilier avec Dieu, d’en faire son Église, afin qu’il n’y ait qu’un seul troupeau et un seul pasteur.

Prions aujourd’hui pour tant de brebis rebelles qui, loin de son Église, méconnaissent Jésus-Christ mais qui lui appartiennent, parce qu’Il les a créées et rachetées au prix de sa vie, afin qu’elles reconnaissent sa voix et le suivent.

Prions pour que Jésus le bon Pasteur, par son Esprit-saint, confonde, à l’extérieur et à l’intérieur même de son Église, les pasteurs imprégnés des hérésies du libéralisme et du modernisme qui se comportent de fait en assassins de la vraie foi. Demandons que dans son infinie miséricorde Il daigne susciter une génération nouvelle de pasteurs selon son Cœur.

Prions, selon le désir souvent exprimé par le pape Benoît XVI au cours de son pontificat, pour les jeunes que Jésus le bon Pasteur appelle aujourd’hui à devenir prêtres, qu’ils soient des pasteurs qui se tiennent debout, bien droits dans la vérité, vigilants face aux dangers menaçants du mal, et qu’ils soient prêts à donner leur vie pour le salut des brebis qui leur seront confiées.

Et prions surtout les uns pour les autres, qui, au grand jour du jugement désirons sans doute être tous placés à sa droite parmi ses brebis fidèles, mais qui demeurons dans les grands combats que nous devons actuellement soutenir extrêmement faibles, afin que Jésus nous relève dans nos chutes, nous prenne sur ses épaules et nous garde toujours près de son Cœur.

J.-Réal Bleau

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« Personne ne peut empêcher un prêtre de confesser et de donner la communion »

Par Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le cardinal Robert Sarah, donc une haute autorité ecclésiastique dans la matière des sacrements, affirmait, dans une entrevue accordée à La Nuova Bussola Quotidiana que rapporte Le Salon Beige :

« Personne ne peut empêcher un prêtre de confesser et de donner la communion, personne n’a le droit de l’arrêter. Le sacrement doit être respecté. Ainsi, même s’il n’est pas possible d’assister aux messes, les fidèles peuvent demander à se confesser et à recevoir la communion. »

Les gouvernements ne doivent pas empêcher les prêtres d'administrer les derniers sacrements aux malades du coronavirus.

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Québec encourage la délation, le confinement pourrait « réduire considérablement le filet de sécurité entourant les enfants »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : AdobeStock

Je ne sais si vous avez reçu comme moi dans ma boîte aux lettres un pamphlet gouvernemental s’intitulant Protégeons collectivement nos enfants et encourageant à la délation, comme si nous ne l’étions pas assez.

Cette écœurante circulaire, dépeignant les mesures du gouvernement face au coronavirus comme « nécessaires pour la santé de la population », nous assure de l’existence de ses conséquences qui ont des « impacts directs sur l’organisation familiale et peuvent réduire considérablement le filet de sécurité entourant les enfants les plus vulnérables ».

Pour commencer, si le gouvernement est inquiet du sort des enfants (qui ne sont pas les siens), il n’a qu’à lever son absurde confinement. En outre, s’il est vrai que le confinement et autres mesures ont des effets divers sur la famille, s’il s’agit bien de la famille (à moins que le gouvernement ne veuille entendre autre chose par son amphigourique terme d’« organisation familiale », se considérerait-il comme en faisant partie ?), les enfants ne sont-ils pas auprès de leurs parents ? Ne sont-ils pas précisément dans le lieu normalement le plus sécuritaire ? N’évitent-ils pas les abus dont ils sont victimes à l’école (par exemple) ? Niet tovaritch ! « cette période d’isolement peut augmenter les risques de maltraitances et de négligence auprès des enfants », comme quoi, tant que l’œil du gouvernement n’est pas constamment braqué sur votre enfant celui-ci n’est pas en sécurité, et vous êtes par défaut une brute potentielle. L’amour paternel n’existe pas et la tendresse maternelle est sans doute une construction sociale…

Non content de fournir une pelletée d’adresses pour dénoncer, il indique ses critères de base pour une bonne délation, « Soyons attentifs », déclare le pamphlet :

Quand faire un signalement ?

Pour faire un signalement au directeur de la protection de la jeunesse (DPJ), vous n’avez pas à être absolument certain qu’un enfant a besoin de protection. Il suffit que vous ayez des motifs raisonnables de croire que cet enfant vit une situation de maltraitance ou de négligence.

Voilà bien le problème, si je ne suis pas absolument certain qu’un enfant est maltraité, quels sont ces motifs raisonnables ? Il faut un minimum de preuves.

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