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La Sagesse Chrétienne

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le quatrième dimanche après Pâque) ― Photo : Elke Walford/Wikimedia Commons

L’apôtre saint Jacques nous instruit aujourd’hui de la signification de la sagesse chrétienne. Cette sagesse, à la différence de toutes les autres sagesses, vient de Dieu. Elle est ce don parfait qui descend du Père des lumières pour faire de nous des enfants de lumière. Elle consiste en une parfaite connaissance du Christ et de la vérité. Cette connaissance n’est pas seulement théorique mais elle est, selon l’expression de saint Cyrille, « toute brûlante d’amour de Dieu ». On l’acquiert par une foi vivante en Jésus-Christ, qui est la Sagesse éternelle. De même que Dieu le Père, Jésus-Christ est Lumière — Lumière née de la Lumière — et source constante de cette divine lumière qui illumine les cœurs. Il est le même aujourd’hui qu’il était hier et qu’il sera pour tous les siècles. Sa doctrine est immuable. Autant dans le Fils que dans le Père et l’Esprit-Saint, il ne peut y avoir de changement, ni l’ombre même d’une variation. Car ce qui est divin est absolument parfait, et par suite ne peut changer. Ainsi, ne peuvent changer les vérités de notre foi, parce qu’elles viennent de Dieu, qui les a révélées au monde.

La sagesse chrétienne nous faisant participer à une connaissance toujours plus claire et profonde du plan d’amour de Dieu sur l’humanité a pour but de nous conduire à une vie nouvelle d’union avec Dieu sur la terre, à nous apprendre à voir tous les évènements à la lumière de Dieu. Elle nous fait comprendre que ce qui se passe présentement est une parole de Dieu qui retentit dans le monde entier pour l’appeler à la conversion, avant qu’il ne soit trop tard. La fin approche, et l’extrême danger que courent l’immense majorité des hommes concerne beaucoup plus la mort de leur âme pour l’éternité que la mort de leur corps, aussi désastreuse soit-elle. Oui, il faut protéger notre vie physique et la vie de notre prochain des graves dangers de contagion qui nous menacent tous. Notre vie corporelle est un bien extrêmement précieux, qui nous est donné par Dieu, mais elle n’a pas sa fin en elle-même, elle est ordonnée à la vie éternelle.

La mort éternelle, de laquelle très peu d’hommes se soucient concrètement aujourd’hui, est la privation de la vie divine pour toute l’éternité, c’est-à-dire le plus grand de tous les malheurs, le malheur des malheurs, absolument irréparable. S’il nous reste un peu de sagesse chrétienne, inappréciable héritage reçu de nos ancêtres, il ne peut s’agir seulement pour nous, dans les circonstances actuelles, de prendre les précautions pour être sauvés d’une contagion qui peut tuer notre corps. Il ne suffit pas de nous laver souvent les mains, de porter des gants de latex pour éviter tout contact suspect, de porter des masques s’il le faut, de nous distancer des porteurs éventuels d’un mystérieux virus. Car ayant fait tout cela, quelle tristesse, quelle cuisante déception, quel désespoir et remords sans fin, si nous ne sauvons pas notre âme du suprême virus qui, spécialement depuis l’apparition de l’hérésie moderniste, s’est répandu sur toute la surface de la terre, et qui consiste essentiellement dans la perte, l’abandon de la foi en Jésus-Christ Fils de Dieu, l’unique Sauveur du monde.

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Ce suprême virus, pour faire son œuvre de destruction planétaire de la vie divine dans les âmes, excelle à prendre des dehors hypocrites de libération des esprits, en leur imposant une telle foi absolue dans la science humaine, pourtant si limitée, qu’ils en arrivent à se penser d’autant plus intelligents qu’ils méprisent davantage la foi en Dieu, et la condamnent fièrement comme étant la consolation illusoire des faibles et des ignorants. À quoi serviront un jour toutes les formes de prudence ayant pour fin le salut de notre pauvre corps, si nous n’entendons pas actuellement la voix de Dieu, si nous n’écoutons pas avec docilité la parole puissante de Jésus-Christ, qui seule peut sauver nos âmes ?

La prudence humaine cherche actuellement, avec raison, quelque remède efficace à un virus dévastateur. Mais, parce qu’elle n’y croit pas, elle se garde bien de porter la moindre attention aux divins remèdes capables de guérir les maladies les plus mortelles de l’âme et du corps. Il y a en effet un assez bon nombre de maladies auxquelles la science médicale et la psychologie peuvent parvenir à apporter quelque soulagement symptomatique mais ne peuvent aucunement guérir en profondeur. Parce que ces maladies, au jugement de la science humaine, sont incurables et que seul Jésus, le Fils de Dieu et le Médecin des médecins peut en fait les guérir. Il s’agit d’abord des maladies de l’âme, qui sont le domaine qui lui appartient en propre et dont Il réserve principalement le traitement à ses prêtres. Il s’agit ensuite de toutes les maladies devant lesquelles la recherche des causes obscures procède par essais et erreurs. Mais Dieu qui connaît tout, en connaît parfaitement les causes et les remèdes efficaces et peut bien les faire connaître à qui le lui demande avec humilité et confiance.

On suppose que le coronavirus n’a absolument rien à faire avec Dieu ; les effets de cette maladie, qui tiennent en haleine les sommités du monde médical et plongent les continents dans la peur d’un avenir très sombre seraient inconnus de Dieu et hors de son pouvoir et de son contrôle. Pauvres insensés que nous sommes de ne pas croire que la solution de la crise que nous traversons avec ses conséquences dramatiques dépend avant tout de la miséricorde divine, qui veut sauver nos corps et par-dessus tout nos âmes tellement plus précieuses. La vérité est que les scientifiques ont absolument besoin de l’aide de Dieu pour aboutir dans leurs recherches à des conclusions salutaires. Les gouvernements des nations ont également absolument besoin de l’aide de Dieu pour assurer à leur population les conditions les plus favorables à la santé publique, à la prospérité et à la paix dans l’ordre voulu de Dieu. Si nous en étions vraiment convaincus, tous, au moins tous les hommes de bonne volonté, tomberaient à genoux dans une instante prière qui monte de toute la terre pour implorer la miséricorde du Seigneur.

J.-Réal Bleau, prêtre



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