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Les abolitionnistes de la famille voient une opportunité dans la crise du coronavirus

Par Jonathon Van Maren ― Traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : PxHere

27 mars 2020 (LifeSiteNews) — J’ai toujours été proche de ma famille, mais la pandémie de coronavirus et la distanciation sociale exigée m’ont rappelé de ne pas la tenir pour acquise. Plus jamais je ne « ferai qu’un saut » chez mes parents sans me rappeler que c’est une bénédiction de pouvoir le faire. Ma petite fille en a tellement marre de ne pas voir sa grande famille qu’elle demande fréquemment que nous communiquions avec ses grands-parents, tantes et oncles par vidéo. Comme tout le monde, je m’inquiète pour mes grands-parents âgés. Au milieu de la panique, beaucoup d’entre nous se sentent profondément reconnaissants pour les familles dont ils ont la chance de faire partie.

Mais si vous êtes un certain type de progressiste, ce bouleversement mondial représente une opportunité. l’Open Democracy, par exemple, a publié un essai cette semaine avec ce titre : « La crise du coronavirus nous montre qu’il est temps d’abolir la famille » (The coronavirus crisis shows it’s time to abolish the family).

La devise d’Open Democracy est « libre pensée pour le monde », et j’espère que personne ne paie pour cette ânerie. Mais l’essai du groupe nous rappelle que de nombreux progressistes voient dans cette crise une occasion de faire avancer leur programme politique, d’autant plus que de larges pans de la population sont à ce stade prêts à accepter une surveillance massive du gouvernement sur leur vie afin d’aplatir la courbe et de protéger les personnes âgées et les personnes vulnérables. Cette crise nous a appris que nos familles sont essentielles et que nos personnes âgées nous sont chères, et j’espère que nous nous souviendrons de ces leçons lorsque tout cela sera terminé.

Mais si vous êtes l’un des clowns d’Open Democracy, la crise vous mène à des conclusions totalement différentes — comme penser que nous devons dépasser « la mystification du couple-forme ; cesser de romancer la parenté ; et atteindre l’assainissement de l’espace fondamentalement dangereux qu’est la propriété privée ». Et pourquoi devons-nous « dépasser » l’idée du mariage et cesser de « romancer la parenté », quoi que cela puisse signifier? À cause des « asymétries de pouvoir dans les tâches ménagères (le travail reproductif étant ainsi sexué)... de la gestion patriarcale de l’éducation et (souvent) de l’institution du mariage ». On se demande vraiment ce que l’auteur de ce charabia a dû souffrir pour produire une telle absurdité tordue.

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Gordon Brown, envoyé spécial de l’ONU, prône le gouvernement global face au coronavirus


Gordon Brown.

Par Jeanne Smits (Reinformation.TV) ― Photo : World Economic Forum/Flickr

« Rien ne sera jamais plus comme avant. » Ces mots résonnent comme un leitmotiv dans les grands médias français depuis le début de la « crise du coronavirus ». Nous allons vers un « nouveau paradigme », clament les analystes, annonçant le changement de tout : manière de vivre en société, de travailler, de soigner, de rémunérer… Gordon Brown, ancien Premier ministre travailliste du Royaume-Uni, envoyé spécial de l’ONU, vient de le dire de manière encore plus crue, puisqu’il appelle de ses vœux un « exécutif provisoire » au niveau mondial pour répondre aux besoins créés par la crise. Selon le journal de gauche britannique The Guardian qui rapporte ses propos, Gordon Brown réclame « un gouvernement global », ni plus ni moins, pour contrer le COVID-19, ennemi invisible de l’humanité.

Gordon Brown a déclaré, selon The Guardian, qu’il faut un groupe de travail composé des leaders mondiaux, d’experts sanitaires et des chefs des organisations internationales, doté de pouvoirs exécutifs pour coordonner la réponse à la crise. Il aurait d’ailleurs souhaité que le Conseil de sécurité de l’ONU participât au sommet virtuel du G20 présidé par l’Arabie saoudite, jeudi, le même qui a annoncé l’injection collective de 5.000 milliards de dollars dans l’économie mondiale pour compenser la crise économique entraînée par le confinement d’un milliard d’hommes sur la planète.

Gordon Brown : on ne réglera rien au niveau des nations

« Cette affaire ne veut pas être réglée au niveau d’un seul pays. Il faut une réponse globale coordonnée », a déclaré Gordon Brown. Et cela pourra se faire malgré la politique « Amérique d’abord » de Donald Trump, a-t-il ajouté. Cet exécutif mondial qu’il appelle de ses vœux s’attellerait à la recherche d’un vaccin, à sa production et à son achat, tout en empêchant que certains en tirent profit.

Le gouvernement mondial selon Gordon Brown se chargerait aussi de questions économiques, en s’assurant de ce que les efforts des banques centrales soient coordonnés, en empêchant des fuites de capitaux des économies de marché émergentes, et en se mettant d’accord sur les dépenses publiques en vue de soutenir la croissance. Autrement dit, en mettant en place un système unique au niveau mondial pour diriger l’économie. Vous avez dit socialisme mondial ?

Gordon Brown n’a pas oublié de dire que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) devrait obtenir une puissance de feu financière accrue à fin d’atténuer les effets de la crise dans les pays à bas et moyens revenus. Traduit en termes réels, cela signifie demander au pays les plus riches d’abonder les comptes de ces institutions supranationales afin de remplir les caisses des plus pauvres. Vous avez dit redistribution des biens ?

Envoyé spécial de l’ONU, Gordon Brown évoque ouvertement le gouvernement global

Gordon Brown n’est pas un simple ancien Premier ministre et ancien chancelier de l’Echiquier britannique s’exprimant comme tant d’autres sur les bienfaits supposés de la gouvernance globale. Il est l’envoyé spécial des Nations unies pour l’éducation globale, voix officielle et actuelle, donc, de l’ONU – en même temps qu’il est sur la même longueur d’onde que le Pacte mondial pour l’Education qui devait être lancé à Rome par le pape François le 14 mai prochain avant d’être retardé par le coronavirus chinois.

Est-ce la première fois qu’un responsable de l’ONU réclame explicitement la mise en place d’un exécutif global pour régler un problème global ? Cela se pourrait bien. Jusqu’à présent, on parlait de réseaux, de « plus de multilatéralisme » et de « solidarité internationale » : tel était le sens du discours du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lors du forum de Paris sur la paix en novembre dernier, axé sur « les questions de gouvernance mondiale et de multilatéralisme ».

Le socialiste portugais évoquait les « risques globaux » pour prôner « un système universel, respectueux du droit international et organisé autour d’institutions multilatérales fortes », un « multilatéralisme en réseaux, au plus près des populations ».

Mais Guterres n’avait pas pensé à citer une éventuelle crise sanitaire parmi les « cinq risques globaux » qu’il s’agissait de prendre en compte. Il y a aujourd’hui un « ennemi invisible » et surtout commun, contre lequel nous sommes – dixit Macron, six fois en un même discours – « en guerre ». Tous ensemble, forcément. Et quelles que soient nos différences, nos divergences, voire nos inimitiés personnelles et nationales. Quelle aubaine pour un mondialiste !

Le coronavirus, l’« ennemi invisible commun » qui facilite le changement de paradigme

Gordon Brown a donc ouvertement enfourché le cheval de bataille en allant plus loin dans l’exigence d’une réponse commune, qui aurait pour première caractéristique d’écraser par le haut les pouvoirs et les souverainetés des nations. Un exécutif commun au niveau mondial, fût-il provisoire comme l’a déclaré l’envoyé spécial de l’ONU, serait un organisme de pouvoir à part entière, et non de coopération.

Face à « l’ennemi invisible » et commun qu’est le coronavirus, que les populations du monde entier ont appris à craindre comme on craint l’Apocalypse, une telle instance aurait l’avantage d’emporter l’adhésion des hommes. Et ce d’autant que, nolens volens, tant de gouvernements nationaux ont précisément apporté la preuve de leur incohérence et de leurs retournements incessants face au COVID-19. Une incohérence à laquelle a largement participé l’Organisation mondiale de la santé, le bras armé sanitaire de l’ONU… On passe évidemment sous silence la réponse réussie de nations comme Taiwan ou la Corée du Sud qui ont, seules, réussi à juguler ou à éviter l’épidémie dont la principale gravité consiste en l’arrivée simultanée de nombreux cas graves dans des hôpitaux mal préparés, en prenant souverainement des mesures appropriées.

Soulignons pour terminer que l’OMS n’a pas tari d’éloges vis-à-vis du gouvernement communiste chinois pour sa gestion de la crise, quand il n’a pas d’ailleurs couvert les incohérences ou les mensonges de ce dernier. Dans un rapport daté du 28 février, mis à jour le 11 mars, une équipe de l’OMS rend hommage à Xi Jinping en particulier et à l’ensemble du pouvoir chinois (communiste) pour sa gestion de la crise, tant pour la prévention, la mise en place de mesures légales de confinement et de traitement des malades, et le retour à la normale. Le recours aux « big data » et à l’intelligence artificielle, et donc de la surveillance généralisée, pour le traçage des populations et des contaminations potentielles y reçoit une approbation explicite.

« La Chine a certainement déployé l’effort d’endiguement d’une maladie le plus ambitieux, agile et offensif de l’histoire », affirmait l’OMS le 28 février.

Avons-nous un candidat pour diriger l’exécutif global provisoire préconisé par Gordon Brown ? Ça y ressemble.

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25 mars, 25e anniversaire d'Evangelium Vitæ

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Il y a à peine quelques jours c’était le 25 mars 2020, fête de l’Annonciation, mais aussi le 25e anniversaire d’Evangelium Vitæ (Évangile de la vie), cette encyclique dans laquelle Jean-Paul II explique l’importance du respect de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle. Cette encyclique a beaucoup inspiré les défenseurs de la vie, à l’instar d’Humanæ Vitæ, l’encyclique de Paul VI.

Dans son encyclique, Jean-Paul II dénonce la pilule abortive, l'avortement, la contraception, qui procède de la même mentalité que l’avortement, les techniques de fécondation artificielle, l’infanticide des nouveau-nés handicapés : 

Pour favoriser une pratique plus étendue de l’avortement, on a investi et on continue à investir des sommes considérables pour la mise au point de préparations pharmaceutiques qui rendent possible le meurtre du fœtus dans le sein maternel sans qu’il soit nécessaire de recourir au service du médecin. Sur ce point, la recherche scientifique elle-même semble presque exclusivement préoccupée d’obtenir des produits toujours plus simples et plus efficaces contre la vie et, en même temps, de nature à soustraire l’avortement à toute forme de contrôle et de responsabilité sociale.

Il est fréquemment affirmé que la contraception, rendue sûre et accessible à tous, est le remède le plus efficace contre l’avortement. On accuse aussi l’Eglise catholique de favoriser de fait l’avortement parce qu’elle continue obstinément à enseigner l’illicéité morale de la contraception. A bien la considérer, l’objection se révèle en réalité spécieuse. Il peut se faire, en effet, que beaucoup de ceux qui recourent aux moyens contraceptifs le fassent aussi dans l’intention d’éviter ultérieurement la tentation de l’avortement. Mais les contrevaleurs présentes dans la « mentalité contraceptive » — bien différentes de l’exercice responsable de la paternité et de la maternité, réalisé dans le respect de la pleine vérité de l’acte conjugal — sont telles qu’elles rendent précisément plus forte cette tentation, face à la conception éventuelle d’une vie non désirée. De fait, la culture qui pousse à l’avortement est particulièrement développée dans les milieux qui refusent l’enseignement de l’Eglise sur la contraception. Certes, du point de vue moral, la contraception et l’avortement sont des maux spécifiquement différents : l’une contredit la vérité intégrale de l’acte sexuel comme expression propre de l’amour conjugal, l’autre détruit la vie d’un être humain ; la première s’oppose à la vertu de chasteté conjugale, le second s’oppose à la vertu de justice et viole directement le précepte divin « tu ne tueras pas ».

Mais, même avec cette nature et ce poids moral différents, la contraception et l’avortement sont très souvent étroitement liés, comme des fruits d’une même plante. Il est vrai qu’il existe même des cas dans lesquels on arrive à la contraception et à l’avortement lui-même sous la pression de multiples difficultés existentielles, qui cependant ne peuvent jamais dispenser de l’effort d’observer pleinement la loi de Dieu. Mais, dans de très nombreux autres cas, ces pratiques s’enracinent dans une mentalité hédoniste et de déresponsabilisation en ce qui concerne la sexualité et elles supposent une conception égoïste de la liberté, qui voit dans la procréation un obstacle à l’épanouissement de la personnalité de chacun. La vie qui pourrait naître de la relation sexuelle devient ainsi l’ennemi à éviter absolument, et l’avortement devient l’unique réponse possible et la solution en cas d’échec de la contraception.

Malheureusement, l’étroite connexion que l’on rencontre dans les mentalités entre la pratique de la contraception et celle de l’avortement se manifeste toujours plus ; et cela est aussi confirmé de manière alarmante par la mise au point de préparations chimiques, de dispositifs intra-utérins et de vaccins qui, distribués avec la même facilité que les moyens contraceptifs, agissent en réalité comme des moyens abortifs aux tout premiers stades du développement de la vie du nouvel individu.

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Trudeau après le pouvoir


Justin Trudeau, Premier ministre du Canada.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo (rognée) : Presidencia de la República Mexicana, Attribution 2.0 Générique (CC BY 2.0), Wikimedia Commons

Le député fédéral Derek Sloan, candidat pro-vie dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada, écrivait dans un courriel adressé aux membres du parti :

J’étais à Ottawa hier [24 mars] pour faire mon devoir de député.

Nous avons vu Justin Trudeau essayer de tirer parti de cette crise sanitaire et économique nationale sans précédent [celle sanitaire c’est moins sûr*] pour s’emparer de pouvoirs considérables pour son gouvernement.

Cette prise de pouvoir anticonstitutionnelle, qui aurait donné à son gouvernement minoritaire une capacité illimitée de taxation et de dépenses pour les 18 prochains mois, a heureusement été contrecarrée par l’opposition.

Néanmoins, cet épisode illustre une fois de plus que Trudeau convoite la domination absolue sur nous tous, et que lui et son équipe considèrent les garanties de la démocratie parlementaire comme de simples pierres d’achoppement gênantes sur la route du pouvoir.

Rien de tout cela ne devrait nous surprendre. Trudeau est un homme qui, en 2013, a célèbrement manifesté son admiration pour la « dictature de base » de la Chine, très sérieusement.

Trudeau nous montre qui il est en tout temps. Pour vous convaincre des desseins despotiques de Trudeau, regardez les actes récents de son gouvernement en la matière du projet de loi C-8.

Qu’est-ce que le projet de loi C-8 ? Le 9 mars, alors que nous commencions tous à peine à saisir la gravité de la menace du COVID-19 et de l’effet sinistre qu’il aurait sur nos vies [comme les réactions disproportionnées*], les libéraux ont déposé le projet de loi C-8, qui vise à criminaliser ce qu’ils définissent comme « thérapie de conversion ».

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Églises fermées et avortoirs ouverts au Québec et en Ontario

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo par David Iliff, license : CC BY-SA 3.0 — Wikimedia Commons

Quand les gouvernements d’Ontario et du Québec ont ordonné simultanément (le 24 mars) l’arrêt des services non essentiels, les avortoirs, ou une bonne partie d’entre eux, sont restés ouverts, comme quoi ils considèrent que l’avortement est un service essentiel, quelle qu’en soit la raison, et qu’il ne saurait souffrir aucun empêchement, dût-il être effectué sans vergogne durant un temps de pandémie coronaviresque (encore faut-il voir si c’est aussi sérieux qu’on le dit, si les moyens employés pour arrêter cette « pandémie » sont adéquats et non excessifs, et surtout si ce sont les bons, d’autres pays se passant merveilleusement bien du confinement général, par exemple), alors que ce n’est surtout pas un « soin essentiel ». Ainsi, du matériel médical est gaspillé, les avortoirs et leurs clientes brisent la règle du confinement, risquant ainsi un peu plus de propager le sinistre virus (si tel est le risque). Mais il semble que l’avortement fasse partie de l’antireligion de certains, ils le placent au-dessus de tout.

D’un autre côté, les églises catholiques, bien qu’au Québec elles eussent été fermées avant que le gouvernement n’eût décrété l’arrêt des services non essentiels, doivent forcément rester fermées, ne faisant pas partie de la liste des services « essentiels ». Voici la marque d’un gouvernement matérialiste et athée, laïciste jusqu’au bout des ongles. La messe et les sacrements, ces secours essentiels, ne sont pas considérés comme étant primordiaux. À Ottawa, la fermeture des églises a été spécifiquement ordonnée par les autorités.

L’accès à l’avortement maintenu, selon LifeSiteNews :

« L’accès à l’avortement est maintenu pour toute femme qui en fait la demande. Il n’a pas été prévu d’interrompre ces services », a déclaré Robert Maranda, porte-parole de Santé Québec, dans un courriel à LifeSiteNews.

De même, l’Ontario inclut les « institutions de santé indépendantes » dans sa liste des 74 services essentiels, ce qui inclut les centres d’avortement, le ministère de la Santé n’a cependant pas répondu aux questions de LifeSiteNews pour le confirmer.

La coalition pour le droit à l’avortement au Canada affirme également que les centres d’avortement restent ouverts pendant la pandémie, et ce fait se vérifie sur plusieurs sites internet d’établissements en avortement de l’Ontario.

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Interdiction d'avortements et de « transitions » en temps de coronavirus

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo (modifiée) : creativert/freepik

The Post Millenial rapporte que les opérations de « transition » d’homme à « femme » ou de femme à « homme » sont annulées et reportées pour cause d’engorgement (ou prévision d’engorgement) des systèmes de santé dû au coronavirus :

Laissez le Vice Magazine souligner le gros problème que le coronavirus COVID-19 pose aux personnes trans. Ce n’est pas qu’ils soient plus sensibles à la maladie, comme les asthmatiques et les personnes dont le système immunitaire est déjà affaibli. Mais comme pour la plupart des patients qui avaient envisagé des opérations non urgentes, ces procédures sont reportées à un temps propice, quand le flux de patients atteints du virus aura cessé d’engorger notre infrastructure médicale.

Reportées aux calendes grecques :

Des opérations ont été reportées dans tout le Royaume-Uni, ainsi qu’aux États-Unis.

Cette situation ne manque pas de mécontenter les mouvements LGBT, qui prétend que ces opérations (à prohiber), selon lui nécessaires, sauvent des vies en prévenant le suicide des personnes dites « transgenres ». Il reste encore à prouver que c’est parce que ces personnes ne « transitent » pas qu’elles se suicident.

Par ailleurs, les avortements non « nécessaires » pour la santé ou la vie de la mère, étant jugés non urgents, ont été interdits en Ohio et au Texas. 

Mettons les choses au clair au passage, l’avortement n’est vraiment pas une pratique indiquée pour sauver la santé ou la vie de la mère, d’autres procédures existent pour soigner celle-ci sans chercher à tuer l’enfant à naître. D’ailleurs, dire que l’avortement est « nécessaire » pour sauver la vie de la mère, c’est affirmer que la fin justifie les moyens (c’est machiavélique). 

Ceci étant dit, plusieurs avortoirs n’ont pas l’air de vouloir obtempérer aux prescriptions des gouverneurs, selon CBS News :

Mais au moins cinq des six prestataires de services chirurgicaux de l’Ohio affirment que l’avortement est essentiel et qu’il n’est réalisable que dans une période de temps limitée (time-sensitive). De ce fait, ils affirment qu’il n’y aura pas d’interruption de services.

Vous comprenez bien que pour ces avorteurs, l’avortement est « essentiel », même s’il n’est pas question de « sauver la vie de la mère ». Cela révèle le penchant idéologique du mouvement proavortement pour qui l’avortement doit être opéré, même en période supposément d’urgence, que cela prenne du matériel médical ou non, et que cela, semblerait-il, mette des vies en danger ou non.

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Mgr Reig Pla (Espagne) maintient messes et communion : « l'Église n'abandonne pas ceux qui ont besoin de l'aide de Dieu »

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits)

Mgr Juan Antonio Reig Pla, évêque d'Alcala de Henares dans la région de Madrid, en Espagne, a accordé un entretien à Andrea Zambrano de la Nuova Bussola Quotidiana dans laquelle il explique pourquoi il a pris la décision pour son diocèse de ne pas priver les fidèles de la sainte messe ― en prenant, bien sûr, les mesures sanitaires nécessaires en raison du coronavirus. Le prélat a choisi des mots forts : « La Sainte Messe, en toute occasion, et plus encore dans cette situation extrême, est le paradis sur terre. Sans la présence du ciel ― rendue présente dans l'humanité de Jésus-Christ et maintenant dans les sacrements ― l'homme défaille. »

Mgr Reig Pla s'est signalé au cours de ces dernières années par ses courageux engagements en faveur du respect de la vie et contre la dictature de l'idéologie du genre.

Voici ma traduction intégrale de cet entretien revigorant.

Addendum : le cardinal Burke a apporté son soutien à l'analyse de Mgr Reig Pla. Lire ici sa réponse à L'Homme nouveau. – J.S.

*

Excellence, Pourquoi avez-vous décidé de garder les églises ouvertes et de célébrer les messes avec le peuple ?

En tant qu'évêque, j'ai décidé de maintenir les églises ouvertes et de respecter l'horaire habituel des célébrations de la Sainte Messe. Je veux ainsi offrir aux fidèles le signe que l'Église n'abandonne pas ceux qui ont besoin de l'aide de Dieu, en particulier des sacrements. À cette fin, nous organisons les célébrations en suivant toutes les directives préventives recommandées par les autorités sanitaires. De plus, les cloches de la cathédrale sonnent à midi et à 20 h 30, pour appeler à prier pour les nécessités créées par cette épidémie. Parmi les biens de la personne (biens utiles, agréables, moraux, etc.), le plus grand est le bien spirituel, qui est uni à la destinée éternelle de l'homme. C'est pourquoi nous ne pouvons pas priver les fidèles, même dans des circonstances extrêmes, des dons divins, et en particulier de l'Eucharistie.

S'il est important de garder une distance de sécurité, est-il encore plus important de donner aux fidèles le pain du Ciel ?

Non seulement nous gardons une distance de sécurité, mais nous prenons toutes les mesures pour prévenir l'infection : hygiène des mains du prêtre, désinfection du sol et des bancs, des vases sacrés, etc. Tout cela est important, mais aucune de ces choses n'éteint le désir d'infini qui habite chaque cœur humain. Ainsi, avec les mesures de sécurité, ce qui est spécifique au travail de l'Église ne peut pas faire défaut : offrir le salut obtenu par Jésus-Christ par la prière, la prédication de la Parole et les sacrements.

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L'Annonciation, le jour où Dieu s'est fait enfant à naître

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Joconde database/Wikimedia Commons

En ce jour de la fête de l'Annonciation, souvenons-nous de Dieu qui s'est fait homme dans le ventre d'une vierge, devenant ainsi un petit enfant à naître dépendant d'une femme. Divine humilité ! Le Tout-puissant se fait tout-petit et vulnérable pour nous racheter du péché et de l'enfer, combien devrions-nous nous rappeler qu'Il a voulu devenir semblable à nous afin que nous devenions semblables à Lui (dans nos limites, bien sûr) ?

En souvenir de l'incarnation du Christ, aimons, secourons et protégeons les enfants à naître, qui sont la proie de Hérodes modernes.

Souvenons-nous aussi de la Très Sainte Vierge Marie, qui a acceptez en toute humilité la demande que Dieu lui adressait par l'un de ses ministre céleste, « Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole ». Quel contraste avec le « mon corps, mon choix » des féministes pro-avortement qui réclament le droit de verser le sang des enfants à naître au nom de la possession de leur corps, qu'elles doivent pourtant à leurs parents et à Dieu.

C'est en se soumettant à Dieu que la Sainte Vierge a accédé à l'une des positions les plus hautes : Mère de Dieu dans Son humanité !

Souvenons-nous également de l'archange Gabriel, qui était le messager de Dieu, afin de nous souvenir (en bon Québécois : « Je me souviens ») de porter la vérité au monde.

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Nancy Pelosi et son projet de loi sur le coronavirus, au profit de Planned Parenthood


Nancy Pelosi.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Gage Skidmore/Flickr

Un projet de loi sur l’aide aux citoyens et aux entreprises durant ce qu’on appelle la pandémie de coronavirus devait être voté au Sénat, après avoir passé avec succès la Chambres, seulement, celui-ci ne contenait pas toutes sortes d’ajouts (comme le financement de l'avortement), qui n’avaient rien avoir avec le virus en question, que les démocrates auraient voulu y voir rajoutés et qui ont dû être retirés pour que les républicains voulussent le voter. Mais, Nancy Pelosi, présidente de la Chambres des représentants des États-Unis, qui veut de toute évidence profiter de la situation, n’y voyant peut-être pas d’urgence ou la considérant peut-être inférieure à celle de son agenda, a déclaré qu’elle voulait écrire son propre projet de loi. Le premier projet de loi échoua au Sénat par 47 vote contre 47, trois républicains s’étant volontairement mis en quarantaine (geste que je trouve plutôt stupide, s’assurer que de bonne loi soient votées étant de loin plus important).

Une étude de l’ébauche du projet de loi de Mme Pelosi, publiée lundi, a révélé d’extraordinaires aspects, qui n’on rien à voir avec le coronavirus, de prêt ou de loin, comme je l’ai pu voir sur BreitBart.

Mme Pelosi veut réduire l’émission de dioxyde de carbone des avions de passagers. Le réchauffisme n’a rien à voir avec le coronavirus.

Mme Pelosi veut également autoriser la pratique de l’enregistrement de l’électeur sur place, au bureau de vote et le jour même de l’élection, pour lui permettre de voter ; et l’enregistrement de l’électeur par internet. Elle veut également autoriser la pratique du vote anticipé, par la poste, et même la désignation par un nombre illimité de personnes d’un commissionnaire (non rémunéré) qui irait déposer leur vote au bureau de vote, à un lieu de dépôt de votes ou au bureau de poste. Tous cela n’est pas sécuritaire.

Mme Pelosi veut également protéger le pouvoir des syndicats, même contre les décrets du président. Manœuvre socialiste ? Quel est le rapport avec le sujet principal ?

Mme Pelosi demande aussi l’élargissement des crédits de taxe pour l’énergie solaire et éolienne. Encore du réchauffisme. 

Mme Pelosi désire imposer un peu plus le féminisme, le multiculturalisme et l’idéologie LGBT : « Le projet de loi exige que les entreprises bénéficiaires d'une aide financière soient tenues de communiquer des données sur la race et le genre en rapport avec le salaire, le nombre d'employés, la diversité des fournisseurs et la composition des conseils d'administration des entreprises. Il exige également que les agences fédérales utilisent des entreprises et des institutions financières appartenant à des minorités ou à des femmes. »

Mme Pelosi demande en sus l’extension automatique des visas de non immigrants (comme les travailleurs étrangers). Où est le rapport ?

Mme Pelosi exige de restreindre la divulgation faite par les institutions d’enseignement supérieur auprès du bureau de recensement sur le statut de citoyenneté ou d’immigration de toute personne (les étudiants par exemple). Mais quel est le rapport avec le coronavirus ?

Et enfin, la cerise sur le gâteau, Mme Pelosi exige le financement de Planned Parenthood, grand tueur d’enfants à naître. Elle précise d’ailleurs que c’est l’une des raisons pour lesquelles l’autre projet de loi n’a pas passé au Sénat… Les démocrates se soucient-ils seulement de la situation ?

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Le message du cardinal Burke à propos du coronavirus et de la primauté de la prière et des sacrements


Cardinal Leo Raymond Burke.

Par Jeanne Smits (Le blogue de Jeanne Smits) ― Photo : Diane Montagna/LifeSiteNews

Je vous propose ci-dessous ma traduction complète du message publié par le cardinal Raymond Burke sur son blogue en cette fête de saint Benoît, pour dire sa sollicitude à l’égard de tous ceux qui souffrent de l’épidémie du coronavirus et de ses conséquences. Le cardinal y souligne que le culte et les sacrements font partie des besoins essentiels de l’homme. Et que si nous devons prendre tous les moyens naturels pour combattre ce fléau, c’est d’abord en nous tournant vers Dieu que nous trouverons la réponse.

Cette traduction est la seule autorisée. Elle a été revue et corrigée par Son Éminence. — J.S.

*

Chers amis,

Depuis quelque temps déjà, nous nous battons contre la propagation du coronavirus, le COVID-19. Pour autant que nous sachions — et l’une des difficultés du combat est que tant de choses restent obscures sur cette peste — la bataille va encore se poursuivre pendant un certain temps. Le virus en cause est particulièrement insidieux, car il a une période d’incubation relativement longue — certains disent 14 jours, d’autres 20 jours — et il est très contagieux, beaucoup plus contagieux que les autres virus que nous avons connus.

L’un des principaux moyens naturels de se défendre contre le coronavirus est d’éviter tout contact étroit avec les autres. Il est important, en effet, de toujours garder une distance — certains disent un mètre, d’autres un mètre et demi — entre nous et, bien sûr, d’éviter les rassemblements de groupes, c’est-à-dire les rassemblements où plusieurs personnes sont très proches les unes des autres. En outre, comme le virus est transmis par de petites gouttelettes émises lorsqu’on éternue ou qu’on se mouche, il est essentiel de se laver fréquemment les mains avec du savon désinfectant et de l’eau chaude pendant au moins 20 secondes, et d’utiliser des lave-mains et des lingettes désinfectantes. Il est tout aussi important de désinfecter les tables, les chaises, les comptoirs, etc., sur lesquels ces gouttelettes ont pu atterrir et à partir desquels elles sont capables de transmettre la contagion pendant un certain temps. Si nous éternuons ou que nous nous mouchons, il est conseillé d’utiliser un mouchoir en papier, de le jeter immédiatement et de se laver les mains. Bien entendu, les personnes chez qui le coronavirus a été diagnostiqué doivent être mises en quarantaine, et celles qui ne se sentent pas bien, même s’il n’a pas été vérifié qu’elles souffrent du coronavirus, doivent, par charité envers les autres, rester chez elles, jusqu’à ce qu’elles se sentent mieux.

Vivant en Italie, où la propagation du coronavirus a été particulièrement meurtrière, surtout pour les personnes âgées et pour celles qui sont déjà dans un état de santé délicat, je suis édifié par le grand soin que les Italiens prennent pour se protéger et protéger les autres de la contagion. Comme vous l’avez peut-être déjà lu, le système de santé italien est actuellement mis à rude épreuve pour tenter d’assurer l’hospitalisation et les soins intensifs nécessaires aux plus vulnérables. Je vous en prie, priez pour le peuple italien, et en particulier pour ceux pour qui le coronavirus peut être mortel comme pour ceux qui en ont la charge. En tant que citoyen des États-Unis, j’ai suivi la situation de la propagation du coronavirus dans mon pays et je sais que ceux qui vivent aux États-Unis s’inquiètent de plus en plus de faire cesser sa propagation, de peur qu’une situation comme celle de l’Italie ne se reproduise chez eux.

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