Guide de l’électeur pour la course à la direction du parti conservateur 2020

Par Campaign Life Coalition ― Traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : Freepik — Mise à jour : 22 mais 2020
Meilleurs choix pour le bulletin de vote
Votez pour ces candidats pro-vie et profamille sans réserve en les mettant comme choix n° 1 et n° 2, dans l’ordre que vous préférez.
La classification de chacun de ces candidats est basée sur le nombre et la qualité des politiques socialement conservatrices proposées par eux, ainsi que sur le degré d’engagement de chacun sur les questions relatives à la vie et à la famille. Sloan a une avance dans ces critères, mais Lewis est également un bon choix.
Aucun autre candidat ne devrait être pris en compte pour figurer sur le bulletin de vote.
Voyez leur dossier en cliquant dessus
À ne pas supporter
Les autres candidats sont non supportables en raison de leur soutien à l’avortement, qui est un facteur d’exclusion. Veuillez ne pas du tout mettre leurs noms sur le bulletin de vote.
Chaque année, plus de 100 000 enfants sont tués avant leur naissance, et ni MacKay ni O’Toole ne sont prêts à les protéger. En mettant un de ces hommes en troisième ou en quatrième position, on enverrait le message à tous les politiciens canadiens qu’ils peuvent soutenir le meurtre de bébés in utero, tout en comptant sur les votes des pro-vie.
En outre, cela serait stratégiquement contre-productif à long terme pour notre cause, dans les années à venir. En refusant stratégiquement de soutenir les politiciens qui promeuvent et encouragent l’avortement, ou qui refusent d’agir pour mettre fin au massacre des enfants avant leur naissance, nous favoriserons les dirigeants plus courageux de l’avenir.
Ils comprendront que pour canaliser la puissance du mouvement pro-vie et profamille, ils doivent nous proposer des politiques concrètes. De même, les partis comprendront que pour susciter l’enthousiasme des Canadiens favorables à la vie et à la famille, il est nécessaire de former des dirigeants qui partagent nos valeurs.
Cliquez sur les liens ci-dessous pour une analyse plus approfondie du dossier de chaque candidat.
Laissez un commentaireFrance : analyse de l’ordonnance du Conseil d’État ordonnant la reprise des cultes publics

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo : AdobeStock
Le Conseil d’Etat français a ordonné au Premier ministre, Edouard Philippe — à la grande surprise des médias et même des évêques, semble-t-il — de modifier le décret interdisant les cultes publics dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire dans un délai de huit jours, dans une décision historique qui reconnaît les droits spécifiques attachés à la « liberté fondamentale » du culte public. D’ici à la semaine prochaine, les églises françaises devraient être autorisées à organiser des messes publiques et autres cérémonies religieuses, qui sont suspendues depuis la mi-mars en raison de la pandémie de COVID-19, au motif que leur interdiction n’est plus proportionnée à la guerre contre le coronavirus déclarée par Emmanuel Macron le 16 mars dernier.
La plus haute autorité administrative française a déclaré que le droit de se joindre à un rassemblement ou à une réunion dans les lieux de culte — et pas seulement celui de prier chez soi ou de prier individuellement dans un tel lieu de culte — « est une composante essentielle de la liberté de culte », et que la limitation de ces rassemblements constitue « une atteinte » grave et manifestement illégale » à cette liberté.
Cette décision est une gifle pour le gouvernement français, qui a montré le côté le plus sombre de son laïcisme en maintenant sine die des mesures strictes contre le culte religieux, et en particulier le culte catholique, malgré un déconfinement assez large qui a permis aux écoles primaires, aux commerces, aux boutiques et à la plupart des centres commerciaux ainsi qu’aux bibliothèques et aux petits musées de rouvrir depuis le 11 mai.
La décision est aussi une claque pour les évêques de France et leur « conférence » qui a fini — comme le montre de manière éclatante cette affaire — par phagocyter le pouvoir d’appréciation et de gouvernement de chaque évêque dans et pour son diocèse –, qui se sont délibérément abstenus d’attaquer le décret du 11 mai devant les tribunaux.
Au lieu de cela, le 1er mai, lorsque Edouard Philippe, détaillant les modalités de déconfinement, a annoncé sans ménagement qu’il n’y aurait « pas de messe avant le 2 juin », le président de la conférence épiscopale, Eric de Moulins-Beaufort, s’est contenté de faire une remarque : « On peut trouver cette décision exagérément prudente, mais il faut quand même l’appliquer. »
Eh bien, elle n’était pas « exagérément prudente » : elle était illégale et contraire aux droits des catholiques en France !
Laissez un commentaire Lire la suiteUn évêque français dénonce l’« atteinte » au droit des catholiques de « participer librement à la messe »

Mgr Bernard Ginoux, évêque du diocèse de Montauban, en France.
Par Jeanne Smits ― Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/DENIS BEGUE/YouTube
Il est à noter que le gouvernement est maintenant censé laisser aux Français une liberté de culte plus large, selon la décision du Conseil d’État, mais il est intéressant de voir les plus vigoureuses et les plus belles réactions des évêques de France qui ont précédé cet événement ; il faut dire aussi qu’aucun d’entre eux n’a participé aux recours qui ont été portés devant le Conseil d’État. ― A. H.
13 mai 2020 (LifeSiteNews) —Dans une lettre pastorale adressée à tous les fidèles de son diocèse, l’évêque Bernard Ginoux de Montauban a plaidé avec passion pour le droit des catholiques de pratiquer leur religion (lire la lettre complète ci-dessous).
L’évêque a clairement indiqué qu’aucune loi civile ne peut annuler le droit fondamental de la liberté religieuse*. Il a souligné que pour les catholiques, la messe est bien plus qu’un simple rassemblement communautaire, c’est le renouvellement du sacrifice du Christ sur la Croix.
Sa lettre, rédigée avec force, reçut une large attention dans les médias catholiques français.
Depuis le début de la crise du COVID-19 et de ses mesures « sanitaires » (que l’évêque Athanasius Schneider a qualifié de « dictature sanitaire »), Mgr Ginoux s’est montré particulièrement franc et courageux.
Dans l’un de ses derniers tweets, en réaction à un article paru dans Le Monde sur la possibilité d’une vaccination obligatoire accompagné d’une nanopuce, l’évêque Ginoux a déclaré : « Attention ! Danger ! La liberté de chacun est bafouée au nom d’un bien. Il faut dire non. »
Dimanche dernier, dans un autre tweet, il écrivait : « Messe. Encore un dimanche de souffrance (alors que nous sommes dans la joie de Pâques) pour tous ceux qui sont injustement privés de l’eucharistie. Je vous rejoins. »
Dans sa lettre pastorale, Mgr Ginoux a longuement commenté le maintien de l’interdiction du culte public, déclarant « Notre liberté est en jeu et il y est gravement porté atteinte ».
Il a ajouté : « je dénonce l’atteinte aux droits des fidèles catholiques de participer librement à la messe, je dénonce le rejet qui est fait de ce droit. La loi civile, dont il resterait à prouver l’obligation en la matière, ne peut s’imposer à ma conscience de pasteur quand elle m’empêche d’accomplir mon devoir. Je suis prêtre et évêque pour donner le Christ aux fidèles qui en ont besoin. C’est ma mission et je veux leur en faire part. L’Eglise Catholique a toujours rappelé le droit de la personne humaine à pratiquer sa religion. Empêcher d’exercer ce droit est une atteinte aux droits humains fondamentaux qui pourrait entraîner d’autres dérives ».
Mgr Ginoux insista également sur la nécessité spécifique des catholiques d’assister en personne à la messe, surtout maintenant que l’épidémie de coronavirus recule et à un moment où de nombreuses autres activités sont autorisées.
[… Voilà ci-dessous la version originale française de la lettre, qui provient du Salon Beige, la traduction anglaise est disponible sur LifeSiteNews :]
Laissez un commentaire Lire la suiteAlice von Hildebrand : la femme, la féminité et le féminisme

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Piqsels
Quel est la qualité même qui caractérise la femme et que le féminisme a rejeté comme « faiblesse » ? : la féminité.
C'est ce que démontre Alice von Hildebrand, qui obtint un doctorat en philosophie à l’Université de Fordham et est professeur émérite du Hunter College de la City University of New York, dans un un entretien accordé à Zenit en 2003 que le site a rapporté sous forme d’extraits.
Dans cette entrevue, l’épouse du célèbre philosophe feu Dietrich von Hildebrand, elle-même philosophe et auteur du livre The Privilege of Being a Women (Le privilège d’être une femme), elle explique que le rôle de mère a une valeur infinie aux yeux de Dieu, et que la femme peut trouver une force surnaturelle dans ce que le féminisme considère comme une faiblesse : la féminité que caractérise la douceur, la patience, le désintéressement, le don de soi, la tendresse, féminité qui en Marie atteint sa perfection.
Mme von Hildebrand dénonce la sécularisation qui a empoisonné en profondeur la société en progressant par étapes et s'attaquant d'abord à l’homme, selon Zenit :
« Le poison de la sécularisation a pénétré en profondeur dans notre société, explique Alice von Hildebrand. La pénétration a eu lieu par étapes. L’homme a été sa première victime : il s’est laissé convaincre de plus en plus que pour être “quelqu’un” il devait réussir dans la vie. Le succès signifie l’argent, le pouvoir, la célébrité, la reconnaissance, la créativité, l’esprit inventif, etc. »
Pour devenir ce « quelqu’un », beaucoup d’hommes ont sacrifié leur vie de famille, le travail représentant pour eux la partie sérieuse de leur existence, ne rentrant à la maison que pour se détendre ou s’amuser, attitude qui a détruit de nombreux mariages. Il ne leur restait que peu de temps et d’attention à porter à leur femme ou a leurs enfants. Les femmes, à juste titre, se sont senties considérées comme secondaires, sortes d’appendices ou de délassements ; de là une souffrance compréhensible et légitime.
Mais la réaction du féminisme a conduit les femmes à adopter une mentalité sécularisée, qui leur a enseigné qu’elles devaient aussi se jeter dans le monde du travail pour entrer en compétition avec les hommes, afin de se prouver qu’elles étaient « quelqu’un », qu’elles étaient leurs égaux, souligne-t-elle. En suivant ce chemin, elles oublièrent la beauté et la dignité du rôle de femme et de mère, méprisant la féminité comme une faiblesse, méconnaissant le pouvoir spirituel qu’elles peuvent exercer auprès de leur mari, et perdant de vue qu’étant égaux en dignité ontologique, l’homme et la femme sont différents et complémentaires, explique-t-elle :
Laissez un commentaire Lire la suite« Elles se sont laissées convaincre que féminité signifiait faiblesse, poursuit Alice von Hildebrand. Elles ont commencé à mépriser les vertus comme la patience, le désintéressement, le don de soi, la tendresse, et ont cherché à devenir comme les hommes en tout […] Elles sont devenues aveugles au fait que les hommes et les femmes, bien qu’égaux en dignité ontologique, ont été créés différents par choix de Dieu : homme et femme il les créa. Différents et complémentaires.
Chaque sexe a ses propres forces et ses propres faiblesses. Selon le plan admirable de Dieu, le mari doit aider sa femme à surmonter ces faiblesses afin que tous les trésors de sa féminité puissent s’épanouir pleinement, et vice versa ».
Nouveau rapport contre la Pologne au Parlement européen : entre autres sur l’avortement et l’idéologie LGBT
Par Olivier Bault (Visegrád Post)
Pologne — Alors qu’il n’avait pas encore été publié, le projet de rapport du Parlement européen contre la Pologne a été envoyé mardi matin aux membres de la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (« Commission LIBE »). Ce projet de rapport est en même temps une proposition de résolution du Parlement européen dans le cadre de la procédure de sanction sous le régime de l’article 7.
Les reproches faits à la Pologne
Les auteurs du document y font part de leurs inquiétudes pour le processus électoral, l’indépendance de la justice et la protection des droits fondamentaux en Pologne. On y trouve une nouvelle fois toute la litanie des reproches faits aux gouvernements du PiS en Pologne, à commencer par la « politisation » du Tribunal constitutionnel en 2016 et en passant par le fait que le parlement polonais se permet aujourd’hui de voter des lois importantes en l’absence d’un Tribunal constitutionnel indépendant du pouvoir politique. En même temps, ce projet de rapport de la Commission LIBE est un aveu d’impuissance du Parlement européen. Il regrette en effet amèrement le fait que le Conseil européen refuse toujours de se saisir de la procédure de sanction sous le régime de l’article 7 lancée en décembre 2017 par la Commission européenne. Le Conseil (et donc les États membres) est critiqué parce que cette question n’a plus été abordée en son sein depuis décembre 2018. Les eurodéputés se plaignent aussi dans ce rapport que l’article 7 du Traité sur l’Union européenne a une portée de toute façon trop réduite, estimant qu’il faudrait élargir son application à tous les types de menaces pour la démocratie et les droits fondamentaux. La conclusion du rapporteur est qu’il faut absolument mettre en place un nouveau mécanisme de surveillance de la démocratie, de l’État de droit et des droits fondamentaux qui donnerait la possibilité (en contournant les traités) de suspendre le versement des fonds européens en cas de constatation d’une violation des « valeurs européennes » dans un État membre de l’UE.
L’avortement érigé au rang de droit fondamental par les eurodéputés
Par ailleurs, le projet de rapport mentionne le droit à l’avortement parmi les droits fondamentaux — alors qu’un tel droit n’est pas reconnu au niveau européen et international — et il critique la Pologne pour le fait que son parlement a débattu, pendant la pandémie de COVID-19, d’initiatives citoyennes en matière d’avortement et d’éducation sexuelle. Le rapport oublie à cette occasion de préciser que la Diète nouvellement élue (en octobre 2019) avait 6 mois pour examiner ou réexaminer ces projets en première lecture à compter du début de sa première session, et qu’elle n’avait donc pas d’autre choix que de se saisir de ces initiatives citoyennes pendant la crise sanitaire. Du reste, la Pologne est même attaquée dans ce rapport pour le fait qu’il y a eu des discussions au parlement sur l’éventualité d’un prolongement du mandat du président Andrzej Duda, ce qui nécessiterait une modification de la Constitution. En fait, toutes les grandes réformes autres que sociales mises en œuvre par le PiS depuis 2015 y sont critiquées, ce qui rappelle l’approche du rapport Sargentini sur la Hongrie qui avait servi de base au lancement de la procédure de l’article 7 contre ce pays en septembre 2018 (au moyen d’un vote d’ailleurs contesté). D’autres questions sont encore abordées, telle l’apparition en Pologne de « zones libres de la prétendue "idéologie LGBT" ». Plus loin, dans l’explication accompagnant le projet de résolution, il est écrit : « Le rapporteur regrette beaucoup de voir apparaître au sein de l’Union européenne des zones se déclarant libres d’idéologies qui n’existent même pas ».
Laissez un commentaire Lire la suiteIndépendance des médias ? La fondation Bill Gates en subventionne un paquet

Bill Gates.
Par Francesca de Villasmundo (Medias-Presse.info) ― Photo : Sebastian Derungs, World Economic Forum/Wikimedia Commons
Le surnom de médias « au collier » colle comme un gant aux grands journaux mainstream. Libres, ils ne le sont pas, mais assujettis au politiquement correct dicté par les mondialistes. Par l’un d’entre eux tout spécialement qui se veut le « médecin du monde » et le garant de la santé de l’humanité, le gourou dispensateur de la médecine artificielle, moyen pour contrôler les populations et leur démographie : Bill Gates le grand manitou privé qui parle aux oreilles de l’OMS, qu’il finance lourdement, et des gouvernements pendus à ses pronostics qui tombent de sa bouche comme oracles divins.
Le média indépendant FAIR (Fairness and Accuracy in Reporting) révèle que « la Fondation Gates subventionne à coups de centaines de milliers et souvent de millions de dollars des sociétés médiatiques telles que NBC Universal, Al Jazeera, BBC, Viacom (CBS, télévision par satellite dans le monde entier, mais aussi Paramount) et Participant Media. Tant Gates que la Fondation Gates sont tous deux actionnaires avec des participations importantes dans Comcast [le titan de la télévision par câble, de la téléphonie et d’Internet], qui est le principal investisseur dans Buzzfeed [le géant du Web] et Vox, ainsi que la société mère de MSNBC et NBC News. »
Tant le mastodonte de la presse britannique The Guardian que le colosse aux pieds d’argile français, Le Monde, ont également bénéficié des largesses de Gates : 5,69 millions de dollars pour l’Anglais en 2014, 2 176 790 de dollars pour l’Immonde en 2019. Ils ont beau se dire « indépendants », l’un comme l’autre sont les relais de l’idéologie de Gates pour le monde, de sa vision universelle et de ses projets « philanthropiques », comme réduire la population mondiale grâce aux vaccins.
Avec ses compères milliardaires, Soros, Zuckerberg, and Co, il est l’artisan, via l’achat des puissants organes de presses et des organismes internationaux au pouvoir supranational, de l’OMS à l’UE, du gouvernement global qui est en train de se former sous nos yeux et dont ces financiers se veulent les maîtres.
Laissez un commentaireLa Prière toute-puissante

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le cinquième dimanche après Pâque) ― Photo (côtés flous rajoutés) : National Gallery/Wikimedia Commons
Toute la liturgie de l’Église en ce temps pascal qui se poursuit jusqu’à la Pentecôte nous invite à la prière, et à une prière de plus en plus fervente et persévérante.
Que faut-il demander à notre Père du Ciel ?
D’abord, d’écouter avec beaucoup d’attention sa Parole. De l’écouter longuement dans le silence, pour qu’elle s’imprime dans nos cœurs. La Parole de notre Père du ciel, c’est son Fils, le Verbe éternel de Dieu qui s’est incarné en Jésus-Christ. « Et le Verbe s’est fait chair, et Il a habité parmi nous », prêche l’apôtre saint Jean, au début et dans tout son Évangile. Et cette Parole, qui annonce le salut à tous les hommes de bonne volonté, résonne aujourd’hui et résonnera toujours dans l’univers jusqu’à la fin des siècles. Qui ne l’écoute pas, c’est-à-dire refuse de l’écouter, restera dans ses péchés durant toute l’éternité. Comme nous ne pourrons jamais assez y penser, c’est le seul malheur qui est tout à fait sans remède, et dont il faut se garder absolument, si nous comprenons le moindrement jusqu’à quel point Dieu notre Père nous aime avec une infinie tendresse et ne veut perdre aucun de ses enfants. Il ne veut surtout pas perdre ceux qui ne croient pas en Lui, ou y croyant, sont révoltés contre Lui.
Et pourquoi sont-ils révoltés contre leur souverain Seigneur, qui est la douceur même ? Parce qu’ils ne Le connaissent pas. Parce qu’ils ne connaissent pas sa bonté infinie. C’est son Verbe fait chair qui, venant d’auprès de Lui, a reçu la mission de le faire connaître au monde. Pour apprendre à connaître le seul vrai Dieu qui n’est qu’Amour et miséricorde, et pour être progressivement illuminés de sa bienheureuse lumière, qui est l’unique source immaculée de paix et de joie, il nous faut rester à l’écoute de Jésus-Christ, et pour cela savoir fermer nos oreilles à tant de voix discordantes et confuses, qui laissent nos cœurs froids et vides.
Et encore, que faut-il demander à notre Père du ciel ?
Si nous ne faisions que nous réjouir en écoutant Jésus, sans mettre en pratique sa Parole, sans en vivre, sans que Lui-même Jésus soit notre Vie, notre religion serait vaine, nous dit aujourd’hui l’apôtre saint Jacques.
Il faut donc que nous demandions sans cesse à notre Père du ciel de mettre en pratique l’enseignement de Jésus, dont tous les actes sont la parfaite illustration.
Écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique, découvrir Jésus et vivre en sa Présence, ne jamais l’offenser volontairement, mais plutôt s’attacher à Lui de tout notre cœur, de manière à être si intimement unis à Lui qu’on n’écoute que sa voix, voilà ce qu’il faut demander aujourd’hui en priorité à notre Père du ciel. D’être épargnés du coronavirus et de ses conséquences désastreuses, il faut aussi le demander, mais après la grâce, qui est la seule d’une importance absolue, à savoir le salut éternel de notre âme.
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus, s’adressant à ses apôtres, nous recommande à tous de prier d’une manière nouvelle, tellement efficace qu’il n’y a pas de grâce qu’elle ne puisse obtenir. La condition pour que notre prière devienne ainsi toute-puissante, c’est qu’elle soit faite au nom de Jésus. « Jusqu’ici, dit-il à ses apôtres, vous n’avez pas prié en mon nom… Tout ce que vous demanderez en mon nom, mon Père vous le donnera ». Cette promesse de Jésus nous est faite sous la forme solennelle d’un serment : « En vérité, en vérité, je vous le dis… » C’est comme s’Il disait : « Je vous le jure, avec mon autorité infaillible de Fils de Dieu. N’en ayez donc aucun doute ».
Toute prière faite au nom de Jésus est donc toujours exaucée. Mais pour prier au nom de Jésus, qui est l’unique Sauveur du monde, il faut d’abord adresser toutes nos demandes, quelles qu’elles soient, à notre Père du ciel en vue de notre propre salut et du salut de ceux pour qui nous prions. Par ailleurs, prier au nom de Jésus exige absolument de notre part une conversion profonde, qui fait que notre pauvre cœur ne fait plus qu’un avec le Cœur de Jésus, que notre âme ne veut plus avoir d’autres sentiments ni d’autres intérêts que ceux de Jésus. Nous avons l’extraordinaire pouvoir de prier au nom de Jésus, si nous désirons tellement l’aimer que ce soit Lui notre seul Maître et Seigneur, le Grand Roi d’amour qui nous a séduits pour toujours et auquel nous pouvons dire avec saint Thomas : « Mon Dieu et mon Tout ».
J.-Réal Bleau, ptre.
Laissez un commentaireVictoire ! Culte public : le Conseil d’État ordonne au Premier ministre de prendre des mesures moins contraignantes

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo : Christophe117/Wikimedia Commons
Voici le communiqué du Conseil d'Etat [de France, 18 mai] qui vient d'enjoindre au gouvernement de modifier son décret du 11 mai maintenant l'interdiction du culte public. Il a huit jours pour ce faire.
C'est une belle victoire de l'AGRIF, des instituts (ex) Ecclesia Dei, de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, du PCD, de Civitas, de paroissiens de Metz, Bruno Gollnisch… dont toutes les requêtes ont été examinées ensemble en « référé liberté » par le Conseil d'Etat.
C'est aussi un désaveu cinglant du gouvernement, qui a méconnu une liberté fondamentale en portant une « atteinte grave et illégale » à la liberté de culte. Désaveu des évêques aussi, qui ont choisi d'être absents de cette procédure.
Je reviendrai dans la soirée sur l'ordonnance elle-même. — J.S.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU CONSEIL D’ÉTAT
Le juge des référés du Conseil d’État ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Saisi par plusieurs associations et requérants individuels, le juge des référés du Conseil d’État rappelle que la liberté de culte, qui est une liberté fondamentale, comporte également parmi ses composantes essentielles le droit de participer collectivement à des cérémonies, en particulier dans les lieux de culte. Elle doit, cependant, être conciliée avec l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé.
Dans l’ordonnance rendue ce jour, le juge des référés relève que des mesures d’encadrement moins strictes que l’interdiction de tout rassemblement dans les lieux de culte prévue par le décret du 11 mai 2020 sont possibles, notamment compte tenu de la tolérance des rassemblements de moins de 10 personnes dans d’autres lieux ouverts au public dans le même décret.
Il juge donc que l’interdiction générale et absolue présente un caractère disproportionné au regard de l’objectif de préservation de la santé publique et constitue ainsi, eu égard au caractère essentiel de cette composante de la liberté de culte, une atteinte grave et manifestement illégale à cette dernière.
En conséquence, il enjoint au Premier ministre de modifier, dans un délai de huit jours, le décret du 11 mai 2020 en prenant les mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu applicables en ce début de « déconfinement », pour encadrer les rassemblements et réunions dans les établissements de culte.
Le décret n° 2020-548 pris le 11 mai 2020 par le Premier ministre a défini les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Le III de son article 10 prévoit que, comme pendant la durée du confinement, tout rassemblement ou réunion au sein des établissements de culte est interdit, à l’exception des cérémonies funéraires, qui sont limitées à vingt personnes.
Laissez un commentaireJustin Trudeau promeut l’avortement de concert avec 38 autres premiers ministres
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Justin Trudeau, notre pitoyable premier ministre, a participé à une déclaration endossée par 38 autres premiers ministres, dont ceux d’Allemagne, Angela Merkel, du Royaume-Uni, Boris Johnson, de France, Édouard Philippe, et d’Italie, Giuseppe Conte, trente-neuf en tout, pour soutenir ce qu’ils appellent les « services de santé sexuelle et reproductive pour toutes les femmes et les filles » (avortement, contraception) durant ce qu’ils considèrent comme étant une « pandémie » de coronavirus, et ce, au nom de 59 nations. Ils craignent que des restrictions n’empêchent cette abominable pratique de se poursuivre comme d’habitude. Selon LifeSiteNews :
Le gouvernement libéral du premier ministre canadien Justin Trudeau a publié mercredi une déclaration commune au nom de 59 nations, préconisant l’accès mondial aux « besoins en matière de santé sexuelle et reproductive » en réaction à la pandémie de coronavirus.
« Nous en appelons aux gouvernements du monde entier à garantir un accès complet et sans entrave à tous les services de santé sexuelle et reproductive pour toutes les femmes et les filles », indique la déclaration publiée le 6 mai par Affaires mondiales Canada.
Le gouvernement Trudeau est bien connu pour sa promotion agressive de l’avortement sur la scène internationale. Il s’est engagé à verser 7,1 milliards de dollars d’ici 2030 pour financer et promouvoir l’avortement dans le cadre de son aide internationale, et a décrit l’accès mondial à l’avortement et les « droits sexuels et reproductifs » comme étant « au cœur » de sa politique étrangère.
La « Déclaration sur la protection de la santé et des droits sexuels et reproductifs et la promotion de l’égalité des genres pendant la crise de la COVID-19 » publiée sur Affaires mondiales Canada l’a été également sur l’ordre des ministres de 38 nations différentes « au nom des peuples et des gouvernements de 59 pays ».
Pour éviter la mortalité infantile ! :
« Le financement de la santé et des droits sexuels et reproductifs doit rester une priorité pour éviter une augmentation de la mortalité maternelle et infantile, répondre au besoin accru de méthodes contraceptives et éviter la hausse d’avortements à risque et d’infections sexuellement transmissibles », y déclare-t-on.
Alors c’est en tuant un enfant à naître qu’on le sauver d’une possible mort plus tard ? Quel est donc ce raisonnement débilement tordu ? Si vous tuez un enfant dans le sein de sa mère, vous ne réduirez pas la mortalité infantile !
Laissez un commentaireMontréal : résumé de l’homélie de Mgr Christian Lépine sur la dignité de la vie

Mgr Christian Lépine.
Par Isabelle O’Connor ― Photo : Pete Baklinski/LifeSiteNews
Résumé de l’homélie de Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, lors de la Messe pour la dignité de la vie célébrée le jeudi 14 mai 2020 en la cathédrale Marie-Reine-du-Monde et diffusée sur les ondes de Télévision Sel et Lumière
Le message de Mgr Lépine se résume à remercier les travailleurs de la cause de la vie, de prier pour eux, et de les inviter à faire comme les apôtres lors du choix de la personne qui remplacerait Judas : dans le tirage au sort, il y a eu une action humaine, soit le tirage, jumelée à une action divine, soit Dieu exprimant sa volonté en saint Matthias. Mgr Lépine nous rappelle que l’action humaine et l’action divine sont intimement liées, que l’une ne va pas sans l’autre, et de garder en tête que c’est Dieu qui est l’auteur de la vie et qui est le seul vrai défenseur de la cause de la vie.
Chacun peut extrapoler de ce message ce qu’il veut. Pour ma part, j’entends que prière et action sont indissociables. On ne peut demander à Dieu de faire tout le travail. Mais on doit en même temps reconnaître qu’il s’agit bien de sa cause à Lui, et que nous ne sommes que des instruments. Voilà qui nous invite à un sain détachement et à une saine humilité. Le résultat ne nous appartient pas. On devient alors plus en mesure de fonctionner dans les limites de Sa Vigne, soit celle des douze fruits et des sept dons de l’Esprit-Saint, hors de laquelle on ne peut rien. Nous serons alors remplis de compassion, d’empathie, de douceur, de chaleur, de tendresse, de non-jugement, de charité, de patience. On proposera mais on n’imposera pas*. On ne poussera pas et on ne tirera pas sur les gens. On les rejoindra là où ils sont rendus dans leur cheminement. Nous ne nous laisserons pas emporter dans des querelles de mots stériles. Nous serons des artisans de la vie, des gens qui s’opposent au mal en construisant le bien, ce qui est l’essence de l’approche du « tourner l’autre joue » enseignée par Jésus. Nous devons aider les autres à porter leur croix comme si c’était la nôtre, et chercher à changer les circonstances qui mènent à ces « passions ». Tout cela me rappelle l’homélie du cardinal Marc Ouellet lors du 35e anniversaire du Respect de la Vie — Mouvement d’Éducation à Québec, en la cathédrale de Québec : « Combattez le bon combat de saint Paul ».
Isabelle O’Connor
*Ne pas imposer n’est pas forcément la bonne chose à faire dans tous les cas, par exemple, une loi pro-vie s’imposerait à tous. ― A. H.
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