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La Cour suprême des États-Unis annule une loi louisianaise imposant des mesures médicales aux avortoirs

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

La Cour suprême des États-Unis a rendu un autre jugement déplorable des derniers jours. Selon LifeSiteNews :

La Cour suprême des États-Unis a décidé par cinq voix contre quatre d’annuler une loi de la Louisiane exigeant des mesures de précaution médicales élémentaires en cas de complications liées à l’avortement, le juge en chef John Roberts revenant même sur la position qu’il avait tenue dans le passé de maintenir une loi similaire du Texas.

L’affaire June Medical Services LLC v. Russo concernait l’obligation faite par la Louisiane aux centres d’avortement de prendre des dispositions pour l’admission des femmes dans les hôpitaux voisins en cas de complications mettant leur vie en danger.

Les avocats de l’industrie de l’avortement ont fait valoir que la loi n’est pas différente de celle du Texas que la Cour suprême avait annulée en 2016 dans l’affaire Whole Woman’s Health v. Hellerstedt. Les pro-vie ont fait valoir que non seulement que le jugement Hellerstedt avait mal été rendu mais que la situation de la Louisiane était de toute façon différente de celle du Texas, notamment en ce que la plupart des hôpitaux de louisianais ne tiennent pas l’exigence du Texas selon laquelle les médecins doivent voir un nombre minimum de patients par an pour pouvoir bénéficier de privilèges d’admission.

« Les prestataires d’avortement de Louisiane ont des antécédents de non-respect des règles de sécurité basiques, et ils veulent maintenant une exemption spéciale aux normes médicales généralement acceptées qui s’appliquent aux procédures chirurgicales similaires pratiquées dans notre État », déclara le procureur général de Louisiane, Jeff Landry, en mars [...]

L’affaire avait suscité un vif intérêt national, l’engagement de l’administration Trump et de diverses organisations pro-vie qui ont déposé de nombreux mémoires d’amicus curiæ soutenant la Louisiane.

Le juge libéral Stephen Breyer rédigé l’opinion majoritaire, qui a statué que la loi louisianaise était inconstitutionnelle pour le simple fait qu’elle était « presque mot pour mot » celle du Texas que le tribunal invalida en 2016. Il cite la décision du tribunal inférieur selon laquelle la loi de la Louisiane « n’offre aucun avantage significatif en matière de santé », mais « place un obstacle substantiel sur le chemin des femmes qui recherchant l’avortement » et « continuera à rendre impossible pour les prestataires d’avortement d’obtenir des privilèges conformes, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les intérêts déclarés de l’État de promouvoir la santé et la sécurité des femmes ».

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Louange et prière à notre patron national : saint Jean-Baptiste

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour la fête de saint Jean-Baptiste) ― Photo (rognée) : Web Gallery of Art/Wikimedia Commons

La naissance de saint Jean-Baptiste a été célébrée dans l’Église avec une particulière solennité dès les premiers siècles. L’Église-mère de Rome, la Basilique Saint-Sauveur du Latran, est en même temps dédiée à saint Jean-Baptiste. Au jour de sa naissance, on y célébrait au moins trois messes, commençant par une messe de minuit, comme la coutume s’était établie pour la Nativité du Sauveur lui-même.

La raison de cette dévotion spéciale de l’Église primitive à saint Jean-Baptiste est son rôle de Précurseur immédiat du Christ, par lequel il surpasse en dignité tous les prophètes de l’Ancien Testament. Revivait en lui, au témoignage de Notre-Seigneur Jésus lui-même, l’esprit du prophète Élie, unanimement considéré par le peuple d’Israël comme le prophète par excellence.

Outre sa mission unique de Précurseur, qui le distingue parmi tous les amis de l’Époux divin du nouveau peuple de Dieu, Jésus a déclaré saint Jean-Baptiste le plus grand des hommes nés de la femme. Il apparaît au terme de l’Ancienne Alliance comme l’âme la plus élevée qu’elle ait pu produire, résumant en lui toutes les vertus caractérisant l’Attente d’Israël, et tout particulièrement l’esprit de pénitence. « Faites pénitence, prêchait-il à la foule de ceux qui venaient se faire baptiser par lui, car le Royaume de Dieu est proche. »

La pénitence qu’il réclamait comme étant la condition indispensable pour accueillir le Christ signifiait une conversion profonde du cœur, s’exprimant par un repentir sincère de tous ses péchés avec la volonté de se conformer totalement à la volonté de Dieu. Son baptême, bien que n’étant pas un sacrement pouvant remettre les péchés, était un signe extérieur de la contrition intérieure, qui dispose l’âme au pardon divin.

Dieu n’a pas les mêmes critères de grandeur que les hommes. À ses yeux, on est grand dans la mesure qu’on se fait petit, qu’on s’abaisse. Jésus, à la fois Dieu et homme, est Celui qui s’est le plus abaissé : il ne peut exister d’abaissement plus prodigieux que l’incarnation du Fils de Dieu. C’est pourquoi aucun homme ne peut lui être comparé. Il est infiniment au-dessus de tout ce que le monde ne pourra jamais considérer de grand. Saint Jean-Baptiste était pénétré de cette vérité. À cause de sa réputation extraordinaire de sainteté, plusieurs de ses disciples l’honoraient comme étant le Christ. Mais lui, de leur rétorquer vivement : Je ne suis pas le Christ ; je ne suis même pas digne de m’incliner à ses pieds pour délier les courroies de ses sandales. Je ne suis qu’un souffle qui s’évanouit, la voix de celui qui crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur. Il doit grandir de plus en plus dans votre estime. Quant à moi, il faut que je diminue, que je m’efface totalement devant Lui. Allez donc à Lui. Lui seul est l’Agneau sans tache envoyé par Dieu pour porter sur lui et expier tous les péchés du monde, et ainsi sauver l’humanité entière.

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Malte, île pro-vie battue par la tempête


Port de La Valette à Malte.

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Wikimedia Commons

24 juin 2020 (LifeSiteNews) — En deux ans, deux des refuges pro-vie européens sont tombés aux mains de l’industrie de l’avortement.

En République d’Irlande, une campagne médiatique féroce visant à faire passer la mort de Savita Halappanavar comme conséquence du 8e amendement aboutit au vote en faveur de son l’abrogation en 2018 ; Westminster imposa l’avortement à l’Irlande du Nord peu de temps après. Le Parti démocrate unioniste y réagit en rejetant les nouvelles lois sur l’avortement à Stormont au début du mois dans une motion qui fut adoptée par 46 voix contre 40, mais la Chambre des Lords approuva ce régime d’avortement au mépris des vaillants efforts des politiciens pro-vie du Parti démocrate unioniste.

À l’insu de la plupart des gens, il reste encore plusieurs pays pro-vie européens, en difficulté. La petite nation du Liechtenstein a tenu bon, la famille royale rejetant systématiquement toute tentative de légalisation. Malte, elle aussi, a jusqu’à présent conservé ses lois pro-vie. Ces derniers jours, des reportages de médias pro-avortement comme The Guardian ont commencé à attirer l’attention sur le régime pro-vie de Malte. Les médias commencent à réclamer un changement, et les pro-vie maltais sont outrés par les préjugés et la fourberie dont ils sont victimes.

Pour mieux comprendre la situation à Malte, j’ai contacté mon amie le Dr Miriam Sciberras, qui est présidente de Life Network Foundation Malta. Conférencière, chercheuse pro-vie et chirurgien dentaire, elle a été vice-maire de sa ville natale, Zabbar, et obtint un diplôme d’études supérieures en bioéthique à l’Université d’éthique sur la thèse « Le droit des nouveau-nés prématurés aux soins palliatifs ». Depuis lors, elle est l’une des plus importantes militantes pro-vie de Malte.

***

LifeSiteNews : quel est le statu quo en matière d’avortement à Malte ?

Dr Miriam Sciberras : Le meurtre délibéré d’enfants à naître dans le ventre de leur mère par avortement, sous quelque forme que ce soit, est illégal à Malte, tout comme l’homicide. La position actuelle de Malte en juin 2020 est celle d’un bastion pour la vie, une position solitaire très courageuse que nous devons aux dirigeants politiques passés et présents, qui malgré la multitude des pressions politiques ont toujours maintenu notre droit en tant que pays souverain de défendre la vie dès la conception.

Cette position se reflète dans les lois de Malte. Nous avons actuellement la chance d’avoir en la personne du Dr Robert Abela un Premier ministre résolument pro-vie. L’actuel chef du parti d’opposition, le Dr Adrian Delia, est lui aussi fièrement pro-vie, quant au président actuel, Son Excellence le Dr George Vella, il est publiquement pro-vie. Le président George Vella a déclaré publiquement qu’il ne signerait aucune loi sur l’avortement sous sa présidence. Il y a évidemment des groupes de pression qui sont en désaccord avec cette position, et qui soutiennent que Malte devrait se joindre au mouvement pro-avortement.

À Malte, les femmes enceintes et les enfants qu’elles portent sont protégés par la loi. Les femmes enceintes sont en sécurité et on prend soin d’elles, tout comme de leur enfant à naître. Les soins prénataux sont axés sur la santé de la mère et de l’enfant, en tant que patients distincts. Toutefois, dans les cas médicaux difficiles, si une femme enceinte a besoin d’un traitement médical pouvant sauver sa vie, elle a toujours la possibilité de se faire soigner, même si cela peut entraîner la perte inévitable de la vie de son enfant à naître. Nous suivons le principe du double effet dans ces cas, et nous nous efforçons toujours de sauver l’enfant prématuré chaque fois que cela est possible. Nous n’avons pas besoin de l’avortement pour que les femmes se sentent en sécurité. Les femmes méritent bien mieux que l’avortement.

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Jeunes mariés, restez à 2 mètres l’un de l’autre : la distanciation asociale COVID-19 selon l’évêque de Prince Albert, au Canada

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) — Photo : Neal Cruz/Pexels

Parmi la longue liste de mesures absurdes adoptées pour freiner la propagation du coronavirus — qu’il soit présent ou non d’ailleurs, selon les régions — la plus ubuesque nous est venue d’un évêque catholique du Canada. Mgr Albert Thevenot du diocèse de Prince Albert, Saskatchewan, a pris sur lui au mois d’avril de suivre scrupuleusement les indications des autorités sanitaires concernant les offices religieux publics, précisant que cela devrait durer au moins jusqu’à la fin juin. Et cela valait pour les mariages. Par exception, 10 personnes en tout et pour tout (prêtre, organiste, mariés, famille, invités y compris) seraient autorisées à participer à une telle cérémonie dans l’église, mais cela restait fortement déconseillé. Car tous, je dis bien tous les participants devraient observer la distanciation sociale de 2 mètres. Y compris les jeunes mariés !

Vous avez déjà essayé, vous, d’enfiler une alliance à une personne se trouvant à deux mètres de vous ? De lui tenir la main droite ? Et je vous fais grâce du reste…

On se demande évidemment ce que Mgr Thevenot peut bien avoir dans la tête pour imaginer qu’il puisse être d’une quelconque utilité de « distancier socialement » deux fiancés qui — par les temps qui courent — ont très probablement cohabité pendant des mois ou des années (ils seraient 40 % dans le diocèse de Prince Albert d’après la correspondance d’un fidèle du diocèse adressée à One Peter Five).

Même dans le cas contraire, et en s’en tenant à un code moral strictement victorien, il est probable qu’ils se soient frôlé la main de temps en temps. Assez pour faire circuler le coronavirus, mais enfin on se partage tout, non, quand on s’aime ?

Cela dit il n’y a guère de risque. La Saskatchewan est grande comme la France mais ne compte qu’un peu plus d’un million d’habitants ; le nombre total de cas de COVID-19 dans la province à ce jour est de 778, pour un total de 13 décès ; et le diocèse Prince Albert ne représente que le quart de son secteur nord. Modeste pandémie.

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L’horreur de la gestation pour autrui (GPA)

Par Jean-Pierre Dickès (Medias-Presse.info) — Photo (montage) : TatianaVdb/Flickr, Clker-Free-Vector-Images/Pixabay

La Convention européenne sur le statut juridique des enfants nés hors mariage (STE n° 085), ouverte à la signature le 15 octobre 1975, prévoit à son article 2 que « la filiation maternelle de tout enfant né hors mariage est établie du seul fait de sa naissance ». En clair l’enfant est considéré comme sans mère ou n’importe quelle femme peut être considérée comme la mère. C’est cela qui permet d’acheter les enfants à la naissance. Ainsi, la législation ukrainienne prévoit que la filiation maternelle peut également être établie non pas à la naissance de l’enfant, mais par un accord de maternité de substitution ; c’est la GPA ou grossesse pour autrui : la mère porteuse qui pourra remettre l’enfant dans le cadre d’une autre filiation avec d’autres parents parfois pédophiles ; en fait changer de parents. C’est seulement une question d’entente entre les deux parties. En raison des restrictions de voyage imposées à la suite de la crise de COVID-19, des centaines d’enfants nés par le biais d’accords de maternité de substitution sont actuellement apatrides car leurs « futurs parents » ne peuvent pas les prendre en charge en raison du confinement. Ils sont devenus des orphelins sans père ni mère, en pleine déshérence. C’est vers cette horreur de la maternité de substitution que veut nous mener Macron [en France] en faisant voter la PMA sans père*. Il y a là une attaque intolérable aux droits de l’enfant les plus élémentaires : ils n’ont plus de parents biologiques et seront vendus comme des objets ou des animaux. Ils en souffriront toute leur vie.

L’extension de la PMA avec donneur aux couples de femmes et aux femmes seules (« PMA pour toutes ») ajoute une nouvelle violation aux droits des enfants.


*Remarque, la PMA en soi est répréhensible, car ce n’est autre que l’intervention directe d’une tierce partie dans la procréation. — A. H.

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Trump et les Black Lives Matter : « À bas les statues de Jésus ? Pas avec moi ! »

Par Francesca de Villasmundo (Medias-Presse.info) — Photo : Gage Skidmore/Flickr

Le président américain Donald Trump annonce un serrement de vis contre les manifestants qui, ces dernières semaines, ont visé des statues et monuments de personnages qu’ils considèrent comme racistes [ils visent maintenant aussi les statues du Christ représenté comme un européen] :

« Ils s’en prennent également à Jésus-Christ, mais tant que je serai là, cela n’arrivera pas ».

Dans la guerre contre les statues qui se poursuit aux États-Unis, les partisans de leur destruction, Black Lives Matter et Antifa, viennent de trouver un adversaire de taille, le président américain lui-même, Donald Trump. Ce dernier a annoncé qu’il utilisera la force contre les manifestants, définis par le chef de la Maison-Blanche comme des « extrémistes de gauche ».

Après les troubles à Lafayette Park, Washington, où des militants de Black Lives Matter ont tenté de démolir la statue du septième président américain, Andrew Jackson, accusé d’avoir maltraité les Amérindiens, Trump a déclaré qu’il avait « autorisé le gouvernement fédéral à arrêter toute personne qui vandalise ou détruit un monument, une statue ou tout autre bien fédéral des États-Unis ». Les manifestants pourraient encourir jusqu’à dix ans de prison sur la base de la « Loi sur la préservation du mémorial des anciens combattants et d’autres lois ».

Une mesure qui pourrait également s’appliquer, a précisé Trump, « rétroactivement aux actes de destruction ou de vandalisme déjà causés ». « Bientôt, a-t-il confirmé, je publierai un décret, et tout ce qu’il fera, c’est renforcer ce qui est déjà prévu, mais de manière plus uniforme ». Hier, lors de la conférence de presse à Washington avec le président polonais Andrzej Duda, Trump est revenu sur le sujet :

« Je pense que la plupart de ceux qui détruisent les statues ne savent même pas ce qu’elles représentent, ce qu’elles veulent dire, qui elles personnifient. »

« Maintenant, ils s’en prennent à Jésus-Christ, George Washington, Abraham Lincoln, Thomas Jefferson », rapporte-t-il. Mais, promet-il peu de temps après, « rien ne se passera, pas tant que je serai ici ».

Le décret exécutif visant à faciliter l’arrestation de ceux qui tentent de faire tomber des statues et monuments, a-t-il prévenu, sera signé dans les prochains jours : « avant la fin de la semaine. » Pendant ce temps, l’administration a décidé de déployer la Garde nationale pour protéger les monuments. Selon CNN, la présidence américaine envisage un « vaste plan de protection des monuments nationaux » qui, à vrai dire, ont déjà fait l’objet de vandalisme avant même l’explosion des manifestations liées à l’affaire George Floyd.

La Maison-Blanche penserait aux US Marshals, une agence fédérale avec une fonction de police pénitentiaire. Les agents pourraient être déployés pour protéger les statues les plus menacées dès la semaine prochaine. Une bataille, celle pour la défense des symboles de l’histoire et de la culture américaines, que Donald Trump mène également en vue de la prochaine élection présidentielle. Les troubles de ces semaines, en effet, sur lesquels certains maires démocrates, comme celui de New York, Bill De Blasio, ont fermé les yeux, font pencher une grande partie de l’opinion publique du côté de l’actuel locataire de la Maison-Blanche.

En effet, s’il est vrai qu’une grande partie de l’opinion publique se dit, selon le journal Politico, « en faveur de la suppression des statues dédiées aux personnalités confédérées », il est également vrai que presque tout le monde en Amérique condamne les attaques contre les symboles nationaux. À tel point que, ces derniers temps, même les opposants au président s’opposent à ceux qui veulent effacer les icônes de l’histoire américaine. Selon l’universitaire Tom Nichols, consultant pour The Lincoln Project, mouvement critique contre l’actuel président Trump, les manifestants seraient en train de faire le jeu des conservateurs « en se prêtant au stéréotype d’iconoclastes ignorants ».

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Suède : euthanasie dans les maisons pour personnes âgées, protocoles eugéniques

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : prostooleh/Freepik

En Suède, comme dans d’autres pays, le gouvernement a émis des protocoles pour le tri des personnes afin, prétendait-il, d’éviter l’engorgement des hôpitaux devant la « pandémie » coronaviresque. Mais, non seulement les hôpitaux n’ont pas été submergés mais cela a donné que des médecins de résidences pour personnes âgées prescrivaient aux malades un mélange « palliatif » de médicaments, au lieu d’oxygène, ce qui amenait ou accélérait leur mort par suffocation, selon LifeNews :

« Les gens étouffaient, c’était horrible à regarder. Un patient me demanda ce que je lui donnais quand je lui faisais l’injection de morphine, et je lui ai menti », a déclaré Latifa Löfvenberg, une infirmière. « Beaucoup sont morts avant leur heure. C’était très, très difficile ».

Aura-t-on compter ces décès, pour ceux qui avaient le coronavirus, dans le nombre des victimes du coronavirus quand il aura en fait été tué par un mélange de produits ? Précisons que la moitié des décès attribués au coronavirus en Suède sont survenus dans des résidences pour personnes âgées.

De la place dans les hôpitaux :

« Ces directives ont trop souvent eu pour conséquence que les patients âgés se sont vus refuser des traitements, même lorsque les hôpitaux fonctionnaient en dessous de leur capacité », selon les critiques qui se sont adressées à la WSJ. « Le taux d’occupation des unités de soins intensifs du pays, par exemple, n’a pas encore dépassé 80 %, selon les responsables gouvernementaux ».

« Les salles de soins intensifs étaient relativement vides », a déclaré le Dr Cecilia Söderberg-Nauclér, de l’hôpital universitaire de Karolinska. « Les personnes âgées n’ont pas été amenées à l’hôpital — on leur donne des sédatifs mais pas d’oxygène ni de soins de base ».

Yngve Gustafsson, spécialiste en gériatrie à l’université d’Umeå, a déclaré au BMJ que la proportion de personnes âgées aux soins respiratoires dans tout le pays était plus faible qu’à la même époque un an auparavant, même si les personnes de plus de 70 ans étaient les plus touchées par le Covid-19. Il s’est lui aussi dit horrifié par la pratique des médecins qui prescrivent par téléphone un « cocktail palliatif » aux vieillards malades dans les maisons de soins.

« Il arrive souvent que les personnes âgées reçoivent de la morphine et du midazolam, qui inhibent les voies respiratoires », a-t-il déclaré au journal Svenska Dagbladet.

Je trouve que l'on abuse du terme « palliatif » qui n'est en aucun cas un synonyme d'euthanasie.

Comme une exécution :

Et s’exprimant dans le quotidien Aftonbladet, un autre journal, il a été plus précis :

Dans les maisons de retraite, en principe, seuls les soins palliatifs sont prescrits, ce qui signifie que vous recevez de la morphine, du midazolam et de l’haldol pour éviter les nausées et les vomissements provoqués par la morphine. Il s’agit d’un traitement qui conduit certainement à la mort à près de 100 %. Donner à la fois du midazolam et de la morphine inhibe la respiration. Si vous avez du mal à respirer, vous subissez rapidement un tel manque d’oxygène que vous en mourez.

Est-ce que c’était de l’euthanasie ? Gustafsson est franc. Oui, il a dit. « Oui, je pourrais presque imaginer utiliser des mots encore plus forts. C’est la même chose que pour des personnes qui se font exécuter. C’est en gros une méthode efficace à 100 %, un peu comme la chaise électrique. C’est à peu près aussi efficace ».

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Le gouvernement communiste chinois supprime la pension d’une veuve pour avoir refusé de renoncer au Christ

Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo (rognée) : Canon EOS 5d Mark II/Maxpixel

Fuzhou, Chine, 23 juin 2020 (LifeSiteNews) — Une veuve catholique de la ville de Fuzhou, dans la province du Jiangxi, s’est vu retirer sa pension parce qu’elle avait refusé de renoncer à sa foi.

Selon un article publié dans Bitter Winter (Amer hiver), la femme âgée recevait une petite subvention depuis le décès de son mari survenu en 2018. Fin 2019, les autorités locales ont menacé de mettre fin à cette subvention si elle ne retirait pas les images de Jésus présentes dans sa maison. « Parce que le parti communiste vous nourrit, vous devez seulement croire en lui, pas en Dieu », lui ont-ils dit. Refusant d’ôter les images de Jésus, ils ont supprimé la pension. « Il est devenu difficile de maintenir la foi en Dieu à cause des persécutions religieuses », confia-t-elle à Bitter Winter.

Reggie Littlejohn, fondatrice et présidente de Women’s Rights Without Frontiers, déclare : « C’est bouleversant et scandaleux que les veuves et autres personnes âgées soient obligées de renoncer à leur foi pour recevoir des allocations. Nombreuse d’entre elles peuvent avoir besoin de ces fonds pour survivre. C’est un acte de lâcheté pathétique que de forcer des veuves désespérées à choisir entre leur survie et leur Dieu. Cette veuve, qui a refusé de renoncer à sa foi dans l’expectative d’une pauvreté abjecte, est héroïque. »

« Cette forme de persécution religieuse », poursuit Littlejohn, « s’accroît dans cette région de Chine où nous tenons notre Save a Widow Campaign (Campagne sauvez une veuve). Je viens d’être informé que dans notre région, un fonctionnaire du gouvernement a donné pour instruction à nos veuves de rester chez elles le dimanche et de ne pas aller à l’église. Il a également tourné Jésus en dérision, disant : “Le gouvernement chinois vous donne 160 RMB [environ 23 dollars US]. Combien d’argent Jésus-Christ vous donne-t-il ?” »

« Heureusement pour les veuves de notre région, elles ont une réponse toute prête », ajoute Littlejohn. « Nos travailleurs locaux apportent amour et compassion aux veuves, ainsi qu’aide pratique : un subside mensuel de 25 dollars qui fait une énorme différence dans leur vie, leur fournissant nourriture et chaleur. Nos travailleurs locaux encouragent ces veuves dans leur foi, et beaucoup ont trouvé un nouvel espoir qu’il y a un Dieu qui les aime ».

La Chine a également un taux de suicide chez les personnes âgées qui monte en flèche. La politique de l’enfant unique a détruit la structure familiale chinoise. Dans le passé, les Chinois jouissaient de familles nombreuses et ce n’était pas un fardeau pour les enfants et les petits-enfants de soutenir les personnes âgées. Aujourd’hui, de nombreuses personnes âgées sont complètement abandonnées et démunies, en particulier les veuves âgées. Et la triste solution pour beaucoup d’entre elles est de mettre fin à leur vie. « Nous offrons une bouée de sauvetage aux veuves abandonnées, qui seront éternellement reconnaissantes de cette aide », assure Littlejohn.

Voici la vidéo Save a Widow et de l'information sur la Save a Widow Campaign.

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81 % des personnes décédées « du » COVID-19 au Canada étaient dans des établissements de soins de longue durée

Par Alex Schadenberg (Euthanasia Prevention Coalition) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : wavebreakmedia-micro/Freepik

Nous devons repenser les maisons de retraite et soutenir les soins communautaires.

Il y a quelques jours, j’avais republié un article de Michael Cook concernant l’abus de mélanges de « drogues palliatives » en Suède, pendant la crise COVID-19, qui a fait monter les pourcentages de décès comprenant au moins 50 % de résidents de maisons de retraite.

Kelly Grant, journaliste spécialisé sur les questions de santé du Globe and Mail, a publié un rapport le 25 juin 2020 confirmant que 81 % des Canadiens atteints de COVID-19 et décédés étaient en maisons de soins de longue durée.

J’ai publié plusieurs articles [...] avertissant que les directives et les protocoles de triage COVID-19 amenaient de nombreuses personnes âgées à se voir refuser l’admission à l’hôpital et que beaucoup d’autres recevaient de la morphine et des soins de confort plutôt qu’un traitement efficace. Je savais que de nombreuses personnes âgées seraient peut-être mortes de toute façon, mais d’autres, qui auraient pu survivre, se voyaient refuser la possibilité de se rétablir. C’était une forme de discrimination, de maltraitance des personnes âgées et même de meurtre.

Le nombre horrible de décès dans les maisons de retraite canadiennes est deux fois plus élevé que la moyenne de l’OCDE et pire que dans tout autre pays de l’OCDE. Grant rapporte :

Le Canada a protégé contre le coronavirus les résidents des maisons de retraite d'une façon bien pire que les autres pays fortunés, selon une nouvelle analyse montrant que les endroits ayant le mieux réussi avaient apporté des changements radicaux aux établissements pour personnes âgées dès qu’ils eurent confiné la société.

Le 25 mai dernier, un peu plus de 80 % des décès connus au Canada attribués au COVID-19 sont survenus parmi les résidents de maisons de retraite ou de soins infirmiers, soit près du double de la moyenne des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques, selon un nouveau rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé.

L’Espagne vient ensuite, avec 66 % du total des décès COVID-19 représentant les résidents d’établissements pour personnes âgées, suivie de la Norvège et d’Israël avec 58 % et de l’Irlande avec 56 %. Certains des pays examinés dans le rapport, dont la Slovénie, la Hongrie et les Pays-Bas, ont enregistré moins de 20 % de leurs décès COVID-19 dans ces établissements.

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Le sens premier de la dévotion au Sacré-Cœur

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour la fête du Sacré-Cœur) ― Photo : Lloydbaltazar/Wikimedia Commons

« Dieu est Amour », nous dit saint Jean, l’apôtre qui a pénétré le plus profondément dans le mystère de Dieu. Et l’amour ineffable de Dieu pour nous s’est manifesté dans le don qu’Il nous a fait de son Fils unique qui est sa parfaite image, l’expression éternelle et la révélation vivante des richesses insondables de sa sagesse et de son amour. Le Verbe de Dieu fait chair, Jésus-Christ, ne pouvait être que le plus grand don de Dieu fait à l’humanité, la plus éclatante preuve de son amour sans bornes pour tous les hommes. Jésus Lui-même en a témoigné à Nicodème, ce pharisien sincère qui cherchait la vérité : « Dieu a tellement aimé le monde, qu’Il lui a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle ». À la samaritaine, Jésus déclare : « si tu savais le don de Dieu ».

Qu’est-ce donc qui a poussé Dieu à se faire homme, demande saint Anselme ? Rien d’autre que son amour absolument gratuit et sans aucune limite. Et quelle a été la mission de l’Homme-Dieu sur la terre ? Jésus-Christ est venu nous faire connaître et aimer Dieu, comme Lui, son Fils unique, Le connaît et L’aime, et nous rendre ainsi participants de sa propre vie divine. Voilà le but de la seule religion voulue de Dieu, que Jésus-Christ est venu fonder : que l’amour infini de Dieu qui brûle son divin Cœur enflamme tous les cœurs des hommes, au point qu’ils soient transformés par ce feu sacré et ne fassent plus qu’un dans le Cœur de Jésus. Aucune autre religion que la religion catholique d’origine immédiatement divine ne pouvait avoir un but si sublime : enflammer l’univers entier du feu de l’amour qui consume le Cœur du Christ.

Tel est le sens premier de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. Ce n’est pas une dévotion comme les autres, qui sont toutes excellentes dans la fin particulière qu’elles poursuivent. La dévotion au Sacré-Cœur embrasse en fait toutes les autres dévotions et entend les mener à un amour de plus en plus ardent du Christ-Jésus, mieux connu dans tous ses mystères, aimé vraiment et profondément, et imité de plus en plus parfaitement. La dévotion au Sacré-Cœur est un universel appel à l’amour pour répondre à l’amour infini du seul véritable Dieu, dans lequel il ne peut y avoir que de l’amour. Elle est une invitation constante de Dieu notre Père d’aller boire à la source du Sauveur l’amour divin seul capable de porter remède aux terribles maux dont souffre l’humanité, et par là de renouveler en profondeur l’Église et d’apporter au monde la justice et la paix. Prendre d’abord une vive conscience de la miséricorde incommensurable de Jésus pour tous et chacun des hommes afin que tous n’aient pas peur d’ouvrir spontanément leur cœur, aussi misérable soit-il, au don inouï qu’Il veut leur faire de son propre Cœur, c’est le motif fondamental de la dévotion au Sacré-Cœur.

J.-Réal Bleau, ptre.

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