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Annulation de la fête des Mères et de la fête des Pères

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Adobe Stock

Ici et là, notamment dans les écoles au Québec, on parle de ne pas fêter la fête des Mères ou celle des Pères, au nom de l’« inclusion » — vous aurez compris qu’il s’agit d’exclure le particulier afin d’accueillir le vague... C’est un symptôme évident de perte du sens naturel de la vie. Ce n’est pas tant l’annulation de ces fêtes en particulier qui est préoccupante — ces fêtes laïques somme toute récentes me laissent froid, tout comme les jours de telle ou telle catégorie de personnes —, mais l’attaque qui est menée contre la paternité et la maternité à travers l’annulation de ces fêtes.

Exemple récent d'exclusion inclusive

La négation des parties constituantes de la famille est grave, après tout, c’est de l’union d’un homme et d’une femme que naissent les enfants, les auteurs de leurs jours devenant par le fait même père et mère.

La famille — un père, une mère et leurs enfants — est la base de la société, tant historiquement pour sa fondation qu’actuellement pour son maintien. La société, l’État sont l’extension de la famille, ou du moins devraient l’être...

L’importance de la famille réside notamment dans le principe de subsidiarité. Parce qu’elle peut engendrer ses enfants sans avoir besoin de l’aide l’État, elle est la source de l’État qui ne peut engendrer d’enfants propres à lui (sauf à recourir à quelque système collectif cauchemardesque que certains voudraient sans doute voir mis en place — ce n’est pas une idée nouvelle, Platon élucubrait déjà là-dessus dans sa Citée idéale).

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La famille étendue a été pour ainsi dire le mode de fonctionnement de l’État par le passé. Mgr Henri Delassus explique l’origine de l’État dans son livre Le problème de l’heure présente : antagonisme de deux civilisations (tome II, chapitre 48) :

« La famille, dit Cicéron, est le principe de la cité et en quelque façon la semence de la république. La famille se partage, tout en demeurant unie ; les frères, leurs enfants et les enfants de ceux-ci, ne pouvant plus être contenus dans la maison paternelle, en sortent pour aller fonder, comme autant de colonies, des maisons nouvelles. Ils forment des alliances, de là les affinités et l’accroissement de la famille. Peu à peu les maisons se multiplient, tout grandit, tout se développe et la république prend naissance. »

Plus loin, il souligne que le développement de la famille forme une société étendue :

La phratrie chez les Grecs, la gens chez les Romains, n’étaient pas comme les mots le font d’ailleurs comprendre, une association de familles ; c’était la famille elle-même réunissant en un faisceau toutes les familles jaillies de son tronc, et ayant atteint, à travers les générations successives, par la force des traditions, un développement qui en faisait un groupe social déjà nombreux. Ce qui n’empêchait pas un certain nombre de familles étrangères de venir se placer sous la protection de ces familles principales, se faire leurs clientes et entrer dans la phratrie ou la gens pas accession. « On voit par là, dit M. Fustel de Coulanges, que la famille des temps les plus anciens, avec sa branche aînée et ses branches cadettes, ses serviteurs et ses clients, pouvait former à la longue une société fort étendue. » Elle était maintenue dans l’unité par l’autorité du chef héréditaire dans la branche aînée.

Le respect pour la famille s’efface de plus en plus dans la société québécoise, dont le gouvernement a rejeté le principe de primauté parentale à l’endroit des enfants. Une société qui dénigre les liens de nécessité est appelée à disparaître, c’est pourquoi j’en appelle à la reconnaissance du gouvernement parental, un père et une mère qui, avec les enfants soumis à leur autorité, forment la famille, une société essentielle. Le Canada a bien des gouvernements fédéral et provinciaux ainsi que des municipalités, il devrait reconnaître l’autorité de ce qui est son fondement : la famille.



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