Cardinal Burke : chacun d’entre nous est appelé à lutter contre le mensonge dans l’Église

Le cardinal Raymond Leo Burke.
Par le Cardinal Raymond Leo Burke (Daily Compass) — Traduit par Campagne Québec-Vie — capture d'écran vidéo/Edward Pentin/YouTube
Le meilleur terme pour décrire l’état actuel de l’Église est la confusion, concernant l’identité même de l’Église. Chacun d’entre nous, en tant que membres vivants du Corps Mystique du Christ, est appelé à mener le bon combat contre le mal et le Malin, et à maintenir le cap sur le bien, sur Dieu, avec le Christ. Il y a une confusion sur la nature même de l’Église et de sa relation avec le monde.
Le meilleur terme pour décrire l’état actuel de l’Église est la confusion, confusion qui frise souvent l’erreur. La confusion ne se limite pas à l’une ou l’autre doctrine, discipline ou aspect de la vie de l’Église, mais il semble qu’il s’agisse d’une confusion concernant l’identité même de l’Église.
La confusion trouve sa source dans un manque de respect de la vérité, soit dans la négation de la vérité, soit dans la prétention de ne pas connaître la vérité, soit dans le manquement à déclarer la vérité que l’on connaît.
Dans sa discussion avec les scribes et les pharisiens à l’occasion de la fête des Tabernacles, Notre Seigneur a parlé en termes clairs de ceux qui favorisent la confusion, refusant de reconnaître la vérité et de dire la vérité. La confusion est l’œuvre du Malin, comme Notre Seigneur lui-même l’a enseigné, lorsqu’il a prononcé ces paroles devant les scribes et les pharisiens :
1 réaction Lire la suite« Pourquoi ne connaissez-vous pas Mon langage ? Parce que vous ne pouvez entendre Ma parole. Vous avez le diable pour père, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et il n’est pas demeuré dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur, et père du mensonge. Mais Moi, quand Je dis la vérité, vous ne Me croyez pas. Qui de vous Me convaincra de péché ? Si Je vous dis la vérité, pourquoi ne Me croyez-vous pas ? Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu. C’est pour cela que vous n’écoutez point, parce que vous n’êtes pas de Dieu » (Jean 8, 43-47).
« Comment renverser la mort programmée de l’Église au Québec » ?

Par François Gilles (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Ian Espinosa/Unsplash
« Programmée ? » Le mot semble difficile à avaler, mais c’est un constat qu’il est facile de constater. Une grande partie de l’Église au Québec comprend la nouvelle évangélisation, la mission, comme une entreprise de « protestantisation de l’Église ».
Quand on place comme premier texte dans un livre sur l’avenir de l’Église, ce commentaire de Louis Cornellier, on comprend que la compréhension avancée de l’Église est d’une superficialité consternante et que l’aveuglement consistant à répéter les erreurs des dernières décennies n’est pas terminé. Sur l’Église donc :
« Sa dernière chance d’être à la hauteur de sa vocation réside dans un aggiornamento à la mesure des défis qui se dressent devant elle. Il faudrait, pour sauver l’Église, un Vatican III qui clamerait, notamment, que le seul vrai catéchisme est l’Évangile ; que la morale sexuelle, comme la morale tout court, n’est pas une police des mœurs, mais un appel à des relations humaines fondées sur l’amour, sur la fidélité, sur la générosité et sur le respect de la dignité ; que tous, sans discrimination, hommes, femmes, hétérosexuels ou homosexuels, mariés ou non, peuvent être appelés à devenir prêtres ; que ces derniers doivent se considérer comme des pasteurs, des accompagnateurs, un peu à la manière protestante, et non comme des superchrétiens ; que les laïques, formés à cet effet, peuvent désormais prendre pleinement en charge l’animation pastorale des communautés chrétiennes. » (CORNELLIER, Louis. Comment peut-on être un catholique québécois, tiré du livre Demain l’Église paru aux éditions Novalis en 2019, p. 28-29)
Et si on demandait plutôt à une véritable spécialiste ce qu’il faudrait changer dans le monde ?
« À un journaliste qui lui posait la question : “Mère Teresa, que devons faire pour que les choses changent dans le monde ?”, la sainte de Calcutta lui répondit : “Il y a deux choses à faire pour que les choses changent dans le monde : changer, vous et moi” ».
À une religieuse qui se plaignait de ne pas avoir assez de temps dans la journée pour tout faire, Mère Teresa lui répondit : « Vous avez raison, nous n’avons pas assez de temps. Alors, à partir de maintenant, au lieu de faire une heure d’Adoration Eucharistique par jour, nous en ferons deux. Une heure le matin et une heure le soir ! » Les vocations se sont multipliées par deux.
1 réaction Lire la suiteLa pro-avortement Kamalas Harris bientôt à la tête des États-Unis ?

Kamala Harris.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Gage Skidmore/Flickr
Le fait est que la vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris, activiste forcenée de l’avortement, remplit des fonctions présidentielles dans les tous débuts de l’administration Biden, elle passe des appels auprès de chefs d’État étrangers pour traiter avec eux. Le fait est qu’il est inhabituel que le vice-président des États-Unis se chargeât d’une telle tâche, surtout au début d’une nouvelle administration. Une réponse toute simple, Joe Biden est de moins en moins apte à remplir ses fonctions et Kamala Harris est tout simplement en train de le remplacer dans la pratique… avant sans doute de s’y substituer en invoquant quelque chose comme le 25e Amendement. Selon LifeSiteNews :
1 réaction Lire la suiteCela n’a pas pris beaucoup de temps. Elle n’est même pas seulement depuis quatre semaines dans l’administration Biden, et Kamala est déjà en train d’assumer l’une des fonctions clés du président : traiter avec les dirigeants étrangers.
Hier, la Maison-Blanche a publié un document intitulé « Lecture de l’appel de la vice-présidente Kamala Harris avec le président français Emmanuel Macron ». La « lecture » précise :
[...]
Harris s’est également entretenu récemment avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau sur le covid, le changement climatique et la diversité [...]
Il est étrange qu’un vice-président passe des appels, habituellement réservés au chef d’État, à des alliés clés des États-Unis et à d’autres personnes quelques semaines à peine après le début d’une nouvelle administration. Pouvez-vous imaginer Dick Cheney faisant de tels appels au cours des premières semaines de l’administration George Bush, ou Joe Biden lui-même réalisant des appels présidentiels pour son homologue Barack Obama au début de 2009 ?
Si cela s’était produit, les médias auraient rapidement commencé à remettre en question les capacités du président en question face à la tâche.
Dans le cas de Joe Biden, cependant, ses capacités — telles qu’elles sont — ne sont pas vraiment remises en question. Il est évident depuis le début de sa campagne présidentielle qu’il était en déclin cognitif et que, s’il était élu, il aurait besoin d’un « premier ministre » de facto pour l’aider à s’acquitter des tâches quotidiennes de sa fonction.
Vous n'êtes pas seuls
À mettre dans votre calendrier : La Marche pour la Vie 2021 à Ottawa, le jeudi 13 mai, en personne et en virtuel. Événement Facebook, ici.
Visionnez la vidéo promotionnelle de la Marche pour la Vie 2021
Aujourd'hui commencent les 40 jours pour la Vie. Pour vous joindre à cette campagne de prière pour la fin de l'avortement qui se déroule dans des centaines de villes partout au monde, suivez ce lien.
Pour la foi, la famille et la Vie,

Georges Buscemi, président
Aimer Jésus très simplement de tout son cœur

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le dimanche de la Quinquagésime) ― Photo : Katacombe/Wikimedia Commons
La charité, que le Saint-Esprit répand dans les âmes qui cherchent intensément la vérité, est la reine de toutes les vertus, non seulement parce qu’elle les domine toutes par son excellence, mais surtout parce qu’elle est la source et la mesure de leur valeur salutaire. Sans la charité, en effet, aucun don ou vertu ne profite à l’âme. Le don des langues sans la charité ne vaut rien. La foi sans la charité n’est d’aucune utilité. Les plus généreuses aumônes sans la charité ne sont d’aucun profit spirituel. Même le sacrifice de sa propre vie sans la charité demeure sans valeur.
Voilà une doctrine que nous aurons toujours le plus grand intérêt à méditer, surtout ceux d’entre nous qui sont ébahis par les « charismes », et qui sont portés à leur donner dans leur vie spirituelle une importance qu’ils n’ont pas. Seule la charité importe, car seule elle met la vie de Dieu dans l’âme et la transforme dans le feu de son amour. Les charismes les plus extraordinaires comme le « parler en langues » et le don des miracles, par eux-mêmes, ne nous approchent nullement de Dieu, et peuvent même coexister avec l’inimitié de Dieu. Les démons sont capables de parler et de faire parler en langues, d’accomplir et de faire accomplir des actions absolument merveilleuses, qui dépassent les forces de la nature. C’est pourquoi les charismes sans la charité représentent un très grand danger, car ils ne servent alors qu’à maintenir les âmes dans l’illusion. Aussi saint Paul exhortait-il les Corinthiens, très attirés par les charismes, à ne désirer que la charité.
Sans la charité, les choses les plus excellentes ne sont d’aucune utilité, tandis qu’avec la charité les choses les plus viles deviennent plus précieuses que l’or, puisqu’elles participent à l’agir divin. Une action peut donc être noble, digne, et grande humainement, et ne rien valoir aux yeux de Dieu, parce que non inspirée ou commandée par la charité. Tandis que le contraire est vrai : une action très humble faite par charité vaut plus que toutes les richesses naturelles de l’univers. Si on comprenait cela, jamais on ne rechercherait les choses extraordinaires ; jamais on ne voudrait faire des actions qui attireraient la louange des hommes mais que Dieu ne demande pas, et on préférerait toujours ce qui est humble, discret, caché, à ce qui est en soi élevé, brillant et tapageur.
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus comprenait bien cela, elle qui cherchait à faire plaisir à Jésus en toutes choses, et pour cela à tout faire et tout souffrir par amour pour lui, à l’aimer avec passion. « Je pressentais déjà (à l’âge de quatorze ans), écrit-elle dans l’Histoire d’une âme, ce que Dieu réserve à ceux qui l’aiment, et voyant que les récompenses éternelles n’avaient nulle proportion avec les légers sacrifices de la vie, je voulais aimer, aimer Jésus avec passion, lui donner mille marques d’amour pendant que je le pouvais encore ».
Aimer Jésus très simplement de tout son cœur, écouter sa voix, marcher et même courir à sa suite avec enthousiasme, ne jamais refuser la petite part de sa croix qu’Il m’offre, et cela en vertu d’une soif brûlante de son amour, tel est l’esprit authentique de la spiritualité chrétienne.
J.-R.B.
1 réactionMario Sigaut : qui promeut la « sexualité » à l’école ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : shangarey/Freepik
Qui enseigne la « sexualité » ou en fait la promotion à l’école en France et plus généralement dans le monde ? Qu’est-ce que cette « sexualité », qui n’en est pas, a pour conséquence pour les particuliers et la société ? Qu’est-ce que les enfants se font enseigner et de quelle façon ?
Autant de questions auxquelles répond Marion Sigaut, historienne, sinon en tout du moins en partie, dans une nouvelle vidéo.
(Avertissement : les sujets abordés sont pour des oreilles adultes, bien que hélas beaucoup de jeunes soient visés dans les faits par les aberrations dont il est question.)
Soulignons quelques points :
- L’« éducation “sexuelle” » comme on l’entend dans les pays occidentaux et la « science » portant sur la « sexualité » ont pour origines l’étude d’Alfred Kinsey, entomologiste de formation et pervers (comme c’est pertinent…), financée par la Fondation Rockfeller (dans un projet de réduction et de soumission des populations), et protégée par la CIA (que Donald Trump à démantelée en 2020).
- Le rapport Kinsey, sur lequel repose la promotion de toutes les aberrations « sexuelles » possibles, a été bâti sur des expériences et des tortures exercées sur des enfants, des bébés, d’où le sinistre Kinsey a tiré sa « conclusion » comme quoi les enfants avaient une « sexualité ». Ses sondages sur la fidélité conjugale des femmes ont été menés auprès de prostituées, et ceux sur la sodomie et la masturbation auprès des détenus et de personnages évoluant dans les bars « gay ».
- Aucune enquête officielle ou vérification n’a été menée sur ces abominables expériences et ses conclusions aux conséquences désastreuses pour la civilisation occidentale.
- De là découlent la promotion et la légalisation des « sexualités » (il n’y en a qu’une seule, celle qui a trait aux relations entre homme et femme, naturellement procréatives), comprenez par-là a minima l’homosexualité, la séparation de la « sexualité » de la procréation, les « droits “sexuels” », etc.
Avortement : projet de loi de veto du père de l’enfant à naître au Tennessee

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Kelly Sikkema/Unsplash
Au Tennessee, État américain, deux hommes politiques ont déposé un projet de loi au Sénat et à la Chambre de l’État. Il permettrait au père d’un enfant à naître de s’opposer à l’avortement de celui-ci. En pratique, je ne pense pas que cela sauverait beaucoup d’enfants à naître, car dans un délai de deux semaines un tribunal prendrait en main l’affaire, ce qui ne garantirait rien pour la survie du principal intéressé ; mais cela pourrait lui donner jusqu’à quatorze jours de sursis ! Et qui sait ? Peut-être la femme aura changé d’avis entre-temps…
Selon LifeSiteNews :
Deux politiciens républicains ont présenté un projet de loi au Tennessee qui permettrait aux pères d’un enfant à naître d’empêcher la mère d’avorter.
Le sénateur Mark Pody et le représentant Jerry Sexton parrainent la législation, M. Pody introduit le projet de loi au sénat de l’État et M. Sexton à la Chambre des représentants du Tennessee. Les projets de loi portent respectivement les noms de SB0494 et HB1079.
Le projet de loi se lit comme suit : « Une personne peut demander à un tribunal compétent en matière de relations domestiques de demander une injonction pour interdire à une femme qui est enceinte de son enfant à naître d’obtenir un avortement. »
Mais pourquoi donc mettent-ils «personne » ? Il n'y a qu'un homme à pouvoir avoir un enfant avec une femme…
LifeSiteNews continue:
L’homme devrait alors déposer une requête auprès du tribunal, et l’audience se tiendrait dans un délai de 14 jours.
Le tribunal pourrait émettre l’injonction empêchant l’avortement, lors d’une audience où les deux parties sont présentes, à condition que certaines conditions soient remplies. Le requérant doit prouver qu’il « est le père biologique de l’enfant à naître du défendeur, et il doit y avoir une probabilité raisonnable que le défendeur cherche à obtenir un avortement avant de donner naissance à l’enfant à naître ».
Les pères canadiens ont perdu le droit légal de défendre leur enfant à naître contre la volonté de la mère, avec le funeste jugement Tremblay c. Daigle de la non moins funeste Cour suprême du Canada.
1 réactionAvortement, euthanasie : questions à propos des nouveaux membres de l’Académie pontificale pour la vie nommés par le pape François

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo : Wikimedia Commons
Le pape François a nommé vendredi quatre nouveaux membres ordinaires de l’Académie pontificale pour la vie (APV), parmi lesquels au moins trois soulèvent de sérieuses questions quant à l’orientation future de cette institution créée par le pape Jean-Paul II en 1993 pour la mise en œuvre d’Evangelium vitæ et de la culture de la vie. Actifs dans les domaines de la bioéthique et de la théologie morale, de l’intelligence artificielle et de la robotique ainsi que de la santé publique et des vaccins, les quatre candidats ont été clairement choisis en tenant compte des questions contemporaines allant du contrôle des naissances et de l’idéologie du genre à la « quatrième révolution industrielle » et à la réponse à la crise COVID-19.
Sœur Margarita Bofarull i Buñuel, de la Société du Sacré-Cœur de Jésus, médecin et chirurgien, enseigne la théologie morale à la faculté de théologie de Catalogne et à l’Universidad Centroamericana José Simeón Cañas au Salvador. Elle est également présidente de l’Instituto Borja de Bioética de l’Université Ramon Llull à Barcelone, connu pour sa justification de certains avortements et de l’euthanasie.
Elle était déjà membre correspondant de l’APV, tout comme le deuxième membre ordinaire nommé vendredi, Paolo Benanti, religieux italien du Tiers Ordre Régulier des Franciscains, spécialisé en théologie morale, en bioéthique et en neurotechnologies. Il enseigne à l’Université grégorienne de Rome.
Le professeur Gualtiero « Walter » Ricciardi dirige le département des sciences de la santé de la femme et de l’enfant ainsi que de la santé publique à l’Université catholique du Sacré-Cœur, en Italie, mais il a également été un conseiller scientifique éminent du gouvernement italien au plus fort de la crise du COVID-19 au printemps 2020. De 2016 à 2020, il représentait l’Italie au sein du Comité exécutif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En avril, il a fait la une des journaux italiens à cause d’un tweet agressif contre Donald Trump, illustré par une vidéo montrant un certain nombre de personnes frappant une marionnette du président américain.
Enfin, le professeur Maria Chiara Carrozza est professeur d’ingénierie industrielle à l’Institut de bio-robotique de l’École normale de Pise, en Italie. Elle est particulièrement active dans le domaine de la robotique de réadaptation pour les amputés, des exosquelettes portables et de la « symbiose homme-machine ». Elle est également une femme politique, membre du Parti démocrate (centre-gauche, affilié au Parti socialiste européen au Parlement européen) ; elle a été ministre de l’Instruction, des Universités et de la Recherche dans le gouvernement Letta en 2013-2014.
1 réaction Lire la suiteCroatie : projet de loi pour limiter l’avortement

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo (modifiée) : Racool studio/Freepik
Des hommes politiques croates ont entamé les démarches de déposition d’un projet de loi visant à limiter grandement l’avortement en Croatie, selon Right To Life News :
Des politiciens croates ont entamé les procédures nécessaires à l’introduction d’un projet loi à forte teneur pro-vie, visant à protéger la vie dès la conception en Croatie.
Actuellement, la loi autorise l’avortement jusqu’à la 10e semaine de grossesse et autorise l’avortement après cette date dans des circonstances limitées.
Selon les nouvelles propositions, l’avortement ne serait autorisé que si la vie de la mère était en danger.
Remarquez bien cependant que l’avortement n’est jamais « nécessaire » (dans le sens machiavélique où la fin justifie les moyens…) pour sauver la vie de la mère. Right To Life News continue :
1 réactionLes politiciens ont commencé à recueillir des signatures [de députés ?] le 1er février. Ils doivent en avoir au moins 30 pour que le projet de loi soit inscrit à l’ordre du jour du Parlement. Ils ont lancé un appel à tous les législateurs qui ont déjà déclaré être pro-vie, afin qu’ils signent la pétition.
Mgr Viganò : la juste obéissance et la juste désobéissance
Par Laurent Fabien (Médias Presse Info)
Dans une réponse à la lettre d’un prêtre l’interrogeant sur la question de l’autorité, Mgr Carlo Maria Viganò souligne l’importante distinction entre la désobéissance à un ordre immoral provenant de celui qui détient l’autorité, fut-il pape, et la reconnaissance d’une telle autorité. Quand celui qui détient l’autorité ordonne une chose immorale, sortant par conséquent du cadre de l’autorité qui lui est inférée, nul n’est tenu de lui obéir.
Le subalterne peut même contredire celui qui détient l’autorité dans ce qu’il déclare d’erroné, comme la déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur la licéité des vaccins covid développés sur des lignées cellulaires de bébés avortés. ― A. H.
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Ce texte long et très étayé rappelle aux catholiques qu’obéissance ne veut pas dire soumission à tout ce que l’autorité édicte surtout quand elle s’éloigne de la vérité : la réponse nous vient de la doctrine catholique, qui fixe des limites d’action très claires à l’autorité des prélats et à l’autorité suprême du pape. On y comprend aussi, et ce n’est pas rien, que Mgr Viganò, malgré ses fortes « réserves » sur le Pape François, n’est pas un adepte du sédévacantisme. On pouvait le présupposer, mais il vaut mieux le lire.
*
Révérend et cher prêtre du Christ,
J’ai reçu votre lettre, dans laquelle vous me soumettez des questions graves sur la crise d’autorité dans l’Église, crise qui s’est intensifiée ces dernières années et en particulier lors de « l’urgence pandémique », à l’occasion de laquelle la gloire de Dieu et le salut des âmes ont été mis de côté au profit d’une prétendue santé du corps. Si j’ai l’intention de rendre publique ma réponse détaillée à votre lettre, c’est parce qu’elle répond aux nombreux fidèles et prêtres qui m’écrivent de partout, m’exposant leurs interrogations et tourments de conscience sur ces mêmes questions graves.
Le problème d’une autorité pervertie — c’est-à-dire qui n’agit pas dans les limites qui sont les siennes ou qui s’est donnée de manière autonome une fin opposée à celle qui la légitime — est abordée par les Saintes Écritures pour nous rappeler que omnis potestas a Deo (Rm 13, 1) et qui resistit potestati, Dei ordinationi resistit (Rm 13, 2). Et si saint Paul nous dit d’obéir à l’autorité civile, à plus forte raison nous sommes tenus d’obéir à l’autorité ecclésiastique, en raison de la primauté des questions spirituelles sur les questions temporelles.
Vous observez que ce n’est pas à nous de juger l’autorité, car le Fils de l’homme reviendra pour faire justice à la fin des temps. Mais si nous devions attendre le jour du Jugement pour voir les méchants punis, dans quel but la Majesté divine aurait-elle établi une autorité temporelle et spirituelle sur terre ? N’est-ce pas leur travail, en tant que vicaires du Christ Roi et Grand Prêtre, de gouverner leurs sujets sur cette terre, d’administrer la justice et de punir les méchants ? Quel sens auraient les lois s’il n’y avait pas quelqu’un pour les faire respecter, sanctionnant ceux qui les violent ? Si l’arbitraire de ceux qui sont constitués en autorité n’était pas puni par ceux qui ont autorité sur eux, comment les sujets — civils et ecclésiastiques — pourraient-ils espérer obtenir justice sur terre ?
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