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Tragédie : La pilule abortive RU-486 autorisée au Canada

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Par Paul-André Deschesnes

Le Canada et le Québec en particulier sont des champions dans les soins de santé.

Nos tribunaux et nos gouvernements neutres, païens et athées ont décrété au fil des ans que :

1- L’avortement est un soin de santé.
2- L’euthanasie est un soin de santé.
3- La prostitution est un soin de santé. (Plus de 300 bordels au Québec et Amnistie internationale propose de légaliser la prostitution dans tous les pays du monde, journal Le Devoir 12 août 2015).
4- Les sex-shops offrent des soins de santé.

Voilà qu’un nouveau soin de santé vient de faire son apparition. En effet, Santé Canada a confirmé le 30 juillet 2015 que la pilule abortive RU-486 sera maintenant autorisée et disponible dans tout le pays. Cette pilule permet aux femmes d’avorter à la maison en «toute tranquillité» jusqu’à la 49e journée de grossesse. Cette pilule satanique a été approuvée aux États-Unis en 2000 et en France, il y a 25 ans. «Actuellement, 60 pays ont accès à la pilule abortive». (Journal La Presse, 31 juillet 2015)

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Prostitution : Un autre « soin de santé » ?

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Par Paul-André Deschesnes

La société québécoise regorge de toutes sortes de soins de santé. On se rappelle très bien que l’avortement et l’euthanasie ont été légalisés chez nous, sous prétexte que ce sont des soins de santé.

Il y a quelques mois, un jugement de la Cour suprême du Canada a décrété que la prostitution ne doit plus être considérée comme quelque chose de mal et de criminel. Les avocats des prostituées avaient plaidé devant le plus haut tribunal du pays que celles-ci rendent des soins de santé aux personnes ayant besoin d’activités sexuelles.

Dans le journal « La Presse » du 22 juillet 2015, on nous informait que les sex-shops pourraient bientôt être considérés eux aussi comme des commerces qui rendent des soins de santé à la population.

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Portrait de famille : le défi du Synode sur la famille

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La politique législative en matière familiale est un véritable fouillis administratif qui place souvent nos pauvres enfants au centre d’une monstrueuse partie de ping-pong (Garde partagée, enfants abandonnés, etc.)

Par Paul-André Deschesnes

La famille québécoise est actuellement dans tous ses états. Les constats sont alarmants. Quand on parle de la nouvelle famille postmoderne québécoise dans nos médias athées, on fait référence à quoi exactement ? 

D’une année à l’autre, la liste n’arrête pas de s’allonger : Famille monoparentale, nucléaire, éclatée, reconstituée une, deux ou trois fois, famille gaie, lesbienne, bisexuelle, transgenre ou transsexuelle, famille dont les parents vivent en concubinage, famille divorcée à plusieurs reprises, etc. La nouvelle famille québécoise est devenue tellement compliquée que le gouvernement du Québec vient de produire une brique juridique de 600 pages pour essayer de régler toutes les chicanes de nos belles familles postmodernes qui engorgent de plus en plus les tribunaux dans nos palais de justice. La politique législative en matière familiale est un véritable fouillis administratif ; c’est un casse-tête qui fait saliver nos avocats pendant que nos pauvres enfants se retrouvent souvent au centre d’une monstrueuse partie de ping-pong. (Garde partagée, enfants abandonnés)

Dans ce cirque familial, on doit obligatoirement parler positivement (rectitude politique oblige) de l’industrie de la procréation assistée, des mères porteuses et des bébés éprouvette. De plus, les enfants maltraités et la violence conjugale sont devenus un terrible fléau dans notre pauvre société. Le Québec postmoderne fait figure à ce chapitre de société très distincte, très moderne et très avancée.

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« Charlie Hebdo »

charlie-hebdo.jpgPendant que j'écris cette réflexion, la France vient de déclarer l'état d'alerte maximum dans tous ses départements.

Un attentat terroriste dans les locaux du très populaire journal satirique «Charlie Hebdo» a eu lieu, il y a quelques minutes, à Paris. Il y aurait une quinzaine de morts et plusieurs blessés.

Ce massacre barbare doit être dénoncé sur toutes les tribunes dans le monde entier. Aucune raison ne peut justifier un tel geste. Il y a cependant un autre côté à la médaille.

«Charlie Hebdo» est très populaire en France et au Québec. C'est un journal extrémiste tant au niveau des textes que des caricatures. Les gens qui y travaillent sont tous athées.

Quel est le contenu de ce journal ? Tout ce qui est scandaleux et sexuellement croustillant est immédiatement publié. On attaque sur tous les fronts sans aucune retenue les personnes, les institutions et les RELIGIONS.

Depuis quelques années la cible principale de «Charlie Hebdo» ce sont les croyants. Les juifs, les musulmans et les catholiques passent régulièrement dans le tordeur de la rédaction et des caricaturistes en dépassant les bornes.

Quand la satire devient odieuse, méprisante, insultante, vicieuse, décadente, dégradante, écœurante, violente, etc., ce n'est plus drôle du tout.

Quand ce journal a pour objectif de faire une croisade en règle pour promouvoir l'athéisme, c'est inacceptable. Quand ce journal présente les croyants en Dieu comme des obscurantistes, des moyenâgeux, des idiots et des névrosés qui n'ont pas évolué, c'est inacceptable. Quand ce journal se délecte en salissant de façon vulgaire le plus possible les symboles religieux des grandes religions, c'est inacceptable. Quand ce journal ridiculise le Pape de façon très méchante, ainsi que les personnages des autres religions, c'est inacceptable.

Devant toutes ces attaques contre la religion (la cible préférée de «Charlie Hebdo»), on a le droit et le devoir de réagir de façon PACIFIQUE. On a le droit et le devoir de défendre notre religion et nos croyances sur la place publique.

Je suis bien d'accord qu'il faut avoir le sens de l'humour. Malheureusement, «Charlie Hebdo» manque de plus en plus de raffinement à ce chapitre. Le mépris et la grossièreté très à la mode de nos jours ce n'est pas de l'humour.

Dans notre monde décadent, le dieu «liberté d'expression» n'a plus aucune balise. On peut se permettre de dire, d'écrire et de caricaturer n'importe quoi.

Ma réflexion n'excuse surtout pas l'horrible attentat qui vient de se produire à Paris ; mais, on peut affirmer qu'on récolte toujours ce qu'on a semé.

Qui sème le vent, récolte la tempête.

Paul-André Deschesnes
Beloeil, Québec
Canada

MISE-À-JOUR (8 janvier)

Commentaire de Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie

Plusieurs ont été rebutés par la phrase qui conclut le texte ci-dessus « Qui sème le vent, récolte la tempête ».

L'auteur aurait pu tout aussi bien dire : « Le meurtre est horrible, mais le blasphème et le mépris de l'autre l'invite. »

M. Paul-André Deschesnes n'est pas le premier, ni le plus illustre à faire ce rapprochement entre le manque de respect d’une part et le meurtre de l’autre. On peut lire dans le Nouveau Testament (Matthieu 5, 22) la parole suivante de Jésus: 

« Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. 5.22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.» 

La raison profonde pour cette juxtaposition est la suivante: le non-respect, le mépris, goutte par goutte, empoisonne les relations humaines et mène au meurtre. On peut et on doit dénoncer le meurtre, mais on a pas le droit de dire que le non-respect et le mépris n’a rien à voir avec. Comme le dit Bossuet: «Dieu se moque de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes» Il aurait pu tout aussi bien dire «Dieu se moque de ceux qui déplorent la récolte qu’ils ont eux-mêmes semée» 

Certains se demandent peut-être comment un si «petit» délit (une caricature irrespectueuse et blasphématoire) peux mener à un si grand crime. C’est que vous ne comprenez pas que Dieu est une personne pour les croyants, une personne parfaite et parfaitement aimable que l’on doit honorer.

Si un père de famille voit sa fille qu’il aime de tout son cœur se faire violer par une bande de dégueulasses, et il trouve une mitraillette et la décharge sur eux, vous allez déplorer ce meurtre, mais vous allez en quelque sorte…comprendre. Vous allez vous dire, «le père doit payer pour ce crime, mais ces salauds ont semé ce qu’ils ont récolté.» C’est semblable pour les croyants pour qui Dieu est encore plus aimable que la fille l’est pour le père.

Nous à Campagne Québec-Vie condamnons le meurtre de toutes nos forces. Mais le blasphème et le non respect doit aussi être condamné--ce que nous faisons aujourd'hui. Loin de nous de participer à une canonisation du blasphème et du mépris. Charlie Hebdo est une publication odieuse, elle dépasse les limites de l’acceptable ET les terroristes doivent être trouvés et punis sévèrement.

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Le synode romain ou (l'exposition de la déformation par les médias)

(Radio-Canada ou la Contre-Église)

(Photo : JasonParis sur flickr.com, licence creative commons)

Par Paul-André Deschenes

Le synode des évêques du monde entier se déroulait à Rome du 5 au 20 octobre 2014. Quelques centaines d'évêques et de cardinaux de toute la planète y participaient sous la présidence du Pape François.

Le 14 octobre 2014 à la télévision de Radio-Canada (RDI, 24 heures en 60 minutes à 19h.30),  l'animateur vedette de l'émission religieuse Second Regard, Alain Crevier, a donné un important compte rendu de ce qui s'est passé à Rome.

Voici le résumé de cette entrevue. Un véritable «tsunami» frappe actuellement le Vatican. On parle de «révolution historique», «d'explosion» au niveau de l'enseignement officiel de l'Église et d'un «ouragan de fraîcheur, de changement et de renouveau»  qui pointent à l'horizon.

Dans le coin droit, les évêques et cardinaux dits conservateurs auraient  parlé de «haute trahison» envers le Magistère et l'enseignement du Christ. Dans le coin gauche, un nombre important de participants dits libéraux auraient exigé que l'Église s'ajuste au monde moderne et change son enseignement officiel sur l'homosexualité, le divorce et le mariage.

Actuellement, le débat fait toujours rage. Il paraît, d'après Alain Crevier, que le Pape François joue son pontificat. Quand tout sera terminé et qu'il prendra une position finale sur ce dossier chaud, sera-t-il étiqueté de peureux, de traditionaliste et de moyenâgeux ou  d'audacieux ? Va-t-on le comparer à Jean-Paul II, à Benoît XVI ou à Jean XXIII ?

Au Synode, les évêques et les cardinaux n'ont actuellement aucun pouvoir de décision. Ils peuvent débattre, s'exprimer, recommander et donner l'opinion des catholiques de la base qu'ils ont en principe consultés. La décision finale revient au Pape.

D'après Alain Crevier, il y a une tendance lourde qui se fait sentir à Rome pour une nouvelle pastorale de très grande ouverture et une permissivité très importante sur le dossier du mariage et de l'homosexualité. «L'enseignement du Magistère ne tient plus la route»,  a-t-il dit ?

Le Pape n'ira pas, paraît-il, jusqu'à décréter officiellement que l'Église accepte le divorce et le mariage gai. Mais, les nullités de mariage seraient beaucoup plus faciles à obtenir. Il se pourrait également que ce synode mette la table en décrétant de nombreux assouplissements  dits pastoraux en attendant un prochain synode, qui lui proposerait de changer fondamentalement les dogmes, la morale et l'enseignement officiel de l'Église sur ce dossier.

Alain Crevier nous dit que le Pape va probablement utiliser un ton accrocheur, chaleureux, jovialiste, accueillant  et surtout pas moralisateur face à l'homosexualité, face aux divorcés remariés et face au concubinage. Le temps de l'exclusion sera terminé. Tout cela serait donc acceptable aux yeux de l'Église sans être officiellement accepté dans le but d'accommoder tout le monde. Alors, toutes ces personnes auront le droit de communier lors de la messe. Elles seront intégrées officiellement et pourront également participer et s'impliquer à tous les niveaux de la vie paroissiale et diocésaine.

Comme l'a si bien dit Alain Crevier, l'Église, n'a plus le choix. Elle doit s'adapter ou disparaître. L'immense majorité des gens vivent en concubinage ou sont séparés, divorcés et remariés une, deux ou trois fois. L'Église doit reconnaître cette réalité qui ne changera pas.

Quant à la situation dramatique de l'Église catholique au Québec notre spécialiste des questions religieuses dit «ne pas se faire d'illusion». Le peuple québécois a décroché et la rupture est tellement profonde qu'un éventuel retour au bercail reste improbable malgré les réformes majeures qui s'annoncent.

Que va-t-il ressortir de ce synode ? À La Salette (qui croit encore à cela aujourd'hui ?) la Vierge Marie avait prédit qu'une «crise effroyable et épouvantable» (ce sont ses mots à Elle) frapperait l'Église catholique. Est-ce cela que nous sommes en train de vivre actuellement ?

Le monde moderne, moralement (il ne faut surtout plus prononcer ce mot) corrompu jusqu'à la moelle, veut à tout prix imposer sa morale relativiste (il ne faut plus utiliser ce terme trop moralisateur) partout, y compris au niveau de l'Église.

En sommes-nous rendus au point où ce sera le monde qui dictera à l'Église catholique le chemin à suivre au niveau du dogme, de la doctrine et de la morale ? Sous prétexte qu'il ne faut plus juger ni exclure, faudrait-il maintenant accepter tous les comportements et tous les styles de vie ?

En attendant, il ne reste plus qu'à prier pour le Pape François et à espérer.

Tel que promis, jamais les portes de l'enfer (y croit-on encore ?) ne prévaudront contre notre Sainte Mère l'Église.

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Cela devait arriver (l'euthanasie sur demande au Québec)

(L'ex-ministre Véronique Hivon, marraine du projet de loi 52, espère que son message traversant ses belles dents, saura endormir de nouveau la population en laissant croire que ce n'est pas parce qu'on étend l'euthanasie aux handicapés ne souffrant pas et pas en fin de vie, qu'il existe une pente glissante au Québec. D'ailleurs, la preuve, c'est que la commission des droits de la personne du Québec recommande l'élargissement de l'euthanasie pour y inclure les enfants que l'on désignera comme candidats, sachant que jamais un enfant ne demande l'euthanasie par lui-même...)

(Photo : creehealth sur flickr.com, licence creative commons)

Par Paul-André Deschenes

En juin 2014, le gouvernement du Québec a adopté la loi légalisant l'euthanasie après de longs et douloureux débats avec l'appui de 80 % de la population.

Aujourd'hui, le choix de mourir dans la dignité doit être sévèrement encadré, c'est-à-dire, «réservé uniquement aux malades en fin de vie atteints d'une maladie incurable qui engendre des souffrances exceptionnelles».

Plusieurs organismes défenseurs de la vie s'étaient vigoureusement opposés à ce projet de loi sous prétexte qu'on allait ouvrir la porte un jour ou l'autre à l'euthanasie sur demande. Voilà, c'est chose faite !

Tous les médias écrits et télévisés du 8 octobre 2014 nous informaient d'un cas pathétique qui vient de se produire au Québec. Un tétraplégique est mort après un jeûne de 61 jours. Cet homme de 42 ans n'a jamais pu bénéficier de l'euthanasie, car il ne rencontrait pas les critères. En effet, il n'était pas mourant ; il n'avait pas de souffrances insupportables et son espérance de vie se chiffrait encore en quelques dizaines d'années. Cependant, il n'acceptait plus son état de dépendance et il voulait mourir.

Légalement, on peut au Québec refuser tous les traitements médicaux et on peut même refuser de manger pour en finir avec la vie, comme cet homme qui a fait la manchette des journaux et de la télévision.

Face à cette mort spectaculaire, l'ancienne ministre, Mme Véronique Hivon, la mère de la loi légalisant l'euthanasie s'est montrée favorable à l'ouverture d'un autre débat de société pour assouplir la loi actuelle adoptée depuis seulement quatre mois.

L'Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité a réagi vivement en déclarant : "La loi que nous, on voulait, c'était la même loi qu'en Belgique et en Hollande", c'est-à-dire l'euthanasie sur demande.

Pendant que le bon peuple et les médias s'indignent face à cette mort dans l'indignité, voilà que le débat recommence pour rendre l'euthanasie beaucoup plus facile pour toute la population du Québec.

Tous les grands ténors favorables à l'euthanasie libre et accessible pour tous affirment que le consensus social est mûr actuellement pour des amendements majeurs à la loi qui ne serait pas assez permissive.

Tout ce cirque médiatique prouve qu'on a ouvert une terrible boîte de pandore avec notre loi légalisant l'euthanasie. Aux yeux de la population et de nombreux spécialistes de tout acabit, la loi sera toujours trop sévère tant et aussi longtemps qu'on n'arrivera pas à l'euthanasie sur demande.

On peut, en terminant, faire un parallèle avec la question toujours controversée de l'avortement. Dans les années 80, l'avortement n'était pas quelque chose de banal. Il y avait un encadrement législatif très sévère à respecter. Avec le temps et le fameux  consensus social, on a rapidement accouché par étapes de l'avortement sur demande.

Aujourd'hui, c'est le vide juridique le plus complet et le Québec se pète les bretelles avec ses 30 000 avortements par année.

« Mon corps m'appartient ; je veux mourir à l'heure qui me plaira, sans aucune contrainte législative ». Voilà ce qui pointe à l'horizon.

Et nous affirmerons fièrement en chœur que nous sommes une société très distincte, très postmoderne et très avancée.

Personnellement, je dirais une société plutôt en pleine décadence.

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Un autre soin de santé

Par Paul-André Deschenes

(Photo : Wladislaw sur wikipédia.org, licence creative commons)

Le 20 décembre 2013, la Cour suprême du Canada a jugé inconstitutionnelle la loi canadienne qui interdit la prostitution parce qu'elle criminalise les prostituées.

Du jour au lendemain, c'est devenu bar ouvert au Canada et au Québec en particulier. Devant ce cadeau empoisonné de nos «savants juges», la prostitution a explosé comme jamais auparavant, pendant que le gouvernement fédéral se casse actuellement la tête pour arrêter le fléau.

Depuis ce jugement historique, les policiers ne font plus aucune arrestation pour ce délit, car c'est le vide juridique qui règne partout au Canada. Les réseaux de prostitution font fortune et le nombre de prostitués mâles et femelles a augmenté de façon exponentielle, surtout au Québec. À Montréal, on retrouve actuellement au-delà de 200 lieux de prostitution et dans le reste du Québec, c'est un autre 200 bordels de perdition qui ont pignon sur rue, et ce, même dans les plus petits villages de notre «belle» province en pleine décadence morale.

Un débat historique sur ce sujet fait présentement rage au pays. Faut-il légaliser «cette belle profession» ? Faut-il encadrer ce «beau métier»? Faut-il combattre la prostitution par de nouvelles lois que la Cour suprême ne pourrait plus invalider ?

Actuellement, on entend dans les médias un nombre incroyable de sornettes, de faussetés, d'opinions biaisées et tordues sur la prostitution. "La prostitution peut-être un très beau métier", titre le journal La Presse du 17 mai 2014 sous la plume d'un travailleur du sexe, qui est devenu millionnaire et qui se dit pleinement heureux de jouir lui-même en quantité industrielle et de faire jouir un très grand nombre de femmes en quête d'orgasmes. La Presse du 3 mai 2014 nous parle abondamment de prostituées femelles qui vantent et adorent leur métier en disant qu'elles ont l'esprit ouvert et qu'elles rendent un service essentiel aux hommes qui ont droit d'avoir des activités sexuelles. Dans La Presse du 14 juin 2014, la populaire chroniqueuse Lysiane Gagnon se prononce pour la légalisation de la prostitution, car c'est impossible de combattre le plus vieux métier du monde. Pour elle, ceux qui veulent combattre la prostitution sont de «pauvres bien-pensants puritains» ; cette activité sexuelle répondrait d'après elle à des besoins humains fondamentaux. La chronique de Michèle Ouimet dans La Presse du 12 juin 2014 va dans le même sens c'est-à-dire éviter «la rigidité morale» et permettre aux travailleurs et travailleuses du sexe d'exercer en toute liberté leur métier.

Il faut saluer ici le courage du gouvernement fédéral qui a déposé un projet de loi dont le but est de faire disparaître à plus ou moins long terme la prostitution en pénalisant les clients plutôt que les personnes qui se prostituent afin de tarir à la source cette activité diabolique. L'esprit du projet de loi est très clair : la prostitution est un MAL et elle doit être éradiquée le plus possible. Les gens qui s'y adonnent font un sale métier, même si les savants journalistes, éditorialistes et professeurs d'université de tout acabit disent le contraire. Pénaliser et criminaliser les clients, voilà la seule et unique façon de se débarrasser de cette honteuse et scabreuse  «profession».

Au Québec, le MAL est maintenant considéré comme quelque chose de très bien ! Voilà pourquoi un véritable tollé règne actuellement contre ce projet de loi du gouvernement Harper. Voilà pourquoi La Presse titre à la une le 18 juillet 2014 : "Les Québécois sont beaucoup plus permissifs que les Canadiens sur la prostitution". Notre société païenne ressemble de plus en plus à la Rome antique au niveau de la dégénérescence !  Quand j'ai entendu certains spécialistes de la CHOSE nous dire que la prostitution est «UN SOIN DE SANTÉ» indispensable  dans notre société moderne et que les prostituées sont d'excellentes thérapeutes, j'ai failli vomir. C'est incroyable d'être rendu là et d'enseigner de telles énormités. Après l'avortement et l'euthanasie, voilà que la prostitution doit être considérée comme un soin de santé. Quelle décadence incommensurable !!!

La prostitution, c'est l'œuvre du MALIN. C'est une attaque en règle contre le véritable amour humain. C'est un salissage effrayant de la sexualité. C'est une destruction sociale tous azimuts. C'est une antivaleur répugnante, dégradante et humiliante qui avilit la personne humaine à tous les niveaux. Aucune raison ne peut justifier cette activité honteuse. C'est un MAL innommable ! Et au diable la rectitude politique.

À l'époque dite de la grande noirceur, on parlait de Montréal, la ville aux cent clochers. Aujourd'hui, les clochers disparaissent à la vitesse TGV avec les nombreuses fermetures d'églises. Maintenant, on parle de Montréal, la ville aux deux cents bordels. Notre métropole a acquis la renommée mondiale d'être une ville grande ouverte où tout est permis et où le sexe occupe la première place.

Soyons sérieux ! La prostitution doit être combattue efficacement avec comme objectif de la faire disparaître. Une véritable  sexualité responsable ne s'achète pas. Elle se vit gratuitement dans un contexte d'un véritable amour humain. Les clients sont d'ignobles prédateurs pervers et les prostitués mâles et femelles qui vendent leur corps aux plus offrants sont eux et elles aussi profondément débauchés. Un bordel n'est-il pas une maison de débauche ?

Notre société hyper décadente ne semble pas vouloir se débarrasser de la prostitution. Contrairement aux autres provinces du Canada, c'est au Québec que la population approuve majoritairement la légalisation de la prostitution. C'est une véritable honte nationale. Tous les arguments sont bons pour vanter, tolérer et protéger le plus vieux métier du monde.

Devant tous ces mensonges éhontés, on peut se demander qui a intérêt à défendre la prostitution et à vouloir abuser de façon bestiale du corps humain de femmes et d'hommes qui n'ont plus aucun respect pour leur propre corps ? Au Québec, la prostitution est de plus en plus populaire. Les bordels poussent partout comme de vulgaires champignons. D'après les travailleurs et travailleuses du sexe, toutes les couches de la population sont représentées au niveau de cette perverse clientèle. On y retrouve des gens très instruits, des professionnels, des gens peu instruits, des politiciens, des artistes, des personnes riches, pauvres et millionnaires, des jeunes et des vieux, des supposés bons pères de famille, des célibataires et même des prêtres.

La prostitution, c'est une maladie honteuse qui se répand actuellement au Québec à la vitesse de l'éclair. Il y a une quantité incroyable de chimères qui sont actuellement véhiculées sur cette question pour éviter son abolition. Non, la prostitution n'est pas un beau métier, même si les associations de prostitués nous disent le contraire en revendiquant d'honorables conditions d'exercice de cette «profession» (syndicalisation, horaires de travail, congés et vacances payés, fonds de pension, assurance maladie, etc.).  La prostitution, c'est un déluge d'activités dégoûtantes dignes des plus dégueulasses films pornos.

Pendant que notre société malade crie haut et fort pour sa légalisation, le gouvernement fédéral, traité d'intégriste sur cette question, veut prendre tous les moyens pour la combattre et la faire disparaître.

Malheureusement, ce ne sera pas facile car plusieurs avocats nous annoncent déjà que le gouvernement fédéral va frapper un mur. En effet, si le projet de loi visant à criminaliser les clients est adopté au Parlement d'Ottawa, il y aura une contestation en règle jusqu'en Cour suprême du Canada. Les savants avocats des clients et des prostitués (es) vont invoquer la fameuse Charte des droits et libertés en soutenant que recourir aux services sexuels des prostitués (es) est un droit fondamental. Nous sommes rendus là dans notre beau pays, c'est-à-dire dans les bas fonds pestilentiels de l'immoralité la plus abjecte.

Le Christ a pardonné aux prostituées en leur disant : "Va et ne pèche plus". Elles ont bu de l'Eau Vive, se sont converties et ont changé de vie. Il n'a jamais approuvé cette «profession» et il n'a jamais encouragé les clients à utiliser les services des prostituées. Le Catéchisme de l'Église catholique dit textuellement au NO.2355 : "La prostitution porte atteinte à la dignité de la personne qui se prostitue, réduite au plaisir vénérien que l'on tire d'elle. Celui qui paie pèche gravement contre lui-même : il rompt la chasteté à laquelle l'engageait son Baptême et souille son corps, temple de l'Esprit Saint. La prostitution constitue un fléau social. Il touche habituellement des femmes, mais aussi des hommes, des enfants ou des adolescents (dans ces deux derniers cas, le péché se double d'un scandale). S'il est toujours gravement peccamineux de se livrer à la prostitution, la misère, le chantage et la pression sociale peuvent atténuer l'imputabilité de la faute."

La véritable grande noirceur (les ténèbres) nous la vivons actuellement au Québec. La dictature du consensus social pour nous faire gober les supposés bienfaits de la prostitution est inacceptable et irrecevable. Ce métier n'est surtout pas banal, ni normal. Il faut combattre de toutes ses forces ce mal, ce fléau et cette abomination,  même si on nous traite d'intégristes et d'arriérés. Faut-il se mettre à genoux devant les terribles pressions de l'intelligentsia athée du Québec qui a réussi à faire légaliser l'avortement et l'euthanasie, qui est sur le point de faire légaliser la prostitution et qui ambitionne de faire légaliser les drogues ?

Je termine avec cette Parole de St-Paul aux Romains : "Ne prenez pas pour modèle le monde, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu, c'est-à-dire ce qui est bien, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait". (Rom. 12,2)

             PAUVRE QUÉBEC, QU'AS-TU FAIT DE TON BAPTÊME ?

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Conçu en labo aux frais des contribuables

Par Paul-André Deschenes

(Photo :  Anirudh Koul sur flickr.com, licence creative commons)

Il y a plusieurs décennies la conception d'un bébé relevait uniquement d'un acte d'amour entre un homme et une femme dans le cadre du mariage pour la vie.

En 2014, le Québec a atteint un niveau « d'évolution » inimaginable à ce chapitre qui le place au premier rang sur la scène mondiale. Aujourd'hui, la conception d'un bébé est devenue une industrie anarchique qui exploite le corps humain aux frais de l'État.

Dans les années 1980, on a ouvert la porte. À cette époque, la science mettait au service des femmes éprouvant des problèmes de fertilité des donneurs anonymes de sperme. C'était le début d'une véritable révolution appelée l'industrie de la procréation assistée.

Nous en sommes rendus aujourd'hui à l'époque de l'insémination artificielle et des manipulations génétiques tous azimuts sans aucune retenue, ni balise. Maintenant, beaucoup de personnes humaines se comportent comme des vaches laitières pures races qui gagnent des trophées dans les expositions agricoles.

Actuellement, c'est le bar ouvert au Québec. Tout est devenu gratuit depuis que de très populaires vedettes du monde artistiques ont réussi à faire pleurer et plier le gouvernement qui a cédé devant ces ridicules jérémiades; cette folie de la procréation assistée coûte actuellement au trésor public 80 millions de dollars par année.

Le bébé marchandise est né. L'horreur est devenue la réalité. Cette décadence dans la conception d'un enfant est une véritable honte nationale au Québec. La revue « l'Actualité » dans son numéro d'août 2014 tire la sonnette d'alarme. On nous parle de drames humains épouvantables que vivent les enfants et adolescents au moment où ils prennent connaissance de leur origine artificielle et où ils se demandent : « qui est mon père et qui est ma mère biologique? »

L'Actualité nous cite une remarque très pertinente d'Andréane, une agricultrice conçue de cette façon tout à fait inhumaine et qui résume bien la situation : « Mes vaches sont nées comme moi, dit-elle. Je me sens blessée et coupable. Il y a tellement d'enfants à adopter. C'est comme si j'avais volé la place d'un enfant qui en avait besoin. »

Les cliniques de fertilité se multiplient et font fortune au Québec. « C'est une aberration, nous dit le Journal La Presse du 11 juin 2014. Le Programme québécois de procréation assistée adopté sans aucune réflexion sur les enjeux éthiques fait de l'expérimentation sur le corps des femmes; c'est de la marchandisation de la vie humaine. Nous sommes dans une logique néolibérale de commercialisation du droit à se faire fabriquer un enfant à n'importe quel prix. »

Nos vedettes du monde du spectacle, comme Céline Dion, Julie Snyder et Joël Legendre, en mènent très large et font la loi au Québec au niveau de l'eldorado de la procréation assistée. Et maintenant nous en sommes rendus aux effroyables dérives marchandes des mères porteuses tout simplement pour satisfaire l'égo de femmes ou d'hommes qui exigent qu'on leur fabrique un bébé sur commande.

Notre société décadente se fout royalement des risques de grossesses multiples, des destructions d'embryons humains, des problèmes et des souffrances physiques et psychologiques pour ces enfants et ces parents totalement irresponsables et inconscients, etc. « On expose les femmes et les enfants à naître à des risques épouvantables comme le syndrome de l'hyper stimulation ovarienne, des complications lors de la grossesse et de l'accouchement, la prématurité du fœtus, les malformations congénitales, le retard de croissance, etc. » (La Presse, 17 mai 2014) Et La Presse du 11 juin 2014 ajoute : « Derrière un progressisme apparent, il y a quelque chose de rétrograde. Dans une société hyper individualiste et capitaliste, il n'y a rien de naturel dans tout cela. Des décennies de féminisme pour en arriver là, vraiment? »

Depuis la gratuité totale, la procréation assistée est extrêmement populaire au Québec. C'est le chaos et l'anarchie. C'est « cool » de se faire fabriquer un bébé : couple homosexuel (gai ou lesbienne), personne transsexuelle ou transgenre, couple hétérosexuel, femme ou homme monoparental, etc. Il n'y a plus aucune limite. Au nom des sacro-saints droits et libertés, les médecins spécialistes doivent accepter toutes ces fantaisies sans poser de questions.

Les dérives se multiplient. On fabrique même des bébés pour des étudiants, des délinquants, des itinérants, des prisonniers, des malades mentaux, des personnes lourdement handicapées, indépendamment de leur incapacité chronique (physique, psychologique ou financière) à prendre soin de ces pauvres enfants à naître.

Le Québec vit à l'heure de la pratique absolument dégradante du supermarché du bébé et des « bébés de designers ». En effet, « nous aurons bientôt la technologie pour choisir toutes les caractéristiques d'un futur enfant, » nous annonçait le Journal La Presse du 16 octobre 2013. Conçu en éprouvette, ce nouveau-né aura les yeux, les oreilles, la bouche, la grandeur, les cheveux, etc. désirés par les parents en mal du bébé parfait. Il y aura, paraît-il, un catalogue très détaillé pour choisir ce bébé marchandise. De nombreuses compagnies seraient sur le point de déposer des brevets dans l'espoir de faire fortune avec cette nouvelle industrie horrifiante qui pointe à l'horizon. Dans notre société dite très avancée, la science fait de supposées prouesses. Au chapitre de la procréation assistée, le Mal est devenu le Bien.

Pendant que le Québec crie haut et fort que nos 30 000 avortements annuels sont de très bons soins de santé, on patauge allègrement dans l'industrie de la procréation assistée sans aucune retenue. Toute cette quincaillerie artificielle de reproduction n'a plus aucun sens.

Une société humaine qui respecte la VIE devrait avoir le courage d'interdire tout ce cirque reproductif : don, achat ou vente de sperme, d'ovules et de gamètes (semer sa paternité ou sa maternité à tout vent aux quatre coins de la planète), fécondation in vitro ou in vivo, destruction et congélation d'embryons humains, fécondation en laboratoire, mères porteuses, manipulations génétiques tous azimuts, etc.

L'État québécois, qui a perdu tous ses repères, aura-t-il le courage de faire marche arrière devant le désastre humain que nous vivons actuellement au chapitre de la conception des bébés?

Il faut saluer ici la très grande sagesse de l'Église catholique qui, depuis trois décennies, nous a prédit tous ces malheurs, déviations et perversions qui nous frappent de plein fouet. Le Magister a continuellement enseigné contre vents et marées que la conception d'un bébé doit se faire de façon responsable uniquement entre un homme et une femme dans le cadre d'une sexualité responsable, c'est-à-dire le mariage pour la vie. Avoir un bébé conçu artificiellement n'est pas un droit fondamental. On récolte ce qu'on a semé.

Dans une société civilisée, le geste de l'adoption doit remplacer l'industrie de la procréation.

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Au chevet d'un très grand malade

Par Paul-André Deschenes

(Photo : Satan semant des graines de Félicien Rops, 1872)

(Photo : wikipédia sans copyright)               

Jésus proposa cette parabole à la foule : "Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla. Quand la tige poussa et produisit l'épi, alors l'ivraie apparut aussi."  Les disciples  de Jésus s'approchèrent et lui dirent: "Explique-nous clairement cette parabole." Jésus leur répondit : "Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme ; le champ, c'est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du Malin. L'ennemi qui l'a semé, c'est le démon ; la moisson, c'est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l'on enlève l'ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l'homme enverra ses anges et ils enlèveront de son Royaume tous ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent  le mal ; ils les jetteront dans la fournaise  là où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Celui qui a des oreilles, qu'il entende." (Matthieu, 13, 24-43)

     Notre Québec de 2014 est-il une bonne terre ? La Parole de vie trouve-t-elle les conditions favorables pour se développer et arriver à la maturité ? À moins d'avoir des œillères ou de souffrir d'aveuglement volontaire, la réponse est NON.

     La très grande majorité du peuple québécois vit de la mauvaise façon au service du Malin. Pour croître et porter du bon fruit, il faut de la bonne terre. Malheureusement, le cœur de notre peuple de plus en plus athée, païen et apostat est étouffé par les ronces de la mondanité. On commet le mal, on en est fier et on s'en vante.

     Les idoles  (sexualité abrutissante, drogue, alcool, cinéma, pornographie, argent, ésotérisme, vidéoclips, télévision, jeux vidéos, modes, consommation, plaisirs mondains et malsains, vedettes du monde du spectacle et du sport, iPod, iPad, iPhone, Tablette, Blackberry, portable, téléphone intelligent, Facebook, Twitter, YouTube, etc.) nous menottent, nous contaminent, nous étouffent et nous ensorcellent. Le mal, le péché et l'ivraie sont devenus quelque chose de très bien, de normal, de banal et d'acceptable. On en fait même la promotion dans tous nos médias. Ce tsunami d'idolâtrie (St-Paul, Col. 3,5-6) a rempli le cœur des Québécois d'un vide existentiel abyssal. Le Québec est gravement malade.

     Notre système de valeurs est devenu perverti et décadent. Quand les médecins et les politiciens québécois en grande majorité nous font accroire que pratiquer des avortements et des euthanasies, c'est prodiguer  des soins de santé à la population, on peut se demander si la barbarie ne serait pas en train de s'implanter dans notre monde en pleine décadence. Dans notre société, Dieu a-t-il la première place ? La réponse est NON. Il a la dernière et le plus souvent, il n'a  plus  aucune place ! Voilà pourquoi tout va aussi mal dans notre «belle» province. Dieu a été évacué et mis à la porte à tous les niveaux (familles, écoles, hôpitaux, universités, systèmes juridiques et politiques, etc.) Cette société dite neutre, laïque et païenne préfère l'ivraie au bon grain.

     Le Québec est très malade, car, sous prétexte de se débarrasser de la Grande Noirceur, il a plutôt oublié le but ultime de la vie pour adhérer à des fausses doctrines et à des raisons éphémères de vivre.

     Depuis plusieurs décennies, nous empêchons Dieu de devenir le véritable maître de nos vies en ridiculisant les péchés capitaux et les commandements de Dieu. Nous vivons et agissons comme si Dieu n'existait pas. Nous sommes obsédés par la recherche maladive des plaisirs superficiels. Même de nombreux croyants et pratiquants annoncent à gauche et à droite que le Purgatoire et l'Enfer n'existent pas et que tout le monde va directement au Ciel. Ces «catholiques» auraient intérêt à s'informer et à relire la Parabole de l'ivraie et du bon grain.

    On peut se poser les questions suivantes : «Est-ce que je vois Jésus ressuscité dans la manière de vivre et de penser de la majorité des Québécois ? La réponse est NON. Sommes-nous esclaves du Christ ? La réponse est NON. Sommes-nous esclaves de nos idoles sataniques? (St-Paul, 1 Thess. 1,9). La réponse est OUI, quand on observe la mentalité du bon peuple dans tous les sondages populaires.  En effet, on approuve à très forte majorité l'avortement, l'euthanasie, la prostitution, le concubinage, le divorce, l'amour libre, le mariage homosexuel, la légalisation des drogues, etc. L'ivraie fait vraiment son œuvre de destruction massive (nous avons un des plus hauts taux de divorces, d'avortements et de suicides au monde). On ne se préoccupe nullement de l'au-delà et de l'éternité ; seul l'instant présent a de l'importance. Voilà pourquoi les évêques procèdent à de très nombreuses désacralisations d'églises au Québec, qui seront vendues aux plus offrants.

     Avons-nous été créés pour vivre de cette manière ? La réponse est NON ! Le peuple québécois est en train de se détruire collectivement. La vraie joie et le vrai bonheur se trouvent dans de la bonne terre. Il ne faut surtout pas avoir peur d'appeler les Québécois à se convertir et à changer leur façon de vivre, même si nous sommes souvent la voix qui crie dans le désert. Il faut ramer courageusement à contre-courant,     même si on est impopulaire, méprisé et ridiculisé sur la place publique. Il ne faut pas écouter le message de certains prêtres modernistes qui suivent le monde plutôt que de suivre le Christ et le bon Pape François.

     Notre société épicurienne qui ne pense qu'à s'amuser a fait le mauvais choix. Notre conscience élastique et évolutive au gré des nouvelles idées à la mode nous mène tout droit à la perdition. Comme me le disait dernièrement un «catholique» : "Moi je suis croyant, mais non pratiquant. Moi, je refuse 50% de l'enseignement de l'Église. Moi, je ne crois pas à la majorité de ce qui est écrit dans la Bible, car ce sont des hommes qui ont écrit ces fables. Moi, je crois à la réincarnation. Moi, je me contente de suivre ma conscience individuelle. Moi, je suis à moitié catholique et à moitié Bouddhiste." Fin de la citation.

    Notre Québec postmoderne a un urgent besoin de faire un grand ménage dans cette terre où l'ivraie pousse en très grande abondance. Seul un retour radical à Dieu, à l'Évangile, à l'Église, aux valeurs fondamentales, aux Commandements de Dieu  à la pratique dominicale et surtout à l'eucharistie (une nourriture indispensable pour se tenir spirituellement en forme et pour obtenir la vie éternelle, St-Jean, 6, 51-58) qui nourrit la bonne terre et chasse l'ivraie, nous assurera  de surmonter cette crise historique. Sinon notre Québec qui est actuellement très malade passera bientôt en phase terminale.
"Là où est votre trésor, là se trouvera aussi votre cœur". (Luc, 12,34)

     Je me rappelle très bien, lors de mon passage dans un collège classique à l'époque dite de la Grande Noirceur, avoir reçu un petit livre (textes du Nouveau Testament) intitulé «Faites cela et vous vivrez» que j'ai lu, relu et médité. J'ai bien compris que le Seigneur nous demande de faire tout cela au grand complet et non pas piger seulement ce qui fait notre affaire. Depuis que le Québec ne fait plus CELA, c'est le chaos social et moral.

     ON EST EN TRAIN DE MOURIR ÉTOUFFÉ PAR L'IVRAIE ! 


                                                                        Paul-André Deschesnes 
 

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Le poste-humanisme athée


Symbole du trans-humanisme / post-humanisme (source)

Quel être humain serons-nous demain? Voilà la grande question existentielle que nous posait l'émission RELIGIEUSE «Second Regard» à la télévision de Radio-Canada le 30 mars 2014. Et j'ajouterais : quel être humain sera le Québécois de demain ?

Avant d'aborder ce sujet métaphysique, l'animateur vedette, Alain Crevier, nous a présenté en primeur le résultat d'un sondage CROP qui vient tout juste de sortir sur le catholicisme québécois.

Où en est rendue en 2014 la réalité religieuse  au Québec ? La religion est-elle importante dans la vie des Québécois ? Ça veut dire quoi aujourd'hui être catholique au Québec ?

Voici quelques chiffres : en 2001, 83 % de la population se donnait encore l'étiquette de catholique ; en 2011, c'était 75 % et en 2014, c'est tombé à 59 %, une chute brutale, un déclin sans précédent. Quant à la pratique dominicale, elle a atteint un creux historique, c'est-à-dire un très maigre 8 %. En 2014, 82 % de la population et l'immense majorité des enfants ne mettent jamais les pieds dans une église.

L'animateur nous présenta alors un autre tableau absolument dramatique en nous invitant à enlever nos lunettes roses. Parmi les 59 % qui se disent catholiques au Québec, seulement 32 % affirment avoir la foi ; 33 % déclarent que Jésus est un homme ordinaire. Il n'est ni Dieu, ni le Sauveur  de l'humanité et 30 % disent que son message n'est plus pertinent aujourd'hui. Mais quelles sont les raisons de se dire encore catholiques en 2014 ? Il y a 59 % des répondants qui disent : "C'est parce que j'ai été baptisé". Un 35 % affirme "C'est parce que mes parents sont catholiques" et un maigre 32 % a le courage de dire : "J'ai la foi".  Enfin, dans ce sondage, on note que 30 % des jeunes (18 à 40 ans) sont devenus athées et la tendance s'accélère dangereusement.

Ce sondage montre clairement que les catholiques québécois sont pratiquement au bord de la rupture. Comment peut-on expliquer le résultat de ce sondage-choc ?

Jean-Pierre Proulx, auteur et journaliste, ancien président de la Commission mise sur pied dans les années 90 par le gouvernement du Parti Québécois pour déconfessionnaliser les écoles publiques et auteur du Cours d'éthique et de culture religieuse imposée de force par ce même gouvernement nous a expliqué que tout cela est normal. Nous sommes devenus une belle société moderne, neutre et laïque. Tout ce qui reste de la religion catholique au Québec, c'est un rattachement culturel et une référence identitaire à une tradition passée. L'appartenance à l'Église a fondu comme neige au soleil pendant que la foi vacille dangereusement et que l'athéisme et l'agnosticisme progressent à la vitesse de l'éclair. La religion est devenue l'affaire d'une petite minorité.

Le populaire écrivain et chroniqueur athée Jacques Godbout a salué les résultats de ce sondage comme quelque chose de très positif. L'époque de la Grande Noirceur, où l'Église contrôlait toute la société (écoles, hôpitaux, médias), où elle bénissait tout, où elle exerçait une épouvantable dictature, etc. tout cela est terminé ; tout s'est écroulé ; on s'est débarrassé du pouvoir de l'Église et de la religion. On s'est débarrassé des Frères, Sœurs, Séminaires, Prêtres, Congrégations religieuses, Paroisses, etc. Aujourd'hui, c'est la laïcité et il n'y a plus rien de sacré. L'Église au Québec est moribonde. Elle n'a plus de structure.

Le sociologue athée Martin Meunier constate de son côté que le Québec vit une accélération historique incroyable. On a mis Dieu et la religion à la porte. On entre maintenant dans une autre phase sociologique. On sort rapidement et on va continuer de sortir en très grand nombre de cette Église pour entrer dans cette autre phase, c'est-à-dire devenir des athées, des agnostiques et des sans religion. Notre sociologue constate dans ce sondage que 60 % des parents qui s'autoproclament encore catholiques refusent de parler de religion avec leurs enfants. Alors, il n'y a presque plus de transmission de la foi et du message religieux d'une génération à l'autre au Québec. Pour lui, c'est très grave. L'avenir de l'Église est fort compromis et l'autorité ecclésiastique devrait s'en inquiéter. Et il conclut que les enfants et les adolescents font face jour après jour à la contestation tous azimuts de la  religion et de l'Église catholique partout dans notre société sécularisée pendant qu'à la maison c'est un sujet tabou.

Un professeur athée des sciences de l'Éducation à l'Université du Québec à Montréal, Normand Baillargeon, a aussi interprété ce sondage. Pour lui, ce qui reste de la religion catholique au Québec, c'est tout simplement un nostalgique attachement culturel. Il y a bien encore les belles constructions historiques et patrimoniales, les noms de rues, villes et villages à connotation religieuse, mais tout cela reste superficiel pour un peuple devenu neutre, laïc et de plus en plus athée. Aujourd'hui, on se rend bien compte qu'on ne peut plus croire à tout ce baratin enseigné par l'Église catholique. C'est le triomphe de la  science qui fait foi de tout.

Le grand ténor athée du Mouvement laïc québécois, Daniel Baril, y est allé de son grain de sel. En 2014, c'est terminé la religion catholique au Québec avec ses dogmes, son enseignement, sa morale, sa doctrine et ses commandements. Le peuple a enfin compris. La religion n'a plus d'importance ici. Même ceux et celles qui se disent encore catholiques sont dans les faits des sans religion qui s'ignorent. Ils sont en cheminement vers l'athéisme.

L'animateur Alain Crevier a interpellé l'Église catholique du Québec en disant  «qu'elle devrait s'inquiéter face à ce sondage». De plus en plus, a-t-il dit, «la science et la rationalité sont maintenant la norme de référence au Québec». Alors, la population refuse de croire à des choses qui sont impossibles à croire. Les sans religion sont devenus un groupe puissant et très important. Aujourd'hui, on affiche fièrement partout son athéisme.

Après avoir demandé de commenter ce sondage à une brochette d'athées et d'agnostiques, l'animateur a finalement donné la parole au bon Cardinal Cyprien Lacroix évêque de Québec.  "Soyez fiers d'être catholiques, affichez votre foi. Le temps de la honte est terminé" a-t-il lancé haut et fort sur les ondes de Radio-Canada. Il a affirmé avec force que l'Église du Québec n'est pas morte. Il faut replonger dans nos racines catholiques et s'imprégner de l'esprit des premières communautés chrétiennes. Au Québec, on a un terrible défi à relever. Quand les apôtres sont sortis du Cénacle après la Pentecôte, ils n'ont pas sombré dans la déprime. Entourés de païens et d'athées, ils se sont retroussés les manches, ils ont affronté le monde et ils ont foncé à contre-courant avec l'aide de l'Esprit-Saint pour annoncer la Bonne Nouvelle. Merci au Cardinal Lacroix pour ce message d'espoir et d'espérance.

Au Québec, il faut faire la même chose. "Comme il y a 2000 ans, on recommence et on met le compteur à zéro", a dit sagement le Cardinal Lacroix. "Il faut trouver la meilleure façon de réévangéliser le Québec. Le problème est grave. Il ne faut surtout pas baisser les bras", a-t-il ajouté, en faisant un vibrant appel à l'aide aux parents et aux grands-parents.

La deuxième partie de l'émission «Second Regard» nous a parlé du monde de demain dans le cadre d'un posthumanisme qui pointe à l'horizon et qui va modifier en profondeur le corps humain.

Daniel Jacques, philosophe  athée et Céline Lafontaine sociologue athée nous ont annoncé que le temps de la religion est terminé. Pour transformer fondamentalement le monde et faire pleinement évoluer l'espèce humaine, on va remplacer Dieu par les techno-sciences.

L'espérance humaine passe maintenant par la génétique, la robotique, la transformation de l'esprit humain sur un support informatique, l'intelligence artificielle, la libération de l'esprit du corps et la marchandisation du corps et des organes humains.

Les limites actuelles du corps humain seront dépassées et une intelligence supérieure en constante  évolution va bientôt apparaître. L'espèce humaine va assister à la transformation radicale de l'être humain par de puissantes technologies postmodernes qui vont nous émerveiller. La science est sur le point de remplacer Dieu.

Nous nous acheminons actuellement vers l'immortalité. On sera libéré de la fécondité humaine telle qu'on la connaît actuellement. Nous aurons des corps parfaits. Nous aurons à notre disposition des robots intelligents. La technologie va bientôt créer  artificiellement la vie. Les savants vont pouvoir à leur gré travailler, transformer et contrôler le cerveau, la conscience et l'esprit humain.

Toutes ces technologies devraient améliorer et sauver le monde. Dans ce contexte, la mort ne sera plus qu'un bête et pur accident. Rien ne va freiner l'évolution technologique. Tout ce «progrès» sera impossible à arrêter, car le bon peuple en redemandera toujours plus aux scientifiques qui vont contrôler le monde de demain. Nous aurons des corps super-performants. Voilà le nouveau sens de la vie qu'on n'aura pas le choix d'accepter d'après nos savants athées.

Cette émission de «Second Regard» a été un véritable lavage de cerveau. Cette posthumanité et ce Québec athée du 21e siècle sont un épouvantable musée des horreurs. On nous a présenté un monde athée où la science devenue toute puissante a remplacé Dieu. On nous a présenté un Québec neutre, laïc, païen et athée qui s'est enfin libéré de Dieu et de la religion. On nous a présenté une société dite postmoderne où l'homme de demain est devenu l'esclave d'une science diabolique qui n'a plus aucune limite, ni aucun respect pour la vie et qui blasphème le Créateur de façon inimaginable.

Voilà où nous mène l'orgueil humain dans un monde sans Dieu !

En terminant, il faut respirer par le nez et rester optimiste. Les forces du mal nous envahissent de partout, mais Dieu, L'AMOUR SUPRÊME, ne nous abandonnera pas. Devant ce tsunami d'athéisme, la seule solution c'est d'être des témoins de Jésus à tous les niveaux de la société. Il faut proclamer haut et fort notre foi. Les forces du mal ne prévaudront pas ni contre Dieu, ni contre l'Église, ni contre le bon Pape François.

Mettons Dieu à la première place dans nos vies et soyons des exemples vivants de notre foi. Ce n'est pas la science qui va sauver le monde, mais plutôt Jésus-Christ qui est mort et ressuscité pour notre salut.

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