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Votre abonnement au Prions en Église finance… la promotion du LGBT et la destruction du catholicisme ?

Par François Gilles (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Pexels

Le Prions en Église, c’est plus d’une centaine de milliers d’abonnements, que ce soient des particuliers qui veulent « lire » la messe, ou des paroisses qui veulent fournir cet outil aux fidèles.

Un tirage de plus de cent mille représente des millions de dollars annuellement. Mais si tous connaissent le Prions en Église, que savons-nous de ceux qui le dirigent et se servent de vos dollars pour éditer des livres sérieux à la Hans Küng*… ?

Dans une société où la première règle pour se faire une idée sur un sujet est de connaître les sources, voici une présentation, par eux-mêmes, de ce que pensent les membres dirigeants du réseau Prions en Église/Novalis… Bien sûr ces passages sont complétés par des louanges aussi de l’Église, mais cela n’empêche pas que ce qui suit a bien été écrit et publié. (Ces extraits sont tous tirés du livre récemment paru [2020] chez Novalis, Entre l’arbre et l’écorce. Fidélité et obéissance dans l’Église d’aujourd’hui.)

Jean Grou, rédacteur en chef du Prions en Église et de Vie liturgique, il travaille chez Novalis depuis 2004 :

« Alors la question se pose : qu’en est-il de ma fidélité ?

Si je considère la question à partir des enseignements de l’Église magistérielle, du moins ceux véhiculés lors de cours de catéchèse ou de théologie, ou encore par des documents officiels (Catéchisme de l’Église catholique, encycliques, etc.), je pourrais conclure que je ne vis pas vraiment en toute fidélité ou en parfaite obéissance. » (p.13)

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« Me considérant comme membre à part entière de cette Église, non seulement en ma qualité de baptisé mais aussi comme chrétien résolument engagé dans mon milieu, dans ma communauté, je ne saurais écarter du revers de la main la parole de ceux — je ne dirai pas ici de “ceux et celles” — qui font autorité dans la sphère catholique romaine. Il m’apparaît important ici de porter un regard critique et sans complaisance. En effet, bien des positions et enseignements de l’Église catholique romaine officielle ne me semblent pas parfaitement ajustés à l’Évangile, particulièrement en ce qui a trait au statut des femmes et en matière de morale sexuelle.

[…]

Dans ce contexte et en toute cohérence, ne devrais-je pas simplement quitter le bateau ? Ma fidélité, mon désir de demeurer fidèle sont peut-être après tout des signes de faiblesse, de manque de courage… Ou bien je pourrais me joindre à une autre confession chrétienne, moins hiérarchique, plus ouverte sur le plan de la morale sexuelle et plus avancée quant au statut des femmes dans l’Église, et dans la société en général. Je connais des personnes qui ont fait ce mouvement, et je les envie parfois. Mais pour l’instant, je n’envisage pas de telles avenues. Je reste résolument attaché à l’Église catholique romaine, malgré ses défauts, ses lenteurs, ses péchés, son aveuglement sur une part de la réalité, etc. Je la vois un peu comme une famille que je n’ai pas choisie, qui est bien imparfaite, me déçoit parfois et arrive à me mettre en colère. » (p.17-18)

« Le fait de ne pas être en parfaite obéissance avec les enseignements du magistère me semble être un potentiel de fécondité. En effet, la dissidence et les voix discordantes sont autant d’interpellations susceptibles de provoquer des remises en question et de ramener la réflexion et la pensée sur le terrain, dans la réalité concrète des hommes et des femmes d’aujourd’hui. J’oserais même croire qu’il s’agit d’appels à la conversion pour l’Église, dans le sens d’une transformation en profondeur, d’un changement radical. » (p. 20)

Jonathan Guilbault est éditeur du Prions en Église et de Novalis :

« Tout d’abord, mes désaccords avec l’enseignement officiel de l’Église, de plus en plus nombreux et déchirants, m’ont convaincu de quitter le cheminement vers le presbytérat.

[…]

Nous ne pouvons plus, nous ne devons plus obéir de la même manière qu’il le fut demandé à nos ancêtres dans la foi. » (p.162)

« L’enseignement magistériel en matière de sexualité regorge d’exemples où la cohérence interne du discours doctrinal de l’Église l’emporte sur le réel.

Prenons l’homosexualité. D’un côté, il y a l’enseignement officiel condamnant les actes homosexuels, et son opposition à la reconnaissance de toute union conjugale digne de ce nom entre personnes de même sexe. Cet enseignement repose essentiellement sur quelques rares versets bibliques. Ces passages ont été exploités jusqu’à l’accouchement de thèses subtiles sur une certaine conception (simpliste et archaïque) de la loi naturelle, sur la complémentarité censément normative des sexes, sur le narcissisme supposé du désir homosexuel, etc.

De l’autre côté, il y a l’épreuve des faits et des études statistiques. Quiconque va par le monde, les yeux, l’esprit et le cœur ouverts, se sent ridicule, voire répugnant, de qualifier de “désordonné”, de “péché”, de “révolte contre Dieu” et de “danger pour l’enfant” l’effort des personnes homosexuelles pour faire face aux tempêtes et vicissitudes de l’existence par leur alliance, corps et âme, au sein d’une famille.

À ce sujet, puisque le magistère de l’Église est d’évidence frappé de cécité, puisqu’il tente de faire entrer dans le polygone complexe du réel dans le cercle parfait de sa doctrine, je ne peux pas lui obéir, au sens strict. Ma fidélité va à l’amour qui a fait ses preuves hors des livres de théologie du 13e siècle. » (p. 165-166)

« Mais du point de vue de la vie de l’âme, la fidélité, pour un chrétien, n’est pas une hydre à quatre têtes : être fidèle au réel est la même chose qu’être fidèle au Christ, être fidèle à soi-même signifie, quand on y regarde de plus près, être fidèle à l’Église, etc.

Autrement dit, ces pôles ne sont pas distincts, indépendants. Ils sont, pour l’esprit, quatre facettes d’une même fidélité fondamentale à l’amour et à la vérité. Mais lorsque je critique tel enseignement de l’Église au nom du réel ? Quand je n’obéis pas à tel précepte magistériel sous prétexte que ce serait me trahir ? C’est encore et toujours être fidèle à l’Église. » (p.172)

Il est permis de penser que l’ancien prêtre et désormais conseiller éditorial du Prions en Église, Jacques Lison, partage les points de vue de ses successeurs.

Rien de plus à dire, si ce n’est que pour ceux qui cherchent un missel d’accompagnement de qualité, aux commentaires profonds et spirituels, pour retrouver et méditer les textes de la messe du dimanche et de tous les jours, pour soutenir vraiment une vie de prière et d’intimité avec le Seigneur, il existe la revue Magnificat. Un peu plus cher, mais beaucoup plus que du bonbon…

Site internet : https://francais.magnificat.net/

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Courriel : canada@magnificat.com


* Hans Küng est un théologien moderniste — mouvement de pensée hérétique promouvant le changement et non le développement de la doctrine catholique ainsi que l'interprétation purement symbolique des Saintes Écritures (dans un sens humain excluant Dieu) — il mit en doute l'infaillibilité pontificale à deux reprises, lors de la publication d'Humanum Vitæ de Paul VI et lors de la publication d'Evangelium Vitæ de Jean-Paul II. Il a été interdit d'enseignement en 1979 par la Congrégation pour la doctrine de la foi parce qu'il s'était « écarté de la vérité de la foi catholique ». Il soutient notamment le divorce et la contraception. — NDLR.



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