Le texte de la motion M-312
Motion no 312
Laissez un commentaireQu’un comité spécial de la Chambre soit créé et chargé d’examiner la déclaration figurant au paragraphe 223(1) du Code criminel, selon laquelle un enfant devient un être humain seulement lorsqu’il est complètement sorti du sein de sa mère, et de répondre aux questions énoncées plus loin;que le comité spécial se compose de 12 membres, dont sept provenant du parti gouvernemental, quatre de l’Opposition officielle et un du Parti libéral, attendu que son président soit du parti gouvernemental; que les membres du comité spécial soient nommés par le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre et que le rapport sur la composition du comité spécial soit présenté à la Chambre au plus tard 20 jours de séance après l’adoption de cette motion;que l’on autorise les substitutions dans la composition du comité spécial, au besoin, conformément aux dispositions de l'article 114(2) du Règlement;que le comité spécial dispose de tous les pouvoirs conférés à un comité permanent en vertu du Règlement; etque le comité spécial présente à la Chambre des communes, dans les 10 mois suivant l’adoption de cette motion, son rapport final comprenant les réponses aux questions suivantes,i) quelles preuves médicales existe-t-il démontrant qu’un enfant est ou n’est pas un être humain avant le moment où il a complètement vu le jour, (ii) la prépondérance de la preuve médicale concorde-t-elle avec la déclaration figurant au paragraphe 223(1) du Code criminel, selon laquelle un enfant est un être humain seulement lorsqu’il est complètement sorti du sein de sa mère, (iii) quel est l’impact juridique et quelles sont les conséquences du paragraphe 223(1) sur les droits de la personne fondamentaux d’un enfant avant le moment où il a complètement vu le jour, (iv) de quelles options le Parlement dispose-t-il dans l’exercice de son pouvoir législatif conformément à la Constitution et aux décisions de la Cour suprême pour affirmer, modifier ou remplacer le paragraphe 223(1).
Stephen Woodworth a livré un discours historique dans la marche vers les droits des enfants à naître!
À lire en entier. Un discours intelligent, juste et honnête. Malheureusement, au parlement, personne n'a osé lui apporter son appui. Voici ce magnifique discours:
Laissez un commentaire— Monsieur le Président, selon un proverbe oriental, le commencement de la sagesse, c'est d'appeler les choses par leur nom. C'est dans l'espoir d'atteindre une telle sagesse que je propose l'examen d'une définition de l'être humain datant de 400 ans. Cette ancienne définition était peut-être sensée lorsque l'application de sangsues et les saignées étaient des pratiques médicales courantes, mais est-elle encore pertinente, du point de vue médical, au XXIe siècle?Nos connaissances ont beaucoup évolué depuis 400 ans. Nous savons à quel moment les doigts du foetus et ses organes, du coeur au foie, sont pleinement formés. Nous pouvons savoir quand son cerveau fonctionne. Les parents peuvent voir en direct leur enfant sucer son pouce ou réagir à des stimulus. Rien de tout cela n'était possible il y a 400 ans, lorsque la loi avait de la difficulté à décrire ce qu'était un être humain.Pourquoi est-il si important qu'une loi définisse ce qu'est un être humain? Pourquoi s'intéresser à cette question et y consacrer du temps? Pourquoi importe-t-il tant que de telles lois soient rédigées avec le plus grand soin et de la façon la plus honnête possible?Il est désolant de devoir même poser la question. N'est-il pas évident que la loi définissant l'être humain doit être absolument honnête et se fonder sur des données pertinentes ainsi que sur un principe valable?La raison pour laquelle c'est si important, c'est que des gens puissants peuvent priver des personnes vulnérables de tous droits en décrétant que ce ne sont pas des êtres humains. La seule façon de protéger les droits inaliénables de tous est de protéger les droits inaliénables de chacun. Comme l'a dit le très sage et courageux Martin Luther King Jr.: « Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier. »Si on peut refuser les droits fondamentaux à une seule personne vulnérable, on peut alors les refuser à n'importe qui. Voici comment cela est exprimé dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de l'ONU:[...] la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.Voilà pourquoi nous ne devrions jamais accepter une loi qui décrète que certains êtres humains n'en sont pas. Aucune politique ni aucune idéologie ne le justifie.Voici la définition d'un être humain établie il y a 400 ans:Un enfant devient un être humain [...] lorsqu'il est complètement sorti, vivant, du sein de sa mère...Combien de Canadiens croient que la naissance est un moment où, par une sorte de transformation magique, un enfant qui n'était pas un être humain devient un être humain? Très peu. La plupart des Canadiens savent que la définition actuelle est malhonnête et donne une idée fausse de ce qu'est un être humain.Dans les années 1850, neuf juges très instruits et civilisés de la Cour suprême des États-Unis ont décidé que les Afro-Américains n'étaient pas des personnes aux yeux de la loi. Si les députés avaient été au Congrès à cette époque, ne se seraient-ils pas élevés contre cette décision?Au début du XXe siècle, neuf juges très instruits et civilisés de la Cour suprême du Canada ont déterminé que les femmes n'étaient pas des personnes aux yeux de toutes les lois canadiennes. Si les députés avaient été au Parlement à cette époque, ne se seraient-ils pas élevés contre cette décision?Aujourd'hui, au XXIe siècle, nous découvrons que nous avons une loi vieille de 400 ans qui décrète que certains enfants ne sont pas des êtres humains. Pourquoi ne pas nous élever contre cette loi? Nous ne devrions jamais accepter une loi qui décrète que certains êtres humains ne sont pas des êtres humains.Si nous acceptons une telle loi, il faut alors se demander qui sera le suivant sur la liste. On a récemment répondu à cette question pour nous. Les professeurs Alberto Giubilini et Francesca Minerva nous ont dit qui, selon eux, devraient être les suivants dans un article publié en ligne dans le respecté Journal of Medical Ethics. Ce sont deux professeurs respectés rattachés à des universités reconnues.Si nous acceptons l'idée selon laquelle il est acceptable de décréter que certains êtres humains ne sont pas des personnes, la suite logique est, selon eux, inévitable. Ils soulignent qu'il n'y a aucune différence entre un enfant avant la naissance et un nouveau-né. Comme on a déjà déterminé qu'un enfant avant la naissance n'est pas un être humain et qu'un nouveau-né n'est pas différent, alors, selon eux, on peut et on devrait décréter qu'un nouveau-né n'est pas une personne. Je cite leurs paroles:[...] les mêmes raisons qui justifient un avortement devraient aussi s'appliquer au meurtre d'une personne potentielle alors qu'elle est un nouveau-né.On pourrait croire qu'il s'agit d'une farce, mais ce n'est pas le cas. C'est la conclusion très sérieuse à laquelle sont arrivés deux professeurs émérites. Elles est parfaitement logique s'il est acceptable de décréter, sans égard à la réalité biologique ou aux principes des droits de la personne, que certains êtres humains ne sont pas des êtres humains.[Français]L'article de Giubilini et Minerva nous explique pourquoi il est si important que le Parlement rejette toute loi qui affirme que certains êtres humains ne sont pas des êtres humains.[Traduction]Il ne s'agit pas d'une simple question théorique. Chaque année, au Canada, le décès de 40 à 50 nouveaux-nés qui meurent après leur naissance est classé « interruption de grossesse ».[Français]Émile Zola, ce grand homme de lettres, a jadis été accusé de trahison pour avoir défendu les droits de la personne fondamentaux d'un militaire français. Ce qu'il a alors déclaré traduit mes inquiétudes quant au paragraphe 223(1). Je le cite ici: « Je dénonce à la conscience des honnêtes gens cette pression [...] sur la justice du pays. »[Traduction]La motion no 312 vise uniquement à demander une étude des données permettant de déterminer le moment où un enfant devient un être humain. Elle ne propose aucune réponse à cette question. En fait, elle donne au comité la directive de ne prendre aucune décision et de ne formuler aucune recommandation, mais simplement de faire rapport des options.Ceux qui croient qu'un enfant ne devient un être humain que lorsqu'il est complètement sorti du sein de sa mère devraient avoir suffisamment confiance en leur opinion pour la soumettre à un examen de la preuve. Qu'ont-ils à craindre à faire la lumière sur la question? Pourquoi s'opposent-ils à une simple étude?Les mots de Zola s'appliquent une fois encore et je les reprends. La raison pour laquelle on s'oppose à s'exposer à une étude est « qu'on a redouté votre bon sens, qu'on n'a point osé courir les dangers de nous laisser tout dire et de vous laisser tout juger. » Comme Zola le dit, j'ai dû « lutter, pas à pas, contre une volonté de ténèbres extraordinaire d'obstination. Il a fallu un combat pour arracher chaque lambeau de vérité. » Et, comme Zola, je dis que « c'est pour vous seuls que nous nous sommes battus, c'est pour que cette preuve vous fût soumise entière, afin que vous puissiez vous prononcer sans remords, dans votre conscience. »[Français]Lorsqu'ils voient un enfant avant sa naissance, mes collègues voient-ils une nouvelle vie humaine avec un coeur qui bat et des mains complètes comme chez tout être humain? Ou bien ne voient-ils qu'un objet, un obstacle, voire un parasite? Accepteraient-ils au moins que l'on examine les preuves existantes?[Traduction]Si les données nous prouvent qu'un enfant est un être humain avant d'être complètement sorti du sein de sa mère, fermerons-nous les yeux sur la vérité seulement pour justifier l'avortement? Avons-nous besoin de prétendre qu'un enfant n'est pas un humain avant sa naissance pour justifier l'avortement? Cela n'est pas nécessaire. Même si un enfant est reconnu comme un être humain, on peut soutenir que les droits de la mère l'emporteront sur les droits de son enfant.[Français]Mais lorsque les droits de deux personnes entrent en conflit, il n'est jamais — jamais — acceptable de nier que l'un d'entre eux est un être humain.[Traduction]Dans l'arrêt Morgentaler de 1988, qui a invalidé la loi canadienne sur l'avortement, Mme le juge Bertha Wilson déclarait ce qui suit:Quant au point précis du développement du foetus où l'intérêt qu'a l'État de le protéger devient « supérieur », je laisse le soin de le fixer au jugement éclairé du législateur, qui est en mesure de recevoir des avis à ce sujet de l'ensemble des disciplines pertinentes. Il me semble cependant que ce point pourrait se situer quelque part au cours du second trimestre.Ce sont ses mots. De toute évidence, cette éminente juriste au profil féministe irréprochable estimait qu'il est inadmissible de refuser toute forme de reconnaissance aux enfants avant leur naissance. De toute évidence, elle jugeait que c'est au Parlement de trancher la question, opinion qu'ont confirmée d'autres tribunaux par la suite.En fait, près de 80 p. 100 des Canadiens pensent que la loi protège déjà les intérêts et les droits des enfants après le deuxième trimestre. Ils ne savent pas que notre définition de l'être humain, vieille de 400 ans, les dépossède de ces droits. Lorsqu'ils sont mis au courant de ce fait, plus de 70 p. 100 d'entre eux disent que la loi devrait reconnaître les droits des enfants au moins pendant le troisième trimestre de leur développement.Ce consensus est plus solide que sur toute autre question actuellement. Les Canadiens de partout au pays savent qu'un enfant est un être humain avant d'être tout à fait au monde. C'est une vérité qui leur importe. Autrement dit, les Canadiens savent que le paragraphe 223(1) est malhonnête.Sommes-nous d'accord pour qu'au Canada, une personne ou un groupe puissent décréter que certains êtres humains n'en sont pas vraiment, comme le paragraphe 223(1) le prétend? Ce n'est pas le genre de pays que veulent les Canadiens. Si les députés font un examen de conscience, ils verront que ce n'est pas le Canada qu'ils souhaitent eux non plus.Si la vérité nous importe, nous suivrons courageusement les faits partout où ils nous conduisent. Les Canadiens souhaitent que les parlementaires incarnent ce courage, cette force et cette quête intègre de la vérité. Nous montrerons-nous audacieux ou craintifs dans la défense de la vérité? Nous pouvons nous fier aux Canadiens: ils préféreront la vérité comme nous.La juge Wilson a indiqué au Parlement qu'il devait se renseigner en consultant les spécialistes des disciplines pertinentes. C'est exactement ce que la motion no 312 demande au Parlement de faire.Une fois que le comité aura remis son rapport au Parlement, ce dernier pourra agir ou ne rien faire. Peu importe la voie qu'il empruntera, les Canadiens auront au moins eu le bénéfice de recevoir de l'information qui date du XXIe siècle et qui est issue de toutes les disciplines pertinentes, comme l'a recommandé il y a de nombreuses années déjà la juge Bertha Wilson. C'est le devoir du Parlement de faire au moins ce travail.Un grand Canadien a déclaré ceci un jour:Ceux qui préconisent le respect des droits de la personne doivent de temps en temps être prêts à passer à l’action [...] Que le ciel nous préserve de reculer alors que nous sommes capables d’agir quand la voie à suivre est claire [...] Ce n’est pas le genre du Canada.Les députés ne devraient pas se laisser arrêter par des craintes imaginaires. Ils devraient penser uniquement à la malhonnêteté du paragraphe 223(1). Ils devraient voter pour que nous examinions la question à la lumière des preuves scientifiques. Les Canadiens les en remercieront.[Français]Je vous en conjure, réconcilions les Canadiens et les Canadiennes sur cette...
La détresse périnatale
Un article paru sur le site enfantvictoire.com du 29 avril 2012, sur l'angoisse et les troubles psychologiques ressentis pendant la grossesse et pouvant inciter la mère à se faire avorter.
La plupart des femmes vivent leur grossesse comme un rêve. Mais pour certaines, tomber enceinte vire au cauchemar. Les scientifiques commencent à décrypter certains mécanismes des maladies mentales liées à la grossesse.
« J’aurais voulu une grande famille. Mais je ne suis pas prête psychologiquement à supporter une autre grossesse. J’en resterai donc à un seul enfant. » Sarah a fini par accepter ce constat, après des mois d’interrogation sur son état psychique et sa capacité à être maman. Parents d’une petite fille de 3 ans, elle et son conjoint ont essayé d’avoir un deuxième bébé il y a environ un an. Dès le premier mois d’essai, le test de grossesse répond positivement : Sarah est enceinte ! Immense joie, partagée avec famille et amis. Mais un après-midi, quelques jours après le test, Sarah ressent un début de malaise. « Je m’éloignais du monde, dit-elle, j’avais une impression de brouillard, de tristesse, qui est devenue de plus en plus forte au fil des heures. Je me suis allongée dans ma chambre… et je ne me suis plus relevée. Mon lit est devenu mon unique lieu de vie pendant plusieurs semaines. »
Aucun mal physique ne la retient au lit, mais plutôt une angoisse, « une sensation constante de mourir ». Quelques jours après avoir partagé son bonheur avec tout son entourage, Sarah ne tolère plus aucun contact avec les autres. « Je ne voulais même plus voir ma fille que j’adore, car elle m’insupportait trop, avoue-t-elle. Ni mon conjoint. Ni personne. C’était horrible. » Son conjoint s’alarme immédiatement, car Sarah a déjà connu des symptômes similaires lors de sa première grossesse. À l’époque, elle avait tout de même réussi à tenir bon, soutenue par sa famille, et au bout de quatre mois tous ses symptômes s’étaient dissipés comme par enchantement. « J’ai ensuite eu la meilleure grossesse du monde, dit-elle. J’ai fait du vélo jusqu’à la veille de mon accouchement, je me sentais heureuse. » Dans les quelques années consécutives à la naissance de leur fille, Sarah et son conjoint ont cru que le cauchemar était derrière eux.
Pour cette deuxième grossesse, le contexte est différent. Sarah est déjà la mère épanouie d’une petite fille adorable. Même si elle et son conjoint se questionnent, elle se croit plus apte à dépasser les éventuelles manifestations de mal-être, car la maternité lui est désormais connue. « Pourtant, après quelques jours de grossesse, raconte-t-elle, j’ai commencé à éprouver la même souffrance que la première fois, et plus intensément encore : un mélange de rage, d’angoisse et de désespoir. » Irritable, impatiente, elle ne parvient pas à endurer son état. Après avoir porté quelques semaines ce bébé tant désiré, elle demande une ordonnance d’avortement au psychiatre de l’hôpital, car c’est le seul moyen qu’elle voit pour s’en sortir. Quand elle rentre chez elle après l’avortement, son malaise a disparu.
Grossesse troublante
Des cas comme celui de Sarah restent très rares. « Mais oui, il y a des femmes qui vont bien, sont épanouies, n’ont aucun antécédent relatif à leur santé mentale, et qui pourtant, quand elles sont enceintes, développent un trouble grave », explique le Dr Martin St-André, pédopsychiatre à l’Hôpital Sainte- Justine, à Montréal. C’est ce médecin qui rencontre les femmes enceintes suivies par l’établissement et atteintes de problèmes psychiatriques. « On sait que la dépression post-partum touche environ 20 % des nouvelles mères, dit-il. Il y a aussi quelque 10 % de femmes qui font une dépression anténatale pendant leur grossesse. Et il ne faut pas oublier qu’une sur mille commence une vraie psychose au cours de cette période. »
La Dre Marie-Josée Poulin connaît bien ces femmes. Elle est à la tête de la seule clinique psychiatrique périnatale de la province, à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec. Chaque année, elle suit entre 300 et 350 femmes, depuis l’instant où celles-ci souhaitent avoir un bébé — quand elles se savent fragiles — jusqu’aux 2 ans de l’enfant environ. Quand on lui demande s’il existe des conditions susceptibles de déclencher des problèmes de santé mentale uniquement pendant la grossesse, elle répond : « Sans hésitation, oui ! » Et elle dénonce les coupables : des neurones trop sensibles qui, dans le cerveau de la femme enceinte, interprètent mal les bouleversements hormonaux subis par le corps.
« Les scientifiques ont découvert, voilà une vingtaine d’années, que les hormones sexuelles (oestrogènes et progestérone) se fixaient parfois sur les neurones associés à la mémoire ou aux émotions, au lieu d’affecter uniquement les neurones de la reproduction », explique la Dre Poulin. Ce qui signifie que la mémoire ou les émotions pourraient être influencées par ces hormones sexuelles. « À la même époque, les gynécologues et les psychiatres ont établi que certaines femmes éprouvaient des changements d’humeur selon leur cycle menstruel », poursuit-elle. Aujourd’hui, les scientifiques admettent que de 5 à 8 % des femmes sont particulièrement sensibles aux fluctuations hormonales. On a longtemps appelé ce phénomène syndrome prémenstruel. « Désormais, on le nomme plutôt trouble dysphorique prémenstruel (TDPM), dit la médecin. Parmi les femmes touchées par le TDPM, certaines — mais pas toutes — ont aussi de la difficulté à traverser une grossesse ou la ménopause. En réalité, tout changement dans leur cycle reproducteur influe sur leurs émotions. »
Au premier trimestre de la grossesse, une femme subit de plein fouet l’effet « progestatif», son taux de progestérone grimpant en flèche. « Elle est en général fatiguée, elle a envie de dormir », précise la Dre Poulin. Puis, peu à peu, les oestrogènes, qui augmentent du début à la fin de la grossesse, prendront le dessus sur la progestérone. « À cause d’eux également, au dernier trimestre, la femme enceinte aura les yeux brillants, elle sera euphorique, voire hyperactive, un peu comme une “bipolaire en high !”, ajoute la psychiatre. Pour certaines femmes, toutefois, le scénario ne se déroule pas si bien, et l’on peut voir apparaître une dépression anténatale ou post-partum. Une maladie bipolaire peut même s’amorcer à ce moment-là et persister au-delà de la grossesse.»
« Dysphorie du premier trimestre »
Dans le cas de Sarah, il semble que le cerveau n’ait pas pris en charge comme il l’aurait dû la forte hausse du taux de progestérone au tout début des deux grossesses. Cette situation l’aurait conduite à un état de santé mentale proche de la psychose. « Ce genre de cas est répertorié, même s’il est méconnu dans la communauté médicale — et encore plus parmi le grand public, commente la Dre Poulin. J’appelle ce trouble la “dysphorie du premier trimestre”. Il toucherait environ 10 % des femmes déjà atteintes du trouble dysphorique prémenstruel. J’ai vu des femmes interrompre leur grossesse parce qu’elles se retrouvaient dans cette souffrance. Et il s’agissait de grossesses désirées ! » Un an après son avortement, Sarah se sent mieux. Elle est suivie par un thérapeute et est de nouveau heureuse en famille avec son conjoint et leur fille. Mais elle raconte sa tristesse de ne pas pouvoir agrandir sa famille un jour, ainsi que sa culpabilité d’avoir avorté d’un bébé tant souhaité. « Pendant mes deux grossesses, personne n’a pu m’expliquer ce que j’étais en train de vivre, regrette-t-elle. Quand j’ai enfin trouvé un médecin qui a compris ma situation et a proposé de me prendre en charge, il était trop tard, car j’avais déjà avorté. J’ai trop souffert pour prendre le risque d’une troisième grossesse. » Sarah veut désormais aider les femmes qui ont le même trouble qu’elle, en montant un blogue pour partager témoignages et conseils. « Si j’avais su que d’autres vivaient la même chose que moi, j’aurais sans doute mieux vécu mon histoire, dit-elle. Une femme qui ne supporte pas sa grossesse mais qui sait qu’une telle condition médicale existe se sentira soulagée. Au moins, la culpabilité ne s’ajoutera pas à sa détresse. »
Combien de femmes vivent des angoisses qui pourraient être traitées, pour qu'elles puissent passer à travers de ce grand changement que constitue la mise au monde d'un enfant.
L'avortement n'est toujours qu'une "solution" de désespoir à un problème qui pourrait être traité autrement...
Laissez un commentaireLe droit à la vie doit être une préoccupation pour un premier ministre...
Une lettre dans la section opinion du journal Le Quotidien du 30 avril 2012:
Laissez un commentaireLe chef du NPD, Thomas Mulcair, a dit que s'il devenait premier ministre, il n'ouvrirait pas le dossier de l'avortement qui est réglé depuis longtemps selon lui. Comme si la vie n'était pas importante et ne valait pas la peine qu'on en parle! Pourtant, on s'alarme sur notre gros problème démographique au Québec et au Canada.
Un futur premier ministre ne s'y intéresserait pas plus que ça? Le premier des droits fondamentaux duquel découlent tous les autres droits, c'est le droit à la vie. Selon moi, l'avortement enlève ce droit à un enfant sans défense.
Il fait deux victimes: l'enfant et sa mère qui reste marquée psychologiquement et souvent physiquement. La science a prouvé que la vie commence dès la conception et chaque vie doit être précieuse pour un premier ministre. Il doit avoir cette préoccupation essentielle pour la survie du Québec et du Canada.
Hermance Côté, Alma
Un nouveau dérapage de l'abbé Raymond Gravel?
Nous sommes à la 2e semaine de notre campagne de financement "en route vers la Marche pour la vie" -- nous sommes encore loin de notre but modeste -- cliquez ici pour nous aider !
Dans une lettre de Pâques, paru sur le site Culture et Foi, l’abbé Raymond Gravel s’interroge sur l’euthanasie. Il dit avoir lu le rapport de la commission « Mourir dans la dignité » :« J’ai lu avec intérêt le rapport de la Commission sur le mourir dans la dignité, publiée en mars dernier, et je dois dire que j’ai été fortement impressionné par la qualité de ce rapport, d’autant plus qu’il souligne à grand trait l’importance du passage ultime de la vie humaine, celui de la maladie, de la souffrance et de la mort. »
« Se peut-il que dans des situations extrêmes, l’euthanasie demeure la seule voie à emprunter? La question nous est posée; la réflexion s’impose. »
« Et comme le disait bien l’exégète français Jean Debruynne : “La mort et la résurrection de Jésus sont un passage. On ne s’installe pas dans le passage. Jésus ne demeure qu’en chemin et le chemin est fait pour passer”. Dans la situation où le passage s’éternise, peut-on et doit-on l’aider à passer? »
Le refus de voir la réalité de Brigitte Breton, journaliste au journal "Le Soleil", ou la philosophie de l'autruche...
Dans un article paru dans le journal Le Soleil du 30 avril 2012, la journaliste Brigitte Breton affirme:
Les propos de l'ex-ministre O'Connor devraient inciter les alliés de M. Woodworth à réfléchir au dessein qu'ils couvrent sous le prétexte d'arrimer les droits du foetus à la réalité scientifique de 2012. Leur objectif de diluer et de restreindre les droits des femmes au profit de leurs croyances, et non des embryons, est évident. Encore une fois, ils tentent d'opposer les droits des unes contre ceux des autres, même si la Cour suprême a conclu plus d'une fois que les droits du père ou du foetus ne peuvent l'emporter sur le droit de la femme de contrôler son propre corps.
La Cour suprême a jugé selon des définitions de l'être humain qui, bien qu'elles paraissent sensées aux ancêtres de nos ancêtres, ne sont plus à point scientifiquement... d'où la motion du député Woodworth. La journaliste, comme la majorité des députés qui ont pris la parole lors du débat, refuse toute mise à jour scientifique parce qu'elle sait que la science affirme déjà que l'enfant à naître est un être humain bien avant sa naissance... D'où le refus obscurantiste de la journaliste, de députés, de marxistes-féministes pour la reconnaissance de l'enfant à naître pour ce qu'il est, ce qui viendrait ouvrir le débat sur la légitimité de tuer avant la naissance, nos enfants.
Pour la journaliste, la croyance qu'il suffit d'ignorer une réalité pour qu'elle n'existe pas, devrait être imposée à la science et à toute personne pensant que l'interdiction de tuer devrait s'appliquer à tous.
Lorsque nos enfants liront un jour ces articles aux archives, ils n'en reviendront pas de lire des exemples frappants, si récents, de ce qu'ils appelleront peut-être alors la "philosophie de l'autruche"!
Laissez un commentaireChen Guangcheng, le militant contre la stérilisation et l'avortement forcé en Chine réfugié à l'ambassade américaine
Si seulement il pouvait faire réfléchir les autorités américaines dans leur appui aux campagnes de contrôle des populations, par l'entremise de l'ONU. Par mesures de représailles, les autorité chinoises ont arrêté l'ami de Chen, le militant Hu Jia. Le journal Le Devoir du 30 avril 2012 nous apporte cette nouvelle:
Laissez un commentaireLe militant des droits de l’homme Hu Jia a été arrêté par la sécurité d’État chinoise, a rapporté hier l’épouse de cet ami de l’avocat Chen Guangcheng, dont le refuge dans l’ambassade des États-Unis en Chine menace, s’il est confirmé, d’ouvrir une crise diplomatique entre Washington et Pékin.
Zeng Jinyan a rapporté la détention de Hu Jia pour interrogatoire dans un commissariat de l’est de la capitale chinoise dans la nuit de samedi à hier sur son compte Twitter.
Quelques heures auparavant, M. Hu avait déclaré à l’AFP qu’il pensait que Chen Guangcheng se trouvait à l’ambassade américaine à Pékin. Une photo montrant Hu souriant en compagnie de Chen, portant comme toujours des lunettes noires, a d’autre part été diffusée samedi.
Célèbre pour sa lutte en faveur des droits de l’Homme, des victimes du sida ou de l’environnement, Hu Jia avait été libéré en juin 2011 après avoir purgé plus de trois ans de prison pour «tentative de subversion du pouvoir».
Surnommé l’«avocat aux pieds nus», Chen Guangcheng s’est surtout battu contre les pratiques abusives de stérilisation de milliers de femmes et d’avortements tardifs et forcés.
Nicolas Bequelin, de l’organisation Human Rights Watch, a estimé sur son compte Twitter qu’il y avait peu de chances pour que Hu Jia soit libéré avant qu’une solution ait été trouvée pour Chen Guangcheng, lequel a interpellé dans une vidéo le Premier ministre Wen Jiabao sur les mauvais traitements qui lui ont été infligés.
L’évasion de Chen dans des circonstances non encore élucidées et son possible refuge à l’ambassade américaine constitue une source d’embarras pour Pékin et Washington, avant la venue prévue les 3 et 4 mai dans la capitale chinoise de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton et du secrétaire au Trésor Timothy Geithner, pour un «dialogue stratégique et économique» entre les deux pays.
Pepsi élimine l'utilisation de cellules souches embryonnaires pour ses recherches!
Une très bonne nouvelle ce matin. La compagnie Pepsico, devant l'opposition du public à l'utilisation de cellules souches embryonnaires pour ses recherches de nouvelles saveurs, rejette cette option, selon une déclaration officielle datée du 30 avril 2012! Victoire! Pour plus d'informations (en anglais seulement) vous pouvez consulter le site Children of God for Life.
Laissez un commentaire(Largo, Fl) Children of God for Life announced today the stunning news that PepsiCo will not use aborted fetal cell line HEK-293 (human embryonic kidney) in their contractual agreement with Senomyx to develop flavor enhancers for their beverages.
Children of God for Life’s Executive Director, Debi Vinnedge, hailed PepsiCo’s decision as a major breakthrough and achievement by thousands of concerned consumers who have been writing and boycotting PepsiCo beverages since last May.In a letter to Children of God for Life, PepsiCo’s VP of Global Public Policy, Paul Boykas stated that “Senomyx will not use HEK cells or any other tissues or cell lines derived from human embryos or fetuses for research performed on behalf of PepsiCo.”“We are absolutely thrilled with PepsiCo’s decision,” stated Mrs. Vinnedge. “They have listened to their customers and have made both a wise and profound statement of corporate integrity that deserves the utmost respect, admiration and support of the public.”In speaking with Mr. Boykas, Vinnedge noted that the company had conducted internal discussions, recognizing it was a highly sensitive and controversial subject that quite frankly, was not in the best interests of PepsiCo.“We took the matter very seriously,” stated Mr. Boykas. “We have an official Statement on Responsible Research and we intend to live by that policy.”That policy precludes any research by PepsiCo - or third parties they fund – from using human tissue or cell lines derived from embryos or fetuses. (See: http://www.pepsico.com/Company/Corporate-Governance/Policies.html and click on Responsible Research)The decision means an immediate end to the boycott that began in May 2011- welcome news to both PepsiCo and their customers who have abstained from their favorite beverages in protest.“We are grateful to PepsiCo and especially to all those who sent a loud and clear message to the management of this company. It’s incumbent upon us to closely monitor the situation to be sure that PepsiCo remains true to their word,” said Brad Mattes, Executive Director of Life Issues Institute, one of thirty five prolife organizations that joined Children of God for Life in the boycott. “There are moral cell lines Senomyx can and should be using – not just for PepsiCo research but for all their customers.”Senomyx receives royalties for products sold using their ingredients. If they do not use aborted fetal cell lines, they offend no one; if they do, they most certainly offend at least half of US consumers who are prolife. But Children of God for Life also heard from a number of women who stated they were pro choice yet this use of aborted fetal cell lines, crossed the line and angered them as well.“If for no other reason, it only makes financial sense for both Senomyx and their collaborators to avoid a substantial loss of potential market,” Vinnedge said. “Senomyx needs to stop using the aborted fetal cell lines entirely and we will continue to pressure them to do so.”Vinnedge is strongly encouraging the public to take one more important step: write to PepsiCo and thank them – and then go buy your favorite Pepsi products to celebrate!“Too often we seem to focus on the negatives and forget to take the time to let others know we appreciate their efforts”, stated Vinnedge. “It is our sincere hope that the public will once again rise to the occasion en masse as they did in the boycott – but this time in appreciation and support of PepsiCo.”To read the previous articles and efforts in our boycott: www.cogforlife.org/pepsiboycotthistory.htmWrite to thank Pepsi on their website at: http://cr.pepsi.com/usen/pepsiusen.cfm?time=5189878Or Via US Mail toAlbert P. Carey, CEO PepsiCo Beverages700 Anderson Hill RoadPurchase, NY 10577Phone: (914) 253-2000
Le journal de Québec interroge Campagne Québec-Vie sur la motion M-312!
Sur le site du Journal de Québec du 27 avril 2012:
« La Cour suprême s’est prononcée là-dessus. Rappelez-vous l’histoire de Chantal Daigle (1989). Tant qu’il n’est pas né, l’enfant n’a pas de droit, soulève Marie-Michèle Dubeau, directrice générale de SOS Grossesse. La femme est la personne la mieux placée pour faire le choix de garder ou non l’enfant. Il n’y a pas de moins bonnes ou de meilleures raisons, ça appartient à chacun. »
Cette position est réfutée par l’organisme Campagne Québec-vie. Le fœtus est un être humain dès sa conception, défend le groupe basé à Montréal. Accepter qu’une femme interrompt sa grossesse parce qu’elle vit des moments difficiles équivaut à donner sa bénédiction à un meurtre, soutient le groupe montréalais. « La mère pourrait utiliser ces mêmes raisons pour justifier qu’elle a tué son enfant de trois ans, lance la porte-parole Agnès Colantuoni. Ce n’est pas à nous de décider quand il est acceptable de tuer un être humain. Si la mère est en difficulté, il faut essayer de l’aider. Il faut augmenter le désir d’aider, avoir plus de compassion. »
L’idée qu’un enfant ait des droits seulement à sa naissance est injuste, selon Mme Colantuoni. « Si un enfant peut naître à sept mois, comment se fait-il qu’un enfant ne soit pas un être humain avant la naissance qui est la plupart du temps après neuf mois de grossesse? »
Le débat perdurera
Mme Dubeau croit que l’avortement continuera de faire couler de l’encre tant que les conservateurs seront au pouvoir. « Les groupes privés contre l’avortement poussent sur le gouvernement pour que la question de l’avortement soit rouverte, dit-elle. Le droit à l’avortement, on a de plus en plus l’impression que c’est remis en question, alors qu’on pensait que c’était un droit acquis. »
Campagne Québec-Vie a besoin de vous pour continuer ce combat pour le droit des enfants à naître. Merci pour vos prières et pour l'aide financière que vous nous apportez par vos dons.
Laissez un commentaireLe gouvernement conservateur combat les droits de l'enfant à naître
Sur le site de Radio-Canada du 27 avril 2012:
(Stephen Harper et le whip du parti conservateur, Gordon O'Connor)
Laissez un commentaireLes députés de la Chambre des communes ont débattu, en fin de journée, d'une motion qui pourrait rouvrir le débat sur l'avortement au pays. Cette motion, déposée en février dernier par le député conservateur Stephen Woodworth, réclame qu'un comité parlementaire se penche sur le statut juridique du foetus.
Une motion qui crée des remous
En Chambre, jeudi, l'opposition néo-démocrate a accusé le premier ministre de renier sa promesse électorale de ne pas ouvrir le débat sur l'avortement.
« Pourquoi le premier ministre a permis que soit rouvert le débat sur l'avortement? », a déclaré le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair.
La députée néo-démocrate Françoise Boivin a de son côté accusé M. Harper de ne pas être « capable de contrôler son caucus ».
Le premier ministre dit toutefois avoir les mains liées. Selon les règles de la Chambre des communes, les députés peuvent en effet déposer des motions privées. Un comité parlementaire indépendant tranche alors sur la tenue, ou non, d'un vote en Chambre. De plus, les statuts du Parti conservateur veulent qu'il y ait des votes libres sur les enjeux moraux.
« Ce comité composé des trois partis a décidé, malheureusement à mon avis, qu'il y aura un vote. Et moi, je vote contre cette motion. » — Le premier ministre Stephen HarperÀ la fin du débat, le whip en chef du gouvernement, Gordon O'Connor, a voulu dissiper tout doute sur la position de son gouvernement.
« Je veux que toutes les femmes puissent continuer à faire le choix de l'avortement, qu'elles reçoivent un soutien médical et qu'il n'y ait aucune menace de poursuites judiciaires. » — Gordon O'ConnorSelon la chef de bureau de Radio-Canada à Ottawa, Emmanuelle Latraverse, la députée néo-démocrate Françoise Boivin est allée voir M. O'Connor pour le remercier et lui dire qu'on comprenait maintenant quelle était la volonté du gouvernement dans ce dossier.Un vote devrait être tenu à la mi-juin sur cette motion.
Le « statut juridique du foetus »
D'après Stephen Woodworth, les lois actuelles ne protègent pas les enfants avant leur naissance. Selon l'article 223 du Code criminel canadien, le foetus devient légalement un être humain lorsqu'il sort vivant du ventre de sa mère. Avant sa venue au monde, le bébé n'a donc aucune existence légale.
Le député ontarien souligne que cette définition des droits du foetus, qui remonte au 19e siècle, est archaïque et qu'il est temps de la revoir.
D'après le député de Kitchener-Centre, à la lumière des connaissances scientifiques dont nous disposons maintenant, cela ne fait aucun doute qu'un foetus est déjà un être humain avant de naître.
Conscient que sa motion pourrait relancer le débat sur l'avortement, Stephen Wooworth estime qu'il est temps d'avoir une « discussion honnête » sur la question.
Droit à l'avortement : le foetus dans les limbes. Depuis la décriminalisation de l'avortement par la Cour suprême en 1988, une série d'arrêts sont venus conforter ce droit, et toutes les tentatives législatives au Parlement pour en limiter l'accès ont jusqu'ici échoué.Les partisans du libre choix se mobilisentLe dépôt de cette demande de révision du Code criminel sur les droits du foetus provoque une levée de boucliers dans les rangs de l'opposition officielle et des organismes pro-choix.
Ces derniers accusent le gouvernement Harper de tenter de relancer le débat sur l'avortement de façon détournée en se servant d'un député d'arrière-ban.
Pour les opposants au projet, une reconnaissance des droits du foetus dans le Code criminel canadien aurait un impact certain sur l'accès et la légalité des services d'avortement offerts au pays.
« La question, elle s'arrête là où on dit qu'il appartient à la femme de choisir ce qu'elle fait avec son corps », déclarait par ailleurs la députée néo-démocrate François Boivin sur les marches du parlement.
Depuis plusieurs années, le premier ministre Harper répète qu'il n'a aucune intention de replonger le pays dans ce débat. Il s'était même engagé lors de la dernière campagne électorale à ne pas rouvrir cette question. Mais plusieurs députés conservateurs affirment ouvertement être en faveur d'un vote libre aux Communes sur la question. Les libéraux partagent également l'idée de se prononcer librement sur la question.