Serez-vous présent à La Marche pour la Vie?
Sur le site de Lifesitenews du 9 mai 2012, on peut lire cette information:Le dépérissement de la Chine est prévisible...
Sur le site de onestopnewsstand.com du 9 mai 2012, cette nouvelle sur les graves difficultés qu'engendre l'avortement pour le pays:
Laissez un commentaireDemain, la Chine ne sera plus
C’est ce que clame la publicité des Éditions Fayard entourant l’essai d’Isabelle Attané, Au pays des enfants rares: la Chine vers une catastrophe démographique. C’est ce qui m’a incité à lire cet ouvrage qui décrit comment un tel scénario, contraire à toutes les prévisions, repose sur une seule et unique raison: une démographie trop lourde à porter, qui coupera les ailes du phénix chinois.
Après deux ans d’enquête, Isabelle Attané livre une radiographie décapante du «pays aux enfants rares».
Le titre réfère, bien entendu, à l’obsession des fils uniques, mais il y a aussi l’infanticide des filles, les ravages démographiques de la pauvreté, de la malnutrition et du sida. Autant de bombes à retardement.
En Chine, comme ailleurs, les parents souhaitent donner à leur enfant les meilleures qualités possibles; cela comprend des bons soins de santé et une bonne éducation.
«Mais la plus grande qualité que l’on souhaite à son enfant, c’est incontestablement d’être un garçon.»
Les jeunes parents ne deviennent respectables que s’ils donnent un héritier à leurs ancêtres. «En donnant naissance à un fils, ils accomplissent le premier devoir du confucianisme: celui de piété filiale.»
Héritier d’une lignée familiale, ce fils unique est «investi d’une charge affective démesurée».
En Chine, on trouve, à un extrême de l’échelle sociale, des enfants uniques formés à l’excellence dès le plus jeune âge et, à l’autre extrême, des millions d’enfants dépourvus de tout ou presque. «La santé, la possibilité de s’instruire, le droit à la parole, le respect de ses droits, le logement, le mariage… tout s’achète, tout se consomme; rien ne coule de source, rien ne revient de droit.»
Sinologue et démographe, Isabelle Attané note sans équivoque que l’avortement s’impose comme une solution largement acceptable quand le sexe n’est pas celui désiré.
«Chaque année, au bas mot, un demi-million de fillettes sont éliminées de la sorte.»
Il faut savoir que, dans la tradition chinoise, ce sont les fils qui sont tenus de prendre en charge leurs parents âgés. «Ce devoir d’assistance est d’ailleurs une obligation légale stipulée par loi sur le mariage de 1980 et par la Constitution de 1982.» On dit que l’enfant unique chinois a bien mauvaise réputation. Il serait égocentrique, capricieux et incapable d’accepter la moindre critique.
Mais il peut se permettre de se comporter en «petit empereur» car, depuis quelques années, «la Chine est devenue le pays du monde comptant la plus forte proportion d’hommes dans sa population, c’est-à-dire celui dans lequel, d’un point de vue strictement démographique, la situation des femmes est la plus mauvaise.»
En 2050, la main-d’œuvre de la Chine, celle qui fait aujourd’hui toute la force de son économie, aura été amputée de 160 millions d’actifs. Les fils uniques très/trop qualifiés auront de plus en plus de mal à s’intégrer sur le marché du travail.
Sans compter que les personnes âgées, auxquelles l’État n’est toujours pas en mesure d’accorder des conditions de vie décentes, deviendront un fardeau insoutenable pour les jeunes générations.
La Chine sera «vieille» avant d’être riche et, sur ses enfants devenus rares, pèseront des attentes démesurées.
Isabelle Attané, Au pays des enfants rares: la Chine vers une catastrophe démographique, essai, Paris, Éditions Fayard, 2011, 276 pages, 34,95 $ .
Le maire d'Ottawa déclare le 10 mai journée du Respect de la Vie!
Pour toute autre manifestation, vous auriez des entrevues à la télévision avant l'événement ainsi que de nombreux billets dans les journaux. Mais pour la Marche pour la Vie 2012, on peut trouver ce maigre récit déplorant l'initiative du maire d'Ottawa, de déclarer la journée du 10 mai, journée du respect de la Vie! Sur le site du journal Le Droit du 9 mai 2012:
Laissez un commentaireEn dépit de la controverse que le geste avait suscité, l'an dernier, le maire Jim Watson proclamera jeudi la journée du respect de la vie à Ottawa, à la demande des différents groupes pro-vie qui marcheront en après-midi sur la colline parlementaire.
Chaque année, des milliers de manifestants prennent d'assaut la capitale pour interpeller le gouvernement fédéral sur la question de l'avortement.(...)
La Belgique, le modèle de notre commission sur l'euthanasie, passe à la prochaine étape...
Sur le blog de Jeanne Smits du 8 mai 2012, cette nouvelle que tout le monde prévoyait, sauf les députés membres de la commission "Mourir dans la dignité", qui n'y verront d'ailleurs toujours pas, de pente glissante...
(Marleen Temmerman)
Laissez un commentaireIl aura fallu moins de quinze jours pour qu'une proposition de l'association « humaniste » belge (l'Association des libres penseurs humanistes) se traduise en proposition de loi. Elle sera présentée en ce mois de mai par deux sénatrices socialistes flamandes, Myriam Vanlerberghe et Marleen Temmerman sous la forme de deux textes de lois visant à légaliser l'euthanasie pour les mineurs d'une part, et pour les personnes en voie de devenir démentes et celles tombées dans un état d'inconscience permanent. L'initiative a été annoncée samedi dernier, à l'occasion d'un symposium organisé à Bruxelles pour marquer le dixième anniversaire de l'euthanasie en Belgique.
Plusieurs associations de libre-penseurs et de partisans de l'euthanasie entouraient à cette occasion le professeur Wim Distelmans, souvent cité sur ce blog : cet oncologue, spécialiste des soins palliatifs, est également l'un des grands promoteurs de l'euthanasie en Belgique.
Les socialistes belges ont annoncé une lutte acharnée pour obtenir l'adoption des propositions Vanlenberghe et Temmerman : ce sera, disent-ils, une « seconde révolution d'éthique ».
Il s'agit plutôt d'un lent mais inexorable glissement dans la logique de l'euthanasie légale : on vise à l'ouvrir progressivement à des enfants, des personnes privées de jugement, voire des personnes inconscientes, alors qu'au départ tout le monde assurait qu'elle était acceptable dans la mesure où elle serait pratiquée uniquement sur des personnes qui en feraient la demande en pleine possession de leurs moyens.
Bien sûr, les socialistes belges s'inspirent de l'exemple du voisin néerlandais où l'euthanasie des mineurs est autorisée avec l'accord des parents dès 12 ans et moyennant une simple consultation des parents dès 16 ans. L'euthanasie des personnes en voie de devenir démentes mais suffisamment en possession de leurs moyens est approuvée et s'étend depuis plusieurs années, tandis qu'en 2011 l'euthanasie d'une personne en phase plus avancée d'Alzheimer a été jugée conforme par l'ensemble des commissions d'évaluation.
La proposition belge relative aux mineurs propose de ne pas instaurer un âge minimum, au motif qu'il y a des enfants de 7 ou 10 ans qui sont assez « adultes » pour prendre une telle décision. L'euthanasie pourrait être pratiquée dès lors qu'il y aurait un « consensus » entre l'enfant, ses parents et l'équipe médicale. Ne seraient exclus que les enfants très jeunes qui ne sont pas en mesure de prendre des décisions en pleine connaissance de cause puisqu'il s'agit là d'une condition de l'euthanasie légale. On notera que la presse belge souligne que pour ces enfants, la question de l'administration de la fin de vie se pose autrement…
Pour les personnes démentes, la solution (finale) proposée par Marleen Temmerman, médecin, diffère également de la pratique néerlandaise. Elle suggère que les personnes en voie de devenir démentes puissent faire un testament de fin de vie applicable lorsqu'elles n'auraient plus cette possibilité de prendre la décision de demander la mort en pleine connaissance de cause. Et à cette fin elle propose que la durée de validité du testament de vie soit prolongée bien au-delà des cinq ans actuels.
Pour l'heure, ce sont les sénateurs wallons qui s'opposent de la manière la plus nette à la libéralisation de l'euthanasie. Le socialiste Philippe Mahoux estime ainsi qu'il est « impossible de déterminer juridiquement à quel moment une personne doit être considérée suffisamment démente pour appliquer son testament de vie antérieur ».
La Caroline du Nord veut inscrire la définition du mariage dans la constitution
Un article paru sur le site de La Presse du 8 mai 2012:
Les électeurs de Caroline du Nord étaient appelés mardi à se prononcer sur un projet d'amendement constitutionnel définissant le mariage comme l'union entre un homme et une femme, un texte qui renforcerait l'interdiction du mariage homosexuel dans cet État.
Ces derniers jours, des membres de l'administration de Barack Obama ont exprimé leur soutien au mariage homosexuel et l'ancien président Bill Clinton a enregistré des messages téléphoniques appelant les électeurs à rejeter l'amendement.
De leur côté, des responsables religieux ont appelé les fidèles dimanche à voter en faveur du texte. L'influent révérend Billy Graham est apparu dans des publicités publiées dans des journaux pour soutenir l'amendement. Selon les observateurs, le texte devrait être adopté bien que la Caroline du Nord soit plutôt considérée comme politiquement modérée.
La Caroline du Nord proscrit déjà le mariage homosexuel, comme neuf autres États du pays, mais l'amendement renforcerait cette interdiction en l'inscrivant dans la Constitution locale. Vingt-huit États du pays ont déjà adopté un amendement constitutionnel définissant le mariage exclusivement comme l'union d'un homme et d'une femme.
Une excellente nouvelle!
Laissez un commentaireUne mère s'inquiète de la pratique de l'eugénisme à Laval
Un article paru sur le site du courrierlaval.com du 14 avril 2012:
Laissez un commentaireÀ compter du 16 avril, le Programme québécois de dépistage prénatal de la trisomie 21 sera mis en place à Laval. Mère d’une adolescente trisomique, Anik Larose craint les dérives de ce programme.
D’emblée, elle assure qu’elle n’est pas contre l’avortement, mais elle regrette qu’il s’agisse pratiquement de la seule option offerte aux femmes qui apprennent que leur bébé est porteur de la trisomie 21. «Je ne juge pas celles qui font ce choix, mais j’ai des craintes lorsqu’un gouvernement endosse une pratique que je juge eugénique», soutient cette mère de trois enfants.
«Je ne crois pas trop au consentement éclairé parce que le corps médical ne donne pas l’heure totalement juste. Il occulte les aspects positifs de la vie avec un enfant trisomique», affirme celle qui travaille à l’Association du Québec pour l’intégration sociale.
Ce qui dérange le plus les gens par rapport à la trisomie 21 est le fait qu’elle affecte le développement intellectuel, croit Mme Larose. «J’ai vérifié auprès de l’Association québécoise des personnes de petite taille et on n’incite pas à avorter les parents qui apprennent lors de l’échographie que leur enfant sera de petite taille. Ces enfants aussi feront face à des problèmes de santé», déclare-t-elle.
Selon elle, les médecins perçoivent les enfants trisomiques comme des bébés qui n’auraient pas dû naître. Celui qui lui a annoncé que sa fille Marie était porteuse de trisomie lui a plus tard confié qu’il aurait préféré devoir lui dire que son bébé était mort.
«Ce n’est pas vrai que c’est une vie qui ne vaut pas la peine, insiste Anik Larose. Est-ce qu’on peut porter un jugement sur la qualité d’une vie?»
Leucémie
C’est encore avec beaucoup d’émotions qu’elle revient sur la période où Marie a été hospitalisée à l’âge de deux ans pour guérir une leucémie. «Ç’a été plus difficile que l’annonce du diagnostic. Nous avons eu peur de la perdre. Nous ne voulons pas la perdre, c’est quelqu’un de précieux», raconte-t-elle, les yeux baignés de larmes.
«Est-ce qu’on peut porter un jugement sur la qualité d’une vie?» -
«Ma sœur est courageuse et persévérante», souligne Jean-Pascal, 13 ans, qui a appris récemment que sa sœur aînée a dû se battre contre le cancer.
Fierté
«Marie est très autonome. Elle est à son affaire, elle a une mémoire visuelle incroyable, énumère sa mère. Elle continue de faire des progrès au niveau de son langage, elle prend confiance en elle et ose davantage s’exprimer.»
Anik Larose parle avec autant d’admiration des succès de sa fille, qui aura bientôt 17 ans, que de ceux de ses deux autres enfants qui excellent à l’école. Après avoir été intégrée dans une classe régulière à l’école Des Ormeaux, la jeune fille fréquente maintenant l’école secondaire Leblanc.
Les personnes trisomiques n’ont pas seulement un chromosome de plus, fait remarquer Mme Larose. Comme tous les enfants, ils héritent des traits de caractère de leurs parents et sont influencés par leur milieu familial.
«L’aspect social est la force des personnes trisomiques. Elles sont sociales, affectueuses et aiment les fêtes. Dans le cas de Marie, au niveau de la sphère sociale, les tests ne montrent aucune déficience intellectuelle», décrit Anik Larose.
Mme Larose redoute que les services pour les personnes trisomiques soient réduits si elles sont moins nombreuses dans la population. Elle craint également une plus grande marginalisation, alors qu’elle estime que les enfants qui ont côtoyé sa fille ont pu développer une plus grande ouverture face aux différences.
Un combat sans fin...
Aujourd’hui, c’est la semaine de la Marche pour la Vie. Combien serons-nous? Certainement plus que l’année dernière et moins que l’année prochaine. Les médias parleront le moins possible de notre marche, parleront des contre-manifestants qu’ils auront réussi à dénicher quelque part et de toute autre manifestation qui se déroulera au Québec.Instructions pour le mouvement :Pour être un mouvement sérieux, l’Action directe pour la défense de la vie doit insister sur plusieurs valeurs.1- C’est vers Dieu que nous sommes tournés. Notre existence est entre ses mains. Ceci veut dire que notre vie doit comprendre :- Une solide vie de prière : prière privée et commune; demeurer proche des sources de la grâce : veillées, journées de récollection.- Sacrifices personnels : jeûnes; périodes de silence; la pratique de l’obéissance dans notre vie.- Agir toujours avec charité et amour, dans la fidélité à Dieu; ainsi nous ne trahissons jamais les autres en recherchant notre bien au détriment du leur; l’amour pour nos adversaires signifie la non-violence, et bien qu’il soit nécessaire que notre action et notre langage soient forts et véridiques, nous ne franchissons pas les limites de la bienséance.2- Un dirigeant qui a de l’autorité. C’est vital. Nous pouvons être en désaccord avec le dirigeant, nous pouvons essayer de le persuader d’adopter notre position sur un point, sur une tactique, mais néanmoins nous soutenons le dirigeant envers et contre tout et nous essayons de suivre le mouvement une fois qu’une décision a été prise, à moins qu’individuellement nous ne puissions le faire pour de sérieuses raisons personnelles ou familiales.3- Agir en union et solidairement, chaque fois que possible, avec les différents groupes de notre Mouvement Sauvetage : les dirigeants, avocats, sauveteurs, groupes de soutien. S’efforcer de ne jamais causer de dissensions. Discuter sur les diverses questions, pas sur les personnalités.4- Il y a trois parties dans notre tentative de sauvetage : le sauvetage en lui-même, la salle d’audience et la peine de prison. Toutes trois doivent être considérées comme les étapes du sauvetage, le souci premier étant le moyen de sauver des vies, présentes et futures.— Le sauvetage. L’action menée à l’usine à avortement est le sauvetage essentiel de ces enfants soumis à une menace immédiate.— Le procès. L’action menée dans la salle d’audience est un moyen secondaire, mais vital, pour exposer la vérité, la fidélité et l’amour envers les victimes présentes et passées.— La prison. Une peine de prison est offerte comme pénitence et fournit une importante stratégie supplémentaire qui met en valeur l’initiative de sauvetage et qui attire les autres vers le mouvement et vers la vérité. (tiré de ANDREWS, Joan. Avortement, le crime étouffé, éd. Téqui, Paris, 1990, p.232)
« Chère Joan Andrews,Ceci vous apporte ma prière et ma bénédiction pour que vous soyez toute à Jésus par Marie.Vous avez tout offert à Dieu et accepté toutes les souffrances pour l’amour de lui – parce que vous savez que quoi que vous fassiez au moins ou pour le moins, vous le faites pour Jésus – parce que Jésus a clairement dit : Si vous accueillez un petit enfant en mon nom, c’est moi que vous recevez.Nous prions tous pour vous. N’ayez pas peur! Toute cette souffrance n’est que le baiser de Jésus, le signe que vous êtes arrivée si près de Jésus sur la croix qu’il peut vous embrasser.Ne craignez pas! Jésus vous aime! Vous lui êtes très précieuse! Il vous aime!Ma prière est toujours près de vous et pour vous.Que Dieu vous bénisse. »
Petite histoire cauchemardesque de techniques criminelles...

Une histoire paru sur le site du journal Le Nouvelliste du 7 mai 2012:
(«Si j'ai un autre enfant, mon garçon se sentira moins seul, créé comme ça.»)
(Trois-Rivières) On trouve de tout sur Internet. Quelques clics et moyennant une indemnité pour service rendu, on peut y dénicher tous les ingrédients essentiels pour faire un enfant.
«Recherchée: donneuse d'ovules». C'est le titre d'une petite annonce placée sur le web par un couple nouvellement établi à Trois-Rivières. Comme une bouteille jetée à la mer, Louise (prénom fictif) et son conjoint espèrent être entendus par celle qui leur permettra d'agrandir leur famille.
La femme qui acceptera de leur offrir un gamète en cadeau doit être âgée entre 20 et 28 ans, avoir les cheveux blonds, voire platine quand elle était une fillette (photo à l'appui), et, idéalement, être gratifiée de yeux bleus.
Louise n'a rien contre les brunes aux yeux bruns. C'est ce qu'elle est. À vrai dire, la dame rêve d'avoir un enfant qui aura les mêmes traits que son grand frère, un blondinet présentement âgé d'un an et demi qu'elle a porté pendant neuf mois, enfanté et allaité. Au niveau purement génétique par contre, le bambin ne ressemblera jamais à celle qui est considérée comme sa mère, ni à celui qui se veut son père.
Le petit garçon était l'embryon congelé d'un autre couple lorsqu'il a été «adopté» par Louise et son conjoint.
Cette fois-ci, la Trifluvienne est à la recherche d'une femme qui lui fournira l'ovule pouvant être fécondé en laboratoire par les spermatozoïdes de son mari. Comme pour la première fois, elle se charge du reste : offrir un nid. Sa tête et son coeur sont prêts. Son corps aussi, mais le temps file.
Compliqué tout cela? Pas quand on veut des enfants à tout prix...
Âgée dans la quarantaine, Louise a rencontré son mari sur le tard. Malgré toutes leurs tentatives pour concevoir un enfant, ils ont jusqu'à ce jour été confrontés aux caprices de la nature quand on n'est plus au top de sa fertilité.
Contre toutes attentes, ils ont décidé il y a quelques années d'avoir recours à l'insémination artificielle dans une clinique des États-Unis donnant accès à une banque d'ovules et d'embryons.
Louise et son conjoint ont adopté douze embryons tous issus de la même fécondation in vitro. Il s'agissait d'embryons inutilisés par un couple d'Américains qui était passé par les mêmes étapes qu'eux avant de devenir les heureux parents de jumeaux. Leur famille étant complète, ils avaient décidé de faire don de leurs embryons restants.
Des six embryons qui ont d'abord été décongelés, quatre ont survécu et ont été implantés dans l'utérus de Louise qui a donné naissance à un fils.
À l'hiver dernier, la Trifluvienne est retournée aux États-Unis pour récupérer les six autres embryons qui patientaient toujours bien au froid. Parmi eux, espéraient la femme et son époux, allait se trouver un petit frère ou une petite soeur pour leur garçon.
Comme pour la première fois, quatre embryons ont subsisté à l'étape cruciale de la décongélation et ont été transférés dans la cavité utérine de Louise. «Mais ça n'a pas marché...», regrette Louise qui n'a pas mis un terme pour autant à son désir quasi viscéral d'avoir un deuxième enfant.
Depuis le mois d'avril, elle multiplie les petites annonces sur Internet, à la recherche d'une donneuse d'ovule originaire du Québec. Plus que jamais, la dame mise sur la générosité d'une femme prête à lui faire ce cadeau inestimable.
Louise ne s'en cache pas: elle n'a plus les moyens de se tourner vers la clinique américaine d'où origine le garçon qu'elle a mis au monde. Travailleuse autonome dans le domaine du graphisme, la Trifluvienne et son époux, un fonctionnaire fédéral, y ont englouti près de 30 000 $.
Bien des couples auraient abandonné depuis longtemps. Difficile de comprendre pourquoi depuis plusieurs semaines, Louise passe des dizaines d'heures par semaine devant son ordinateur, à poursuivre ses recherches qui vont paraître audacieuses pour les uns, discutables pour les autres. La femme est consciente des questions d'éthique qu'elle soulève.
«Si j'ai un autre enfant, mon garçon se sentira moins seul, créé comme ça. Car un jour, il sera curieux et nous lui expliquerons. Il aura alors quelqu'un à qui parler de ce qu'il ressent», dit-elle pour justifier sa petite annonce sur Internet.
«Ça peut être une vraie belle chose!»
Aux yeux de Louise, compenser une donneuse ne veut pas dire acheter ses ovules, un acte illégal au Canada.
Le don d'ovule anonyme et gratuit est permis au Québec. Il serait même fortement recommandé quand une femme âgée dans la quarantaine se présente, comme Louise (prénom fictif), dans une clinique de fertilité.
Les activités médicales liées au don d'ovule (prélèvement, formation, conservation et transferts d'embryons) sont couvertes par le Programme québécois de procréation assistée. La donneuse doit résider au Québec et posséder une carte d'assurance maladie. Sur présentation de reçus, les cliniques peuvent également dédommager des donneuses pour leurs déplacements.
"Mais au Québec, il faut trouver nous-mêmes notre donneuse. Ça complique les choses", fait savoir la dame qui mise sur le web pour trouver celle qui acceptera de répondre à son appel pressant sans rien demander en retour. Ou presque.
La commercialisation du matériel reproductif humain existe bel et bien sur le marché noir. Des ovules, il y en a pour tous les goûts et pour tous les coûts. Louise ne veut pas aller sur ce terrain-là. Elle préfère s'en tenir au cadre légal même si les donneuses comme celles qu'elle recherche ne courent pas les rues.
Plus que jamais, la Trifluvienne espère toucher le coeur d'une femme qui acceptera de lui offrir un oeuf aussi précieux. "Ça peut être une vraie belle chose. C'est un don de vie!", insiste-t-elle.
Louise s'engage à rembourser les autres dépenses encourues par la donneuse pour passer à travers le processus qui implique différentes étapes, dont la stimulation ovarienne, la ponction, etc.
"Je trouve ça normal de compenser une donneuse. C'est quand même un gros effort. Il y a des injections et un peu de douleur", admet Louise qui est prête à assumer financièrement les journées de travail perdues par la donneuse qui devra se rendre à quelques reprises dans une clinique de fertilisation de Montréal. Elle n'hésitera pas non plus à lui payer ses repas, encore moins à défrayer les examens médicaux qui viennent souvent en sus.
Difficile d'évaluer le tout : 2000 $, 3000 $...? "J'offre ce que ça va lui coûter", répond Louise qui est consciente d'ajouter une autre difficulté à sa requête. Elle veut convaincre l'éventuelle donneuse de maintenir un certain lien avec l'enfant issu de son ovule. Louise aimerait que cette femme soit ouverte à l'idée d'être contactée dans le futur, au besoin.
Selon le Code civil du Québec cependant, la procréation assistée ne crée aucun lien de filiation entre l'"auteur de l'apport génétique" (la femme qui donne l'ovule ou l'homme qui fournit le sperme) et l'enfant qui en est issu.
"Mais un enfant créé de cette façon finit par avoir des questions sur son background", prétend la maman qui souhaite avoir des réponses à donner, notamment sur son bagage génétique.
Louise a d'ailleurs l'intention de se mettre un jour à la recherche de celle qui a donné ses ovules au couple d'Américains de qui elle a adopté ses douze embryons. La Trifluvienne aimerait retrouver celle qui a fourni le gamète sans qui son fils n'existerait pas.
"J'ai sa photo et son numéro de donneuse", indique Louise qui voue une admiration sans bornes pour celle qui "a accepté de lui donner une partie d'elle-même."
Pour le moment par contre, la femme met toutes ses énergies dans la recherche d'une nouvelle donneuse. Pour agrandir sa famille, Louise ira jusqu'au bout, en fait, jusqu'à ce que l'âge en décide autrement, sans possibilité d'aller en appel du verdict.
"Je ne vais pas lâcher", affirme la dame avant de demander à laisser son courrier électronique ([email protected]), au cas où.
Une obsession folle voulant justifier la congélation et décongélation d'enfants à naître, dont plusieurs en mourront sans que cela ne pertube en aucune façon les "parents"? Peut-on parler de désir criminel? Que faire de cette épidémie d'embryons congelés par des médecins sans conscience?
Laissez un commentairePasseport Canada songe à imiter l'Australie et vous laisser choisir d'être d'un autre sexe que masculin ou féminin
Sur le site du journal La Presse du 7 mai, cette nouvelle choquante sur les réflexions du gouvernement canadien:
(Si seulement on pouvait dire qu'il vaut mieux en rire!)
(Ottawa) Une troisième désignation de sexe, «X», pourrait-elle s'ajouter aux «F» et «M» inscrits sur les passeports canadiens?
Passeport Canada examine sa politique sur le sexe indiqué sur le document officiel de voyage, dans la foulée de changements apportés en Australie l'automne dernier, a appris La Presse.
Selon les nouvelles règles australiennes, les personnes transgenres peuvent y choisir le sexe de leur choix sans avoir subi de chirurgie au préalable.
Les personnes intersexes, dont l'anatomie ne permet pas de les identifier formellement à un sexe ou à un autre, ou qui ne se reconnaissent ni comme un homme ni comme une femme peuvent y faire inscrire un X, à condition de fournir un billet du médecin.
Au Canada, une personne transgenre ne peut en principe faire inscrire sur son passeport un sexe autre que son sexe biologique sans subir de chirurgie. Et seules les lettres «H» (pour homme) et «F» (pour femme) sont indiquées.
Mais les choses pourraient changer. «La politique de Passeport Canada en ce qui concerne le genre indiqué sur les passeports fait l'objet d'un examen», peut-on lire dans une note d'information obtenue par La Presse en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.
Une porte-parole de Passeport Canada nous a confirmé que cet examen était en cours.
Au Québec aussi?
Par ailleurs, le gouvernement du Québec pourrait lui aussi étudier la possibilité d'assouplir ses règles en ce qui a trait aux personnes transgenres.
Les règles de la province prévoient en effet que seules les personnes qui ont subi une chirurgie peuvent officiellement changer de sexe dans les registres civils.
«Nous envisageons d'analyser prochainement la question reliée à la modification de genre sur l'acte de naissance quant aux personnes n'ayant pas subi d'opération chirurgicale», a confirmé dans un courriel envoyé à La Presse l'attaché de presse du ministre Fournier, David Couturier.
«Nous n'avons pas attendu que cet enjeu soit judiciarisé, a-t-il ajouté. Le ministre est très sensible à la question.»
Questions litigieuses
Dans une décision rendue il y a quelques semaines, le Tribunal des droits de la personne de l'Ontario a décrété que d'obliger une personne à subir une opération de changement de sexe pour pouvoir modifier son acte de naissance était discriminatoire.
Une autre controverse liée aux personnes transgenres avait aussi fait surface il y a quelques mois à Ottawa. Selon de nouvelles règles fédérales, les compagnies d'aviation ne peuvent plus admettre à bord d'un appareil un passager dont l'apparence n'est pas conforme au sexe indiqué sur ses pièces d'identité.
Aucun cas d'interdiction de voyager n'a été signalé depuis ce changement réglementaire. Le gouvernement insiste de plus pour dire qu'une personne visée pourrait être admise à bord si elle présente un billet du médecin.
Des membres et groupes de la communauté transgenre continuent néanmoins à dénoncer ces changements et estiment que le dossier n'est pas réglé.
«Heureux»
Julie-Maude Beauchesne, porte-parole du Conseil québécois des gais et lesbiennes, applaudit toutefois la nouvelle d'un examen en cours à Passeport Canada. «On est heureux que le gouvernement bouge là-dessus. Le passeport, c'est problématique justement pour les personnes qui sont en transition. Et surtout pour les personnes en transition qui ont besoin de voyager pour leur travail ou même des vacances.»
La note d'information destinée au ministre des Affaires étrangères, John Baird, trace les grandes lignes des changements apportés en Australie et dresse un portrait de la situation au Canada.
Les auteurs rappellent que la responsabilité de Passeport Canada n'est pas d'identifier le sexe d'un demandeur de passeport, mais de vérifier leur identité (incluant leur sexe) à partir de pièces d'identité reconnues.
«Passeport Canada ne considérera l'impression d'un sexe autre que celui inscrit sur les preuves documentaires de citoyenneté que lorsqu'un demandeur a subi une chirurgie de réassignation de sexe ou qu'il s'apprête à le faire», peut-on lire.
La responsabilité de Passeport Canada n'est certainement pas d'approuver tous les sexes imaginaires...
Vous pouvez répondre à la "Question du Jour" du journal La Presse:
"Sur le passeport canadien, seriez-vous favorable à une troisième désignation de sexe (le "x") pour les transgenres?
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