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Nahanni Fontaine et les pro-vie à l’ONU


Josie Luetke de la Coalition nationale pour la vie (à gauche) et Nahanni Fontaine, député du NPD du Manitoba (à droite).

Par Josie Luetke (Coalition nationale pour la vie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Nahanni Fontaine/Facebook

Le 11 mars, premier jour de la 68e session de la Commission de la condition de la femme (CCF) des Nations Unies, j’ai eu l’occasion de m’entretenir en tête-à-tête avec la députée néo-démocrate manitobaine Nahanni Fontaine. Elle est ministre de la Famille, ministre responsable de l’Accessibilité et ministre responsable de l’Égalité des sexes pour la province.

Quelques jours auparavant, le 7 mars, elle avait, pour la sixième fois, présenté un projet de loi sur les zones bulle au Manitoba, qui interdirait toute expression pro-vie à proximité immédiate des établissements pratiquant l’avortement.

Vous pouvez lire notre discussion sur cette loi dans la partie 1.

La courte vidéo capturant juste une partie de notre rencontre est devenue virale, accumulant près de 800 000 lectures et 52 000 « j’aime » sur Instagram.

Dans sa légende, Mme Fontaine se lamente : « Je n’aurais jamais pensé qu’un jour, un manifestant anti-choix m’aborderait au sujet de ma législation sur la zone tampon pour l’avortement à la Commission de la condition de la femme des Nations Unies — un organisme qui se consacre aux droits des femmes, des filles et des personnes de sexe différent, y compris à la justice reproductive — mais nous y sommes ».

Eh bien, elle a fini par entendre non pas un seul « anti-choix » à la CCF, mais trois d’entre nous de la Coalition nationale pour la vie.

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Dans un discours prononcé le lendemain de notre conversation, le 12 mars, lors d’un événement parallèle de l’ONU sur « Les impacts de la pauvreté et de la criminalisation sur l’accès à l’avortement », Mme Fontaine a déploré à plusieurs reprises la « guerre contre les femmes » et s’est vantée du projet de loi 8, son projet de loi sur les zones bulle. Elle a de nouveau accusé les « individus anti-choix » de se tenir devant les établissements d’avortement pour « harceler et présenter des images d’agression ».

Elle a également affirmé : « Je sais qu’en tant que femmes, en tant que personnes, en tant que citoyens, nous avons souvent l’habitude de justifier notre avortement. Nous ne demandons pas aux hommes de justifier leurs examens de la prostate ou leurs fractures. Nous devons vraiment cesser de quémander nos droits et de justifier nos soins de santé ».

Ainsi, après l’événement, Liana Gordon, ancienne stagiaire de CNV et l’un des membres de la délégation de CNV aux Nations Unies, a approché Fontaine. Liana lui a demandé : « En comparant [les examens de la prostate] à l’avortement, je me demande si les examens de la prostate impliquent la mise à mort d’une vie humaine ». Mme Fontaine a refusé de répondre à la question, affirmant que Liana se trouvait dans le mauvais camp.

Fontaine a également pris la parole lors d’un événement organisé plus tard dans la journée sur le thème « Les voix des femmes autochtones sur les obstacles et les possibilités en vue de leur développement socio-économique inclusif », organisé par le gouvernement du Canada, en collaboration avec le gouvernement du Manitoba, l’Association des femmes autochtones de l’Ontario et le gouvernement mexicain, et auquel ont participé un certain nombre d’éminents ministres fédéraux et provinciaux canadiens (la ministre des femmes, de l’Égalité des sexes et de la Jeunesse, Marci Ien, la ministre des Services indigènes, Patty Hajdu, et la ministre déléguée à la Condition féminine et aux Opportunités économiques de l’Ontario, Charmaine WIlliams). C’est là que Maria Black, membre du personnel de CNV, a nerveusement (et courageusement !) posé une question controversée. Ayant également fait un stage à CNV pendant l’été, Maria s’est souvenue d’avoir écrit un billet de blogue sur les fonds que les libéraux avaient spécifiquement alloués pour améliorer l’accès des communautés autochtones aux « services de santé sexuelle et reproductive » (code pour l’avortement et la contraception). La question qu’elle a posée aux panélistes était donc la suivante : « L’été dernier, M. Trudeau a annoncé un financement de 4,3 millions de dollars destiné spécifiquement aux avortements chez les autochtones. Je me demandais comment nous pouvions considérer cela comme autre chose qu’un autre génocide colonial, s’il s’agit d’un financement spécifique pour les enfants des peuples indigènes ».

Fontaine a semblé marmonner quelque chose à propos de « ce groupe pro-vie », puis a simplement déclaré au micro : « Désolée. Vous vous êtes trompés de salle, les gars ». Presque tout le monde a alors applaudi, y compris Hajdu et Williams. À la fin de l’événement, Maria a dû être raccompagnée par un collègue pro-vie (un ancien employé de clinique d’avortement, en fait), car d’autres participants ont commencé à crier et à l’accuser de racisme et d’insensibilité.

Cette expérience rend d’autant plus insultantes les allégations ultérieures de Mme Fontaine.

Le 15 mars, Mme Fontaine a publié un blogue sur les médias sociaux (Facebook, Instagram) au sujet de son expérience à la CCF. Dans sa légende, elle a noté ce qui suit : « J’assiste à l’ONU à une variété de forums différents à travers le monde depuis 1997. C’est la première année que je rencontre des groupes anti-choix. Ces gens m’ont approchée et harcelée, ainsi que ma délégation de matriarches, à trois reprises différentes. Ils assistaient à nos manifestations parallèles et essayaient de me piéger avec leurs questions trompeuses et non scientifiques. Ils sont même allés jusqu’à s’approcher sournoisement de notre délégation de matriarches, dont faisait partie Ella, âgée de 12 ans, et les ont secrètement enregistrées pendant qu’ils les harcelaient ».

Qu’est-ce qui était trompeur, je me le demande ? Qu’est-ce qui n’était pas scientifique ? Et en quoi nos questions constituent-elles du harcèlement ?

Considérez le langage verbal et corporel de Fontaine dans la vidéo qu’elle a publiée de notre échange (Facebook | Instagram) — elle me touche, elle m’invite à la législature. Si je la harcelais vraiment, est-ce que ce serait sa réponse ?

Je ferai également remarquer que si je n’ai aucune objection à être filmée dans un lieu public, je n’étais pas au courant que j’étais enregistrée et on ne m’a jamais demandé la permission (même si elle n’est pas nécessaire), et il est donc hypocrite de la part de Fontaine de se plaindre que sa propre délégation soit enregistrée.

De plus, Liana et Maria ont simplement posé une seule question à Fontaine lors d’événements pour lesquels Fontaine était membre d’un panel. Il se peut qu’elle n’ait pas aimé leurs questions, mais cela n’en fait pas du harcèlement.

Si elle considère que le simple fait d’être en désaccord ou de poser des questions difficiles constitue du harcèlement, alors ses affirmations selon lesquelles les femmes sont « harcelées » lorsqu’elles se rendent dans les centres d’avortement sont totalement dénuées de légitimité. Elle n’a aucune crédibilité.

(De plus, si les pro-vie harcelaient réellement les femmes, le fait qu’ils se trouvent à 150 mètres ou non ne devrait pas avoir d’importance — le harcèlement est criminalisé partout).

Nous avons le droit d’exprimer des opinions opposées au Canada. Vous ne pouvez pas emprisonner quelqu’un simplement parce qu’il dit quelque chose que vous n’aimez pas dans un endroit où vous ne voulez pas qu’il le dise.

Mme Fontaine a déclaré qu’en juin, son projet de loi serait adopté au Manitoba. Mais ce n’est pas forcément gagné d’avance. Signez notre pétition contre les zones bulle et, pendant que vous y êtes, demandez une carte postale que nous enverrons en votre nom. Si vous êtes Manitobain, vous pouvez également envoyer un courriel à votre député en moins de 5 minutes grâce à notre outil d’alerte courriel ! Si vous tenez à la liberté d’expression, exercez-la dès maintenant pour défendre cette liberté fondamentale.



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