La Cour supérieure du Québec confirme les zones-bulles autour des avortoirs - Campagne Québec-Vie
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La Cour supérieure du Québec confirme les zones-bulles autour des avortoirs


Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie, au coin de Berri et Sainte-Catherine.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Augustin Hamilton

La Cour supérieure du Québec a confirmé la loi du Québec établissant une « zone tampon » de 50 mètres autour des lieux où l’avortement est pratiqué, zone dans laquelle toute manifestation d’opinion pro-vie est prohibée.

Le prétexte invoqué pour limiter à ce point la liberté d’expression des pro-vie est la protection de la vie privée des femmes et de leur accès à des soins médicaux — parce qu’évidemment l’avortement est considéré comme un « soin » dans le jugement.

Le ministre de la Justice du Québec, Simon Jolin-Barrette, parle « d’une victoire importante pour la protection des cliniques offrant des interruptions volontaires de grossesse ».

« Protection » est un grand mot, comme si nous posions un risque pour les avortoirs. Si nous avions commis des crimes, nous aurions été condamnés depuis longtemps pour de tels gestes. Mais c’est bien parce que notre approche est toujours respectueuse qu’il a fallu, pour nous empêcher de transmettre notre message aux principales intéressées, c’est-à-dire les femmes enceintes, que le gouvernement québécois, sous l’influence des militants pro-avortement, passe une loi en 2016, comme si notre action était en elle-même préjudiciable.

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« Cette décision est une victoire importante pour les Québécoises. La cour reconnaît que les femmes ont le droit à un accès sécuritaire et respectueux de leur vie privée à ce soin de santé », jubile Martine Biron, ministre responsable de la Condition féminine du Québec — comme si nous nous demandions de pouvoir poser des gestes insécuritaires et irrespectueux à proximité des avortoirs. D’ailleurs, on peut bien se demander en quoi cela respecte plus la vie privée (prétendument mise en danger ici) de proposer de l’aide à plus de 50 m de la clinique — le geste est après tout le même. Et c’est bien là le problème de cette loi illogique, soit notre action pose un problème, soit elle n’en pose pas, si elle en pose un, en quoi est-il légitime de le faire à plus de 50 m, et si elle n’en pose pas, en quoi est-il illégitime de le faire à moins de 50 m ?

Du reste, si une femme change d’avis après une interaction avec un pro-vie posté sur le trottoir, son choix est donc le bon, puisque selon les partisans du « choix », son choix est toujours le bon.

Le problème avec les féministes, c’est qu’ils infantilisent en même temps qu’ils déifient la femme. Selon eux, la femme est si fragile qu’il faut la protéger de toute influence extérieure, comme si elle était une girouette qui change de direction à la première opinion exprimée par un étranger. D’un autre côté, ils considèrent que le choix qu’elle fait est toujours le bon et qu’elle ne saurait jamais se tromper en ce qui la concerne.

Plusieurs médias ont couvert la décision de la Cour supérieure, adoptant des tons différents et commettant pour certains diverses erreurs, comme cet article de TVA Nouvelles qui titre « Des militants antiavortement mordent la poussière », montrant un parti-pris évident... Un autre du Devoir clame « Les manifestants devront se tenir à distance des cliniques d’avortement », oubliant sans doute que ce que nous demandons n’est pas de pouvoir manifester, mais d’offrir de l’aide.

Ce jugement, qui ne nous surprend guère, ne changera rien à notre mission, nous continuerons à défendre les droits de l'enfant à naître.



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