Le Parlement des Pays-Bas refuse de qualifier l’avortement de « droit de l’homme »

Par Jeanne Smits (reinformation.tv) — Photo : Hilda Weges/Adobe Stock
La semaine dernière, la Chambre basse du Parlement des Pays-Bas a refusé de voter une motion présentant l’avortement comme un droit de l’homme, à graver dans le marbre de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et du Pacte international relatif aux droits civiques et politiques. Il s’agit d’une victoire remarquable des défenseurs de la vie dans un pays longtemps à la pointe de toutes les dispositions de la culture de mort. S’il est vrai qu’elle ne va pas réduire le nombre d’avortements aux Pays-Bas, du moins n’y va-t-on pas plus loin dans le mensonge.
Et comme le déclarait le cardinal Willem Eijk le 5 septembre dernier, l’adoption de la proposition aurait fragilisé le droit des médecins et des soignants d’opposer leur objection de conscience à toute participation à l’acte : « Dans la culture actuelle, l’accent est mis sur les droits subjectifs, à savoir le droit de faire quelque chose et de décider de manière autonome, en l’occurrence de faire tuer l’enfant à naître par l’avortement. Dans l’ordre de la création, les droits sont objectifs, des droits que le Créateur accorde à l’homme et qui doivent donc être respectés », écrivait-il dans sa déclaration au sujet de l’initiative.
C’est le Parti libéral D66 qui a présenté cette proposition à laquelle il a manqué huit voix pour être adoptée. Alors qu’elle bénéficiait du soutien du gouvernement, 68 voix de gauche comme de « droite » sont venues l’approuver : les GroenLinks-PVDA (L’Alliance des écologistes de gauche et des travaillistes), le VVD (libéral-conservateur), le parti socialiste SP, le Partij voor de Dieren (le parti des animaux) et les fédéralistes européens de Volt étaient tous favorables à cette sacralisation de l’« IVG », comparable à sa constitutionnalisation en France.
Lire la suiteL’Écosse abandonne toute charge contre la grand-mère pro-vie arrêtée pour avoir tenu une pancarte dans une zone bulle

Par Emily Mangiaracina — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/YouTube
20 août 2025 (LifeSiteNews) — Toutes les charges qui étaient portées en vertu de la loi sur les zones bulles contre une grand-mère écossaise de 75 ans pour avoir tenu une pancarte à moins de 200 mètres d’un hôpital pratiquant l’avortement en Écosse ont été abandonnées.
Rose Docherty avait été arrêtée par la police en février alors qu’elle se tenait silencieusement devant l’hôpital universitaire Queen Elizabeth à Glasgow, en Écosse, tenant une pancarte avec le message suivant : « La coercition est un crime, ici pour parler, seulement si vous le voulez ».
Une vidéo montre des agents lui disant qu’elle « tenait une vigile silencieuse », considérée comme un crime en vertu de la « Loi sur les zones d’accès sûr », qui est entrée en vigueur en septembre 2024 et a établi des « zones bulles » de 200 mètres (656 pieds) autour des centres d’avortement en Écosse. La loi interdit les comportements considérés comme susceptibles d’« influencer la décision d’une personne d’avoir recours à des services d’avortement, de prévenir ou de faire obstacle au recours à des services d’avortement ou de harceler ou de décourager quelqu’un voulant recourir à des services d’avortement ».
Lorsque les images de l’arrestation de Docherty ont émergé, le comportement des policiers qui y figurent a été qualifié de « honteux » et de « déshonorant ».
Lire la suiteUne militante pro-vie britannique fait l’objet d’une troisième enquête pour avoir prié en silence près d’un avortoir

Isabel Vaughan-Spruce.
Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : ADF UK
13 août 2025 (LifeSiteNews) — Isabel Vaughan-Spruce, la militante pro-vie britannique célèbre pour avoir été arrêtée alors qu’elle priait en silence près d’une clinique d’avortement, a découvert qu’elle faisait l’objet d’une enquête policière... pour la troisième fois.
En novembre 2022, Vaughan-Spruce a été arrêtée par deux policiers alors qu’elle se tenait sur le trottoir à Birmingham, en Angleterre. Elle leur a dit qu’elle ne manifestait pas, affirmant : « Je prie peut-être dans ma tête, mais je n’ai rien dit à voix haute. » La vidéo de son arrestation est devenue virale.
Quelques semaines plus tard, elle a été arrêtée à nouveau pour « avoir prié silencieusement dans la rue » ; son affaire a été qualifiée par l’Alliance Defending Freedom UK, qui la défend, de « première affaire de “crime de la pensée” passant en justice au XXIe siècle en Grande-Bretagne ».
Après sa première arrestation, elle a été acquittée par le tribunal de première instance de Birmingham, car l’accusation n’a pas pu fournir de preuves (la prière, bien sûr, se déroulait dans son esprit). Après sa deuxième arrestation, elle a intenté une action contre la police des West Midlands et a obtenu gain de cause, recevant une indemnité de 13 000 £ « en reconnaissance du traitement injuste dont elle a fait l’objet et de la violation de ses droits humains ».
Lire la suiteLa Cour supérieure du Québec maintient les zones-bulles autour des avortoirs bien qu’admettant qu’elles violent les droits constitutionnels

Par Clare Marie Merkowsky — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Burst
31 juillet 2025, Montréal (LifeSiteNews) — La Cour supérieure du Québec a statué que les « zones-bulles » entourant les établissements pratiquant l’avortement sont inconstitutionnelles, mais « justifiées ».
Dans une décision rendue le 28 juillet, le juge Lysane Cree de la Cour supérieure du Québec a rejeté l’appel de Campagne Québec-Vie (CQV) et maintenu les lois sur les « zones-bulles » qui empêchent l’action sociale pro-vie à moins de 50 mètres d’un centre d’avortement.
« La Cour conclut que l’article 16.1 de la Loi est une atteinte aux droits à la liberté d’expression et à la liberté de réunion pacifique de CQV, mais que cette atteinte est minimale et justifiée », a écrit Cree.
Actuellement, la loi québécoise empêche le discours pro-vie dans un rayon de 50 mètres autour de tout établissement ou local d’une entreprise d’avortement. Les activités interdites comprennent le fait de décourager une femme d’avorter ou d’offrir des ressources alternatives pour l’aider à garder son bébé.
Selon la décision, CQV a déclaré que « ses messages sont d’une importance primordiale liée intimement à la vie et à la mort d’un humain ».
Cependant, Cree a statué que le piétinement des droits de CQV garantis par la Charte était nécessaire pour s’assurer que les femmes ne soient pas dissuadées d’obtenir un avortement.
Lire la suiteLa Cour supérieure du Québec confirme les zones-bulles autour des avortoirs

Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie, au coin de Berri et Sainte-Catherine.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Augustin Hamilton
La Cour supérieure du Québec a confirmé la loi du Québec établissant une « zone tampon » de 50 mètres autour des lieux où l’avortement est pratiqué, zone dans laquelle toute manifestation d’opinion pro-vie est prohibée.
Le prétexte invoqué pour limiter à ce point la liberté d’expression des pro-vie est la protection de la vie privée des femmes et de leur accès à des soins médicaux — parce qu’évidemment l’avortement est considéré comme un « soin » dans le jugement.
Le ministre de la Justice du Québec, Simon Jolin-Barrette, parle « d’une victoire importante pour la protection des cliniques offrant des interruptions volontaires de grossesse ».
« Protection » est un grand mot, comme si nous posions un risque pour les avortoirs. Si nous avions commis des crimes, nous aurions été condamnés depuis longtemps pour de tels gestes. Mais c’est bien parce que notre approche est toujours respectueuse qu’il a fallu, pour nous empêcher de transmettre notre message aux principales intéressées, c’est-à-dire les femmes enceintes, que le gouvernement québécois, sous l’influence des militants pro-avortement, passe une loi en 2016, comme si notre action était en elle-même préjudiciable.
Lire la suiteCommuniqué de Campagne Québec-Vie : réaction à la décision de la Cour supérieure du 28 juillet 2025

Par Campagne Québec-Vie — Photo : maylim/Adobe Stock
La décision récente de la Cour supérieure confirmant la légalité des « zones tampons » autour des centres d’avortement au Québec est profondément décevante, quoique peu surprenante. Elle confirme malheureusement une tendance lourde à l’illibéralisme progressiste, observable partout au Canada.
Multiplication inquiétante des zones tampons au Canada
Initialement réservées aux centres d’avortement, ces « zones tampons » se multiplient dans d’autres contextes : écoles, garderies, lieux de culte et divers lieux communautaires (Toronto, Vaughan, Calgary, Ottawa). Cette expansion témoigne d’un recul de la liberté d’expression, indiquant que les autorités ne considèrent plus cette liberté comme fondamentale, mais plutôt comme conditionnelle, voire gênante.
Le cas emblématique de Sean Feucht
Les récents événements entourant l’artiste chrétien Sean Feucht illustrent clairement cette dérive. Plusieurs concerts au Canada, notamment à Québec et Halifax, ont été annulés sous prétexte de sécurité et d’opinions jugées « haineuses » simplement en raison de ses prises de position pro-vie, pro-Trump et de ses critiques envers l’idéologie LGBT. Cela témoigne d’un climat d’intolérance grandissante envers toute expression publique de convictions chrétiennes ou conservatrices.
Lire la suiteUne Écossaise arrêtée par la police pour être restée silencieuse devant un centre d’avortement

Rose Docherty arrêtée par la police écossaise pour le crime de « vigile silencieuse ».
Par David McLoone — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo
18 février 2025, Glasgow, Écosse (LifeSiteNews) — Des vidéos prises en Écosse à l’extérieur d’un centre d’avortement montrent la police importunant une femme qui se tient dans la rue, immobile et silencieuse, alors qu’ils appliquent dans le pays la nouvelle loi sur les « zones tampons » autour des centres d’avortement.
Quelques jours seulement après que le vice-président américain JD Vance ait interpellé le gouvernement écossais au sujet de la loi de censure « Safe Access » — qu’il a qualifiée de « crime contre la pensée » parce qu’elle interdit la « prière privée » — Rose Docherty a été prise pour cible par la police alors qu’elle se tenait silencieusement devant l’hôpital universitaire Queen Elizabeth à Glasgow, en Écosse, et qu’elle tenait une pancarte sur laquelle on pouvait lire : « La coercition est un crime, ici pour parler, seulement si vous voulez ».
À la suite des commentaires de M. Vance critiquant la loi, le représentant du Parti national écossais, Neil Gray, a déclaré que la déclaration du dirigeant américain était « ridicule », tandis qu’un porte-parole du gouvernement a déclaré que le peuple écossais « continue d’avoir le droit de protester et de s’exprimer librement ».
Lire la suiteJD Vance a dénoncé l’hypocrisie antidémocratique des élites européennes dans un discours retentissant prononcé à Munich

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran/The White House/YouTube
14 février 2025 (LifeSiteNews) — Lorsque le vice-président JD Vance est monté sur la scène de la Conférence sur la sécurité de Munich le 14 février pour s’adresser aux dirigeants politiques, militaires et commerciaux réunis pour discuter de la politique de sécurité internationale et de l’avenir de l’Occident, la plupart d’entre eux s’attendaient à ce qu’il se concentre sur la guerre Russie-Ukraine et sur les obligations de sécurité de l’Europe, qui ont été gravement négligées. Il les a à peine évoquées.
Au lieu de cela, M. Vance a prononcé un discours qui a fait l’effet d’une bombe, reprochant à l’Europe son rejet de la liberté d’expression, sa censure enthousiaste et ses tentatives de plus en plus antidémocratiques de supprimer les résultats politiques qu’elle n’apprécie pas.
Lire la suiteLe Manitoba adopte une loi sur les « zones bulles » pour interdire l’activisme pro-vie à proximité des avortoirs

Wab Kinew, premier ministre d'Alberta.
Par Clare Marie Merkowsky — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Global News/YouTube
4 février 2025, Winnipeg, Manitoba (LifeSiteNews) — Le gouvernement d’extrême gauche du Manitoba a officiellement promulgué des « zones tampons » autour des cliniques d’avortement pour restreindre l’activisme pro-vie.
Dans un communiqué de presse publié la semaine dernière, le gouvernement du Nouveau Parti démocratique (NPD) du Manitoba a annoncé que sa législation sur les « zones tampons » interdisant l’activisme pro-vie à moins de 50 mètres d’une clinique d’avortement entrerait en vigueur le 1er février.
« La loi sur l’accès sécuritaire aux services d’avortement interdit les protestations, les manifestations ou le piquetage dans les zones tampons afin de protéger les patients et les fournisseurs contre le harcèlement et l’intimidation », peut-on lire dans le communiqué de presse, qui cite Nahanni Fontaine, ministre responsable des femmes et de l’équité entre les sexes.
« La législation impose des périmètres de sécurité autour des cliniques dont le but premier est de fournir des services d’avortement », poursuit le communiqué de presse. « Les autres établissements qui fournissent des services d’avortement chirurgical ou médical, tels que les hôpitaux, les pharmacies, les cabinets médicaux et les établissements de soins de santé, ont la possibilité de demander l’établissement d’une zone tampon autour de leurs sites ».
Lire la suiteUne catholique d’Irlande du Nord est condamnée pour avoir prié devant un avortoir

Par Andreas Wailzer — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Oregon Department of Transportation/Flickr/Wikimedia Commons
4 décembre 2024, Coleraine, Irlande du Nord (LifeSiteNews) — Une femme catholique d’Irlande du Nord a été condamnée pour avoir prié devant une usine d’avortement, dans une « zone tampon ».
Claire Brennan a été condamnée à une amende de 750 £ (1 355 $ CAN, 956 $ US) le lundi 2 décembre par le tribunal de Coleraine pour avoir prié et tenu une pancarte pro-vie à l’intérieur d’une soi-disant « zone tampon » à l’extérieur de l’hôpital Causeway à Coleraine le 3 octobre 2023.
La vidéo de l’arrestation de Brennan et de son associé David Hall en octobre 2023 a été publiée sur la chaîne YouTube du groupe de défense juridique Christian Concern.
Selon un article du journal News Letter, basé à Belfast, Mme Brennan avait plaidé non coupable, affirmant que ses actions étaient protégées par le droit à la liberté de religion en vertu de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH).
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