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Duplessis revisité


Maurice Duplessis, Premier ministre du Québec (1936-1939 et 1944 1959).

Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo (rognée) : BAnQ/Wikimedia Commons

Le Mythe de la Grande Noirceur a beaucoup de plomb dans l’aile. Lors des Rendez-vous d’histoire de Québec 2019, le jeune historien Alexandre Dumas (UQTR) a présenté Maurice Duplessis sous un jour plutôt favorable. Il n’a sans doute pas l’intention de réhabiliter le Québec d’avant la Révolution tranquille. Mais il trace un portrait plus réaliste de cette époque, car ses travaux ne sont pas entachés par un anticléricalisme primaire.

Alexandre Dumas affirme que le clergé n’appuyait pas systématiquement le régime Duplessis (1936-1939 et 1944-1959). Le Premier ministre libéral, Louis-Alexandre Taschereau (1920-1936), consultait toujours les évêques avant de présenter un projet de loi qui touchait aux relations entre l’Église et l’État, mais pas Maurice Duplessis. S’estimant « bon catholique », Duplessis agissait unilatéralement, sans trop tenir compte des autorités de l’Église.

Contrairement à ce que l’on a vu dans la télésérie Duplessis (1978), ce n’est pas le cardinal Villeneuve qui a suggéré au Premier ministre d’adopter la « loi du cadenas » contre la propagande communiste (1938). L’initiative est venue du seul gouvernement.

L’installation par Duplessis d’un crucifix à l’Assemblée législative s’accordait tellement avec la mentalité du Québec de ce temps qu’elle n’a soulevé aucun débat, ni à la chambre ni dans les journaux. Taschereau avait d’ailleurs posé un geste semblable en ordonnant d’accrocher un crucifix dans toutes les salles d’audience des tribunaux, en 1930.

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Duplessis s’est opposé mollement au suffrage féminin. Plusieurs députés libéraux étaient beaucoup plus antiféministes, voire carrément misogynes. Quelques députés de l’Union nationale ont même soutenu les suffragettes, avec l’accord de leur chef.

Les évêques ne mangeaient pas dans la main de Duplessis. Le cardinal Villeneuve (Québec) s’est réjoui du retour au pouvoir des libéraux, en 1939. Sur les 22 évêques de la province, Mgr Desmarais (Amos) a été le seul partisan ouvert de l’Union nationale. Les autres appréciaient généralement Duplessis, mais sans le manifester publiquement. En fait, le clergé ne faisait pas de politique partisane. En privé, certains prêtres pouvaient s’afficher bleus ou rouges, mais ils ne donnaient aucune directive électorale du haut de la chaire. La fameuse maxime « le ciel est bleu, l’enfer est rouge » relève de la légende.

L’archevêque de Montréal, Mgr Joseph Charbonneau, a certes dénoncé Duplessis durant la grève d’Asbestos (1949), mais il s’entendait par ailleurs plutôt bien avec le Premier ministre.

L’épiscopat québécois s’est officiellement opposé à trois mesures du gouvernement Duplessis : la loi sur les relations ouvrières (1937), qui déplaisait aux syndicats catholiques ; la Charte de l’Université de Montréal (1938), qui soustrayait cette institution à l’autorité de l’archevêché ; et la création du Ministère de la Jeunesse (1946), qui ouvrait la porte à un éventuel ministère de l’éducation.

Un fait montre que Duplessis n’hésitait pas à tenir tête à l’Église. Le délégué apostolique du Vatican à Ottawa, Mgr Ildebrando Antoniutti, lui avait demandé d’accorder une amnistie aux grévistes d’Asbestos, à l’occasion de l’Année Sainte de 1950. Le Premier ministre a répondu sèchement que tous ceux qui avaient commis des actes criminels devaient subir un procès régulier.

Selon Alexandre Dumas, les deux grands partis politiques du Québec d’avant 1960 étaient aussi catholiques l’un que l’autre. L’idée d’un affrontement entre le « cléricalisme » de l’Union nationale et le « laïcisme » du Parti libéral, dit-il, a été conçue après la Révolution tranquille pour « nous faire haïr notre passé » en nous laissant croire que nos ancêtres n’étaient que des ignorants soumis à un clergé rétrograde et tyrannique.

L’historiographie antiduplessiste a finalement repris à son compte la plupart des préjugés francophobes du Canada anglais, comme la fameuse légende de la « priest ridden province ».

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