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Des universitaires canadiens rédigent un article en faveur de l’euthanasie pour les pauvres

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Rawpixel.com/Adobe Stock

13 mai 2023 (LifeSiteNews) — Alors que le soutien au suicide assisté au Canada augmente malgré une série d’histoires atroces rapportant que les pauvres et les handicapés optent pour des injections létales par pur désespoir, nous assistons à l’émergence d’une culture véritablement post-chrétienne. Comme le titrait l’an dernier le magazine britannique The Spectator : « Pourquoi le Canada euthanasie-t-il les pauvres ? » La réponse de certains bioéthiciens semble être la suivante : Pourquoi pas ?

En fait, un nouvel article rédigé par deux bioéthiciens de l’université de Toronto soutient que l’euthanasie des pauvres devrait être socialement acceptable. Kayla Wiebe, doctorante en philosophie, et la bioéthicienne Amy Mullin, professeur de philosophie, ont écrit dans le Journal of Medical Ethics :

Il est inacceptable de forcer des personnes qui se trouvent déjà dans des circonstances sociales injustes à attendre que ces circonstances sociales s’améliorent, ou que la possibilité d’une charité publique se produise de manière peu fiable lorsque des cas particulièrement pénibles sont rendus publics. Une approche de réduction des préjudices reconnaît que la solution recommandée est nécessairement imparfaite : un « moindre mal » entre deux ou plusieurs options moins qu’idéales.

Les histoires d’horreur de Canadiens cherchant à se suicider parce qu’ils ne peuvent pas obtenir l’aide sociale dont ils ont besoin sont des « scénarios catastrophes », écrivent les deux bioéthiciennes. « Une façon de répondre à ces cas est de dire : “Il est clair que l’aide médicale à mourir ne devrait pas leur être accessible” », a déclaré Mme Mullin lors d’une entrevue. « Nous ne pensons pas que le fait que les conditions sociales contribuent à rendre leur vie intolérable signifie qu’ils n’ont pas les moyens de faire ce choix. Les gens peuvent décider par eux-mêmes si leur vie vaut la peine d’être vécue, et nous devons respecter cela ».

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Wiebe et Mullin rejettent l’idée que les circonstances qui poussent les Canadiens au suicide sont coercitives et [affirment] que refuser de les tuer à leur demande « revient à perpétuer leur souffrance, en espérant que cela conduira finalement à un monde meilleur et plus “juste” ». Selon eux, la meilleure « approche de réduction des préjudices » signifierait que « la voie la moins préjudiciable est d’autoriser la mise à disposition de l’Aide médicale à mourir ».

Nous voyons ce qui se passe lorsque nous redéfinissons les mots ; lorsque le suicide et les injections létales peuvent être considérés comme une « aide médicale » ou des soins de santé tout court — les bioéthiciens peuvent écrire que le suicide est une « réduction des préjudices » et que proposer le suicide à ceux dont les conditions sociales sont intolérables est « la voie la moins préjudiciable ». Selon Wiebe : « Toutes les options sur la table sont vraiment tragiques et malheureuses. Mais la solution la moins préjudiciable est de permettre aux personnes capables de prendre des décisions d’avoir accès à ce choix, même s’il est terrible ».

Il est facile de se moquer de ce document ou de le rejeter, mais il faut garder à l’esprit qu’il y a très peu de temps, les militants de l’euthanasie prétendaient avec insistance que personne ne demande le suicide assisté à cause de sa situation sociale. Certains, semble-t-il, admettent maintenant que cela existe et qu’il faudrait l’autoriser. Compte tenu de la rapidité avec laquelle le régime canadien du suicide s’est développé et de la détermination du gouvernement Trudeau à l’étendre encore davantage, je pense que nous devrions traiter des propositions comme celle-ci très sérieusement. Le Canada a décidé de définir le suicide par injection létale comme un soin de santé. Comment pourrait-on justifier le refus de ces « soins de santé » ?

Comme l’a déclaré Yuan Yu Zhu, chercheur canadien au Harris Manchester College d’Oxford, qui écrit régulièrement sur l’euthanasie : « C’est plus que tragique : c’est une tache morale sur notre pays, que les générations futures devront se réparer ». Il a raison. Les choses vont s’aggraver considérablement avant de s’améliorer — si toutefois elles s’améliorent.



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