L’absurdité ultime de la culture de mort : proposer le suicide assisté pour éviter le suicide
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik
« Troubles mentaux: offrir l’aide médicale à mourir pour contrer le suicide » est le titre d’un article d'opinion publié dans le Soleil, le paradoxe qui y est proposé serait hilarant s'il ne s'agissait d'un sujet éminemment grave.
Pensez un peu, proposer la mort pour éviter que des gens se tuent ! Offrir le suicide pour éviter le suicide...
C'est ce que proposent le Dr Chantal Descoteaux et le Dr Claude Gagnon, actuellement (heureusement) à la retraite, dans un texte empreint de contradiction d'un bout à l'autre.
Ils disent que les personnes qui se suicident, soit vivaient une crise passagère, soit avaient été suivies par le système de santé pendant des années ont essayé tout ce qu'on leur avait proposé. Ces personnes, poussées par le désespoir, ont choisi le suicide. Ces médecins disent ensuite : « Fermer les yeux sur cette réalité ne sauve aucune vie. » Réflexion étrange s’il en est, car en quoi tuer des gens suicidaires va-t-il sauver des vies ?
Il est certain que cela ferait baisser les taux de suicide, puisque le suicide assisté n'est pas compté comme un suicide — ce qui est une erreur fondamentale puisque dans les deux cas la personne veut mettre fin à ses jours.
Lire la suiteComment le contrôle du discours restreint le débat sur l’euthanasie au Canada
Par Alicia Duncan et Kelsi Sheren (Alician Duncan), republié par la Coalition pour la prévention de l’euthanasie — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : AMARYAN/Adobe Stock
Le prix de la certitude
Le régime canadien d’aide médicale à mourir (AMM) repose sur une promesse qui est essentielle pour garder la confiance du public : celle de garantir que les personnes souhaitant bénéficier d’une aide à mourir puissent le faire dans un cadre doté de garanties rigoureuses protégeant les personnes vulnérables tout en respectant leur autonomie.
Je me suis intéressée à cette question non par idéologie, mais par expérience. En octobre 2021, ma mère est décédée en Colombie-Britannique après avoir eu recours à l’aide médicale à mourir (AMM), à la suite d’un déclin rapide marqué par une perte de poids importante, des douleurs chroniques, une détérioration de son état psychiatrique, des troubles alimentaires et un profond désespoir. Ma famille estimait que ces circonstances soulevaient de sérieuses questions concernant la vulnérabilité, la capacité de discernement, ainsi que la question de savoir si son désir de mourir reflétait une autonomie durable ou les distorsions d’une souffrance mentale non traitée.
Les questions que j'ai posées au lendemain de ces événements ont changé le cours de ma vie. Ce qui n'était au départ qu'une tentative pour comprendre comment cela avait pu arriver s'est transformé en des années d'enquête ponctuées de demandes d'accès à l'information, de plaintes auprès des autorités de régulation, et de ce qui est devenu la première enquête policière au Canada sur un décès lié à l'aide médicale à mourir. Ce travail m’a finalement amenée à témoigner à deux reprises devant des commissions parlementaires et à participer à des discussions avec des décideurs politiques au Royaume-Uni et en Écosse. Il a également servi de base à mon prochain livre, The Other Side of the Straitjacket : A Daughter’s Story of Mental Illness and Assisted Dying.
Lire la suite« À l’aide ! » : une euthanasie ratée met à nu l’horrible réalité qui se cache derrière « l’aide médicale à mourir »
Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : wirestock/Freepik
Les défenseurs de l’euthanasie détestent ce genre d’histoires, car elles permettent au public de découvrir sans fard ce qui se cache derrière tout ce discours apaisant et médicalisé : le fait de tuer des gens.
13 juin 2026 (LifeSiteNews) — La grande victoire des militants en faveur du suicide assisté a été de « blanchir » et de « médicaliser » le fait de tuer des êtres humains. Nous ne pouvons plus utiliser des mots comme « suicide » ou « meurtre » ; nous devons au contraire recourir à un langage fallacieux et propagandiste comme « aide médicale à mourir » ou, de préférence, à l’acronyme à consonance officielle « AMM ». Le suicide et le meurtre nous mettent toujours mal à l’aise ; c’est pourquoi ces termes ont été soigneusement écartés de notre champ de vision.
La propagande sans cesse diffusée auprès du public consiste à faire croire qu’une mort par injection létale est non seulement moralement acceptable, mais aussi belle et sereine. À l’inverse, mourir de manière naturelle est présenté comme sinistre, douloureux et horrible, tant pour la personne en fin de vie que pour sa famille. La CBC et d’autres médias ont systématiquement présenté les restrictions en matière d’euthanasie comme des mesures cruelles qui obligent les gens à endurer d’atroces souffrances.
De temps à autre, on entrevoit la vérité. « En Ontario, un homme a gémi, grimacé et répété “aidez-moi” alors qu’il subissait une mort assistée par un médecin, car un des médicaments n’avait pas produit le niveau de sédation escompté, si bien qu’il était encore conscient », rapporte Sharon Kirkey dans le National Post du 3 juin.
Lire la suite70 000 personnes appelant la ligne de prévention du suicide ont mentionné le « suicide assisté » comme option
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Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pixel-Shot/Adobe Stovk
Dans près de 70 000 appels à la ligne de prévention du suicide 9-8-8, les personnes affirmant avoir des pensées suicidaires mentionnent également envisager le « suicide assisté », ce qui représente 7 % des 900 000 appels que la ligne a reçus.
Le Dr Allison Crawford, médecin-chef de la ligne 9-8-8, a témoigné de ces nombres devant le « Comité mixte spécial sur l'aide médicale à mourir », ajoutant que « lorsque les personnes évoquent l'AMM [euthanasie], elles présentent un niveau de tendances suicidaires nettement plus élevé que les personnes qui appellent ou envoient des SMS sans évoquer l'AMM ».
Et on va étendre quand même l'euthanasie aux personnes souffrant de maladie mentale uniquement ? Les pro-vie le disaient dès le début : lorsque l'euthanasie aura été légalisée, les barrières sauteront les unes après les autres.
Notons aussi que 90 organismes de soutien aux personnes handicapées ou souffrant de maladie mentale ont signé une lettre demandant au gouvernement libéral de Mark Carney d'abroger l'extension de l'euthanasie aux personnes souffrant uniquement de maladie mentale — qui entrera en vigueur le 17 mars 2027.
Lire la suiteUne lettre d’une psychologue contre l’euthanasie pour les personnes souffrant de maladie mentale

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : lightfield studios/Adobe Stock
Dans une lettre ouverte publiée dans le Quotidien, la psychologue Georgia Vrakas, professeur agrégé au Département de psychoéducation et travail social de l’Université du Québec à Trois-Rivières, souligne pourquoi l'extension de l'euthanasie aux personnes souffrant uniquement de maladie mentale (qui entrera en vigueur le 17 mars 2027) est une mauvaise idée.
Souffrant elle-même de bipolarité, elle explique combien l'accès à diverses choses comme le logement, le travail ou des soins adéquats peut-être difficile pour les personnes atteintes de maladie mentale. Elle s'étonne que l'on veuille tant étendre l'euthanasie à ces personnes sous prétexte d'"égalité" alors qu'il y a beaucoup de travail à faire dans la société pour qu'elles soient moins discriminées dans la vie. Selon le Quotidien :
"Elles constituent des groupes les plus stigmatisés, les plus discriminés et les plus marginalisés de la société. Cela m’amène à une réflexion: on se déchire la chemise pour ne pas discriminer les personnes vivant avec une maladie mentale face à la mort, mais qui se déchire la chemise lorsqu’on nous discrimine quotidiennement alors qu’on est encore en vie? Veut-on vraiment que l’AMM devienne notre choix par défaut?"
Louant le travail des organismes de prévention du suicide, dont elle a elle-même bénéficié par le passé, elle s'inquiète de l'impact qu'aura cette extension sur la prévention du suicide. Elle souligne avec justesse qu'il n'y a pas de réelle différence entre le "suicide assisté" (ou euthanasie) et le suicide, elle se demande également s'il y a une réelle différence entre la souffrance d'une personne qui a recours au suicide et celle d'une personne qui a recours à l'euthanasie :
"Utilisons les vrais mots. Dans les deux cas, il s’agit de poser intentionnellement un geste visant à mettre fin à la souffrance par la mort."
"La différence entre les deux réside dans la personne qui pose le geste. La souffrance est-elle la même ou différente entre les deux? Nous ne le savons pas, car, à ce jour, il n’existe aucun outil validé nous permettant de distinguer la souffrance d’une personne vivant avec une maladie mentale qui veut mourir par suicide de celle d’une personne vivant avec une maladie mentale qui veut mourir par l’AMM."
"Pour moi, l’aide médicale à mourir pour la maladie mentale va directement à l’encontre de la mission de la prévention du suicide. Que se passera-t-il si la loi change? Est-ce que les personnes suicidaires se tourneront vers l’AMM plutôt que les centres de prévention du suicide? Je ne sais pas. À la lumière des connaissances actuelles et de notre responsabilité collective, ne faisons pas de l’aide médicale à mourir le choix par défaut des personnes vivant avec une maladie mentale. Un choix qui, en réalité, n’en est pas un."
Un prêtre catholique s'est fait proposer deux fois l'euthanasie à l'hôpital général de Vancouver

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : bonnontawat/Adobe Stock
Le Père Larry Holland, âgé de 79 ans, a été hospitalisé pour une fracture de la hanche, alors qu'il s'en remettait, l'euthanasie lui a été proposée deux fois, bien que son état ne fût pas terminal ; la première fois par un médecin, dans le cas où l'état du P. Holland déclinerait au cours de la convalescence ; la seconde fois, quelques semaines plus tard, par une infirmière, bien que le P. Holland eût affirmé qu'il était opposé à cette solution pour des raisons morales lors de la première proposition.
Le prêtre, « profondément choqué », qualifie ces démarches de « fausse compassion ». Reconnaissant avoir ressenti la tentation toute humaine de recourir à une solution rapide à ses douleurs, il affirme que de surmonter la souffrance peut être l'occasion de grandir spirituellement et humainement, ouvrant de « nouveaux horizons ».
Le système de santé de Vancouver a réagi en soulignant que le personnel soignant est autorisé à aborder la question de l'euthanasie avec les patients selon son « jugement clinique » (même semble-t-il, dans ce cas, si la personne a déjà dit qu'elle n'en voulait pas et qu'elle s'y opposait moralement...).
Le Père Larry Lynn, aumônier de l'archidiocèse de Vancouver, a déclaré que ce cas était sans doute « l'un des plus choquants de la nature coercitive et insensible du régime canadien d'euthanasie ».
Le P. Lynn relève d'ailleurs qu'une association pro-euthanasie, l'Association canadienne des évaluateurs et prestataires de l'AMM, avait publié un manuel conseillant de ne pas assumer que l'opposition d'un patient tenait à sa foi. Le document en question explique :
« Les professionnels de santé peuvent tirer des conclusions erronées quant à l'opinion d'une personne sur l'aide médicale à mourir ; par exemple, ils peuvent supposer qu'une patiente s'oppose à l'aide médicale à mourir parce qu'elle est une religieuse catholique, alors que des religieuses catholiques et d'autres personnes menant une vie fondée sur la foi ont sollicité l'aide médicale à mourir. »
Ce document insidieux toutefois ne propose pas de cas réels pour appuyer son énoncé. Ce document que le P. Lynn qualifie de « diabolique » a depuis été modifié, ne présentant plus l'« exemple » de la religieuse, mais faisant la même recommandation regardant les croyants.
La Colombie-Britannique a été le théâtre de combats juridiques entre le gouvernement provincial et des hospices catholiques qui s'opposent à ce que l'euthanasie soit pratiquée dans leurs murs, comme la Delta Hospice Society qui a été contrainte de céder son installation de Vancouver au système de santé publique.
Un adolescent néerlandais euthanasié pour autisme

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Canva
Si le Canada sert d'exemple repoussoir en France et en Grande-Bretagne en matière d'euthanasie, l'exemple des Pays-Bas devrait nous alerter en ce qui concerne la direction que prend le Canada.
Là-bas, un adolescent d'environ 17 ans a été euthanasié en raison de son autisme. Le jeune homme qui a demandé l'euthanasie se sentait « sans joie » et souffrait d'anxiété, de difficultés d'intégration et d'une hypersensibilité aux stimuli. Son médecin a dit n'avoir eu « aucun doute » quant à la capacité de l'adolescent à prendre une telle décision.
Eh oui, euthanasié pour cause d'autisme, alors qu'il avait la vie devant lui...
L'euthanasie pour raison de problèmes mentaux est légale depuis 2002 aux Pays-Bas et a été en pratique assez rare entre 2002 et 2010, raison pour laquelle le système néerlandais était présenté comme un modèle d'équilibre par les promoteurs de l'euthanasie, avant de grimper de façon fulgurante, notamment chez les jeunes adultes et plus récemment les mineurs.
Or, au Canada, où le nombre d'euthanasies est déjà très élevé, l'euthanasie pour seule raison de maladie mentale entrera en vigueur en mars 2027, avec des dispositions moins restrictives qu'aux Pays-Bas, ce qui laisse craindre que littéralement des milliers de personnes atteintes de problèmes mentaux demanderont la piqûre de la solution finale.
Les médecins canadiens obligés de proposer l'euthanasie

Par Clémentine Jallais (reinformation.tv) — Photo : Africa Studio/Adobe Stock
Alors qu’outre-Manche, les membres de la Chambre de Lords, réticents, ont proposé près de 1 000 amendements au projet de loi sur la fin de vie, le Canada, lui, s’ébroue dans une carrière toujours plus vaste, avec des mains toujours plus libres. Selon des médecins, le gouvernement canadien contraint désormais les médecins à promouvoir l’euthanasie auprès de leurs patients, même les plus vulnérables, surtout les plus vulnérables, ceux qui seront le moins capables de se battre contre une telle porte de sortie, soit parce qu’ils sont seuls, soit parce qu’ils souffrent trop.
Les chiffres avaient déjà augmenté, mais le nombre d’euthanasies risque immanquablement de croître davantage. D’autant plus que l’accès aux soins devient de plus en plus difficile (et c’est une réalité dans toute l’Europe et dans d’autres pays développés, et on la constate notamment en France) et que les soins palliatifs sont les premiers à s’en trouver diminués.
Lire la suiteUn Canadien perd ses deux grands-mères par euthanasie en seulement deux mois

Benjamin Turland.
Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/Amanda Atchman/YouTube
5 novembre 2025 (LifeSiteNews) — « Nous sommes ici parce que deux de mes quatre grands-parents sont décédés par euthanasie à deux mois d’intervalle. »
C’est ainsi que Benjamin Turland commence une nouvelle vidéo poignante et bouleversante réalisée par Dying to Meet You, un projet de témoignage lancé par Amanda Achtman. Bon nombre de ces histoires qui célèbrent la vie, notamment celle de Roger Foley, un homme à qui l’euthanasie a été proposée à plusieurs reprises, et celle de Christine, qui s’est fait tatouer les mots « Don't Euthanize Me » (Ne m’euthanasiez pas) à plus de 80 ans, sont devenus virales.
Turland se souvient très bien du moment où ses parents l’ont appelé pour lui annoncer que l’une de ses grands-mères avait choisi l’euthanasie. « Je n’avais jamais vécu une telle expérience auparavant, j’avais l’impression d’avoir reçu un coup de poing dans le ventre », a-t-il déclaré. « Elle allait probablement mourir dans les jours qui suivaient de causes naturelles, et je ne comprenais pas pourquoi elle voulait aller à travers ça. Cela m’a complètement bouleversé. »
Deux mois plus tard, la grand-mère dont Turland était le plus proche a pris la même décision. Il avait vécu avec elle pendant ses études universitaires, et elle était l’une de ses amies les plus proches. Ils avaient des surnoms spéciaux l’un pour l’autre, notamment « Bestie ». Il chérissait chaque moment passé avec elle.
Lire la suiteUne célébrité se fait euthanasier, mettant encore davantage l’horreur de l’euthanasie à la mode

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : prostooleh/Freepik
31 octobre 2025 (LifeSiteNews) — Une autre célébrité a choisi de mourir par suicide assisté, contribuant ainsi à mettre à la mode l’euthanasie et le suicide assisté, opérés par un médecin.
Il s’agit cette fois-ci de Jackie Ferrara, artiste et sculpteur de renom, décédée le 22 octobre. Elle était âgée de 95 ans, mais en « bonne santé ». Elle avait simplement décidé qu’elle était prête à partir et qu’elle voulait mourir avant de devoir dépendre de quelqu’un.
« Je ne veux pas d’aide ménagère », a-t-elle déclaré au New York Times dans une récente entrevue. « Je n’ai jamais voulu personne. Je me suis mariée trois fois. Ça me suffit. » Ferrara, qui est Américaine, n’était admissible au suicide assisté ou à l’euthanasie nulle part aux États-Unis, car elle était en bonne santé. Elle s’est donc rendue à l’établissement de Pegasos, à Bâle en Suisse, où elle s’est suicidée.
Ferrara est célèbre dans les cercles artistiques new-yorkais et au-delà ; ses œuvres sont exposées au Museum of Modern Art et elle était réputée pour ses sculptures en planches de bois. Selon le magazine People, sa conseillère en succession et en héritage, Tina Hejtmanek, a confirmé son décès.
J’ai remarqué que le tabloïd utilisait désormais l’acronyme canadien « MAID » (AMM — aide médicale à mourir) pour décrire le suicide de Ferrara, bien qu’il s’agisse d’une publication américaine. Cet acronyme est employé pour éviter le mot « suicide », qui a une charge émotionnelle pour beaucoup de gens. « Suicide assisté » a une connotation dramatique, contrairement à « MAID ».
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