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La chroniqueuse Lise Ravary commente l'arrivée de la candidate Louise Mailloux au Parti Québécois

Sur le site du Journal de Montréal du 8 mars 2014 :

(Cégep du Vieux-Montréal où enseigne Louise Mailloux)

(Photo : khayman sur wikimedia.org, licence creative commons)

 

Et voilà que le PQ  annonce la candidature de Louise Mailloux, l’auteur de La laïcité, ça s’impose, dans Gouin, face à Françoise David.

Son livre, cité à gauche et à droite, n’est pas un essai sur la laïcité, mais un pamphlet venimeux, une charte à fond de train contre la religion, toutes les religions. Pour quelqu’un qui enseigne la philosophie au niveau collégial, madame Mailloux pense avec ses viscères et non pas avec sa tête quand elle parle de religion et même de spiritualité.

La nuance, elle ne connaît pas. Sa spécialité c’est  l’attaque frontale, le raccourci intellectuel, l’exagération grossière et un mépris affiché pour quiconque entretient la moindre ouverture pour le phénomène religieux ou spirituel, y compris du point de vue culturel.

La « neutralité » religieuse du Parti Québécois est un rouleau compresseur des religions pour ne laisser place qu'à un musée des religions et à un matérialisme athée pratiqué en public. Louise Mailloux reflète parfaitement le type de « laïcité » que veut développer le Parti Québécois.

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Elle veut se faire fabriquer un orphelin à partir du sperme de son mari décédé...

Sur le site de genethique.org du 7 mars 2014 :

(Photo : wikimedia sans copyright)

 

 

Par une décision rendue ce jeudi 6 mars, la Haute Cour de Londres a autorisé une jeune femme âgée de 28 ans à utiliser le sperme congelé de son mari défunt et ce, jusqu'à 2023, "afin de lui laisser du temps pour éventuellement concevoir un enfant". 

Sur le site de 20min.ch du 6 mars 2014 :

La décision de la Haute Cour est toutefois encore susceptible d'un recours devant la Cour d'appel de la part de l'Autorité de régulation. En France, une cour d'appel avait rejeté en 2010 la demande d'une veuve qui réclamait de récupérer le sperme congelé de son mari décédé afin de se faire inséminer, en soulignant que le décès mettait fin à la conservation des gamètes.

La France a pris la sage décision sur ce sujet.

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Histoires de toilettes canadiennes, de personnes transgenres, et d'agressions sexuelles

Sur le site de Radio-Canada du 7 mars 2014 :

(Messieurs, Dames, et autres choix de réponses?)

(Photo : jyhem sur flickr.com, licence creative commons)

 

La Commission des droits de la personne de l'Île-du-Prince-Édouard mène une campagne de sensibilisation au droit à l'expression de l'identité sexuelle. (...)

Par exemple, dans le cas de toilettes publiques, une personne transgenre peut se sentir mal à l'aise d'utiliser celles réservées aux hommes ou celles réservées aux femmes. En principe, les entreprises ayant des toilettes réservées aux hommes et aux femmes pourraient faire l'objet de plaintes pour discrimination. (...)

Et ce n'est pas tout... Sur le blog de Jeanne Smits du 6 mars 2014, on parle aussi des légendaires toilettes canadiennes :

Christopher Hambrook, 37 ans, est biologiquement un homme. Mais voilà quelque temps qu'il se présente comme transgenre. Et comme on ne doit pas faire de discrimination à l'encontre des transgenre – ce sont les droits LGBT – dans un pays aussi évolué que le Canada, il a pu en profiter pour obtenir la possibilité de s'introduire dans un abri pour femmes de Toronto. Bilan : plusieurs agressions sexuelles en 2012.

C'était l'année où le gouvernement de l'Ontario venait de passer sa loi sur l'identité de genre. Les opposants à la loi l'avaient qualifiée de « loi toilettes » (Bathroom bill) en expliquant qu'elle conduirait à permettre aux hommes s'identifiant avec le sexe féminin à utiliser les toilettes et autres lieux réservés aux femmes à des fins d'agression.

Le cas Hambrook est venu confirmer cette interprétation et s'est achevé, la semaine dernière, avec la décision d'un juge de Toronto, de le faire incarcérer de manière « indéfinie » au motif qu'il s'agit d'un « délinquant dangereux ».

En tant que « Jessica », il avait agressé une femme endormie en lui arrachant ses vêtements et s'en était pris à plusieurs reprises à une femme sourde, la contraignant à le toucher, l'épiant alors qu'elle prenait sa douche.

(...)

« On n'a pas besoin d'être neurochirurgien pour comprendre que le fait de permettre aux hommes d'accéder aux toilettes et à d'autres lieux privés allait fatalement aboutir à des agressions », a déclaré Jack Fonseca de Campaign Life Coalition à LifeSiteNews, d'où je tire cette histoire exemplaire.

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Reconnaître que les autres sont un fardeau... pour accepter l'euthanasie

Sur le site du journal Le Soleil du 7 mars 2014, la journaliste Mylène Moisan raconte l'histoire d'un homme espérant la possibilité d'être euthanasié :

(Entre tous les êtres humains, il y aura toujours un lien de dépendance qui ne s'oppose pas à l'autonomie. Chacun son tour a besoin de quelqu'un d'autre. Le refuser produit une déshumanisation de la société.)

(photo :  ...Vincent... sur flickr.com, licence creative commons)

(...)L'homme est fier, il «ne veut pas être un fardeau. Quand je ne voudrai plus vivre ça, laissez-moi partir».

On a beaucoup parlé du projet de loi. L'homme est juriste, il doute que le texte soit contesté devant les tribunaux. «Je dirais que c'est assez bien fait.» Mais, en tant qu'homme condamné, il bute sur l'article 26, où on parle de «souffrances physiques ou psychiques constantes, insupportables et qui ne peuvent être apaisées par des conditions [que la personne] juge tolérables».

La dignité ne se résume pas à l'absence de souffrance. (...)

Le silence de la journaliste reconnaît que l'homme malade fait le bon constat en se considérant comme un fardeau pour la société. Et que ce n'est pas parce qu'il ne souffre pas qu'il peut être considéré comme digne...

Le fait d'être un poids pour les autres serait un facteur d'indignité que les personnes fières ne doivent pas supporter. La journaliste nous présente cet homme comme un modèle. Il ne sera pas un fardeau...

Comme si dans notre vie, même en santé, nous ne sommes pas chacun notre tour le fardeau de l'autre... S'il fallait éliminer toutes les personnes à charge, d'une façon ou d'une autre, de la planète, l'espèce humaine disparaîtrait.

Cette immaturité qui refuse la saine dépendance qui est relation et acceptation de l'aide dont nous avons besoin et que nous ne pouvons nous procurer par nous-même se répand dans une société matérialiste et individualiste. Ce n'est pas un hasard si des intellectuels en santé s'arrogent le droit de définir qui est une personne et qui ne l'est pas, selon le développement du cerveau ou le niveau de conscience. C'est la loi du plus fort qui prime et les personnes dépendantes des cerveaux aux coeurs attrophiées, si elles ont un minimum de fierté, devraient refuser cette dépendance et demander l'euthanasie.

Et les journalistes d'applaudir.

C'est à ce degré d'inhumanité qu'une bonne partie de notre élite intellectuelle québécoise est arrivée. C'est ce qui est enseigné dans nos universités et cégeps.

Ce n'est pas un progrès de civilisation.

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Le Parti Québécois recrute l'auteure du livre « La laïcité, ça s'impose ». Elle partage la volonté d'imposer un laïcisme d'État

Sur le site du journal La Presse du 7 mars 2014 :

(Françoise David va devoir affronter une idéologue de sa stature...)

(Photo : Asclepias sur wikimedia.org, licence creative commons)

 

 

le Parti québécois a choisi Louise Mailloux, professeure de philosophie au cégep du Vieux Montréal, pour être candidate dans Gouin et livrer bataille à la cochef de Québec solidaire, Françoise David.

(...)

 la croyance de certains ne doit pas devenir la loi de tous et de  toutes», résume Mme Mailloux dans son livre.

C'est effectivement une raison pour laquelle on ne doit surtout pas voter pour le Parti Québécois qui cherche à imposer un laïcisme qui veut étouffer la liberté religieuse au Québec, pour ne laisser la place qu'à sa croyance pratiquée dans un matérialisme athée.

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Des criminels portant des sarraus pratiquent l'euthanasie passive des bébés en France

Sur le site de actusoins.com du 6 mars 2014, différentes façons de laisser mourir les bébés sont expliquées :

(Photo : Nevit Dilmen sur wikimedia.org, licence creative commons)

 

Le deuxième modèle est beaucoup plus actif. L’équipe arrête tout soin, toute alimentation et hydratation, mais elle accompagne l’enfant avec une sédation, " pour qu’il avance tranquillement vers la mort, sans souffrir ". Les parents sont au courant, et l’enfant meurt dans les deux ou trois jours.

Enfin, le troisième modèle se situe entre les deux précédents et est plus respectueux de la loi Leonetti : on arrête tout, on essaye le biberon mais sans trop de conviction, puis, on arrête de le lui proposer et on le laisse mourir "naturellement", sans  augmenter les sédatifs. Mais cela peut durer longtemps. Deux, voire trois semaines.

On laisse mourir de faim et de soif un enfant pendant des semaines, « naturellement »... Mais comment une équipe médicale peut-elle être composée « naturellement » d'autant de personnes sans coeur? 

Et comme de tels criminels sévissent en France, certains appellent à des lois pour permettre l'euthanasie des bébés pour leur éviter de subir ces actes criminels.

Ces derniers ramollis du cerveau n'ont jamais pensé qu'une prévention et une sensibilisation aux crimes en milieu hospitalier seraient plus raisonnables que la mise à mort rapide des enfants pour empêcher leur mort lente, par inanition.

Il y a vraiment des nouvelles inimaginables...

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Yvon Marcoux, autre candidat s'étant opposé au projet de loi 52 (euthanasie), quitte la vie politique

Et de cinq! Voici le cinquième candidat après Henri-François Gautrin, Danielle St-Amand, Pierre Marsan, Lawrence Bergman, à quitter le navire libéral, parmi les opposants à l'euthanasie. Sur le site de journaletoile.com du 4 mars 2014 :

(Cinquième candidat contre l'euthanasie qui dit au revoir à la vie politique)

(photo :  steve.grosbois sur flickr.com, licence creative commons)

Sa décision est le fruit d’une longue réflexion à laquelle le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, a été confronté jeudi dernier. « Je ne crois pas que je pourrais compléter un plein mandat de quatre ans de façon adéquate. Être député ne se fait pas à temps partiel. À l’aube de mes 73 ans, je ressens maintenant le besoin de passer plus de temps avec mon épouse, mes enfants et mes petits-enfants », explique celui qui continuera d’occuper ses fonctions jusqu’à la journée du scrutin des prochaines élections.

Voir la liste des candidats opposés à l'euthanasie.

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Conçu dans le viol, un prêtre confie : « J'ai pardonné à mon père et j'ai entendu sa confession »

par Sofia Vazquez- Mellado, traduit par Campagne Québec-Vie

QUITO, Équateur, 12 février 2014 (LifeSiteNews.com) — Un prêtre équatorien a confié qu’il a été conçu lors du viol de sa mère, alors âgée de 13 ans, et que plus tard, non seulement il a pardonné à son père, mais il a entendu sa confession.

« Je pourrais être dans une poubelle, mais au lieu de cela j’ai reçu la vie », a dit le Père Luis Alfredo Leon Armijos, 41 ans, à ACI Prensa dans une interview l'année dernière.

Le prêtre a raconté que sa mère, Maria Eugenia Armijos, travaillait à faire le ménage dans une maison de Loja, en Équateur, pour aider ses parents à subvenir aux besoins de ses sept frères et sœurs. Elle n'avait que 13 ans lorsque « le propriétaire de la maison, profitant de ce qu’il était seul, a abusé d'elle, à la suite de quoi elle est devenue enceinte ».

La famille de Maria Eugenia l’a rejetée. « Ils ne voulaient pas que le bébé naisse, alors ils l'ont frappée au ventre et lui ont donné des mixtures à boire pour tenter de la faire avorter », a dit le prêtre.

La jeune fille a décidé de s'enfuir à la ville de Cuenca, où elle a donné naissance à Luis Alfredo, qui est né avec des problèmes respiratoires en raison du jeune âge de sa mère.

Après un certain temps, Maria Eugenia est revenue à Loja avec le bébé. « Elle a finalement été prise en charge par son violeur — mon père —, qui a reconnu que j'étais son fils et a dit qu'il prendrait soin de moi », a déclaré le Père Leon, « mais cela ne veut pas dire que leurs relations étaient saines ».

« Ils ont eu trois autres enfants et les liens entre moi et mon père étaient plutôt distants », a expliqué le prêtre.

À l’âge de 16 ans, le jeune Luis Alfredo a été invité au Renouveau charismatique. « J'ai eu ma première rencontre avec le Christ », dit-il.

À 18 ans, il décide d'entrer au séminaire de Loja, et il est ordonné prêtre à 23 ans, avec une permission spéciale de l'évêque en raison de son jeune âge.

Ses parents se sont séparés deux ans plus tard et sa mère lui a finalement révélé dans quelles circonstances il avait été conçu.

Le Père Leon dit qu’il s'est rendu compte que « Dieu m’a accordé de devenir prêtre non pas pour juger, mais pour pardonner. Jusqu’à présent, j'avais beaucoup jugé mon père sur tout. »

Des années plus tard, il a reçu un appel de son père qui devait se faire opérer. « Il avait peur et il m'a dit : “Je veux que tu entendes ma confession” », a déclaré le Père Leon.

« Après cela, je lui ai dit : “Papa, tu es prêt pour le Ciel, la vie éternelle,”, a expliqué le prêtre. “À ce moment, les yeux de mon père se sont remplis de larmes. ’’ »

Puis, le père de Leon a reçu la sainte Communion; cela faisait 30 ans qu’il n’avait pas communié.

« Vous pouvez finir par connaître votre propre histoire et détester votre vie », a-t-il poursuivi. « Vous pouvez juger Dieu comme je l'avais fait. Mais j'ai découvert que l'amour de Dieu avait toujours été présent, veillant sur ma vie. »

« Tout ce que j'ai reçu est don. La vie elle-même est un cadeau exquis de Dieu », a-t-il conclu.

Le Père Leon est actuellement curé de la paroisse San José à Loja, Équateur.

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Le député Bergman, qui avait voté contre l'adoption de principe du projet de loi 52 (euthanasie) quitte la vie politique

C'est le quatrième député contre l'euthanasie à quitter la politique, après Danielle St-Amand, Henri-François Gautrin, Pierre Marsan, tous du Parti libéral. Sur le site du Journal de Montréal du 5 mars 2014 :

(photo : wikimedia sans copyright)

Selon les informations du Journal, le député libéral Lawrence Bergman annoncera son départ de la vie politique, laissant du même coup vacant un véritable château-fort libéral.

Ministre du Revenu sous Jean Charest, M. Bergman représente la circonscription de D’Arcy-McGee depuis 1994.

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La charte de la laïcité du Parti Québécois doit être combattue par toute personne respectueuse de la liberté

(« Moi, je ne crois pas en Dieu. Je ne crois pas en un au-delà. Je ne crois pas aux dieux traditionnels. Il y a sûrement quelque part une force qui nous dépasse, mais je crois que ça s'arrête quand on meurt. » Pauline Marois cité dans Paroles de femmes, éd. Québec Amérique, 2003, p.174)

(Photo :Cette image est tirée d'une capture d'écran d'une vidéo contenant une notice spécifiant que les droits d'auteur appartiennent à Les Productions TI, qui sont un service à l'intérieur du Parti québécois. Bien que la licence CC ne soit pas mentionnée dans la vidéo elle-même, une copie de la vidéo a été placée sur le compte youtube du Parti Québécois avec une licence Creative Commons Attribution 3.0.

Capture d'écran faite par l'utilisateur Samounet. )

Pauline Marois veut interdire le port de signes religieux dans la fonction publique. Certains aimeraient l’obliger à porter un signe indiquant son athéisme qu’elle affiche publiquement. Deux positions absurdes qui s’attaquent à la liberté de conscience et de religion. Deux positions qui n’ont rien à voir avec la laïcité qui est neutralité, tant que soit possible et juste, de l’État.

L’expression visible ou la discrétion sur ses croyances relève de la liberté de chacun. Et considérer qu’un signe exprimant son appartenance religieuse soit, en soi, négatif, marque déjà un préjugé à l’encontre des croyants et de la foi en général : la visibilité de la foi serait en elle-même une tare que l’on tolère dans la rue, mais que le gouvernement ne peut accepter dans ses institutions parce que le signe religieux en lui-même serait une agression pour celui qui le voit.

Le gouvernement donne ici une signification prosélyte au signe religieux. Ce qu’il n’est pas. Le croyant qui porte un signe ne pense pas pouvoir forcer quiconque à se convertir à sa religion. La laïcité ne saurait taire les valeurs qu'il tente de communiquer par ce qu'il porte.

Le laïcisme, oui. Parce que le laïcisme se fonde sur la réaction outrée de fanatiques qui ne peuvent accepter que quiconque manifeste des croyances religieuses autres que les siennes. Et, cela est triste à dire, mais c’est la réalité, on retrouve ce type de fanatisme au Québec principalement chez les croyants de religion athée ou chez les agnostiques.

Plus que l’intégrisme musulman, le Québec est étouffé par un intégrisme athée et matérialiste. C’est le principal danger religieux qui guette le Québec.

On le voit avec cet individu du mouvement laïque québécois qui veut empêcher un conseil de ville de réciter une prière, dans le désir de retirer le crucifix de l’Assemblée nationale, dans cette volonté de faire disparaître la musique de Noël et l’interpellation même de Joyeux Noël de la vie des 83 % de chrétiens qui constituent la population québécoise.  

Ces manifestations d’intolérance bornée proviennent de la mouvance « mouvement laïque québécois ». Et c’est cette mouvance venue d’un autre âge qui inspire le texte de la charte des valeurs québécoises.

Et ici, je voudrais faire prendre conscience à plusieurs chrétiens que le débat repose sur le port d’un signe identifiant une appartenance religieuse, et non pas sur la question d’une représentation par l’image du Christ.

Parce que certains éprouvent de la sympathie pour cette mesure qui empêcherait la représentation du Christ sur la croix, qu’ils proscrivent selon leur interprétation de la Bible.

Il faut rappeler que l’interdiction de la charte de la laïcité repose sur le signe, l’identifiant, et que ce signe qui pourrait être tout à fait acceptable pour certains serait lui aussi interdit dans toute la fonction publique, que le fonctionnaire travaille auprès du public ou pas. Et que cette interdiction donne le message gouvernemental que le signe religieux est un mal en soi que l’État ne peut accepter dans ses bureaux, mais qu’il est possible de tolérer dans la rue…

Ce n’est pas un hasard si de nombreuses agressions verbales envers les croyants visibles ont eu lieu après le début du débat. Les fanatiques considéraient alors que l’État justifiait leur animosité envers les croyances religieuses autres que le matérialisme.

La charte de la « laïcité » contrevient donc à la laïcité qui est impartialité dans la mesure du possible de l’État par rapport aux différentes religions et non pas l’imposition d’une religion, le matérialisme athée, se pratiquant par une absence de toute référence à la transcendance, et dans sa forme intégriste, par l’interdiction de ces références.

La première ministre Pauline Marois en a fait une démonstration éloquente en témoignant de la fierté que lui apportait son athéisme, tout en voulant interdire les manifestations d’autres religions chez les fonctionnaires de l’État.

Non, appuyer la charte de la « laïcité » n’est pas possible pour un chrétien, ni même pour quiconque veut respecter la Déclaration des droits de l’homme :

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 21

1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.

2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays. (...)

Si le président Obama a le droit de demander que « Dieu bénisse l’Amérique », pourquoi un fonctionnaire, dans un pays reconnaissant la suprématie de Dieu, ne pourrait-il pas indiquer son amour de Dieu? Et en quoi cela pourrait-il être dangereux?

Si la sécurité et l'éthique sont respectées, le port d’un signe religieux ne peut être un problème que pour les fanatiques partisans du laïcisme, les partisans d’une charte de la « laïcité » qui ne respectera l’expression pratique que d’une seule religion : le matérialisme athée de Pauline Marois.

Voilà une raison supplémentaire, en plus du danger du retour de l'euthanasie, de ne pouvoir voter, même si l'on est souverainiste, pour le Parti Québécois.

Pour une réflexion complémentaire sur la restriction des droits relligieux par des députés québécois, cliquez ici.

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