Offrir la possibilité aux femmes de garder elles-mêmes leurs enfants ?
Nous sommes à la veille de la période des élections québécoises, et déjà d'importantes questions ont été abordées : famille et natalité. Ces sujets, qui nous tiennent à cœur, sont plus d'actualité que jamais, aussi avons-nous jugé opportun de vous rapporter l'étrange différent qui partage Éric Duhaime du PCQ et Christine Fréchette de la CAQ sur la question de la garde des enfants.
Nous vous donnerons une analyse des politiques proposées par les partis dans les semaines à venir.
Dans sa critique du plan nataliste d'Éric Duhaime, Christine Fréchette insinue que le programme du chef conservateur nuirait à l'autonomie des femmes. Comment ? En leur offrant la possibilité de rester à la maison et d'élever elles-mêmes leurs enfants, en attribuant des subventions directement aux familles pour la garde des enfants plutôt qu'aux garderies — en parallèle, Duhaime maintiendrait également le système de garderies subventionnées par l'État.

Éric Duhaime, chef du PCQ.
Plus de choix, donc, mais la première ministre du Québec suggère que cette latitude offerte aux femmes ouvrira la porte dans les foyers à la discussion suivante : « Si tu vas dans le marché du travail chérie, on ne va peut-être pas arriver, contrairement à si tu restes à la maison. »
Dans sa réaction, Mme Fréchette laisse entendre que s'occuper de ses propres enfants plutôt que d'être sur le marché du travail est rétrograde et sous-entend deux choses : la première, que les femmes sont trop vulnérables ou faibles pour prendre une bonne décision ; la seconde, que Mme Fréchette sait mieux ce qui est bon pour elles.

Christine Fréchette, chef de la CAQ.
Vous croyiez que le féminisme était pour le « choix » ? Détrompez-vous, Mme Fréchette qui se fait ici la porte-parole d'un certain féminisme condescendant croit qu'il est mauvais d'offrir ce choix aux femmes, parce que ces dernières pourraient choisir autrement que ce que les politiciennes prévoyaient pour elles.
Ces propos nous rappellent les débats féministes des années 1990 lorsque les allocations familiales ont été instituées au Québec. Certaines féministes à l'époque avaient vivement critiqué ce projet. Claire Bonenfant, alors présidente du Conseil du statut de la femme, remettait en question l'intention de la politique familiale dans les termes suivants : « Cette politique sera-t-elle une politique nataliste déguisée cherchant à nous retourner aux berceaux et aux fourneaux ou bien se présente-t-elle comme une politique de justice sociale ? »
Pensons également à ce que disait Simone de Beauvoir, influente penseuse féministe française, à propos de la liberté des femmes de choisir de rester au foyer :
« Aucune femme ne devrait être autorisée à rester à la maison et à élever ses enfants. La société devrait être totalement différente, les femmes ne devraient pas pouvoir faire un tel choix précisément parce que beaucoup d’entre elles choisiraient leur foyer. »

Simone de Beauvoir.
Au Québec, il existe dans les cercles du pouvoir une mentalité anti-familiale, une mentalité que transmettent les médias à la population, une idéologie, enfin, qui imprègne la culture. Cela prendrait bien plus que les subventions qu'Éric Duhaime propose pour redresser la natalité du Québec, il faudrait pour cela promouvoir une culture favorable à la famille et à la vie.
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Chaîne de la Vie
Le dimanche 4 octobre aura lieu la Chaîne de la Vie, ou plutôt les chaînes de la vie puisque c'est un événement multiple. Il s'agit d'une manifestation pacifique et paisible, où les participants tiennent des pancartes pro-vie pendant une heure pour sensibiliser le public au sort des enfants à naître. Vous pouvez joindre l'une des chaînes qui aura lieu à travers le Québec ou même, si le cœur vous en dit, en organiser une vous-même. Voyez le site de la Chaîne de la Vie au Québec pour plus de renseignements.
Pétition pour la protection des enfants à naître
Nous vous invitons à signer notre pétition pour la protection des enfants à naître au Canada, adressée au Parlement du Canada.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
Christine Fréchette considère que donner le choix aux femmes de s’occuper de leurs enfants à la maison nuirait à leur autonomie
Christine Fréchette.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/CPAC/YouTube
On aurait pu croire que dans une société qui se targue de promouvoir le choix et l'autonomie, en offrir davantage aurait été bien vu, comme offrir la possibilité aux familles d'organiser la garde de leurs enfants comme elles l'entendent.
Le système de garde d'enfants actuel n'a jamais réussi à remplir sa promesse de donner des places à tout le monde et ne peut donc être qualifié d'équitable ou d'universel. La solution à ce problème serait donc de verser une allocation directement aux familles, plutôt que de subventionner un système de garderie étatique, afin que toutes les familles aient accès à un service de garde, et, de surcroît, de leur choix.
Ainsi, les familles pourraient faire en sorte qu'un des parents reste à la maison pour garder les enfants à temps plein ou à temps partiel, ils pourraient confier la garde de leurs enfants aux grands-parents ou à d'autres membres de la famille, avoir recours à un service de garde en milieu familial, ou encore envoyer leur enfant à une garderie classique.
Le commun des mortels verrait sans difficulté dans ce projet, moins socialiste et plus efficace, gravés en lettres d'or les mots « choix » et « autonomie ». C'est ce que croyait également Éric Duhaime qui se dit « pro-choix » (tellement pour le choix qu'il n'autorisera jamais de discussion sur l'avortement dans son parti — pour la cohérence, on repassera...).
Détrompez-vous ! Selon la pensée progressiste-féministe, les notions de « choix » et d'« autonomie » sont maintenant contradictoires. Car, récemment, notre seconde première ministre du Québec (la « première première » ayant été Pauline Marois) a déclaré qu'il en était ainsi.
1 réaction Lire la suiteUne famille ontarienne porte plainte pour l’euthanasie de leur grand-mère atteinte de troubles cognitifs
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : famille/Facebook
Une famille ontarienne a déposé une plainte pour l'euthanasie d'un de ses membres, Brigitte Stegemann (dite « GG »), mère et grand-mère.
Selon sa famille, Brigitte Stegemann, avait déjà confirmé aux siens que l'euthanasie était contre ses convictions chrétiennes.
Âgée de 83 ans, quasi sourde et affectée de troubles cognitifs, « GG » avait été admise dans une maison de soins de longue durée.
GG recevait fréquemment la visite de ses proches, mais le personnel médical a entrepris de proposer l'euthanasie dans le dos de la famille, ce que la famille a appris par une infirmière quand elle a été invitée à une réunion le 7 juillet pour l'évaluation du consentement de GG à sa propre euthanasie.
Lors de cette réunion, Mme Stegemann avait beaucoup de difficulté à répondre aux questions du médecin, manifestant des troubles de mémoire, notamment en répondant qu'elle n'avait aucun frère ou sœur (alors qu'elle en avait 13 !). À la fin de cet interrogatoire, elle éclata en sanglots, disant : « J’ai oublié les petits-enfants ! »
1 réaction Lire la suitePeut-on débattre de l'avortement ?
La sortie de Martine Biron, ministre de l'Enseignement supérieur, il y a deux semaines, où elle jetait le blâme sur un candidat du Parti conservateur du Québec parce qu'il pensait qu'il devait y avoir un débat sur l'avortement au Québec, a laissé derrière elle une traînée de réactions qui méritent qu'on les examine.
L'une d'elles en particulier, publiée dans Libre Média et signée par Simon Demers, pose la question du débat sur l'avortement, le débat a-t-il eu lieu, peut-on encore en parler ?
Dans son texte d'opinion, M. Demers pose le constat d'une volonté d'empêcher toute opposition à l'avortement, notamment avec l'affaire impliquant l'annulation d'un événement de prière au Centre des congrès de Québec où l'avortement aurait fait partie des sujets abordés. Il remarque justement que les médias se sont uniquement attardés à la question de la liberté d'expression, mais que « personne n'a demandé ce que ces chrétiens venaient dire ».
Selon lui, l'avortement fait partie de ces sujets qui n'ont pas été « tranchés » après un débat démocratique, mais que l'on croit définitivement classés parce qu'on a cessé d'en discuter.
Dans les faits, remarque-t-il, au Québec notamment, l'avortement a cessé d'être poursuivi quand le ministre de la Justice Marc-André Bédard, assermenté que depuis deux semaines, a décidé en 10 décembre 1976 de cesser d'appliquer la loi fédérale d'alors. Puis, 11 ans plus tard (11 ans !), vint la décision Morgentaler de la Cour suprême du Canada qui a décriminalisé totalement l'avortement. S'en est suivie une vague tentative de légiférer sur la question au Parlement d'Ottawa qui a été abandonnée au Sénat.
Pour ainsi dire, des ministres et des juges se sont prononcés sur l'avortement, mais aucun débat démocratique n'a eu vraiment lieu.
M. Demers remarque que l'opposition morale de l'Église catholique à l'avortement a été rejetée avec elle au moment où cette pratique est entrée dans les mœurs : « L'argument sur le statut de ce petit être à venir est ainsi devenu inaudible en même temps que celui qui le formulait, sans n’avoir jamais été véritablement réfuté. » Quiconque tente un tant soit peu reprendre l'« argument » est aussitôt soupçonné de ramener le Québec à la « Grande Noirceur ».
Ce qui est intéressant, c'est qu'il reprend certains argumentaires pro-vie pour justifier le fait que l'on débatte de l'avortement, notamment celui sur l'incohérence avec laquelle on traite l'enfant à naître : désiré, il est considéré comme un enfant, on lui choisit un prénom, on en montre fièrement l'échographie ; non désiré, c'est un « amas de cellules »...
Sans être un texte d'apologétique pro-vie, l'article de Simon Demers a le mérite de soulever la question du débat sur l'avortement, certes, ce n'est pas un grand média et je ne m'attends pas à ce que sa sortie entraîne de grands débats médiatisés, mais c'est une voix de plus à s'être prononcée autrement qu'en jetant l'interdit sur la remise en question de l'avortement.
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Samedi dernier, nous avons tenu notre annuelle épluchette de blé d'Inde. Lors de cet événement chaleureux, notre invité Me Samuel Bachand nous a entretenus des paramètres de la Loi 9, dite « Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec », laquelle interdit la prière en public, sauf exception accordée par les municipalités.
Qualifiant le régime laïciste du Québec en fait de religieux, notamment avec son culte inavoué à la nature, Me Bachand, a expliqué que la loi ne visait probablement pas les événements religieux à caractère patrimonial comme les processions, mais que des fonctionnaires zélés pourraient s'en servir pour annuler des événements qui leur déplaisent — pensons, par exemple, aux 40 Jours pour la Vie. Il a souligné l'importance de faire prévaloir nos droits en demandant aux municipalités de pouvoir tenir des événements à caractère religieux afin que, s'ils sont acceptés, il se crée des précédents desquels nous puissions nous réclamer. Ne pas agir ferait en sorte que nous perdions le terrain peu à peu face à la laïcisation du Québec.
Pétition pour la protection des enfants à naître
Nous vous invitons à signer notre pétition pour la protection des enfants à naître au Canada, adressée au Parlement du Canada.
Chaîne de la Vie
Le dimanche 4 octobre aura lieu la Chaîne de la Vie, ou plutôt les chaînes de la vie puisque c'est un événement multiple. Il s'agit d'une manifestation pacifique et paisible, où les participants tiennent des pancartes pro-vie pendant une heure pour sensibiliser le public au sort des enfants à naître. Vous pouvez joindre l'une des chaînes qui aura lieu à travers le Québec ou même, si le cœur vous en dit, en organiser une vous-même. Voyez le site de la Chaîne de la Vie au Québec pour plus de renseignements.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
Un ex-ministre condamné pour avoir annulé un événement tenu par des pro-vie
Enfin une bonne nouvelle ! La Cour supérieure du Québec a déclaré que l'interdiction d'un événement au Centre des congrès de Québec en 2023 jugé, « anti-avortement » par Caroline Proulx, n'était fondée sur aucune règle ou loi et a donc condamnée l'ex-ministre du Tourisme du Québec à verser personnellement la somme de 60 000$ auprès d'Harvest Ministries International, l'organisateur de l'événement.
Ce dénouement est une bonne nouvelle pour le mouvement pro-vie au Québec et fera peut-être réfléchir les politiciens avant de discriminer ouvertement les pro-vie.
Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, a récemment déclaré qu'il ne laisserait pas de place au débat sur l'avortement dans son parti, « On a toujours été un parti qui est pro-choix et cette politique ne changera absolument pas » assurait-il récemment, ajoutant, « Je peux vous dire qu'il n'y aura pas de débat à l'intérieur de nos rangs sur cet enjeu. »
La raison de cette déclaration est que le candidat conservateur dans Chutes-de-la-Chaudière, Dominique Dumas, un ex-animateur de CHOI Radio X, aurait publié sur les réseaux sociaux par le passé des propos dans lesquels il se disait ouvert à limiter l'avortement et se disait également mal à l'aise avec l'avortement tardif.
Le candidat a tenté de se disculper en affirmant qu'il n'aborderait pas ce sujet au sein du parti conservateur et qu'il n'était pas entré en politique provinciale pour ce sujet.
En vain ! Martine Biron, ministre de la Condition féminine, n'a pas manqué de critiquer M. Dumas : « Tenir ce type de discours, c’est s’attaquer à un droit durement acquis par les Québécoises. Le consensus est clair au Québec : le droit à l’avortement est un droit fondamental. »
Mais le consensus est-il aussi clair que Mme Biron le prétend au Québec, notamment sur l'avortement tardif ? C'est ce qu'elle voudrait nous faire croire...
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Épluchette de blé d'Inde
Le 15 août prochain, Campagne Québec-Vie tiendra sa traditionnelle épluchette de blé d'Inde à nos bureaux au 3330, rue Rivier, à Montréal. Le conférencier de cette année est Me Samuel Bachand qui nous entretiendra des conséquences de la Loi 9 interdisant les prières publiques.
N'oubliez pas de vous inscrire en répondant à ce courriel ou en contactant Brian Jenkins au (438) 930-8643, précisez aussi combien de personnes viennent avec vous, cela nous aidera dans l'organisation de l'événement.
Coût : 15 $ par personne de 12 ans et plus. Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.
Pétition pour la protection des enfants à naître
Nous vous invitons à signer notre pétition pour la protection des enfants à naître au Canada, adressée au Parlement du Canada.
Chaîne de la Vie
Le dimanche 4 octobre aura lieu la Chaîne de la Vie, ou plutôt les chaînes de la vie puisque c'est un événement multiple. Il s'agit d'une manifestation pacifique et paisible, où les participants tiennent des pancartes pro-vie pendant une heure pour sensibiliser le public au sort des enfants à naître. Vous pouvez joindre l'une des chaînes qui aura lieu à travers le Québec ou même, si le cœur vous en dit, en organiser une vous-même. Voyez le site de la Chaîne de la Vie au Québec pour plus de renseignements.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
La Cour supérieure du Québec condamne Caroline Proulx pour l’interdiction d’un événement qu’elle jugeait « anti-avortement »
Caroline Proulx, ex-ministre du Tourisme.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/POP Montréal/YouTube
Vous souvenez-vous, quand, en 2023, le ministre du Tourisme Caroline Proulx avait fait annuler la tenue d’un événement organisé par Harvest Ministries International au Centre des congrès de Québec ?
À l’époque, informée par le journaliste Sébastien Bovet, chef du bureau parlementaire de Radio-Canada, que le groupe protestant et pro-vie HMI allait tenir un événement au Centre des congrès, Mme Proulx a été s’informer sur les pages internet auxquelles les publicités sur l’événement renvoyaient. (Encore un exemple de journalistes cherchant à influencer le politique et à créer une nouvelle.)
Là, horreur ! Elle a pu lire sur le site d’HMI que ce dernier désapprouvait l’avortement, précisant que sa décriminalisation « a entraîné l’avortement de quelque 4 millions de bébés à ce jour » et « a fait de l’utérus de la mère, l’endroit le plus dangereux pour un enfant au Canada. » Outrée par ce qu’elle considère être faux et contraire aux valeurs fondamentales du Québec (étranges valeurs qui font en sorte que les Canadiens français disparaissent peu à peu...), elle s’est empressée d’annuler le contrat entre HMI et le Centre des congrès, bien qu’aucun règlement ou loi ne lui permît d’annuler un événement en raison des convictions des contractants, à quelques jours en plus de la date à laquelle l’événement en question devait avoir lieu.
Notons ici que l’événement d’HMI n’était pas spécifiquement au sujet de l’avortement, il avait principalement pour but de réconcilier les deux peuples fondateurs du Canada dans la prière, et le thème de l’enfant à naître y aurait été abordé.
Lésé dans ses droits, HMI, qui n’a pu tenir un événement que de moindre ampleur dans un établissement privé, a intenté une poursuite avec des avocats du Centre juridique pour les libertés constitutionnelles contre Mme Proulx et la Société du Centre des congrès de Québec (SCCQ). Le procès a principalement tourné autour de la question de la liberté d’expression, que Mme Proulx avait d’ailleurs reconnu à l’époque avoir limitée :
« C’est contre les principes fondamentaux du Québec... Ce type d’événement n’aura pas lieu chez nous. Oui à la liberté d’expression, mais non d’accueillir des événements qui sont en contradiction avec les principes fondamentaux du Québec. »
(Où est-il écrit que l’avortement fait partie des fameux « principes fondamentaux du Québec » ? Après tout, les activistes de l’avortement ont été les premiers à refuser que cette pratique soit inscrite dans la constitution, maintenant abandonnée, du Québec. Normalement, ont inscrit ce qui est important pour un peuple dans la constitution d’une nation, le fait qu’ils aient préféré ne pas l’y inscrire pour, prétendument, mieux le protéger est plutôt l’indice d’une pratique inavouable que d’une chose dont il faille se glorifier.)
Dans le jugement récemment rendu par la Cour supérieure du Québec, Mme Proulx doit assumer à titre personnel l’entièreté des quelque 60 000 $ en dommages punitifs et en dommages compensatoires pour avoir interdit la tenue de l’événement d’HMI.
Ce dénouement est une bonne nouvelle pour le mouvement pro-vie au Québec et fera peut-être réfléchir les politiciens avant de discriminer ouvertement les pro-vie sous l’impulsion de médias idéologues.
1 réactionÉric Duhaime ne laissera pas de place au débat sur l’avortement dans son parti
Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écranTVA Nouvelles/YouTube
« On a toujours été un parti qui est pro-choix et cette politique ne changera absolument pas » assurait récemment Éric Duhaime, ajoutant, « Je peux vous dire qu'il n'y aura pas de débat à l'intérieur de nos rangs sur cet enjeu. »
Pourquoi donc M. Duhaime éprouve-t-il le besoin de rassurer la caste politique et médiatique sur son adhérence à l'idéologie dominante ? C'est que nous sommes en période préélectorale, moment où l'on sort le passé des placards des candidats en lice et où l'on demande aux suspects et à leur chef de brûler un grain d'encens devant l'autel de l'avortement.
Et il se trouve que le candidat du parti conservateur du Québec dans Chutes-de-la-Chaudière, Dominique Dumas, un ex-animateur de CHOI Radio X, aurait publié sur les réseaux sociaux par le passé des propos dans lesquels il se disait ouvert à limiter l'avortement et se disait également mal à l'aise avec l'avortement tardif.
Questionné sur ses péchés passés, il a reconnu que l'encadrement actuel de l'avortement suscitait un malaise dans le pays, mais que lui-même n'était pas mal à l'aise à ce sujet. « Oui... Écoutez, il y aurait des débats à avoir là-dessus. C'est pas la place ici pour le faire », dit-il, garantissant que s'il était élu il n'aborderait pas cette question au sein du caucus conservateur.
Il souligne en outre, comme son chef, que l'avortement n'est pas un sujet provincial : « C'est pas un sujet provincial, c'est pas un sujet pour lequel je suis en politique. Au niveau provincial, y a pas de balises et y a rien à changer dans ce qu'on a présentement. »
Mais croyez-vous que cette défense alambiquée suffira aux yeux des idéologues du « choix » ? Tant s’en faut ! Si vous n'appuyez pas à 100 %, y compris dans vos convictions personnelles, l'avortement de la conception jusqu'au moment de la naissance, dans tous les cas et dans toutes les circonstances, vous êtes suspect de nourrir secrètement des desseins « antichoix »...
Martine Biron, ministre de la Condition féminine, n'a pas manqué de couvrir d'opprobres le malheureux dissident : « Tenir ce type de discours, c’est s’attaquer à un droit durement acquis par les Québécoises. Le consensus est clair au Québec : le droit à l’avortement est un droit fondamental. »
Mais le consensus est-il aussi clair que Mme Biron le prétend au Québec, notamment sur l'avortement tardif ? On peut très certainement en douter. Ce qui est vrai, en revanche, c'est que la chape de plomb mise en place par les pro-avortement sert à empêcher les gens d’exprimer leur vraie opinion sur cet enjeu par crainte des répercussions sociales que cela entraînerait pour eux.
Remarquons enfin que l'idée selon laquelle l'avortement ne relèverait que du fédéral est tout simplement erronée. Prenons par exemple le fait que le Québec considère l'avortement comme un « soin de santé » (ce qu'il n'est pas en réalité), eh bien cela en fait donc une compétence provinciale. Le Québec pourrait à ce niveau tout aussi bien cesser de considérer cette pratique comme un soin et cesser de le financer.
1 réactionUne mère porteuse poursuivie parce qu’elle a refusé d’avorter
McKenna West.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : McKenna West
McKenna West pensait qu’offrir ses services en tant que mère porteuse assurerait un revenu supplémentaire pour les besoins de sa famille, tout en permettant à un couple d’avoir un bébé.
Par l’entremise d’une compagnie de gestation pour autrui, cette Alaskaine a conclu un contrat avec un couple d’autres Américains. Lors d’une échographie à 20 semaines de grossesse, les médecins ont diagnostiqué chez le bébé qu’elle porte le syndrome d'hypoplasie du cœur gauche (HLHS) — une condition qui peut être traitée.
Quand le couple a appris que le bébé qu’il avait commandé avait ce défaut, il a ordonné a Mme West d’avorter le bébé. McKenna West ne pouvait se résoudre à faire avorter le bébé qu’elle portait, mais elle craignait de se faire poursuivre en justice, et quand un de ses frères lui a proposé d’adopter l’enfant si le couple n’en voulait plus, elle a résolument décidé de ne pas avorter le bébé.
Devant le refus de Mme West d’avorter le bébé, le couple a cessé de lui envoyer de l’argent et lui a demandé de leur rendre l’argent qu’il lui avait déjà envoyé, ainsi que de leur verser des dédommagements pour n’avoir pas avorté le bébé (ce qui est illogique, puisque cela ne change rien pour eux...).
1 réaction Lire la suitePartageons le témoignage des détransitionneurs
Dans son documentaire « Génération Trans », le producteur indépendant Jean-Pierre Roy interroge plusieurs jeunes qui sont passés à travers le processus de transition et des parents dont l'enfant a transitionné. Il aurait bien aussi posé des questions à divers représentants du système de la « santé » du Québec, mais ces derniers ont décliné ses demandes d'entrevues...
L'un de ces témoignages bouleversants, celui de Gabriel Cudia, rapporte comment cette jeune femme a été happée par le processus de transition. Victime d'intimidation à l'école, elle a été poussée à transitionner par une copine abusive, les médecins de la clinique où elle s'est rendue pour une consultation lui ont rapidement prescrit des bloqueurs de puberté, négligeant les problèmes dont elle souffrait. Le reste de la transition, dont elle n'a heureusement pas franchi la dernière étape, a été approuvée par les médecins de la clinique avec la même négligence.
Maintenant que Gabriel Cudia regrette de s'être fait mutiler pour changer de « genre », les opérations, comme la reconstruction mammaire, pour lui rendre une partie de ce qu'elle a perdu sont considérées comme « esthétiques » et ne seront pas remboursées par la RAMQ.
Le pire est que maintenant qu'elle a été mutilée, elle a déjà envisagé l'euthanasie (qui n'est heureusement pas accessible dans son cas).
Ce qui est aberrant dans tout cela est le fait que personne parmi les responsables du système de la « santé » n'ait semblé songer que les gens puissent regretter leur transition et n'ait rien prévu pour en réparer les effets. Mais que réparer précisément alors qu'un nombre important d'effets sont irréversibles ? Reconnaître que la transition puisse nécessiter une réparation en bonne partie impossible à réaliser reviendrait à jeter le discrédit sur tout le processus.
Pour faire tomber la machine infernale de la transition, il nous faut partager le plus possible ce type de témoignage, dans certains pays comme la Grande-Bretagne le gouvernement a reculé sur la transition. Ce ne sera pas sans combattre ! Le documentaire « Génération Trans » a fait l'objet de censure dans plusieurs cinémas du Québec qui ont reculé face aux pressions des militants de l'idéologie du genre.
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Épluchette de blé d'Inde
Le 15 août prochain, Campagne Québec-Vie tiendra sa traditionnelle épluchette de blé d'Inde à nos bureaux au 3330, rue Rivier, à Montréal. Le conférencier de cette année est Me Samuel Bachand qui nous entretiendra des conséquences de la Loi 9 interdisant les prières publiques.
Coût : 15 $ par personne de 12 ans et plus. Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.
Pour plus de renseignements, contactez Brian Jenkins au (438) 930-8643
Pétition pour la protection des enfants à naître
Nous vous invitons à signer notre pétition pour la protection des enfants à naître au Canada, adressée au Parlement du Canada.
Chaîne de la Vie
Le dimanche 4 octobre aura lieu la Chaîne de la Vie, ou plutôt les chaînes de la vie puisque c'est un événement multiple. Il s'agit d'une manifestation pacifique et paisible, où les participants tiennent des pancartes pro-vie pendant une heure pour sensibiliser le public au sort des enfants à naître. Vous pouvez joindre l'une des chaînes qui aura lieu à travers le Québec ou même, si le cœur vous en dit, en organiser une vous-même. Voyez le site de la Chaîne de la Vie au Québec pour plus de renseignements.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
Génération trans — Gabriel Cudia
Gabriel Cudia.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/Jean-Pierre Roy/YouTube
Dans son documentaire Génération Trans, le producteur indépendant Jean-Pierre Roy interroge Gabriel Cudia*, une jeune femme qui a suivi une transition à partir de 15 ans et qui a fini par regretter de s’être lancée dans ce processus.
Dans son témoignage, Gabriel raconte que quand elle était enfant, elle a eu du mal à s’adapter à la puberté. Elle a aussi été diagnostiquée Asperger (autiste).
Elle explique qu’à l’école elle était victime d’intimidation en raison de son autisme et du fait qu’elle portait des vêtements très amples pour cacher le développement de ses formes féminines. Au milieu de ce rejet, une fille a pris sa défense et est devenue sa copine. Cependant, cette dernière était abusive et Gabriel est tombée en relation affective dépendante toxique avec cette fille qui l’a poussé à devenir un « homme ». Elle avait alors 14 ans.
Quand elle a annoncé qu’elle était un « garçon » à sa mère, cette dernière a vécu cette déclaration comme un choc. Cherchant une solution, elles ont fini par tomber sur la clinique Mérakis avec laquelle elles prirent rendez-vous. Là, après une rencontre de 20 à 30 minutes, Gabriel a reçu des bloqueurs de puberté. Elle avait alors 15 ans.
Elle avait commencé sa « transition sociale » quelques mois avant d’aller à la clinique, ce qui a amené la fin de l’intimidation à son égard.
Quand les médecins de la clinique lui ont demandé comment cela s’était passé quand elle a annoncé sa transition, elle a répondu qu’elle le vivait bien — parce qu’on ne l’intimidait plus, au contraire les mêmes personnes qui l’intimidaient auparavant la félicitaient maintenant.
Sa mère a mentionné aux médecins de la clinique que sa fille était dépendante de sa copine et que c’est elle qui lui a mis l’idée de transitionner dans la tête.
Le fait qu’elle avait Asperger a été mentionné aux médecins qui l’ont simplement inscrit au dossier.
3 ou 4 mois plus tard, en décembre 2016 elle a eu une 2e rencontre chez Mérakis où ils lui ont demandé comment elle allait depuis sa première rencontre. Elle est sortie de cette rencontre avec de la testostérone.
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