L’euthanasie plutôt que le réconfort…

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l'euthanasie) -— Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Freepik
Pourquoi le suicide assisté est-il donc devenu si rapidement commun au Canada ?
Je rendais visite à un ami, cette fin de semaine, qui me raconta comment son voisin était mort par euthanasie (AMM) au début de l’année.
Il me dit que lui et sa femme aidaient leur voisin, qui avait un cancer, en l’emmenant à l’hôpital pour recevoir ses traitements et ses rendez-vous avec les médecins.
L’homme envisageait une nouvelle série de traitements, mais son médecin de famille le conseilla de « demander » l’euthanasie (AMM). Le cancer s’était rapidement propagé et il perdait tout espoir. Il accepta donc de mourir par injection létale. Au cas où vous vous poseriez la question, il n’est pas difficile de trouver un deuxième médecin ou une infirmière praticienne donnant son accord.
Mon ami me raconta alors comment le médecin, et son voisin, gardèrent secret le futur euthanasie. Sa femme demanda : « Comment mon mari sait-il qu’il est en train de mourir aujourd’hui ? » Elle ne prit connaissance de la décision qu’à la dernière minute.
S’il n’y a rien de mal à tuer par euthanasie, alors pourquoi garder le secret ?
Elle était assise à ses côtés et lui tint la main pendant qu’il recevait la piqûre et qu’il mourait. Mon ami me regarda et me dit que sa femme était bouleversée.
Mon ami ne remit pas en question le fait que son voisin était qualifié pour l’AMM, il remit en question le processus qui conduisit son voisin à la mort.
Selon mon ami, cet homme ne souffrait pas, même s’il craignait probablement d’éventuelles futures souffrances.
Cet homme parlait à son médecin d’un autre traitement, et non d’euthanasie. Je comprends que le médecin pensât qu’un autre traitement était inutile, mais pourquoi tuer devint-il la réponse ? Était-ce par compassion ?
Pourquoi le médecin n’assura-t-il pas à l’homme qu’il pouvait être maintenu dans un état confortable ? Pourquoi l’euthanasie fut-elle évoquée plutôt que de possibles soins ?
Il semble que ce soit le cas d’un médecin qui a normalisé le meurtre dans le cadre de sa pratique médicale. Il l’a déjà fait auparavant et le refaire ne fait que justifier, pour lui, ses autres actes d’euthanasie.
Le fait de tuer justifie le meurtre et normalise l’acte.
Se soucier des autres normalise le fait de se soucier des autres.
Tuer n’est pas se soucier des autres. Tuer n’est pas digne.
1 réactionUn conseiller scolaire du TCDSB toujours attaqué par des militants LGBT

Michael Del Grande, conseiller au Toronto Catholic District School Board.
Par Lianne Laurence — Traduit par Campagne Québec-Vie
Toronto, 16 septembre 2020 (LifeSiteNews) — Un conseiller scolaire catholique attaqué pour s'être opposé à la [reconnaissance de] l'identité de genre dans les écoles catholiques a été disculpé le mois dernier des plaintes selon lesquelles il aurait violé le code de conduite du conseiller dans sa défense de l'enseignement de l'Église.
Bien que Michael Del Grande fût innocenté, les militants pro-LGBTQ continuent à exercer des pressions sur le Toronto Catholic District School Board (TCDSB) afin qu’il fût censuré ou démis de ses fonctions.
L’un des opposants les plus virulents du conseiller assiégé est l’enseignant catholique Paolo De Buono, dont le compte Twitter révèle les efforts incessants et flagrants pour faire avancer l’agenda transgenre et homosexuel au sein du TCDSB — même auprès de ses élèves de 5e et 6e année à l’école primaire St James de Toronto.
Vendredi dernier, De Buono communiquait sur Twitter son entrevue avec CityNews dans laquelle il avait annoncé avoir demandé au ministre de l’Éducation d’Ontario d’enquêter sur le TCDSB pour « homophobie systémique » en ce qu’il n’a pas censuré Del Grande.
Del Grande avait déclenché une controverse l’hiver précédent lors des derniers épisodes d’un débat acharné, qui dura des mois au conseil, sur la modification au code de conduite des enseignants et des élèves qui rajoutait « l’état familial et matrimonial » et « l’identité et l’expression du genre » aux motifs de discrimination interdits.
Le 7 novembre, il déposa une motion sous la forme d’une « reductio ad absurdum » qu’il décrivit plus tard comme étant « hyperbolique » et visant à souligner les conséquences de l’adoption de l’amendement.
La motion, qui finalement fut jugée irrecevable, demandait au conseil scolaire de renvoyer l’affaire en commission pour étudier s’il devait ajouter d’autres comportements sexuels aberrants, tels que la pédophilie ou la bestialité, en tant que catégories protégées par le code aux côtés de l’identité et de l’expression du genre, comportements incompatibles avec l’enseignement de l’Église catholique sur le dessein de Dieu pour la sexualité humaine.
1 réaction Lire la suite85 % des Kenyans sont contre l’avortement face aux organismes internationaux pro-avortement

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pikist
J’imagine que les organismes qui militent pour la propagation de l’avortement s’affichent en général comme démocratistes (c’est-à-dire croient que le système démocratique est le seul légitime), pourtant, ils respectent très peu la volonté des peuples africains avec leurs manœuvres et les pressions qu’ils exercent sur les gouvernements africains, afin que ces derniers légalisassent l’avortement. Selon la Society for the Protection of Unborn Children :
Laissez un commentaire85 % des Kenyans affirment que « l’avortement ne devrait jamais être autorisé », alors que le géant international de l’avortement IPAS révise actuellement une campagne visant à dépénaliser l’avortement en Afrique. IPAS se consacre à l’expansion mondiale de l’avortement et au contrôle de la population.
Chaîne de la Vie à Montréal le quatre octobre 2020

La Chaîne de la Vie de Montréal le quatre octobre dernier.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Dans dix-huit jours à peine, le dimanche quatre octobre, aura lieu la Chaîne de la Vie à Montréal, viendrez-vous vous joindre à nous afin de témoigner pour l’enfant à naître ?
Les Chaînes de la Vie sont des événements, qui ont commencé aux États-Unis puis se sont répandus dans le monde. D’une durée d’une heure, du même esprit que les 40 Jours pour la Vie qui auront déjà commencés et dont je vous parlerai plus bas (se tenir sur la place publique avec une pancarte et prier), elles ont pour but la protection de l’enfant à naître, l’aide aux femmes enceintes et l’arrêt des avortements. Durant l’heure que dure la Chaîne de la Vie, les participants restent à une certaine distance les uns des autres, formant une ligne le long du trottoir, afin que les automobilistes qui passent nombreux sur le boulevard Décarie aient le temps de voir quelques-uns de nos messages ; vous n’enfreindriez donc en même temps aucune mesure de confinement et ni ne vous attireriez le courroux des autorités.
Une heure, une seule heure !
Peut-être avez-vous de multiples raisons d’y aller, ou de ne pas y aller, pourtant, comme l’explique Pro-Vie Québec :
Laissez un commentaire Lire la suiteJésus vous dit : « Tu n’as pas été capable de rester une heure éveillé ? » (Mc 14:37). La Chaîne pour la Vie ne dure qu’une heure !
Jésus vous dit : « Amen je vous le dis, tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25:40). La Chaîne pour la Vie dénonce le meurtre des enfants innocents !
Jésus vous dit : « Le Seigneur est de mon côté, et les insultes ne me touchent pas ; aussi je garde un visage de pierre » (Is 50:7). La Chaîne pour la Vie est un témoignage priant et silencieux.
Jésus vous dit : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mt 16:24). La Chaîne pour la Vie est un cri silencieux, un cri silencieux des enfants qui vous demandent de penser un peu moins à vous-mêmes, et un peu plus à eux.
Et Jésus, cloué sur la Croix, les dernières gouttes de sang coulant de ses plaies, vous répète : « Tu n’as pas été capable de rester une heure ? »
Legault refuserait une enquête indépendante sur le confinement pour éviter le blâme, selon le PQ

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Pikist
Pétition COVID19 : Justice pour nos aînés
Vous savez sans doute que le commissaire à la santé et au bien-être du Québec, Joanne Castonguay, a été chargé d’enquêter sur la gestion de la « pandémie » au Québec. Le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, estime que pour que la vérité soit faite sur l’affaire une enquête indépendante doit être menée, car ce que craindrait le premier ministre François Legault, c’est d’« être blâmé à un an des élections », rapporte Le Quotidien :
Le Parti québécois réclame une « réelle enquête indépendante » sur la gestion de la première vague de COVID-19 au Québec. Ce que le gouvernement refuse de faire, parce que François Legault « ne veut pas être blâmé à un an des élections », affirme le chef intérimaire péquiste, Pascal Bérubé.
La coroner en chef du Québec, la protectrice du citoyen et la commissaire à la santé mènent toutes leur propre enquête plus ou moins restreinte sur la gestion de la première vague de COVID-19 au Québec. Mais rien là-dedans qui creusera du côté des responsabilités du gouvernement actuel, déplore M. Bérubé.
Je suis d’accord sur ce point avec Pascal Bérubé, Legault craint sans doute qu’une véritable et rapide enquête fasse la lumière sur le confinement débile qu’il nous a imposé, il craint la colère des électeurs ; vous n’avez qu’à songer aux milliers de manifestants qui protestent contre les mesures coronaviresques, que serait-ce si toute la population voyait un rapport officiel dénonçant le gouvernement au sujet de ses mesures ?
Mais qu’est-ce que M. Bérubé entend par les « responsabilités du gouvernement actuel » ? Y voit-il la négligence dont ont été victimes les personnes âgées durant le confinement, les protocoles sanitaires qui ont enclenché le tri de ceux qui devaient être soignés et ceux qui ne le seraient pas, les protocoles qui prescrivaient des « soins palliatifs » mortels pour ces derniers, l’exagération du nombre de morts et de cas de covid-19, et bien d’autres choses encore, ou considère-t-il que le gouvernement n’a pas promulgué assez de mesures ? M. Bérubé clame, selon Le Quotidien :
Pourquoi qu’il y a beaucoup plus de morts qu’ailleurs ? Qu’est-ce qu’on a fait ou pas fait qui n’a pas marché ? La gestion, c’est un échec, sur la base des chiffres. Quand on est 23 % de la population canadienne, le Québec, puis qu’on revendique 63 % des décès, je peux-tu vous dire qu’il n’y a pas de quoi se péter les bretelles, puis il faut rester humbles, et il faut se dire que, manifestement, ça ne marche pas. »
Après tout, je ne ferais pas non plus confiance à ce Pascal Bérubé, car comme tous les députés et les partis du Québec ayant des représentants à l’Assemblée nationale, il n’a pas vraiment protesté contre les mesures insensées qui ont ravagé la belle province. Ce n’est en aucun des partis présents que l’on trouvera de secours contre la dictature sanitaire qui sévit.
Pétition COVID19 : Justice pour nos aînés
Laissez un commentaireHystérie covidienne de l’hôpital Sainte-Justine envers une mère et son nouveau-né

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : montage de captures d'écran sur YouTube
Pétition COVID19 : Justice pour nos aînés
Vous avez peut-être pu voir sur YouTube le 13 septembre dernier la vidéo d’une mère et de son nouveau-né, dans laquelle cette première explique, les larmes aux yeux et la voix brisée par l’émotion, comment ils ont été traités par l’hôpital Sainte-Justine de Montréal.
En résumé, cette mère était revenue à l’hôpital pour faire soigner son bébé de six jours qui avait la jaunisse. Là, on voulut faire passer un test de covid-19 (confinement oblige) au bébé afin de voir s’il n’avait pas contracté le virus, bien qu’il ne présentât aucun symptôme. La mère s’y opposa, refusant que son nourrisson, qui était mal en point, subît ce test qu’elle-même avait passé deux fois auparavant et qu’elle décrit comme faisant « extrêmement mal ». Devant sa proposition d'être testée à la place de sa fille, le bébé n’ayant après tout pas quitté la maison avant de revenir et la mère se déplaçant dans l’hôpital mais non son enfant, le personnel de Sainte-Justine décida donc de l’envoyer dans la section des personnes « infectées », alors qu’il n’existe aucune preuve de contamination, un simple au cas où quoi…
Je ne pense pas que cette mère et son enfant aient grand-chose à craindre de ce virus qui ne « tue » presque plus personne au Québec. Par contre, cette histoire montre comment on traite les gens dans cet hôpital, les envoyant dans une zone supposée « dangereuse », leur faisant subir les chicanes coronaviresques, cela montre bien l’esprit de cet hôpital où l’on pratique des avortements tardifs.
Oui ! Vous avez bien lu ! À Sainte-Justine l’on pratique des avortements de 3e trimestre… Les avortements d’enfants viables québécois n’ont pas seulement lieu dans de lointains avortoirs aux États-Unis ou dans d’obscures cliniques de Montréal, mais également dans cet hôpital spécialement consacré aux soins des enfants.
Campagne Québec-Vie avait dénoncé ce fait voici quelques années, publiant une analyse du rapport du comité de bioéthique du CHU de Sainte-Justine paru en 2006. Dans ce rapport, le comité de bioéthique fait état des dissensions qui régnaient alors au cœur de l’hôpital sur la pratique actuelle des avortements de 3e trimestre. Le comité, reconnaissant la possibilité que des fœtus viables pussent ressentir la douleur, recommande superficiellement que l’on administrât un analgésique audit fœtus lors de l’avortement… et encore n’est-ce qu’une recommandation.
Pétition : Non à l’avortement tardif au Québec
Laissez un commentaireArrêter de s’excuser de défendre l’enfant à naître ; au contraire, parler avec douceur et fermeté

Par François Gilles (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik
Au Québec, nous sommes reconnus pour détester la polémique et le débat. L’important est de trouver les points d’accord, le consensus paradisiaque. Ce qui explique cela, cette attitude de bien des pro-vie dans l’Église, qui le déclarent du bout des lèvres, en s’excusant… La charité chrétienne et leur désir d’humilité leur auraient appris à faire passer l’opinion des autres avant la leur, à considérer que l’autre a probablement raison, et même quand il a tort, à s’excuser de ne pas penser comme lui.
Mais on ne parle pas ici de débats d’opinions. On parle de la vie d’un enfant. Et notre comportement devrait être en conséquence. Sans agressivité, par la charité chrétienne de ne pas vouloir offenser, avec la fermeté et la ferveur d’une personne qui doit défendre la vie d’un enfant. Ce n’est pas nous qui devrions avoir honte d’une pensée hautement condamnable, c’est notre interlocuteur pro-choix. Le but n’est pas de l’humilier, mais de lui faire prendre conscience de sa grave erreur et que les gens de bons sens et qui ont le courage d’être raisonnable ne sont pas habituellement de la classe médiatique. Ici, je voudrais présenter cette magnifique entrevue, d’une extrême charité, de Mère Teresa. Sans qu’on la voie, elle récite son chapelet le temps de l’entrevue, car elle sait plus que quiconque que la prise de parole pour l’enfant à naître est un combat spirituel. Il suffit de voir Madeleine Poulin, montrer les dents, certains diront grincer des dents, après d’avoir tenté de piéger de mille et une façons la sainte, de la prendre en défaut, de l’amener à ne pas être capable de répondre. L’Esprit Saint a inspiré Mère Teresa, comme il le fit pour d’autres défenseurs de la vie, tel Jérôme Lejeune sur les plateaux de télévision français, inspirés au point qu’en coulisse, les régisseurs se plaignaient de l’avoir invité. Il était « trop bon » dans la défense des enfants.
Ici, bien avant les partis politiques au Québec, ou les partis libéral, NPD et Bloc Québécois canadiens, il y a longtemps que les médias ont censuré tout discours pour la vie de l’enfant à naître. Qui veut terminer sa carrière n’a qu’à se déclarer pro-vie, ce qui n’arrive jamais.
Prenons l’exemple d’une sainte. Mère Teresa nous montre ici la réponse de l’Amour, celle qui fait grincer des dents à la haine médiatique dictatoriale québécoise. À voir ou à revoir, à méditer, pour prendre conscience, ce que nous faisons si peu, du degré de persécution tranquille que subissent l’Amour, la vie, les enfants, au Québec.
Pour que nous aussi, nous portions notre croix, pour la vérité, pour les enfants à naître, pour les femmes et mères qui seront blessées pour la vie si elles vivent le drame du meurtre de leur enfant. Que nous n’ayons jamais peur, que nous soyons en paix de parler de l’enfant à naître et de son droit à la vie.
Laissez un commentaireDes groupes internationaux pro-avortement poussent la libéralisation de l’avortement en Namibie

Par Bridget Sielicki (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie - Photo : PxHere
La Namibie, pays africain, est sur le point d’envisager la légalisation de l’avortement, sous la pression d’organismes étrangers. Selon Right to Life UK, la Namibie dispose actuellement de lois parmi les plus permissives d’Afrique, autorisant les avortements pour cause de viol, d’inceste ou de risque pour la santé de la mère ou du bébé. Suite à la démarche d’organismes étrangers visant à étendre les mesures de santé sexuelle et reproductive [avortement, contraception, etc.] dans les pays africains comme la Namibie, certains membres du Parlement indiquent maintenant vouloir lever les restrictions et autoriser l’avortement sur demande.
Fin juin, le ministre de la Santé Kalumbi Shangula déclara aux Namibiens qu’il ferait pression pour légaliser l’avortement, à condition qu’il reçût un soutien suffisant des femmes. « La question de l’interruption de grossesse ne doit pas être influencée par la politique ou la religion. Toute loi qui a dépassé son but peut être abrogée », déclara-t-il. Suite à cette déclaration, une femme du pays a fait circuler une pétition pro-avortement, recueillant rapidement plus de 6 000 signatures.
Peu après la déclaration de Shangula, le vice-ministre de la Santé de Namibie, Esther Muinjangue, déposa une motion pour que le Parlement envisageât de légaliser l’avortement. Elle fit part de son inquiétude quant au fait que les femmes sont souvent impliquées dans des avortements illégaux d’« arrière-cour ». « Ma crainte porte plutôt sur l’effet psychologique que les femmes subissent. C’est un fait bien connu que les femmes vont dans les pays voisins, où l’avortement a été légalisé », déclara-t-elle.
Laissez un commentaire Lire la suiteMgr Viganò : « Le soi-disant catholique Joe Biden, qui soutient l’avortement… n’est pas catholique »

Joe Biden, ex-vice-président des États-Unis et candidat aux présidentielles américaines.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Gage Skidmore/Flickr
Une tactique semble être assez commune ces temps-ci chez les politiciens : se réclamer d’une identité particulière, sans en embrasser les particularités essentielles, afin de s’attirer les bonnes grâces d’un groupe important, à savoir dans le cas particulier, d’électeurs. Prenez François Legault, qui s’était prétendu nationaliste dans le but d’attirer le vote nationaliste des Québécois, pour enlever peu après le crucifix du Salon bleu que son prédécesseur Maurice Duplessis, un vrai nationaliste lui, avait installé. Prenez Justin Trudeau, qui se dit, ou du moins disait, catholique sans en présenter les fruits. Joe Biden est un cas typique de catholicisme de façade, comme le souligne Mgr Carlo Maria Viganò, ex-nonce apostolique aux États-Unis.
En effet, un politicien réellement catholique doit suivre l’enseignement de l’Église catholique, affirme Mgr Viganò dans une entrevue avec le vaticaniste Marco Tosatti, selon le site d’Edward Pentin :
M.T. : Au-delà de la situation actuelle, dans laquelle les candidats catholiques du Parti démocrate ne respectent manifestement pas le Magistère de l’Église, comment doit être un vrai homme politique catholique ?
C.M.V. : Pour être catholique, il faut non seulement être baptisé, mais aussi vivre en accord avec la Foi qu’on a reçue à la Fontaine sacrée. La foi va de pair avec les bonnes œuvres, comme nous l’enseigne la Sainte Écriture : sans la mise en pratique du fait que nous sommes devenus enfants de Dieu par l’incorporation au Corps Mystique, nos paroles sont vides et notre témoignage est incohérent, voire scandaleux pour les fidèles et ceux qui ne croient pas. Le Père James Martin, S.J. a donc tort de se limiter à l’aspect purement bureaucratique ; ses paroles sont réfutées par celles du Sauveur : « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande » (Jn 15, 14). L’amitié avec Dieu — qui consiste en ce que l’âme est en état de grâce — dépend de notre obéissance aux ordres de Notre Seigneur. Pas de suggestions ou de conseils : des ordres ! Il dit encore : « Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux, mais bien celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 7,21).
J’ajoute que l’enfer n’est pas réservé aux non-catholiques : parmi les flammes éternelles, il y a beaucoup d’âmes baptisées, même des religieux, des prêtres et des évêques, qui ont mérité la damnation à cause de leur rébellion contre la volonté du Seigneur. Les soi-disant catholiques adultes et leurs mentors doivent y penser avec soin, avant qu’ils n’entendent résonner les paroles du Christ : « Je ne vous ai jamais connus. Retirez-vous de moi, ouvriers d’iniquité » (Mt 7, 23).
Un catholique qui soutient l’avortement ou l’idéologie du genre nie non seulement le Magistère, mais aussi la loi naturelle, base morale commune à tous les peuples, de tous les temps et de tous les lieux. La gravité de l’incohérence [d’une distinction] entre l’appartenance à l’Église et la fidélité à son enseignement reflète la dichotomie artificielle entre doctrine et pastorale, qui s’est insinuée depuis Vatican II et a atteint sa formulation la plus claire dans Amoris lætitia. D’autre part, à y regarder de plus près, la « laicità dello Stato » [nature laïciste de l’État] pose également de sérieux problèmes, car elle reconnaît le droit à la société civile de nier la royauté divine du Christ et de rejeter sa Loi, tout en demandant aux laïcs de donner un témoignage de Foi dans lequel la primauté de la Vérité catholique est abaissée au même niveau que l’erreur.
Et comme Joe Biden soutient l’avortement et l’idéologie LGBT, les catholiques ne peuvent pas voter pour lui, affirme Mgr Viganò :
Ce qui est clair, c’est que les catholiques ne peuvent pas voter pour un homme politique « catholique » qui ne met pas en pratique l’intégrité de la doctrine de l’Église, la hiérarchie peut encore moins l’approuver. Le soi-disant catholique Joe Biden, qui soutient l’avortement par naissance partielle, c’est-à-dire l’infanticide, et qui, avant même Obama, soutenait l’idéologie du genre et a célébré le « mariage » de deux hommes, n’est pas catholique.
Une question se pose naturellement, si les catholiques ne peuvent pas voter pour un faux catholique comme Joe Biden, peuvent-ils davantage voter pour un non catholique comme Donald Trump, qui ne souscrit pas à toute la doctrine de l’Église (comme la reconnaissance de la primauté de cette dernière) ? La réponse, sans doute, est que les catholiques américains devraient voter pour le moins mauvais des deux, et dans ce cas je pense que ce sera Trump, car il défend l’enfant à naître.
Laissez un commentaireSemer beaucoup d’amour pour récolter le vrai bonheur

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 15e dimanche après la Pentecôte) ― Photo (rognées, et côtés flous rajoutés) : Online Collection of Brooklyn Museum/Wikimedia Commons
Le chrétien qui aspire à l’union avec Dieu trouve dans la nature de profonds sujets de méditation. Tout lui parle de Dieu. Il perçoit dans les merveilles de la création un mystérieux langage qui l’invite à louer Dieu, à L’adorer, à Le remercier, à Le prier sans cesse et à L’aimer de plus en plus par la pratique fervente des vertus dont tant de reflets sont imprimés dans les êtres qui lui sont inférieurs. L’approche de l’automne le fait penser aux récoltes spirituelles.
En nous créant, le bon Dieu nous a confié un terrain à cultiver : notre âme, combien plus précieuse que toutes les terres du monde entier avec toutes leurs richesses ! Cette âme, créée à son image, Dieu l’a vivifiée par sa grâce. Il a déposé en elle le germe de toutes les vertus et les dons du Saint-Esprit, lui donnant la capacité de produire désormais, par ses bonnes œuvres, des fruits de sainteté. Le divin Semeur est passé, et à larges mains a jeté sa semence dans les sillons de notre âme. Les prémices sont venues, dont notre âme encore dans sa fraîcheur printanière s’est nourrie avec enchantement, comprenant que Dieu la faisait responsable des prochaines récoltes. Elle devait donc semer à son tour l’amour reçu de Lui, coopérer ainsi avec Lui pour produire des fruits de sainteté toujours plus abondants. Elle devait veiller à ce que l’ennemi ne vienne pas lui ravir ses récoltes, ou encore compromettre le résultat de ses fatigues en mêlant son ivraie au bon grain. L’été avec son soleil ardent a tôt fait de succéder au printemps. Pour combien d’âmes l’été de la vie, où les passions sont plus fortes et parfois violentes, ruine des moissons qui étaient prometteuses ! Les dommages spirituels qu’entraîne ce malheur sont souvent irréparables. Puis vient l’automne, qui est le temps des dernières récoltes. Alors, heureux ceux qui n’auront rien négligé au temps des semailles, car ce n’est plus le temps de semer. C’est le temps plutôt de récolter en fin de vie ce que nous aurons semé tout au cours des ans de grâce qui nous auront été départis.
N’a-t-on semé toute sa vie que des œuvres mauvaises, la récolte donnera des fruits pourris, car « quiconque sème dans la chair récolte la corruption » (Gal. 6 8). Cette loi est constante. C’est pourquoi, commente saint Jean Chrysostome, « celui qui sème dans sa chair la mollesse, l’ivrognerie, les désirs déréglés, en récoltera les fruits. Or, ces fruits, quels sont-ils ? Les châtiments, les supplices, la honte, le ridicule, la corruption ». Par contre, celui qui aura semé avec un cœur large et généreux l’amour de Dieu et du prochain, en recueillera à la fin de ses jours la paix et une joie profonde, prélude du bonheur éternel.
Cependant, au-dessus des lois habituelles fixées par la divine Providence, où elle répand en abondance dans nos âmes ses grâces selon notre fidélité à l’accomplissement de sa très sainte volonté aux diverses étapes de notre vie, Il y a cependant une loi supérieure qui est celle de son infinie miséricorde. Car si nous arrivons à l’automne de notre vie, et que nous prenons conscience que nous n’avons pas encore semé son amour autour de nous, mais hélas, plutôt des semences gâtées, serons-nous inexorablement condamnés à être jetés au feu à tout jamais avec nos mauvais fruits ? Notre grand Dieu d’amour, qui nous aime à la folie, et serait prêt à mourir de nouveau sur la croix pour que personne ne se perde, nous promet de nous pardonner toutes nos infidélités, si nous faisons pénitence, eussions-nous très peu de temps à vivre encore. Nous ne devons jamais oublier cette loi suprême de la divine miséricorde, exigeant de notre part un véritable esprit de pénitence s’exprimant par une entière conversion de notre cœur à l’amour de Dieu par-dessus tout. Il n’est jamais trop tard pour commencer à aimer.
À travers les circonstances actuelles, qui laissent entrevoir de bien sombres horizons pour l’Église et tous les hommes de bonne volonté qui veulent être comptés parmi les élus, retentit la voix de Jésus qui nous appelle tous, avant que l’heure du jugement n’ait sonné, à nous remplir de son amour et à le répandre partout autour de nous. La miséricorde de Dieu fait ce miracle qu’en peu de temps un pauvre pécheur rachète son malheureux passé et avec Jésus ne sème plus désormais que de l’amour.
J.-R.B.
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