Europe : baisse du soutien à l’avortement selon un sondage Ipsos Mori

Par Adèle Cottereau (Droit de Naître) — Photo : prostooleh/Freepik
Ce sont les résultats encourageants d’un récent sondage réalisé par l’agence Ipsos Mori : un nombre croissant de personnes en Europe se déclarent opposées à l’avortement, comme le rapporte le site spécialisé Genethique.org.
L’institut de sondages a interrogé 17 500 personnes dans 25 pays sur cette question et a comparé les chiffres avec ceux du même sondage, mené il y a six ans, en 2014.
La grande majorité (70 %) des personnes interrogées estiment cependant que l’avortement doit être autorisé. Mais globalement, cette proportion a baissé de 2 % depuis 2014.
Particulièrement dans huit pays européens, où le nombre de personnes favorables au « droit à l’avortement » a reculé plus fortement, surtout en Allemagne, en France et en Espagne, pays qui ont connu respectivement une baisse de 9, 6 et 5 points en pourcentage par rapport aux chiffres de 2014.
A l’échelle mondiale, on peut noter un net recul en Turquie et en Afrique du Sud, avec respectivement 15 % et 10 % de personnes en moins en faveur de l’avortement, sur cette même période.
Rappelons que la plupart des pays de l’Union européenne ont légalisé l’avortement avec ou sans période d’attente obligatoire ou conseil.
A l’exception de Pologne et Malte, pays fortement catholiques où des lois limitent toujours l’accès à l’avortement. Fort heureusement.
Laissez un commentaireLes évêques polonais encouragent la création de centres offrant une thérapie réparative

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : www.episcopat.pl
La Conférence des évêques catholiques de Pologne a produit le 28 août un document portant sur le respect à porter aux personnes professant l’idéologie LGBT, la critique nécessaire de ladite idéologie ainsi qu’un encouragement à fonder des centres offrant ce que l’on pourrait qualifier de thérapie réparative à ceux qui le désirent, selon LifeSiteNews :
« L’obligation de respecter les personnes appartenant au mouvement LGBT+ ne signifie pas qu’il faille accepter sans critique leurs opinions », écrivent les évêques.
« Au contraire, cela signifie leur analyse et leur vérification minutieuses à la lumière de la vérité objective sur la sexualité humaine et des principes du bien commun », poursuivent-ils.
« L’idéologie de ces mouvements et leurs revendications sont entachées de nombreuses erreurs préjudiciables à la vie de la société : par exemple, l’accusation de manque de tolérance, derrière laquelle se cache souvent une idéologie niant la différence et la complémentarité naturelle des hommes et des femmes. »
Je dirais plutôt pour ma part que l’idéologie LGBT est entièrement erronée et ne comporte que des erreurs ; quant aux revendications des adhérents de cette idéologie, peu d’entre elles sont justes et parmi ces dernières peu sont pertinentes, car ne relevant pas d’un problème actuel (comme le harcèlement des personnes ressentant une attirance pour les personnes de même sexe).
Des centres d’aide :
Dans la « Position de la Conférence des évêques polonais sur la question LGBT+ », les évêques appellent également à former une assistance psychologique des personnes qui souhaitent « retrouver leur santé sexuelle et leur orientation sexuelle naturelle ».
« Au vu des défis créés par l’idéologie du genre et les mouvements LGBT+, et en particulier en gardant à l’esprit les difficultés, les souffrances et les ruptures spirituelles vécues par ces personnes, il est nécessaire de créer des centres de conseil (également avec l’aide de l’Église ou à travers ses structures) offrant une aide aux personnes qui souhaitent retrouver leur santé sexuelle et leur orientation sexuelle naturelle », écrivent les évêques.
Le document de la Conférence des évêques catholiques de Pologne emploie malheureusement le terme « LGBT+ », néologisme que l’Église n’a jamais utilisé auparavant :
Laissez un commentaireKrystian Kratiuk, de la revue Polonia Christiana, a déclaré dans un courriel à LifeSiteNews que [...] « d’un point de vue conservateur », le document est « généralement bon », mais a un « défaut ».
« Il introduit l’expression “LGBT+” dans les documents officiels de l’Église en Pologne, terme que l’Église n’a jamais utilisé jusqu’à présent », déclare-t-il.
« De plus, il est question de “personnes LGBT+”, ce qui, nous le savons, est un terme créé artificiellement par des militants homosexuels », ajoute Kratiuk [...]
Mettre des masques pour s’embrasser… les conseils du Dr Tam pour les relations sexuelles avec un étranger

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Freepik
Le Dr Theresa Tam, administratrice de la santé publique du Canada, embarque à son tour dans la promotion de l’immoralité. Il faut, paraît-il, réduire les « risques » que les gens se passent covid-19 dans le cadre de relations sexuelles, et notamment extraconjugales, mais il serait bien sûr hors de question d’en interdire la pratique avec des étrangers (il faut empêcher la propagation du virus à tout prix, non ?), car il s’agit de l’imprescriptible « santé sexuelle » n’est-ce pas (comme si l’abstinence pouvait faire un tort quelconque…) ? La Presse rapporte :
La masturbation est l’activité sexuelle la moins risquée en temps de pandémie. Et si cela ne suffit plus, évitez les baisers ou faites en sorte que vos visages ne se touchent pas.
Voilà quelques-unes des recommandations publiées mercredi par les autorités canadiennes de santé publique sur les façons de veiller à sa santé sexuelle tout en limitant le risque d’infection et de propagation du coronavirus.
« Les activités sexuelles les moins risquées pendant que sévit la COVID-19 sont celles où vous êtes seul », rappelle la Dre Theresa Tam […]
La masturbation… cela ne fait-il pas non plus la promotion de la pornographie, puisqu’il s’agit de pratique solitaire ?... Le Dr Tam met en garde doctement, selon La Presse :
Il est également recommandé de limiter la consommation d’alcool et de toutes autres substances qui pourraient altérer le jugement des partenaires afin que ceux-ci puissent « prendre de sages décisions ».
Au moment de passer à l’acte, « évitez de vous donner des baisers et faites en sorte que vos visages ne se touchent pas ou ne soient pas près l’un de l’autre ». Pour faciliter la tâche, les partenaires pourraient envisager de porter un masque couvrant le nez et la bouche.
La tempérance, ou modération, est certes une vertu à maintenir en tout temps en ce qui concerne l’alcool, mais pensez-vous vraiment que les gens vont penser aux détails (comme le port du masque) énoncés par le Dr Tam dans le feu de la passion ? Pas de baisés ou le masque ? Allons donc !
Pour finir, le Dr Tam recommande évidemment le port du condom pour éviter les maladies sexuellement transmissibles. Voilà un vieux sapin que l’on tente encore de nous passer, car le condom n’est pas redoutablement efficace pour empêcher la transmission des maladies vénériennes. C’est une chose, comme l’avortement et maintenant le masque, que les disciples d’Esculape ayant une fonction dans le gouvernement veulent nous faire avaler. Ce n’est pas d’hier que les autorités sanitaires mentent ou se trompent en matière de santé, surtout quand il s’agit d’un enjeu politique. Franchement, à croire que le préservatif est sécuritaire, les gens s’adonnent tout simplement à plus de relations, donc augmentent davantage les risques, alors qu’il serait bien plus simple d’éviter la cause des maux, ou le libertinage, et de s’en tenir au simple mariage.
Laissez un commentaireObjectifs pro-vie de Trump pour son éventuel second mandat

Donald Trump, président des États-Unis.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Sheilah Creighead/White House/Flickr
Le président des États-Unis Donald Trump a formulé plusieurs projets pro-vie pour son éventuel second mandat dans un document de campagne, selon LifeSiteNews :
Laissez un commentaireLe président Donald Trump a formellement précisé ce qu’il entend faire pour les enfants à naître s’il remporte un second mandat, à la suite de la controverse suscitée par la publication, au cours de sa campagne, de son programme pour le second mandat qui ne mentionnait pas l’avortement.
« Alors que je cherche à être réélu en novembre prochain, j’ai besoin de votre appui pour mettre en contraste ma direction pro-vie audacieuse avec celle de l’extrémisme Joe Biden en matière d’avortement », déclare Trump dans une lettre à ses partisans pro-vie.
« Le Parti démocrate soutient sans équivoque l’avortement à la demande, jusqu’au moment de la naissance, et même l’infanticide — laissant les bébés mourir après un avortement raté. L’adhésion de Joe Biden à cette position extrême se manifeste surtout par son soutien au financement de l’avortement électif avec l’argent des contribuables. Forcer les contribuables à payer pour les avortements est une position odieuse qui doit être rejetée aux urnes. Joe Biden a redoublé son engagement envers ces positions en choisissant l’extrémiste de l’avortement Kamala Harris comme second ».
Plus précisément, M. Trump s’engage à « poursuivre la transformation du système judiciaire fédéral » par l’intermédiaire des juges conservateurs nommés à la Cour suprême ; à « surmonter l’obstruction des démocrates au Congrès pour enfin adopter et signer une loi » interdisant l’avortement tardif et le financement de l’avortement par les contribuables, et à renforcer la protection des nourrissons nés vivants après un avortement raté ; et à « cesser totalement le financement avec l’argent de nos impôts des grandes industries de l’avortement tel que Planned Parenthood ».
« Le conte de deux religieuses », ou guide électoral pro-vie par l’archevêque de Denver
Par David Nussman — Traduit par Campagne Québec-Vie
Denver (ChurchMilitant.com) — Alors que le jour des élections approche, un archevêque américain insiste sur la nécessité de protéger les enfants à naître.
L’archevêque Samuel Aquila de Denver a publié une image (meme) sur Twitter vendredi, mettant en contraste la religieuse qui a parlé à la Convention nationale démocrate (Democratic National Convention — DNC) avec celle qui a parlé à la Convention nationale républicaine (Republican National Convention — RNC).
Cela parle de lui-même ! Seigneur, aidez-nous à embrasser l’Évangile de la vie !
pic.twitter.com/SjkwdbcWxL
— Archevêque Aquila (@ArchbishopDen) 28 août 2020
Sœur Simone Campbell dirigeait la prière le 20 août lors de la DNC. Elle a parlé de la lutte pour mettre fin au « racisme structurel, à l’intolérance et au sexisme » aux États-Unis.
Avant son apparition à la DNC, Sr Campbell fut interrogée sur la question de l’avortement. Elle refusa de parler pour les enfants à naître, remarquant : « C’est au-dessus de mon niveau salarial ».
En revanche, Sœur Deirdre Byrne (le nom est mal orthographié dans l’image) déclara qu’arrêter l’avortement est une question centrale pour les personnes de foi.
« Alors que nous avons tendance à penser que les marginalisés vivent au-delà de nos frontières », déclara-t-elle à la RNC mercredi, « la vérité est que le plus grand groupe marginalisé au monde se trouve ici aux États-Unis ; ce sont les enfants à naître ».
Sr Byrne poursuivit, disant : « En tant que disciples du Christ, nous sommes appelés à nous tenir debout pour la vie contre le politiquement correct ou la mode d’aujourd’hui ».
L’image met en contraste le témoignage pro-vie de Sr Byrne avec le refus de Sœur Campbell de défendre les enfants à naître.
Il met également en contraste le travail de Sr Byrne en tant que chirurgienne et missionnaire avec le travail de Sr Campbell en tant que « lobbyiste ».
Laissez un commentaire Lire la suiteUne femme paralysée, morte de faim et de soif selon sa demande, avec l’accord du Curateur public du Québec
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Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Chanikarn Thongsupa/Rawpixel
La Presse rapportait il y a quelques jours le cas d’une femme paralysée, morte de faim et de soif suite à son refus de manger et de s’hydrater dans le but de mourir.
Cette décision a été approuvée par le Curateur public du Québec, à défaut de permettre à cette femme de se faire euthanasier car cette dernière ne répondait pas aux critères d’admission à la piqûre mortelle. Selon les mots de Philippe Teisceira-Lessard, dans La Presse :
Cesser complètement de boire et de manger. C’est la seule solution qui restait à Fatima Gossa pour s’échapper de son corps, laissé paralysé par une agression conjugale violente.
Vous me pardonnerez si je suis un peu perplexe devant ce paragraphe qui comprend plusieurs concepts. Si, pour M. Teisceira-Lessard, mourir c’est « s’échapper de son corps » cela implique donc que la personne continue de vivre puisqu’elle sort du corps au lieu de disparaître avec — sortir n’est pas disparaître. Donc, « s’échapper de son corps » indique que l’on continue de vivre en tant qu’être immatériel ou âme.
Mais s’il est question d’âme, où se rend-elle ? Le mode de mort qu’elle aura choisi lui permettra-t-il de vivre sereinement dans l’au-delà ? Selon la foi catholique, il y a de forts risques que cela ne soit pas le cas — mais c’est à Dieu de juger chaque cas particulier et non à nous. Il faudrait par conséquent que le journaliste, qui laisse planer sa sympathie dans son article par rapport à la décision de Mme Gossa, développe le côté moral de la question.
Cependant, si M. Teisceira-Lessard souscrit plutôt a une vision matérialiste de l’Homme, je préférerais qu’il ne se lance pas en des envolées poétiques aux échos pseudo-mystiques, mais utilise plutôt un style qui indique qu’il a la tête bien enfoncée dans le sable… ou dans la matière.
Laissons là les considérations sur les fins dernières et le matérialisme, et revenons à cette mort tragique.
Laissez un commentaire Lire la suiteComment annoncer Jésus-Christ aujourd’hui ?

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 13e dimanche après la Pentecôte) ― Photo (couleurs modifiées) : Royal Collection of the United Kingdom/Wikimedia Commons
Contre les prétentions des Juifs nouvellement convertis, qui considéraient l’observance de la loi juive comme obligatoire au salut, saint Paul prend, dans son épître aux Galates, la défense de la foi chrétienne comme étant la seule voie de salut.
L’Apôtre se trouvait devant un très grave problème. Les juifs convertis ou judéo-chrétiens non seulement s’obstinaient à pratiquer la loi de Moïse, mais de plus cherchaient à l’imposer aux convertis du paganisme. Leurs revendications en faveur du judaïsme, sans doute encouragées par les juifs demeurés hostiles au christianisme, avaient fortement impressionné les Galates. Mais qu’y avait-il de mal dans la Loi ? Assurément rien, si on la considérait en elle-même. N’était-il pas alors légitime de laisser au moins les juifs devenus chrétiens observer la Loi ? Saint Paul le crut tout d’abord, mais il ne tarda pas à s’apercevoir qu’on ne pouvait pas en même temps professer extérieurement le judaïsme et intérieurement la foi chrétienne. C’est en approfondissant les saintes Écritures qu’il comprit que l’Ancienne loi n’avait qu’un but : annoncer Jésus-Christ et préparer les hommes à sa venue. La loi était très bonne en elle-même, mais une fois son rôle accompli, une fois venu Celui qu’elle annonçait, elle perdait sa raison d’être, elle devenait périmée et elle devait céder toute la place au Christ et à son autorité suprême.
La profession de foi en Jésus-Christ exigeait donc une rupture totale avec le judaïsme. Saint Paul eut le mérite ou plutôt la grâce d’être le premier parmi les apôtres à voir la nécessité absolue de cette rupture. Il y consentit personnellement : ce qui lui entraîna de nombreux et terribles ennemis. Pour affirmer et vivre parfaitement sa foi en Jésus-Christ, ne fallait-il pas sacrifier tous les liens de la chair et du sang et, avec ces liens, toutes les attaches culturelles et sociales ?
Aujourd’hui, tout observateur objectif est forcé de reconnaître que le dialogue interreligieux du catholicisme avec les religions non chrétiennes se trouve bloqué en raison du net refus des représentants officiels de ces religions de considérer seulement l’opportunité de poser la question de la divinité de la personne et de la mission de Jésus-Christ comme unique Sauveur du monde. Cette question essentielle, ils ne veulent pas l’envisager. Le dialogue interreligieux, spécialement avec les juifs et les musulmans, ne laisse actuellement aucun espoir de conversion de leur part.
Comment alors l’Église fondée par Jésus-Christ sur la foi de Pierre peut-elle aujourd’hui accomplir sa mission divine concernant le salut de tous les hommes, en commençant par ceux qui affirment croire en un seul Dieu, les juifs et les musulmans ? De sa part, aucun compromis doctrinal n’est possible à leur égard, comme du reste avec les différentes formes, anciennes et nouvelles, de paganisme. Car le paganisme revêt actuellement de nouvelles formes insidieuses avec le culte de la planète Terre, sous le couvert du respect de l’environnement et de toutes les valeurs purement naturelles proclamées partout avec une telle insistance exclusive qu’elles deviennent le fondement d’une nouvelle religion mondiale appelée à remplacer, dans le plan qui se dessine de plus en plus clairement d’un super gouvernement mondial, la religion catholique d’origine divine, qui est pourtant la seule voie de salut pour le monde entier.
L’Église — et tout d’abord l’Église enseignante, c’est-à-dire avant tout le pape et les évêques et avec eux l’Église enseignée composée de tous les fidèles — pour demeurer entièrement fidèle à Jésus-Christ, se trouve aujourd’hui devant le très clair devoir de témoigner à temps et à contretemps des vérités divinement révélées de la foi catholique avec le même courage intrépide qu’ont eu les apôtres et les martyrs, c’est-à-dire, s’il le faut, jusqu’au sang.
J.-Réal Bleau, ptre.
Laissez un commentaireHystérie médiatique (chez ces mêmes qui sont pour le masque) en faveur de l’immodestie

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) — Photo : Freepik
Le soutien officiel du ministre de l’Intérieur, Gerald Darmanin, aux trois femmes à qui des gendarmes avaient poliment demandé de se rhabiller à Sainte-Marie-la-Mer près de Perpignan le 20 août, alors qu’elles bronzaient seins nus sur la plage, est significatif des temps que nous vivons. La liberté est descendue d’un cran de plus d’une façon : le masque est obligatoire mais se dorer « topless » au soleil est un droit, tandis que sur le plan moral, la liberté a cédé le pas au libertinage. Et ce n’est pas un hasard si cette histoire fait gloser la presse nationale et internationale au moment où la contraception est devenue totalement gratuite en France… pour les adolescentes de quatorze ans et moins. A propos de l’incident, Darmanin tweetait mardi : « C’est sans fondement qu’il a été reproché à deux femmes leur tenue sur la plage. La liberté est un bien précieux. Et il est normal que l’administration reconnaisse ses erreurs. »
Il a osé écrire cela au moment où de plus en plus de localités en France rendent le port du masque obligatoire en raison de la crise du COVID-19, alors même qu’à l’aune de la population et des chiffres des mois de mars et avril les réanimations et les décès restent très faibles. Dès ce vendredi il faudra le porter dans tout Paris, ainsi que dans les écoles et les universités lors de leur réouverture en septembre — même en vélo ou en faisant du sport, ce qui va encore davantage contre le bon sens.
Au moins les choses sont-elles claires : ordonner aux citoyens de se couvrir le visage en dépit des nombreuses questions sur l’efficacité d’un masque par rapport une épidémie qui cause aujourd’hui très peu de décès par rapport à une population de 68 millions d’habitants peut être obligatoire, et ne constitue pas une atteinte à la « liberté, ce bien précieux », mais demander aux femmes de s’abstenir de prendre des bains de soleil seins nus est une mesure tyrannique.
La liberté pour une femme d’être à moitié nue sur la plage s’avère être ainsi une affaire d’importance nationale. Et il y a des méchants que toute la presse dénonce : cette famille qui à Sainte-Marie-la-Mer, s’est plainte de voir une sexagénaire topless à côté d’elle sur la plage. Les enfants en étaient « choqués »… Est-ce un crime ?
Pire ! C’est de la « pudibonderie », selon les journaux et la majorité des commentateurs sur les réseaux sociaux. Cette famille aurait les idées mal tournées. A croire que personne n’a jamais entendu un homme commenter grassement l’anatomie des femmes… D’ailleurs, le bronzage seins nus était une revendication féministe dans les années 1960, alors qu’aujourd’hui, il séduit de moins en moins les femmes de moins de 50 ans, notamment par lassitude des remarques de ces messieurs. Mais la France se veut libertine. Sur la plage, et à Sainte-Marie-la-Mer en particulier, la pratique n’est pas considérée comme de « l’exhibitionnisme sexuel », comme c’est le cas partout ailleurs. Certes les municipalités peuvent l’interdire sur leur littoral, le fait étant alors passible d’une amende de 38 euros. Mais dans le principe, le bronzage seins nus est donc un droit. Aux plus gênés… d’aller se rhabiller.
Laissez un commentaire Lire la suiteLa Chine recourt-elle à l’avortement et à la stérilisation forcés pour exterminer une minorité ethnique ?

Par Steven Mosher (LifeSiteNews) ― Traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : Pikist
En tant que seul témoin occidental de la brutale politique de l’enfant unique du parti communiste chinois (PCC), j’applaudis lorsqu’elle prit fin en 2016.
Mais ce que fait le PCC maintenant pour réduire la natalité des minorités ouïghoure et kazakhe dans la partie occidentale de la Chine est sans doute pire. Bien que l’application de cette politique sociale soit identique à celle de 1979, dont les mesures comprenaient l’avortement et la stérilisation forcés, pratiques horrifiantes que je décrivis pour la première fois en 1980 (pratiques que le Tribunal de Nuremberg avait qualifiées de crimes contre l’humanité), il y a ici une différence saisissante : ces pratiques ne sont imposées qu’aux minorités ethniques, à savoir les Ouïghours turcophones de la province du Xinjiang.
Oui, vous avez bien lu. Ces dernières années, alors que les dirigeants chinois encouragent les femmes chinoises de l’ethnie majoritaire han à avoir plus d’enfants, ils ordonnent aux femmes ouïghoures d’en avoir moins. Des centaines de milliers de femmes ouïghoures ont été contraintes à avorter, à se faire stériliser, ou à porter un stérilet, afin de réduire la natalité ouïghoure. Celles qui résistent sont stérilisées de force et condamnées à des camps de concentration.
Cette nouvelle politique du parti communiste chinois est en fait un génocide, bien que d’une façon plus lente : la Chine n’extermine pas le peuple ouïghour du jour au lendemain, par exemple en l’enfermant dans des chambres à gaz. Mais, en empêchant la prochaine génération de naître, elle parviendra à la même fin : une réduction considérable de cette population ancienne, qui pourra être alors plus facilement dispersée et assimilée.
Jusqu’à récemment, nous n’avions que des comptes rendus anecdotiques de cette nouvelle campagne de régulation des naissances. Par exemple, une femme ouïghoure nommée Mihrigul Tursun témoigna en 2018 qu’elle et d’autres femmes dans un camp de concentration chinois furent chimiquement stérilisées. Une autre ancienne détenue, Rakhima Senbay, déclara s’être fait poser un stérilet contre sa volonté (Washington Post, 5 octobre 2019). Une troisième, Zumrat Dawut, dut payer une lourde amende et se faire stériliser après avoir eu un troisième enfant (Washington Post, 17 novembre 2019).
Jusqu’à présent, nous ne connaissions pas avec certitude l’étendue et l’ampleur de l’application de cette nouvelle politique menée par le gouvernement central — le chercheur Adrian Zenz vient de publier une enquête qui répond à ces questions.
Maintenant, nous savons maintenant que la campagne de régulation des naissances en cours dans le Xinjiang est encore plus coercitive que celle imposée depuis des décennies à la majorité de la population chinoise han. Les documents du gouvernement chinois obtenus par Dr Zenz indiquent que la sanction pour infraction au règlement sur la régulation des naissances est l’internement dans l’archipel des camps de concentration du Xinjiang. Aussi sévère que fût la campagne précédente, les contrevenants étaient soumis à de fortes amendes voire à la stérilisation, mais pas à de longues peines de prison. Les femmes ouïghoures le sont.
Laissez un commentaire Lire la suiteFrance : contraception gratuite pour les filles de moins de 15 ans

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Freepik
Le gouvernement français vient de publier jeudi dernier dans le Journal officiel un décret, entré en vigueur le jour suivant, rendant gratuit l’accès à la contraception aux filles de moins de 15 ans, rapporte LifeSiteNews :
Alors que les règlements sur le COVID-19 continuent d’occuper grandement le ministre français de la Santé Olivier Véran, et que de nombreuses procédures médicales « normales » ont été reportées de plusieurs mois, le contrôle des naissances chez les adolescentes figure en bonne place sur la liste des activités du gouvernement.
Les jeunes filles pourront obtenir des contraceptifs, y compris des implants et des dispositifs intra-utérins, dans un strict anonymat si elles décident de garder leur identité secrète.
Il n’y a pas de limite d’âge, car le décret a simplement supprimé les mots « âgées d’au moins 15 ans » d’un décret précédent offrant aux « filles mineures âgées d’au moins 15 ans » la possibilité d’obtenir des contraceptifs sans avoir à en payer de frais.
En France, le coût de la plupart des services médicaux est assumé en partie par le patient (sauf l'avortement qui est gratuit à 100 %). Ces frais, plus ou moins importants, sont couverts par les parents ou le tuteur dans le cas de mineurs de moins de 16 ans. Là, cependant, la totale gratuité de la contraception et l’anonymat garanti font en sorte que les parents, n’ont plus leur mot à dire à ce sujet.
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