Un chrétien engagé : Arnaud de Lassus (1921-2017)

Arnaud de Lassus.
Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D.
Yves de Lassus, qui dirige L’Action familiale et scolaire (France), prononcera une conférence lors du congrès de Campagne Québec-Vie, le 26 octobre prochain à Québec. Il prend ainsi la relève de son père, le baron Arnaud de Lassus, qui a été l’une des plus brillantes figures de la tradition catholique française au cours des dernières décennies.
Arnaud de Lassus incarnait toutes les vertus de la « Vieille France ». Issu d’une famille d’Action française, polytechnicien et officier de marine, il a d’abord milité dans la Cité catholique de Jean Ousset, l’auteur de Pour qu’Il règne (1950), un remarquable ouvrage de pensée sociale chrétienne. En 1980, Arnaud de Lassus a fondé L’Action familiale et scolaire (AFS), une branche spécialisée de la Cité catholique. Cette dernière n’a malheureusement pas survécu au Concile Vatican II, comme bien d’autres organisations conservatrices liées à l’Église, mais l’AFS a continué le combat en faveur de la Royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ, tout en restant indépendante du clergé. Les plaquettes de l’AFS, « Connaissance élémentaire de… », sont des classiques de la pensée contre-révolutionnaire. CQV les réédite maintenant pour le Canada.
Arnaud de Lassus fréquentait tous les milieux catholiques et nationalistes qui voulaient l’entendre, sans s’inféoder à aucune organisation particulière. C’était un traditionaliste, ouvertement hostile à Vatican II. Toutefois, il a condamné les sacres épiscopaux de Mgr Lefebvre, en 1988, parce qu’il estimait que ce geste diviserait trop les catholiques de tradition. Il pouvait sembler avoir raison à l’époque. Mais il a reconnu par la suite que les sacres ont finalement permis de sauver la messe de saint Pie V. Comme bien d’autres, Arnaud de Lassus ne s’attendait pas à ce que la crise de l’Église soit aussi longue.
J’ai entendu Arnaud de Lassus en conférence pour la première fois à l’automne 1990. Je fus alors impressionné par son analyse de la Guerre d’Irak, qui pointait à l’horizon. Il pouvait, dans une conférence de deux heures, faire le tour d’un sujet aussi complexe que la franc-maçonnerie, le libéralisme, le modernisme, le protestantisme ou l’islam. Il traquait inlassablement les erreurs doctrinales qui s’infiltrent trop souvent dans l’esprit des catholiques, même les mieux intentionnés. Il misait sur la formation intellectuelle plutôt que l’action politique. Dans un temps comme le nôtre, où l’intelligence est en péril de mort, pour reprendre l’expression de Marcel De Corte, c’est sans doute le besoin le plus prioritaire. Arnaud de Lassus aimait citer cette maxime de Joseph de Maistre : « On peut se relever de tout, sauf de l’abandon des principes. »
Arnaud de Lassus a été l’un de mes maîtres à penser. Bien qu’il ne soit pas tellement connu, il a été l’un des plus grands intellectuels catholiques de la fin du XXe siècle. Il était pourtant modeste. Il prononçait toujours ses conférences avec le même professionnalisme, que ce soit dans une salle bondée ou devant un maigre auditoire de quelques énergumènes, comme c’était souvent le cas. Il répondait avec patience et respect à toutes les questions, même lorsqu’elles venaient d’un auditeur qui n’était pas à la hauteur du conférencier. Il pourfendait les idées fausses, mais il ne parlait jamais contre personne. Il appliquait la règle de la charité chrétienne : combattre le péché en aimant le pécheur. De plus, il avait le sens de l’humour. Il ne se prenait pas au sérieux. À mon avis, la « sainteté », c’est un peu cela.
On peut écouter les conférences d’Arnaud de Lassus sur You Tube, dont l’une qui traite de la franc-maçonnerie au Québec :
Laissez un commentaireLe cardinal Burke et Mgr Schneider appellent à prier et jeûner 40 jours pour contrer les menaces du synode sur l'Amazonie
Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits)
Si Campagne Québec-Vie vous informe au sujet du déroulement de l'affaire du synode amazonien, c'est que son document préparatoire l'Instrumentum laboris contient des erreurs, dont une certaine reconnaissance de pratiques païennes donc d'une certaine relativisation des religions, allant à l'encontre de la doctrine catholique, et allant par conséquent à l'encontre de notre mission qui comprend les points suivant :
- Promouvoir la reconnaissance, par les représentants de tous les corps sociaux, y compris ceux de l’État, de la nécessité du christianisme, en tant que seule religion intégralement vraie, pour une réalisation pleine et entière du bien commun;
- Promouvoir la reconnaissance du fait que la foi chrétienne est raisonnable, et que la raison soutient la foi et la morale chrétiennes. — A. H.
L'Homme nouveau publie un texte co-signé par le cardinal Burke et Mgr Schneider qui dénoncent les erreurs et les hérésies contenues dans l'Instrumentum laboris en vue du prochain synode sur l'Amazonie. Ils appellent par cette occasion tous les catholiques à observer une période de prière et de jeûne de 40 jours du 17 septembre au 26 octobre, date de fin du synode qui doit ouvrir ses portes à Rome le 7 octobre prochain.
Les modalités en sont simples : dire une dizaine de chapelet chaque jour et jeûner un jour par semaine selon les règles habituelles, en une « croisade de prière » dont le but est d'implorer Notre Seigneur pour que les erreurs contenues dans l'Instrumentum laboris ne soient pas approuvées par les pères synodaux et pour que le pape François confirme ses frères dans la foi en rejetant « sans ambiguïté » ces erreurs.
Le document signé par le cardinal Burke et Mgr Schneider dénonce l'esprit et énumère les erreurs les plus graves de l'Instrumentum laboris de manière très étayée : son « panthéisme implicite », sa valorisation des « superstitions païennes », le remplacement de l'évangélisation par le « dialogue interculturel », la proposition d'ordonner des ministres du culte des deux sexes pour accomplir « des rites même chamaniques », sa promotion d'une « “écologie intégrale” qui dévalorise la dignité humaine » et d'un « collectivisme tribal qui amoindrit le caractère propre de la personne et de la liberté ».
Le texte du cardinal Burke et de Mgr Schneider a été publié pour la fête du Très Saint Nom de Marie (celle-ci avait disparu du calendrier liturgique du Novus Ordo en 1970 mais avait été rétablie en 2002 par Jean-Paul II).
Il contient un terrible florilège de quelques-unes des assertions les plus ahurissantes de l'Instrumentum laboris et des réfutations de ces erreurs à l'aide de textes du magistère.
Il est à lire, d'urgence, ici sur le site de L'Homme Nouveau.
Laissez un commentaireCardinal Burke et Mgr Schneider : clarification au sujet de la signification de la fidélité au Pape
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Si Campagne Québec-Vie vous informe au sujet du déroulement de l'affaire du synode amazonien, c'est que son document préparatoire l'Instrumentum laboris (et par ailleurs le document d'Abu Dhabi) contient des erreurs, dont une certaine reconnaissance de pratiques païennes donc d'une certaine relativisation des religions, allant à l'encontre de la doctrine catholique, et allant par conséquent à l'encontre de notre mission qui comprend les points suivants:
- Promouvoir la reconnaissance, par les représentants de tous les corps sociaux, y compris ceux de l’État, de la nécessité du christianisme, en tant que seule religion intégralement vraie, pour une réalisation pleine et entière du bien commun;
- Promouvoir la reconnaissance du fait que la foi chrétienne est raisonnable, et que la raison soutient la foi et la morale chrétiennes.
Devant la critique et les accusations de se positionner contre le Pape, qui ont suivi leur lettre ouverte appelant les fidèles à « une croisade de prière et de jeûne afin d'implorer Dieu pour que l'erreur et l'hérésie ne pervertissent pas la prochaine assemblée extraordinaire du synode des évêques sur l'Amazonie », le cardinal Raymond Burke et Monseigneur Athanasius Schneider ont écrit une seconde lettre ouverte pour signifier leur attachement au Pape et expliquer en quoi cet attachement consiste. Extrait de la lettre ouverte dans L’Homme Nouveau :
Personne ne peut plus honnêtement nier la confusion doctrinale générale qui règne actuellement au sein de l'Eglise. Cela est dû particulièrement aux ambiguïtés à propos de l'indissolubilité du mariage qui est relativisée par la pratique d'admettre à la sainte communion les personnes cohabitant dans des unions irrégulières, dû aussi à l'approbation grandissante des actes homosexuels qui sont intrinsèquement contraires à la nature et à la volonté révélée de Dieu, dû encore aux erreurs concernant le caractère unique de Notre Seigneur Jésus Christ et de son œuvre de Rédemption relativisée par de fausses affirmations à propos de la diversité des religions, dû enfin et surtout à la reconnaissance des diverses formes de paganisme et de leurs pratiques rituelles dans l'Instrumentum laboris préparé pour la prochaine assemblée extraordinaire du Synode des Evêques sur l'Amazonie.
Devant cet état de fait, les auteurs de la lettre ouverte, exposent leur devoir de conscience de ne pas rester muets, surtout en tant qu’évêques, de parler avec charité au Pape afin que celui-ci rejette sans équivoque les erreurs doctrinales de l’Instrumentum laboris qui a été rédigé pour la prochaine assemblée extraordinaire du Synode des Evêques sur l'Amazonie ; et qu’il ne consente pas à l’abolition du célibat ecclésiastique.
Par leur intervention, disent les auteurs, ils expriment leur amour profond pour les âmes, pour la personne même du Pape François et pour l’office pétrinien, rappelant que s’ils ne le faisaient pas ils commettraient un grave péché d’omission et d’égoïsme, restant par contre dans un état moins exposé à la critique.
Laissez un commentaire Lire la suiteNouvelle étude sur l'homosexualité : rien de nouveau sous le soleil

Par le Dr Christian Spaemann ― traduit par Anna-Carolina Habsburg pour LifeSiteNews ― traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : axelle b/PublicDomainPictures
Note de la rédaction [de LifeSiteNews] : Dans l'article suivant, le psychiatre Dr Christian Spaemann commente une étude récente montrant qu'il n'y a pas de « gène gay ».
Le 18 septembre 2019 (LifeSiteNews) ― Encore une autre étude sur l'homosexualité et, encore une fois, rien de nouveau. Cela n'est pas surprenant, puisque l’évaluation des attirances envers le même sexe exige une approche globale et différenciée, qui tient compte de la sexualité et de l'attachement humains, ainsi que de la biologie et de la psychologie. Puisque la perspective sur la personne humaine n'est jamais exempte de présupposés philosophiques, une telle vision globale sera toujours controversée. Cependant, depuis les années 1970, cette controverse a été en grande partie mise en veilleuse. Les représentants du paradigme sociétal, qui a jusqu'à présent déterminé le discours sociétal de « l'égalité » et de « l'antidiscrimination », se sont emparés du sujet. La discussion a cessé depuis longtemps de porter sur la tolérance, et la prévention d'une véritable discrimination à l'égard des homosexuels, et porte maintenant sur l'établissement d'une idéologie.
Le principe de droit concernant la discrimination est le suivant : « Les mêmes doivent être traités de la même manière, ce qui est différent peut être traité différemment ». Cela signifie qu'exclure un homosexuel d'un poste élevé dans une banque constituerait une discrimination [dans cette comparaison qui n'aborde que l'aspect de la famille*], alors que ne pas accorder à un couple homosexuel le droit à l'adoption ne le serait pas. Car le fait d'avoir une mère et un père ou deux mères ou deux pères fait une différence pour l'enfant.
Revenons maintenant à l'établissement de l'idéologie. La pensée de l'intellectuel poststructuraliste, pour qui les différences entre les individus en tant que telles reflètent déjà la dynamique du pouvoir, est devenue de plus en plus influente dans la société. Cette forme de nominalisme radical a eu pour but de détruire toutes les différences entre les personnes, comme par exemple la différence entre l'homme et la femme, la santé et la maladie, la normalité et l'anormal, et le contre-nature, et en un sens, de changer systématiquement la conscience de la société. Les déficits humains ne sont plus compensés par la compassion et la solidarité, mais simplement éliminés. Une personne née avec trois membres ne peut se sentir bien que si l'humanité cesse de considérer les quatre membres comme la norme.
Laissez un commentaire Lire la suiteBéatification d’un prêtre, mort à Dachau pour s’être opposé à l’avortement et à l’eugénisme

Fours crématoires de Dachau.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photos : ho visto nina volare/Flickr, Wikimedia Commons
Le 15 septembre 2019 eut lieu la béatification d’un courageux prêtre catholique, dans le diocèse de Limbourg en Hesse (Allemagne), célébrant le P. « Richard Henkes, déporté et mort à Dachau en 1945, pour s’être publiquement élevé contre l’eugénisme prôné par le régime national-socialiste », rapporte un article de la FSSPX.News. L’article continue :
Ordonné prêtre en 1925 dans la Société de l’Apostolat catholique — dont les membres sont aussi appelés « pallotins », du nom du fondateur, saint Vincent Pallotti (1795-1850) — Richard Henkes est de ces ecclésiastiques d’outre-Rhin qui ont vu clair dans l’idéologie néo-païenne du IIIe Reich.
A partir de 1941, le religieux se met à dénoncer la pratique de l’avortement. Etabli sous le régime de Weimar en 1927 en cas de danger pour la vie de la femme, l’avortement est rendu obligatoire en 1935 « pour des raisons eugéniques » par le régime hitlérien. Il combat aussi l’euthanasie des infirmes et des invalides en vue de « la purification raciale ».
Bienheureux P. Henkes
Le Père Richard Henkes finit par se faire arrêter et envoyer dans un camp de concentration, d’après Nominis :
Arrêté finalement le 8 avril 1943, il est déporté à Dachau où malgré des conditions inhumaines il maintient sa Foi priant et partageant avec ses camarades. En 1944, une épidémie de typhoïde frappe le camp il se porte volontaire pour soigner les malades dont de nombreux Tchèques... Atteint à son tour, il meurt après 5 jours d’agonie le 22 février 1945.
Il se dévouait notamment pour donner les derniers sacrements. Bienheureux Richard Henkes, priez pour nous !
Laissez un commentaireLa police d’Ontario ne révélera plus l’identité sexuelle des suspects
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Ni non plus celle des victimes de ces suspects, et ce, pour raison de respect de la vie privée et pour se mettre à la mode sur la question de l’identité du « genre ». Extrait de CTV.News :
Le porte-parole de la Police provinciale de l’Ontario, le sergent Carolle Dionne, a déclaré lundi que lors d’un récent examen de la réglementation la police a conclu que la Loi sur les services policiers n’exige pas que cette information soit rendue publique.
Le corps policier a donc pris l’initiative de cesser de publier les informations concernant le genre, par prudence et s’efforcer d’« être progressiste dans le changement des temps », précisa-t-il.
Le Sergent Dionne fait remarquer que les permis de conduire et autres pièces d’identité ne requièrent plus la mention du sexe, et que les agents ne devraient pas faire d’hypothèses fondées sur l’apparence d’une personne.
Mais si les agents de police ne peuvent pas faire de supposition sur l’apparence, sur quoi fonderont-ils leurs enquêtes ? pourront-ils du moins dire (par exemple) : Cette personne ressemblait à un homme ? L’article continue :
« Nous utilisons les termes “l’individu”, “l’accusé”, “le conducteur”, “le suspect” ou “une personne d’intérêt” pour rester neutres sur le plan du genre », révéla-t-il.
Toutefois, des données sur le sexe [de la personne] seront toujours recueillies à des fins d’analyse, et d’autres renseignements personnels — comme le nom, l’âge et la ville natale — seront rendus publics, indiqua-t-il.
Pourquoi fournirait-on l’information au sujet du nom, de l’âge et de la ville natale, et pas du sexe ? Grotesque ! Et si on s’en venait aux « transâges », ne donnerait-on plus d’informations sur l’âge de la personne incriminée, et les policiers ne devront-ils plus faire d’estimation devant des cheveux blancs ?
Laissez un commentaireTrump dénonce les «bureaucrates mondiaux» de l'ONU qui appuient l’avortement «jusqu’au moment de l’accouchement»
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Encore un exemple du travail pro-vie de Trump, Extrait de LifeSiteNews :
Lors de son discours de mardi devant l’Assemblée générale des Nations Unies, le président Donald Trump a interpellé les « bureaucrates mondiaux », qui cherchent à imposer l’avortement sur demande aux nations qui respectent le droit à la vie.
Dans les dernières remarques de son vaste discours, le président a déclaré que les Américains « ne se lasseraient jamais de défendre la vie des innocents ».
Laissez un commentaire« Nous savons que de nombreux projets des Nations Unies ont tenté d’affirmer un droit mondial à l’avortement financé par les contribuables et sur demande, jusqu’au moment de l’accouchement », a-t-il déclaré. « Les bureaucrates mondiaux n’ont absolument pas d’affaire à attaquer la souveraineté des nations qui veulent protéger des vies innocentes. Comme beaucoup de nations ici aujourd’hui, en Amérique [États-Unis], nous croyons que chaque enfant, né et à naître, est un don sacré de Dieu. »
La veille, le secrétaire américain de la Santé et des Services sociaux, Alex Azar, avait présenté une déclaration commune à l’ONU au nom de 19 pays, déclarant qu’il n’existe « aucun droit international à l’avortement » et condamnant « l’utilisation de termes et expressions ambiguës, tels que santé et droits sexuels et génésiques dans les documents des Nations Unies, car ils peuvent miner le rôle critique de la famille et promouvoir des pratiques, comme l’avortement ».
Azar affirme que la famille est « l’institution fondatrice de la société »...
Fonctionnaires contre père : qui décide si un enfant mineur peut subir une «thérapie de transition de genre» ?

Par pour une école libre au Québec — Photo : freepik
La Cour d’appel de la Colombie-Britannique a récemment entendu les plaidoiries dans l’affaire AB c. CD. Nous avions déjà parlé de cette affaire : Colombie-Britannique : Cour suprême interdit aux parents de s’opposer au traitement hormonal de transition de leur fille de 14 ans.
Ce procès concerne une mineure née fille qui subit un traitement de testostérone pour passer au sexe opposé. Une ordonnance du tribunal inférieur interdit la publication des noms de la mineure (« AB »), du père de l’enfant (« CD »), de la mère de l’enfant (« EF ») et des professionnels de la santé impliqués dans cette affaire. L’ordonnance de la cour interdit également d’utiliser les pronoms féminins « she » et « her » en anglais pour désigner cette enfant née de sexe féminin.
Le père et la mère ont divorcé il y a environ quatre ans. Depuis cette époque, leur fille a souvent eu des problèmes à l’école, rencontrant régulièrement des conseillères de son école. Soutenue et encouragée par les conseillères de son école, cette enfant a commencé à adopter une identité masculine, elle exige notamment de se faire appeler par un prénom masculin. Ces faits ont été cachés au père, même s’il partage légalement la garde de son enfant avec son ex-femme et malgré son droit légal de connaître tous les événements et changements importants au sujet de son enfant. Le père ne découvrit ces changements qu’après avoir vu la photo de l’enfant dans un annuaire scolaire, déguisée en garçon avec un nouveau prénom masculin sous sa photo.
L’enfant AB a continué à rencontrer les conseillères de son école. Elles encourageaient AB et la présentaient à des tiers comme étant un garçon. Ils ont conseillé à AB de consulter un psychologue (le « Dr IJ »), qui l’a ensuite dirigé vers le « Dr GH » de l’Hôpital pour enfants de Colombie-Britannique. En décembre 2018, le Dr GH a envoyé au père une lettre indiquant que l’hôpital pour enfants commencerait à administrer de la testostérone à son enfant dans les deux semaines, sans le consentement du père. Le père a alors déposé une requête en justice pour empêcher ce traitement sans son consentement.
Le 27 février 2019, le juge Bowden de la Cour suprême de la Colombie-Britannique a déclaré qu’il était dans l’intérêt supérieur de l’enfant de recevoir les controversés traitements aux hormones sexuelles, aux bloqueurs de puberté ou tout autre traitement que l’hôpital pour enfants pourrait recommander, y compris des chirurgies telles que la mastectomie.
Le juge Bowden a ordonné que l’on s’adresse à l’enfant née de sexe féminin comme à un garçon et qu’elle ne soit désignée que par son nouveau prénom masculin, à la fois dans la procédure judiciaire et en général. Cette ordonnance s’applique au père d’AB et à toutes les personnes sous sa juridiction. Le père ne peut donc plus appeler sa fille par son nom ni même utiliser un pronom féminin pour en parler...
Laissez un commentaire Lire la suiteL’hôpital St. Martha ne pratiquera pas l’euthanasie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : freepik
J’avais écrit dans un précédent article que l’hôpital St. Martha allait commencer à pratiquer l’euthanasie, sous la pression d’activistes pro-euthanasie. En fait, ce n’est pas cet hôpital qui le pratiquera, mais l’Antigonish Health and Wellness Centre. Extrait d’Euthanasia Prevention Coalition :
Hier, j’ai reçu un communiqué de presse de l’hôpital St. Martha m’expliquant que l’AMM (mieux connu sous le nom d’euthanasie) ne sera pas dispensé par l’hôpital St. Martha mais plutôt au Antigonish Health and Wellness Centre.
Tranquille ? pas pour longtemps, car Jocelyn Downie, activiste pro-euthanasie de l'Université Dalhousie, n'en démordra pas :
Laissez un commentairePar conséquent, Downie n’a pas atteint son objectif d’imposer l’euthanasie (AMM) à un hôpital catholique. Downie continuera de faire pression sur les établissements de soins de santé confessionnels pour qu’ils pratiquent l’euthanasie. Downie a déclaré dans un article du Global News de la semaine dernière :
« Les gouvernements et les autorités sanitaires n’ont pas assez insisté afin que les institutions recevant le financement de l’État et étant influencées par la foi autorisent l’AMM dans leurs murs », a-t-elle déclaré.
La bataille ne fait que commencer.
Downie a commencé sa campagne en décembre 2018, visant à forcer l’hôpital St Martha à pratiquer l’euthanasie, par le biais d’un article dans le Chronicle Herald.
Un Britannique porteur de trisomie 21 fête ses 77 ans

Par Lianne Laurence — traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : gillnisha/Pixabay
Nottingham, Royaume-Uni, 29 août, 2019 (LifeSiteNews) — On ne s’attendait pas à que Georgie Wildgust vive au-delà de l’âge de 10 ans, mais l’homme de Nottingham a fêté son 77e anniversaire le 24 août dernier, en bonne santé et accompagné par sa famille et ses amis.
Nottingham, la ville de Robin des Bois. — Photo : Max Pixel
Né avec la trisomie 21, Wildgust est un jardinier à la retraite, décrit comme « très indépendant » par sa nièce, Nikki, Wright, qui lui rend visite chaque semaine à Watcombe Circus, une maison de soins pour personnes handicapées à Carrington où il habite avec 11 autres résidents, selon le Nottingham Post.
« Il est si heureux en tout temps. Il est incroyable. À sa naissance, sa mère s’est fait dire qu’il ne vivrait pas au-delà de l’âge de 10, mais regardez-le maintenant ! » s’exclama Wright.
« Sa mère lui a toujours dit qu’il était capable de faire n’importe quoi et c’est pour ça qu’il a toujours été très indépendant. Il n’aime pas qu’on lui dise quoi faire, mais je pense que c’est pour ça qu’il a atteint 77 ans » confia-t-elle au Nottingham Post.
Wright attribue également la longévité de son oncle à sa « vie sociale active » au centre, où il a déménagé en 1993 après la mort de sa mère.
Wildgust aime danser et chanter le karaoké, et « avait l’habitude de suivre des cours de théâtre chaque semaine, ce qu’il aimait. Il le fait moins maintenant, mais il reste occupé, » dit-elle.
« Je pense que le fait d’être occupé et de socialiser l’a vraiment aidé. Le personnel est fantastique ; c’est comme une famille ici. »
L’assistant en soins infirmiers, Javine Lacey a déclaré au Nottingham Post que Wildgust passe des heures à dessiner et à colorier.
« Il adore ça. Il n’écoute que BBC1 à la télé. Il saurait tout de suite s’il n’est pas sur la bonne chaîne » expliqua-t-elle.
« Il est un miracle. Il a connu des problèmes médicaux cette année et il a été mis en soins de fin de vie, mais il a rebondi », a ajouté Lacey.
« À son retour de l’hôpital, il a juste dit “ça va bien, chère ?” comme si rien ne s’était passé. »
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