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Nouvelle étude sur l'homosexualité : rien de nouveau sous le soleil

Par le Dr Christian Spaemann ― traduit par Anna-Carolina Habsburg pour LifeSiteNews ― traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : axelle b/PublicDomainPictures

Note de la rédaction [de LifeSiteNews] : Dans l'article suivant, le psychiatre Dr Christian Spaemann commente une étude récente montrant qu'il n'y a pas de « gène gay ».

Le 18 septembre 2019 (LifeSiteNews) ― Encore une autre étude sur l'homosexualité et, encore une fois, rien de nouveau. Cela n'est pas surprenant, puisque l’évaluation des attirances envers le même sexe exige une approche globale et différenciée, qui tient compte de la sexualité et de l'attachement humains, ainsi que de la biologie et de la psychologie. Puisque la perspective sur la personne humaine n'est jamais exempte de présupposés philosophiques, une telle vision globale sera toujours controversée. Cependant, depuis les années 1970, cette controverse a été en grande partie mise en veilleuse. Les représentants du paradigme sociétal, qui a jusqu'à présent déterminé le discours sociétal de « l'égalité » et de « l'antidiscrimination », se sont emparés du sujet. La discussion a cessé depuis longtemps de porter sur la tolérance, et la prévention d'une véritable discrimination à l'égard des homosexuels, et porte maintenant sur l'établissement d'une idéologie.

Le principe de droit concernant la discrimination est le suivant : « Les mêmes doivent être traités de la même manière, ce qui est différent peut être traité différemment ». Cela signifie qu'exclure un homosexuel d'un poste élevé dans une banque constituerait une discrimination [dans cette comparaison qui n'aborde que l'aspect de la famille*], alors que ne pas accorder à un couple homosexuel le droit à l'adoption ne le serait pas. Car le fait d'avoir une mère et un père ou deux mères ou deux pères fait une différence pour l'enfant.

Revenons maintenant à l'établissement de l'idéologie. La pensée de l'intellectuel poststructuraliste, pour qui les différences entre les individus en tant que telles reflètent déjà la dynamique du pouvoir, est devenue de plus en plus influente dans la société. Cette forme de nominalisme radical a eu pour but de détruire toutes les différences entre les personnes, comme par exemple la différence entre l'homme et la femme, la santé et la maladie, la normalité et l'anormal, et le contre-nature, et en un sens, de changer systématiquement la conscience de la société. Les déficits humains ne sont plus compensés par la compassion et la solidarité, mais simplement éliminés. Une personne née avec trois membres ne peut se sentir bien que si l'humanité cesse de considérer les quatre membres comme la norme.

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Les homosexuels, dont la majorité se soucie uniquement d'être laissés tranquilles et de ne pas avoir de désavantages sociaux, ont été instrumentalisés comme forces motrices de l’ idéologie de la diversité et ont été mis en opposition avec l’« hétéronormativité » de la société. Ce développement a cessé depuis longtemps de concerner les personnes en question. Les différences statistiquement significatives entre les objectifs de vie des hommes et des femmes ainsi que l'importance pour les enfants de grandir dans une famille naturelle composée d'une mère et d'un père devraient, selon cette idéologie, cesser de jouer aucun rôle qui soit. Bref, le bonheur de l'individu et le bien commun, le « bonum commune », sont négligés, même au détriment de notre avenir. Cela signifie qu'au cours des dernières décennies, la recherche sur l'homosexualité s'est concentrée uniquement sur des données brutes et non sur l'émergence des attirances envers le même sexe dans le contexte d'un concept de développement bio-psycho-social.

Le résultat de l'étude qui a été publiée dans la revue « Science » et qui porte sur les données d'environ 500 000 personnes n'est pas surprenant. Le fait que l'homosexualité ne puisse s'expliquer par la génétique était déjà connu auparavant. Cela n'exclut toutefois pas les facteurs biologiques, comme par exemple les influences hormonales intra-utérines. Il ne s'agit toutefois que de facteurs de disposition. Les données importantes se trouvent ailleurs, par exemple le fait que les attirances envers le même sexe sont très fluides pendant la puberté, que seulement 1,5% de tous les hommes ressentent une attirance homosexuelle stable, que les personnes touchées proviennent beaucoup plus souvent de familles brisées, que les relations entre homosexuels sont très fragiles, que statistiquement, plus d'homosexuels se sentent sexuellement attirés envers les enfants et les adolescents et montrent une plus forte tendance à des troubles psychologiques et au suicide que chez les hétérosexuels. En y regardant de plus près, tout cela ne peut simplement s’expliquer par une discrimination sociétale et ce qu'on appelle l'« homophobie ».

Aujourd'hui, nous savons que la sexualité [anormale et normale*] ― qu'il s'agisse de l'homosexualité ou de l'hétérosexualité ― est, dans toute sa complexité, influencée par la biographie de l'individu avec toutes ses blessures et est façonnée par divers facteurs non sexuels. La vaste expérience des psychothérapeutes permet de conclure que les attirances envers le même sexe sont souvent attribuables aux antécédents psychodynamiques de la relation à la mère et au père, ainsi qu'au groupe de pairs du même sexe. Pour de nombreux homosexuels, travailler sur ces expériences (souvent douloureuses), est très utile. Ce n'est un secret pour personne que l'orientation sexuelle elle-même peut changer tout au long de ce processus. Cependant, discuter ouvertement des rapports psychothérapeutiques avec l'homosexualité est encore considéré comme tabou et même activement empêché.

Comme l'a montré le sommet de Rome sur les abus, même les hauts représentants de l'Église eux-mêmes l'acceptent comme un tabou. Ils ignorent sur ceux qui ont traité sérieusement la question et, dans un processus d'autodestruction incomparable, souscrivent à l'idéologie plate de la diversité. Ce faisant, ils laissent derrière eux la loi naturelle et, par conséquent, les enseignements de l'Église. Mais les idéologies ont tendance à être de courte durée et leurs adeptes dans l'Église seront un jour confondus.

Cet article a été traduit par Anna-Carolina Habsburg. Il a été publié à l'origine en allemand dans le Die Tagespost.


*Commentaires d'Augustin Hamilton.

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