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Le diagnostic de trisomie 21 de son bébé a mené ce père à une mission de défenseur de la vie

Par Lisa Bast (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie

Le rêve de Kurt Kondrich était de servir sa communauté en tant qu’officier de police, retardant le mariage tout en réalisant ses objectifs. Lorsqu’il a épousé sa femme Margie, le couple n’était pas sûr de pouvoir avoir des enfants — mais à l’âge de 36 ans, Margie a donné naissance à leur fils. Kondrich était ravi. Quatre ans plus tard, alors que Margie attendait leur deuxième enfant, elle a appris que le bébé présentait un risque élevé de syndrome de Down en raison de son âge avancé. Les médecins ont fait pression sur le couple pour qu’il subisse des tests de dépistage.

« Je ne comprenais pas pourquoi ces tests devaient être effectués », a déclaré Mme Kondrich à Live Action News. « Mais le personnel médical n’a cessé de nous dire que nous pouvions mettre fin à la grossesse — et nous a même encouragés à le faire — si les tests indiquaient que notre bébé était atteint du syndrome de Down (trisomie 21). J’étais stupéfaite ; jamais je n’envisagerais d’exécuter mon enfant, quel que soit son handicap. »

Bien que Margie ait remarqué que le bébé n’était pas aussi actif que son grand frère l’avait été, le couple était déterminé à poursuivre la grossesse et a refusé les tests prénataux. Kondrich a toujours vécu sa vie en servant et en protégeant les innocents et il ne pouvait pas concevoir de mettre fin à des grossesses en raison d’anomalies détectées dans l’utérus.

« Il semble y avoir une sorte de mandat culturel pour une recherche de sécurité inaccessible », a déclaré Kondrich. « Je ne connais personne qui ait un enfant “normal”. Nous savions que notre enfant était une fille et nous l’avions appelée Chloé. Nous l’aimions déjà et étions impatients de l’accueillir dans notre famille. »

Lorsque Chloé est née, des tests ont permis de vérifier qu’elle était atteinte de trisomie 21. Malgré son appréhension initiale, la femme de Kondrich était impatiente de tenir son bébé dans ses bras et de tisser des liens avec lui, à la grande surprise des médecins. Le couple ne connaissait pas grand-chose au syndrome de Down et le personnel de l’hôpital ne semblait pas disposé à leur donner des conseils. Kondrich a remarqué également que les infirmières ne s’occupaient pas de leur bébé aussi souvent que des autres bébés.

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Lors d’une apparition télévisée, Trudeau a exhorté le public canadien à « accepter les drag queens et à apprendre d’eux »

Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : YouTube

29 novembre 2022 (LifeSiteNews) — Comme je l’ai noté plus tôt ce mois-ci dans cette colonne, les Canadiens ont une fois de plus été fiers de leur chef amateur de costumes lorsque le premier ministre Justin Trudeau a décidé de faire une apparition à l’émission du concours de Drag Queens « Canada’s Drag Race ». La bande-annonce le montre presque frémissant de plaisir à l’idée de pouvoir faire une telle déclaration. L’apparition a maintenant été mise en ligne et elle est, si possible, pire que ce que l’on aurait pu penser.

Il est clair que ces gens sont, en fait, le milieu où Trudeau [se sent à l’aise]. Il était ravi d’être là — la dernière fois qu’il a eu l’air aussi heureux, il tirait la langue et s’ébattait au défilé de la Fierté (une autre première tant vantée du premier ministre).

« C’est une première », a noté le drag queen en chef. « C’est le tout premier dirigeant mondial à visiter un plateau de drag queens ! » Trudeau, bien sûr, est resté modeste. « Je suis content d’être le premier, mais j’attends avec impatience le moment où il y en aura un troisième ou un quatrième », a-t-il dit gravement.

« Justin, je veux juste vous remercier d’être un tel allié », a poursuivi l’animateur drag queen. « Vous êtes le premier premier ministre à avoir marché dans une parade de la fierté. C’est énorme. »

« Merci, mais ça a été un plaisir incroyable de faire partie de la lutte pour le bon combat du bon côté », a répondu Trudeau, rayonnant. « Il s’agit de respecter les gens. Pouvons-nous aller au-delà de la tolérance et commencer à embrasser, à aimer, à accepter, à apprendre et à être mis au défi par les autres ? C’est ainsi que l’on construit une société résiliente. C’est ce que nous essayons de faire au Canada, et nous avons encore beaucoup de travail à faire. »

« Vous me donnez des frissons ! », a fait remarquer l’un des drag queens alors que les autres applaudissaient. M. Trudeau s’est dirigé vers la sortie sous les appels « Je déteste vous voir partir, j’aime vous voir partir », ce à quoi il a répondu par un sourire appréciateur, en pointant du doigt de manière suggestive les personnes qui l’interpellaient. Le premier ministre du Canada, mesdames et messieurs.

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La Cour suprême de Géorgie rétablit l’interdiction de l’avortement à six semaines de grossesse

Par Jack Bingham — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Andy Dean/Adobe Stock

24 novembre 2022, Atlanta (LifeSiteNews) — La Cour suprême de Géorgie a annulé la décision d’un tribunal inférieur de bloquer l’interdiction d’avorter dans l’État à partir de 6 semaines de grossesse.

« La requête d’urgence de l’État de Géorgie en vue d’obtenir un sursis de l’ordonnance de la Cour supérieure du comté de Fulton dans l’affaire [ÉTAT DE GÉORGIE c. SISTERSONG WOMEN OF COLOR REPRODUCTIVE JUSTICE COLLECTIVE et al.] est par la présente accordée », a écrit la Cour dans sa brève décision unanime rendue mercredi.

La semaine dernière, la Cour supérieure du comté de Fulton avait annulé la « Living Infants Fairness and Equality (LIFE) Act », familièrement appelée « heartbeat act (loi sur le battement de cœur) », qui rend l’avortement illégal après que les battements de cœur d’un enfant à naître sont détectables, généralement à six semaines de gestation. La loi n’interdit pas les avortements d’enfants à naître avant qu’ils ne développent des battements de cœur détectables.

Le juge Robert McBurney, du tribunal du comté de Fulton, a déclaré que la loi LIFE était nulle en vertu de la loi de Géorgie, car elle avait été adoptée en 2019, alors que la décision Roe v. Wade de 1973 de la Cour suprême des États-Unis était toujours en vigueur.

« [En 2019], partout en Amérique, y compris en Géorgie, il était sans équivoque inconstitutionnel pour les gouvernements - fédéral, d’État ou local - d’interdire les avortements avant la viabilité », a écrit McBurney, ajoutant qu’étant donné cela, la loi LIFE « n’est pas devenue la loi de la Géorgie lorsqu’elle a été promulguée et elle n’est pas la loi de la Géorgie maintenant ».

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Le gouvernement polonais emporte un procès intenté par une femme qui n’a pas réussi à se faire avorter

Par Andreas Wailzer — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Depositphotos

28 novembre 2022 (LifeSiteNews) — Les groupes de pression pro-avortement ont subi une défaite lors d’un récent procès devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

L’affaire d’une femme polonaise, appelée « Mme B.B. », qui a poursuivi la Pologne parce qu’elle n'avait pas pu obtenir d’avortement, a été déclarée irrecevable et rejetée par la CEDH.

Ce procès était important, car la femme qui poursuivait la Pologne était soutenue par de grands acteurs du monde de l’avortement, notamment le Centre pour les droits reproductifs, le Commissaire polonais aux droits de l’homme, la Fédération pour les femmes et la planification familiale et la Fondation Helsinki pour les droits de l’homme.

L’affaire s’inscrivait « dans le cadre d’un programme de litiges stratégiques mené par des organisations non gouvernementales polonaises » pour attaquer les lois restrictives de la Pologne en matière d’avortement, selon le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), une ONG pro-vie qui a soumis une déclaration en tant que tierce partie à l’affaire devant la CEDH.

La femme qui a poursuivi la Pologne « est devenue enceinte à la fin de 2013 » et, plus tard dans la grossesse, les médecins ont diagnostiqué chez son enfant à naître de graves anomalies. Elle a réclamé un avortement, mais le médecin a refusé de procéder « pour des raisons d’objection de conscience ».

« La requérante a tenté d’obtenir un avortement dans un autre centre médical, mais a été informée que la grossesse était dans sa vingt-quatrième semaine et que, par conséquent, l’avortement n’était plus légal dans son cas », indique le résumé de l’affaire par la CEDH. L’enfant est finalement né par césarienne, avec de multiples malformations, et est décédé quelques jours après l’accouchement.

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Le lien entre l’alarmisme climatique et l’avortement

Par le Père David Nix (padreperegrino) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo (montage) : Pixabay/Hourick/Wikimedia Commons

Nous commençons à voir que la religion séculaire des gauchistes est le satanisme. Si vous vous étiez trouvé dans un pub en 1965 à Chicago, vous auriez peut-être entendu un débat sain entre un conservateur et un libéral sur, disons, le montant des impôts à allouer à l’élimination des déchets ou à la police locale. De bons arguments auraient probablement été prononcés de part et d’autre de la barrière. Mais maintenant que la gauche plaide en faveur de l’infanticide et de la mutilation génitale des préadolescents, nous devons nous demander : qu’est-ce qui motive de telles affirmations jugées si irrationnelles ? Nous savons tous que la réponse à tout ce qui est irrationnel est la suivante : les démons influencent directement les êtres humains. Cela a toujours été le cas, mais les gauchistes se sont pleinement démasqués depuis 2020.

Je me suis en effet longtemps demandé quel était le lien entre le changement climatique et l’avortement. Pourquoi presque tous ceux qui tirent la sonnette d’alarme à propos du changement climatique promeuvent également l’avortement ? Je soupçonnais que la dépopulation était le motif sous-jacent. Cependant, après avoir entendu un discours d’un militant pro-vie de Californie, Seth Gruber, j’ai ouvert les yeux sur un lien qui n’est pas politique, mais plutôt religieux.

Gruber explique dans le lien ci-dessus que les Aztèques du 15e siècle sacrifiaient des humains au dieu du soleil afin qu’il fût capable de vaincre l’obscurité et que le monde ne devînt pas froid. De même, les alarmistes du changement climatique enseignent aujourd’hui, au 21e siècle, que le monde va devenir chaud si nous ne pouvons pas continuer à sacrifier des humains par l’avortement. Voyez-vous le lien brillant qu’il a établi ? Les démons ont trompé les humains par le biais d’une alarme climatique superstitieuse afin qu’ils tuent encore plus d’humains, aussi bien à l’époque précoloniale des Aztèques qu’aujourd’hui avec les gauchistes laïques des gouvernements occidentaux.

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Grande-Bretagne — la police empêche une femme de prier près d’un avortoir: vos prières sont du «harcèlement»


Livia Tossici-Bolt.

Par Micaiah Bilger (LifeNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : ADF International

Une femme britannique pro-vie qui priait tranquillement à l’extérieur d’un centre d’avortement cet automne a déclaré que la police lui a demandé de partir parce que ses prières silencieuses pouvaient être considérées comme de « l’intimidation et du harcèlement ».

Cette semaine, avec l’aide des avocats d’ADF International, Livia Tossici-Bolt a déposé une plainte contre la police de Bournemouth pour avoir violé ses libertés religieuses et sa liberté d’expression, selon Catholic News Agency.

« Tout le monde a la liberté de prier tranquillement dans un lieu public. Il ne me viendrait même pas à l’idée de faire quelque chose qui soit source d’intimidation ou de harcèlement », a-t-elle déclaré dans un communiqué. « Pourtant, ces agents de patrouille de la prière ont néanmoins essayé de nous intimider pour nous empêcher d’exercer notre liberté de pensée et d’expression — sous la forme de la prière — qui est un élément fondamental de notre société depuis des générations. »

Plus tôt cet automne, Mme Tossici-Bolt a déclaré qu’elle priait en silence avec une amie sur la voie publique près d’un centre d’avortement à Bournemouth, en Angleterre, lorsque deux agents accrédités de sécurité communautaire se sont approchés d’elles. Elle dit qu’elle et son amie se tenaient en dehors de la zone tampon, une zone autour du centre d’avortement où la ville restreint la liberté d’expression.

Alors qu’elles étaient pacifiques et respectueuses de la loi, les agents les ont accusées d’« intimidation et de harcèlement » et leur ont demandé de partir.

Elle a ajouté que les agents ont également mentionné qu’il y avait une école à proximité et que « les enfants pourraient poser des questions ». Mme Tossici-Bolt a répondu qu’il n’y avait « rien de mal à poser des questions ».

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Un tribunal britannique rejette la requête en cour d’une personne atteinte de trisomie appelant à protéger les bébés handicapés


Heidi Crowter et James Carter.

Par Jack Bingham — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : YouTube

25 novembre 2022, Londres (LifeSiteNews) — La cour d’appel du Royaume-Uni a rejeté la requête d’une jeune femme atteinte de trisomie 21 visant à faire abroger la législation qui permet que les enfants à naître souffrant de handicaps puissent être avortés jusqu’au moment de la naissance.

« La Cour reconnaît que de nombreuses personnes atteintes du syndrome de Down et d’autres handicaps seront bouleversées et offensées par le fait qu’un diagnostic de handicap grave pendant la grossesse est considéré par la loi comme une justification de l’avortement, et qu’elles peuvent considérer que cela implique que leur propre vie a moins de valeur », peut-on lire dans la récente décision de la Cour, rédigée par les juges Underhill, Thirlwall et Peter Jackson.

« Mais elle estime que la perception de ce que la loi implique n’est pas en soi suffisante pour donner lieu à une ingérence dans les droits de l’article 8 (vie privée et familiale, consacrée par la Convention européenne des droits de l’homme) », a ajouté la Cour.

Réagissant au jugement sommaire, l’opposante à la loi, Heidi Crowter, 27 ans, elle-même atteinte de trisomie 21, a déclaré aux journalistes à l’extérieur du palais de justice de Londres : « Je suis très contrariée de perdre à nouveau, mais je vais continuer à me battre parce que nous avons déjà informé et fait évoluer les cœurs et les esprits et changé les opinions des gens sur la loi. »

Mme Crowter a également déclaré qu’elle envisagerait de porter son affaire devant la Cour suprême, ajoutant que la décision de la cour d’appel « me dit que je ne suis pas estimée et que j’ai beaucoup moins de valeur qu’une personne non trisomique ».

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Un sondage sur l’avortement ignore les vraies victimes de l’avortement

Par Campaign Life Coalition — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Alfons Photographer/Adobe Stock

La plus grande organisation pro-vie au Canada, s’exprime au nom de la véritable victime de l’avortement, l’enfant humain à naître, en réponse au nouveau sondage d’Angus Reid sur l’avortement.

Jeff Gunnarson, président national de la CLC, a souligné que même si Angus Reid prétend être une fondation non partisane de recherche sur l’opinion publique, elle montre clairement son parti pris dans le sondage en affirmant que les femmes « qui ont fait face à une grossesse inattendue ou non désirée » sont celles qui sont « les plus personnellement et profondément touchées » par l’avortement.

« C’est tout simplement faux », a déclaré M. Gunnarson. « Les enfants à naître visés par l’avortement sont certainement les plus touchés personnellement et profondément par l’avortement. Leur vie même est en jeu. En ignorant totalement la réalité du génocide qui a lieu contre les enfants humains à naître, ce sondage jette le doute sur la formulation des questions et les réponses ultérieures des personnes interrogées. L’omission de tout examen des avortements chimiques est également une lacune majeure. »

Gunnarson souligne que le sondage a tout à fait tort de rejeter la responsabilité de « décennies » de débat sur l’avortement sur le pays où aucune loi n’affirme ou ne refuse l’accès à l’avortement.

« L’avortement a été, et sera toujours, combattu par des Canadiens sensés, car il s’agit du meurtre direct et intentionnel d’un être humain à naître vivant dans le ventre de sa mère. C’est tout simplement mal et il faut y mettre fin. Les enfants à naître sont des êtres humains qui sont dignes des droits de l’homme et de la protection de la loi. L’avortement est le plus grand problème de droits de l’homme de notre époque. Le soi-disant débat ne prendra fin que lorsque l’avortement sera aboli. »

Le sondage montre aussi clairement que les libéraux et les néo-démocrates ont tort lorsqu’ils prétendent que « l’accès » à l’avortement est insuffisant au Canada.

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Un évêque français sanctionne un prêtre pour avoir déclaré que l’avortement a fait plus de morts que la Première Guerre mondiale

Par Jeanne Smits, correspondante à Paris — Traduit par Campagne Québec-Vie

22 novembre 2022 (LifeSiteNews) — Un prêtre âgé à la tête de 17 petites paroisses de l’est de la France s’est vu interdire de prendre la parole en public par ses supérieurs diocésains pendant quatre semaines parce qu’il a déclaré que le nombre mondial de victimes de l’avortement était bien plus élevé que celui de la Première Guerre mondiale.

Le père François Schneider a fait cette déclaration « controversée » alors qu’il prêchait lors de la messe commémorative du jour de l’Armistice, le 11 novembre, dans le petit village de Bertrimoutier (307 habitants), près d’Épinal dans les Vosges. « L’avortement a tué plus de personnes dans le monde que la Grande Guerre », a-t-il déclaré, ajoutant que les hommes politiques français seraient bien inspirés de « suivre l’exemple » du premier ministre hongrois, Victor Orbán, qui promeut une politique pro-natalité et « prend des décisions courageuses ».

Ces mots n’ont pas été prononcés par hasard : le père Schneider s’exprimait dans le contexte d’une tentative de faire de l’avortement un « droit » constitutionnel en France, une mesure actuellement défendue par le parti « Renaissance » du président Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale française. Une autre proposition de loi ayant le même objectif mais utilisant un langage plus « inclusif » — elle ne fait pas référence aux femmes afin de défendre les droits des transgenres — a également été présentée la semaine dernière par le parti d’extrême gauche « La France insoumise ». Les deux textes ont été adoptés par la commission des lois et vont maintenant passer par le processus législatif. Macron lui-même a suggéré que le « droit » à l’avortement soit inclus dans la charte européenne des droits de l’homme.

La condamnation très concrète de l’avortement par Schneider a été citée dans la presse locale et sur les médias sociaux par des personnes qui avaient entendu son sermon, créant un « choc » et une « forte émotion ». Le député « Renaissance » de l’Assemblée nationale pour le département des Vosges, David Valence, a qualifié les propos du prêtre de « honteux » sur Twitter, ajoutant qu’ils étaient « la preuve d’une aberration totale » de sa part.

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L’Assemblée nationale française vote pour que l’avortement devienne un « droit » constitutionnel


Assemblée nationale française

Par Jeanne Smits — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Assemblée nationale française

25 novembre 2022 (LifeSiteNews) — Dans un geste hautement symbolique, l’Assemblée nationale française a voté jeudi pour faire de « l’accès effectif et égal » au « droit à l’interruption volontaire de grossesse » — l’euphémisme officiel français pour « avortement » — un droit constitutionnel.

337 députés ont voté pour le texte présenté par le parti d’extrême gauche « La France insoumise » et sa coalition parlementaire, NUPES, 32 seulement ont voté contre, tandis que 18 se sont abstenus. Les autres membres (l’Assemblée nationale compte 577 députés) n’ont pas pris part au vote.

Fait remarquable, le Rassemblement national, successeur du Front national, le mouvement de droite nationaliste de Jean-Marie Le Pen, était divisé sur la question et Marine Le Pen elle-même, la fille de Jean-Marie, a exprimé son soutien à l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution française. Elle a été officiellement notée comme ayant voté pour le projet de loi, mais plus tard, le nouveau chef du parti, Jordan Bardella, a indiqué qu’elle avait été absente de l’hémicycle au moment du vote pour « une raison médicale », et qu’elle se serait abstenue si elle avait voté.

Cependant, sur les 89 députés du Rassemblement national, pas moins de 38 ont voté pour faire de l’accès à l’avortement un droit constitutionnel. 23 ont voté contre et 13 se sont abstenus. Les autres députés n’ont pas pris la peine d’exprimer leur opinion.

La plupart des 62 députés du parti historique de centre droit « Les Républicains » ont fait de même ; 13 ont voté pour et seulement 7 contre ; 2 se sont abstenus. La grande majorité des députés de gauche, y compris le parti présidentiel (ironiquement appelé « Renaissance [Re-naissance] »), ont approuvé la loi.

La loi elle-même est très concise. Elle proclame que la Constitution française recevra l’ajout suivant à son article 66-2 : « La loi garantit l’effectivité et l’égal accès au droit à l’interruption volontaire de grossesse. »

Le texte initial soumis par « NUPES » visait à consacrer un « droit absolu » à l’avortement auquel « nul ne peut porter atteinte ». Avec une telle formulation, toute limite légale à l’avortement pourrait être présentée comme inconstitutionnelle, en particulier le délai actuel de 14 semaines (âge gestationnel de l’enfant à naître de 12 semaines) pour l’accès inconditionnel à l’avortement volontaire.

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