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Une jeune figure du mouvement pro-avortement en Argentine meurt après un avortement légal


Maria del Valle Gonzalez Lopez.

Par Jeanne Smits ― Traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : Juventud Radical La Paz/Twitter

La Paz, Argentine, 16 avril 2021 (LifeSiteNews) — Une jeune femme de 23 ans est décédée dans un hôpital de San Martin dans la province argentine de Mendoza dimanche dernier, quatre jours après avoir subi un avortement légal dans la ville voisine de La Paz. Le décès de Maria del Valle Gonzalez Lopez a été attribué à une hémorragie et à une septicémie générale, selon ce que l’on sait du rapport d’autopsie. Une enquête judiciaire est en cours pour déterminer si sa mort est liée à l’avortement et si elle a été victime d’une négligence médicale. Ce que l’on sait, c’est qu’elle était une figure montante de l’« Union Civica Radical », un parti historique de la gauche argentine affilié à l’Internationale socialiste, favorable à l’avortement, et qu’elle avait été élue l’an dernier présidente de la section jeunesse des radicaux à La Paz.

Del Valle est la première mère que l’on sait être décédée depuis que l’avortement sur demande a été légalisé en Argentine au début de cette année. Elle étudiait le domaine des services sociaux à l’université et avait un petit ami. Son parti a fait campagne pour la légalisation de l’avortement et, bien qu’il ne soit pas certain qu’elle se soit personnellement jointe aux rassemblements « foulard vert » pro-avortement, son parti lui avait toujours affirmé que l’avortement légal était « sécuritaire » et une question de choix personnel.

Les organisations féministes d’Argentine n’ont pas commenté la nouvelle et n’ont pas non plus averti [l’opinion publique], à la suite de la tragédie, que l’avortement légal tue les femmes.

En août 2018, les sections jeunesse de l’UCR ont tenu une conférence de presse indiquant qu’elles avaient « exigé » que les sénateurs argentins votent pour la loi sur l’avortement légal ou « interruption volontaire de grossesse » qui était alors en discussion au Parlement. Luciana Rached, chef national de la Jeunesse radicale, a proclamé : « Les avortements illégaux ont toujours existé et existent encore. Les femmes ont toujours eu recours à l’avortement. L’approbation ou le rejet de cette loi aura un impact sur la vie de dizaines de milliers de femmes qui, chaque année, souffrent des conséquences de l’avortement illégal : infections et décès. »

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Ce projet de loi fut rejeté, mais un nouveau projet a été présenté au Parlement argentin l’année dernière avec le soutien du nouveau président du pays, Alberto Fernández, et a été adopté en décembre. L’avortement légal sur demande jusqu’à 14 semaines de grossesse est entré en vigueur en janvier. Si elle n’avait pas été approuvée, « Mari » del Valle Gonzalez Lopez serait peut-être encore en vie aujourd’hui. C’est très probablement un avortement légal qui a entraîné cette infection et sa mort prématurée ― en plus de tuer son bébé à naître.

En tout cas, un journal local, le Mendoza Post, a déclaré que tous les éléments indiquent une faute professionnelle selon les autorités judiciaires qu’il a pu consulter.

Del Valle s’était rendue à l’hôpital public local de La Paz le 7 avril pour se faire avorter. Les membres de sa famille n’étaient pas au courant, ont-ils déclaré à la presse locale. Elle reçut une pilule abortive, probablement du misoprostol. Normalement, la procédure d’avortement chimique devrait être suivie de contrôles médicaux pour vérifier que tout se passe bien. Si une affaire de faute professionnelle et d’homicide involontaire doit être ouverte, ce sera parce que l’état de Mari n’a pas été correctement surveillé, selon la presse argentine.

Le misoprostol est considéré comme un produit « sûr » par le ministère de la Santé d’Argentine, et est administré dans les services de consultation externe.

Un jour après avoir pris le « médicament » pour tuer son bébé, Del Valle commença à se sentir mal, ayant de la fièvre et des douleurs à l’estomac. Elle retourna à l’hôpital le vendredi, où elle fut d’abord considérée comme une patiente covid-19, selon un reportage vidéo réalisé par des journalistes qui se sont entretenus avec les autorités locales et la famille de la victime. La presse a également indiqué que l’on pensait qu’elle souffrait d’une péritonite. Il semblerait qu’elle n’ait pas dit aux médecins qui l’ont soignée à ce moment-là qu’elle avait subi un avortement chimique deux jours auparavant. On la diagnostiqua d’une septicémie générale.

Son état s’étant aggravé, la jeune femme fut transportée samedi dernier vers un hôpital mieux équipé de San Martin, où elle décéda le lendemain. Une enquête judiciaire sur sa mort a immédiatement été ouverte et une autopsie a été décrétée le jour même.

La nouvelle qu’elle avait subi un avortement peu de temps avant sa mort s’est vite répandue, provoquant la colère du procureur général, Hector Rosas. Il a rappelé que la loi d’Argentine N° 27 610 exigeait que l’identité et tous les détails personnels des femmes qui se font avorter soient protégés. Il a ajouté que la personne qui a divulgué ces informations avait « violé la loi » : « Ils doivent me les donner parce que je suis le procureur, mais ils n’auraient pas dû les rendre publiques, et le seul moyen d’être au courant d’une telle chose est d’être fonctionnaire. Si je parviens à identifier la source de cette information, cette personne viole la loi », a-t-il déclaré à Radio Hihuil.

Protéger la vie privée de la victime est une chose. Dans le cas présent, la cause de la mort de Mari a un poids politique et méritait d’être connue. Elle montre que l’avortement prétendument « sécuritaire », outre qu’il tue toujours un enfant à naître, peut aussi ôter la vie à de jeunes femmes pour les mêmes raisons médicales que l’avortement illégal : infections, septicémie, négligence médicale ou état personnel de la victime. Selon certaines sources, la jeune femme décédée aurait eu une particularité médicale qui la rendait vulnérable à la pilule abortive elle-même.

En fait, dans les pays où l’avortement est ou était illégal, la vie privée des femmes qui meurent après un avortement ou — prétendument — parce qu’elles n’en ont pas eu n’est pas considérée comme étant si importante. Le cas de Savita Halappanavar en Irlande, morte d’une septicémie alors qu’elle était enceinte, me vient à l’esprit : elle a été largement utilisée pour promouvoir la légalisation de l’avortement au début de l’année 2019.

Alors que de nombreuses personnalités publiques en Argentine ont exprimé leurs condoléances après la mort de Mari, sans se prononcer sur sa cause, les médias sociaux ont insisté sur la raison pour laquelle sa vie a été emportée, sous le mot-clé #MurióPorAbortoLegal : « Elle est morte à cause de l’avortement légal ».

Un commentaire sur Twitter affirme : « L’avortement a mal tourné et la mère et le bébé sont tous deux morts. S’il s’était “bien” passé, seul le bébé serait mort. L’avortement tue toujours. »

Un autre dit : « Brisez le silence. L’avortement n’est pas santé. »

Un autre encore a noté : « Maria n’est pas morte clandestinement. Maria #MurióPorAbortoLegal ».

Les féministes et les militants pro-avortement répondent désormais que « toute intervention chirurgicale comporte des risques. »

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