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Un suicide assisté douloureux

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)

Eh oui, le suicide assisté, ou si vous préférez l’euthanasie, peut être douloureux, et cela peut prendre une semaine pour la personne à mourir. Et dire qu’une bonne partie des arguments en faveur de l’euthanasie proclame que celle-ci rendrait la mort plus légère, moins douloureuse et permettrait au patient souffrant atrocement de partir en paix. Eh bien non, l’euthanasie peut faire souffrir, et cela enlève le peu d’arguments que celle-ci avait rassemblés sous sa bannière. Au passage puisqu’il faut le répéter, il existe la sédation palliative qui permet de plonger le patient souffrant dans le sommeil à l’approche de la mort dans le seul but de le soulager, bien que ce processus puisse parfois involontairement accélérer la mort. Une étude publiée dans le journal Anaesthesia explique en long et en large la question de la douce euthanasie douloureuse. Extrait de la Society for the Protection of Unborn Children :

L’étude prévient qu’il y a « un risque que des citoyens vulnérables soient tués avec des moyens sous-optimaux [douloureux ?], voire cruels »

Cela arrache d’énormes pans d’arguments en faveur du suicide assisté.

[...] une étude publiée dans la revue Anaesthesia indique qu'aucune façon optimale de mettre un patient dans l'inconscient avant de mourir n'a été trouvée et que les patients peuvent actuellement mourir d'une façon « inhumaine. »

Des chercheurs internationaux ont prévenu que toute discussion sur la légalisation du suicide assisté devait aussi traiter des méthodes proposées, car « il existe un risque que des citoyens vulnérables soient tués par des moyens sous-optimaux [douloureux ?], voire cruels ».

[...]

Les auteurs de l’étude déplorent que bien que « les dilemmes éthiques [du suicide assisté] soient largement débattus, les moyens précis qui permettent l’inconscience font rarement l’objet de discussions ».

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« Cependant, les (différences) considérables entre les diverses méthodes [utilisées] suggèrent qu’une méthode optimale pour atteindre l’inconscience ne s’est pas précisée. »

Échecs des méthodes

Selon les protocoles néerlandais, les patients se voient prescrire soit une forte dose de barbiturique qu’ils prennent eux-mêmes (participation active) » de sorte que la mort se produise lentement par arrêt cardiorespiratoire et asphyxie », soit un médecin administre une forte dose de produit anesthésiant intraveineux suivit d’un bloqueur neuromusculaire.

Le rapport a révélé des complications, notamment des difficultés à avaler la dose prescrite (jusqu’à 9 %) et des vomissements dans 10 % des cas, les deux pouvant empêcher l’administration de la dose appropriée à la fin visée. La réémergence [du patient] du coma s’est produite dans 2 % des cas, un petit nombre de patients s’étant même assis pendant le processus de mort, selon les auteurs. « Chacun de ces cas constitue potentiellement un échec dans l’obtention de l’inconscience, avec ses propres conséquences psychologiques. »

Il faut des jours pour mourir

Il est frappant de constater que l’« échec de l’inconscience » est environ 190 fois plus élevé dans le suicide assisté lorsqu’il est prévu que le patient soit inconscient au moment du décès, par opposition à la chirurgie médicale, où l’intention est que le patient soit conscient plus tard et bénéficie de l’opération.

Bien que l’inconscience soit généralement atteinte en cinq minutes, la mort prend beaucoup plus de temps. La mort survient dans les 90 minutes dans les deux tiers des cas, mais dans un tiers des cas, la mort peut prendre jusqu’à 30 heures, et certains décès peuvent prendre jusqu’à sept jours (quatre pour cent).

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