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Un nouveau ministre de l'Éducation inquiétant

Par Pour une école libre au Québec — Photo : Gilbert Bochenek/Wikimedia Commons

La CAQ (Coalition pour l’avenir du Québec) a remporté les élections et le Premier ministre a désigné Jean-François Roberge, un ancien enseignant, à la barre de ce ministère.

M. Roberge est un fervent partisan du controversé programme d’Éthique et culture religieuse. En 2012, il s’est levé en congrès de la CAQ pour défendre cette créature, il fut à l’époque mis en minorité par les militants de la CAQ.

Sur le plan de l’instruction à domicile qui connaît un succès croissant au Québec (en partie à cause de l’interdiction gouvernementale d’école religieuse décrétée illégale), on peut se faire une idée de ce que pense le nouveau ministre à la lumière de ses interventions au cours des débats qui se sont déroulés l’automne passé autour du projet de loi 144. Entre autres choses, il a présenté certains amendements proposant que l’enfant instruit à la maison doive être soumis au programme complet du ministère ainsi qu’aux examens ministériels. Réduisant la liberté de choix pédagogiques des parents à une peau de chagrin pour centraliser de plus en plus de pouvoir aux mains des bureaucrates.

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M. Roberge a également proposé que la Direction pour la protection de la jeunesse (DPJ) puisse sévir contre les parents rétifs au Monopole de l’Éducation du Québec. Selon M. Roberge en décembre 2016, il faut qu’au Québec, le droit à l’éducation soit traité « sur le même pied que le droit à un toit, le droit d’être vêtu, le droit d’être nourri, le droit d’avoir des soins de santé ». Nous sommes d’accord avec M. Roberge quant au devoir d’éduquer ses enfants, le problème c’est qui décide du type de l’éducation de ses propres enfants ? Les parents ont-ils encore leur mot à dire ou le gouvernement sera-t-il juge et partie, et même seul juge et partie ? Les parents ont-ils encore le droit de ne pas suivre le programme étatique unique ? Rappelons que si les enfants ont le droit d'avoir un toit, d’être vêtu et d’être nourri on ne sache pas que l’État impose un modèle unique de maison, des uniformes et un seul type d’alimentation aux parents (« le programme d’éducation du Québec) sous peine de visite de la DPJ. Selon M. Roberge, il existe « un manque d’encadrement pour les jeunes qui font l’école à la maison » (J.-F. Roberge, 7/XII/2016). Les études ne prouvent pas que des contrôles plus tatillons assurent de meilleurs résultats scolaires pourtant...

C’est bien simple, ne pas suivre le programme d’éducation du Québec serait de la négligence pour l’instituteur Roberge, ce serait le nec plus ultra. Souhait du député J.-F. Roberge : « la DPJ intervient seulement si un jeune est victime de négligence, et, malheureusement, une scolarisation qui ne respecte pas le programme, qui ne mène pas à un diplôme, ce n’est pas considéré comme de la négligence. » (7/XII/2016) Espérons que M. Roberge voulait dire qui ne respecte pas le programme québécois ou un programme équivalent ou supérieur...

En général, M. Roberge survalorise l’action des professionnels embauchés par l’État et la mise à l’écart des parents, comme l’implantation de la prématernelle à quatre ans. Des mesures inspirées du système ontarien, et « supportées par la science », selon lui. Sans doute fait-il référence à la partie des études du National Institute of Child Health and Human Development (NICHD) soulignant l’augmentation du vocabulaire chez les enfants scolarisés tôt, mais il évite de mentionner que, selon les mêmes études, cet avantage académique en bas âge s’estompe dès la fin du primaire, et s’accompagne de problèmes de comportement qui, eux, perdurent.

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