Marie Plourde, Louise Latraverse, Paule Baillargeon, Claudia Larochelle : quatre femmes qui ont subi un avortement
Sur le site du Journal de Montréal du 20 mars 2013, un article de Sophie Durocher:
(Marie Plourde)
Qu’est-ce que Marie Plourde, Paule Baillargeon, Louise Latraverse et Claudia Larochelle ont en commun ?
Ces quatre femmes se sont déjà fait avorter. Un jour. Il y a longtemps. Mais elles ne l’ont pas oublié.
Elles ont accepté de poser pour une photo de groupe et de témoigner de leur expérience dans un reportage coup de poing, mis en ligne hier soir, sur le site du magazine Châtelaine.
(...)
Pour Marie Plourde, avorter fut une décision difficile à prendre. Et elle a souffert de l’indifférence du personnel médical : «Il n’y a pas eu de paroles réconfortantes. Seulement un acte chirurgical distant. Quand ç’a été terminé, le médecin est sorti et a dit à l’infirmière que ç’avait été pénible, que j’avais pleuré tout le long. Il m’a trouvée fatigante, c’était une évidence.»
Pour Paule Baillargeon, «on n’oublie jamais qu’on s’est fait avorter. La présence de cet enfant hypothétique demeure. On se demande quel âge il aurait, à quoi il ressemblerait, si c’était une fille ou un garçon.»
Louise Latraverse, elle, se souvient avec émotion du Dr Morgentaler : «Il y avait une bonté indescriptible dans les yeux de cet homme-là. On sentait qu’il luttait pour une cause. Il ne pratiquait pas ce genre d’intervention pour l’argent. Il voulait vraiment que les femmes soient libres de faire ce qu’elles veulent de leur vie et de leur corps. Et c’est pour cette raison que j’ai milité en sa faveur lorsqu’il a été arrêté, peu de temps après.»
GOLDWATER ET SENÉCAL PAS D’ACCORD
Mais ce dossier n’est pas fait que de témoignages de femmes ayant subi l’interruption de grossesse. On y trouve aussi l’opinion de Guy A. Lepage, ma position sur le sujet, et deux opinions diamétralement opposées : celles de l’avocate Anne-France Goldwater et de l’écrivain Patrick Senécal, La bouillante Anne France Goldwater affirme : «L’avortement doit demeurer le choix de la femme. L’État n’a rien à dire là-dessus, les hommes non plus.»
Alors que Patrick Senécal a une tout autre opinion. «Moi, quand j’entends des histoires de femmes qui en sont à leur troisième ou à leur quatrième IVG, je trouve ça irresponsable.» Il affirme qu’il est pour l’avortement, mais il précise : «Comme société, il faut poser nos limites et se poser les bonnes questions, comme : jusqu’à quand peut-on avoir recours à un avortement? À partir de quand un fœtus peut-il être considéré comme un être humain?»
Si Patrick Sénécal avait une formation scientifique, il poserait plutôt la question « À partir de quand un être humain au stade de foetus peut-il être considéré comme une personne? » Et la réponse va de soi. À part pour les nostalgiques d'une classe supérieure définissant qui peut être accepté comme « personne » et qui ne reçoit pas ce label, tout être humain, dès lors qu'un ovule fécondé devient une nouvelle entité de 46 chromosomes, est une personne, unique au monde.
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Brebis parmi les loups : le rôle des défenseurs de la vie selon le pape François
Une homélie parue sur le blog de Jeanne Smits du 19 mars 2013:
(Le Cardinal Bergoglio rencontrant la présidente d'Argentine, Christina Fernandez de Kirkner)
Laissez un commentaireLorsque l'on écoute ce que dit Jésus, regardez, « Je vous envoie, je vous envoie comme des brebis parmi les loups », on a envie de demander : « Seigneur, c'est une blague, ou tu n'as pas de meilleur endroit où nous envoyer ? » Parce que ce que dit Jésus a de quoi nous refroidir un peu : « Si vous proclamez mon message, on va vous persécuter, on va vous calomnier, on va vous dresser des pièges pour vous livrer aux tribunaux et pour vous faire tuer. Mais vous devez aller de l'avant, et pour cette raison vous devez faire attention, dit Jésus, et être habiles, vifs comme le serpent mais très simples, comme les colombes » : les deux choses à la fois.
Le chrétien ne peut pas s'offrir le luxe d'être une andouille, c'est clair, d'être idiot : nous ne pouvons nous accorder ce luxe, parce que nous portons un très beau message de vie et qu'il ne nous est pas permis d'être idiots, et c'est pourquoi Jésus dit : « Soyez habiles, faites attention à vous. » En quoi consiste l'habileté du chrétien ? A savoir distinguer qui est loup et qui est brebis. Et lorsque dans ce carnaval de la vie un loup vient à nous déguisé en brebis, il faut aussi savoir le flairer : « Regarde, tu as une peau de brebis mais cette odeur que tu dégages est celle d'un loup. » Et cette mission que Jésus nous donne est en vue de quelque chose de très important, de très grand. Jésus dit quelque chose qui attire notre attention lorsque quelqu'un lui demande : « Bien ; pourquoi êtes-vous venu, vous, dans le monde ? » « Regardez, je suis venu apporter la vie, pour que la vie soit en abondance, et je vous envoie, vous, pour que vous fassiez avancer cette vie, et qu'elle soit abondante. »
Jésus n'est pas venu apporter la mort, mais plutôt la mort de la haine, la mort des affrontements, la mort de la calomnie – cette manière de tuer avec la langue. Jésus n'a pas apporté la mort, la mort, c'est lui qui l'a soufferte pour défendre la vie, Jésus est venu apporter la vie, et cette vie abondante ; et il nous envoie pour que nous la portions plus loin, mais il nous dit : « Attention ! », car il y a des gens qui ont ce dont nous parlons aujourd'hui, qui n'est pas dans l'Evangile : la culture de mort. C'est-à-dire que la vie les intéresse tant qu'elle sert, tant qu'elle peut leur être utile, et sinon, elle ne les intéresse pas. Et dans le monde entier, cette mauvaise herbe de la culture de mort a déjà pris racine.
(...)
Prendre soin de la vie ! Quelle belle chose lorsqu'on voit – que sais-je – un grand-père, une grand-mère qui peut-être ne peut déjà plus parler, qui est paralytique, et que le petit-enfant ou le fils va tenir par la main, et caresser en silence, rien de plus. C'est cela prendre soin de la vie. Quand on voit quelqu'un se préoccuper de ce que tel enfant puisse aller à l'école, pour qu'à tel autre la nourriture ne manque pas, c'est cela prendre soin de la vie.
Ouvrir son cœur à la vie ! Parce que l'égoïsme de la mort, la culture de la mort égoïste est comme la mauvaise herbe des champs, cette mauvaise herbe, ces herbes sauvages, ce senna ou cette ciguë qui grandissent et envahissent en tuant les arbres, les fruits, les fleurs, qui tuent la vie elle-même. La broussaille… Rappelez-vous qu'une fois Jésus en a parlé, disant : « Quand la semence qu'est la vie tombe parmi les broussailles, les épines l'étouffent » – les épines de l'égoïsme, des passions, du vouloir tout pour soi. La vie, c'est toujours donner, se donner, et cela coûte de donner la vie – oui ça coûte vraiment, cela coûte des larmes.
Que c'est beau de prendre soin de la vie, de laisser croître la vie, de donner la vie comme Jésus et la donner en abondance, de ne pas permettre que même un seul des plus petits se perde. C'est ce que Jésus a demandé au Père : « Qu'aucun de ce que Vous m'avez donnés ne se perde, que toute la vie que Vous m'avez donnée pour en prendre soin soit gardée, qu'elle ne se perde pas ». Et nous, nous prenons soin de la vie parce qu'Il prend soin de notre vie dès le sein maternel. C'était notre devise cette année : « Dès le sein maternel, tu as été notre protecteur. » Il prend soin de nous et nous enseigne cela.
Nous autres, nous ne prenons pas soin de la vie. Parce qu'il y a un ordre éthique qui nous dit de prendre soin de la vie, nous prenons simplement soin de la vie. Jésus nous enseigne à prendre soin de la vie parce qu'elle est l'image de Dieu qui est tout vie. Nous ne pouvons annoncer autre chose que la vie, depuis le commencement jusqu'à la fin. Tous nous devons prendre soin de la vie, choyer la vie, tendresse et chaleur. Voilà à quoi nous sommes appelés, et comme c'est beau.
Mais c'est un chemin qui est plein de loups, et peut-être nous emmènera-t-on devant les tribunaux pour cela ; peut-être pour ceci : pour avoir pris soin de la vie, peut-être nous tueront-ils. Pensons aux martyrs chrétiens. Ils les tuaient pour avoir prêché cet Evangile de la vie, cet Evangile que Jésus nous a apporté. Mais Jésus nous donne la force. En avant ! Ne soyez pas idiots, rappelez-vous, un chrétien ne peut s'offrir le luxe d'être idiot, je ne vais pas redire andouille, idiot, on ne peut pas s'offrir ce luxe, il faut être vif et il faut être astucieux, et aller de l'avant.
Quand on parle de ces choses de la culture de vie, à laquelle nous sommes appelés, on ressent de la peine de ce qu'en tant de cœurs, et même chez des enfants, l'on soit en train de semer la culture de la mort. On y sème l'égoïsme, on y sème ceci : « Bien, qu'est-ce que cela peut me faire à moi, ce qui arrive à l'autre », qui suis-je pour prendre soin de l'autre. Cette phrase, vous rappelez-vous qui l'a dite en premier ? Caïn. « Est-ce que par hasard je suis le gardien de mon frère ? » Cette phrase criminelle, cette phrase de mort, par malheur il y a parfois des enfants qui grandissent avec cette conception, par malheur on leur inculque cette conception égoïste et on configure l'homme ou la femme qu'ils seront ; je l'ai dit ici une fois et je le répète : on peut leur donner le surnom de « je, me, moi, avec moi, pour moi », tout pour l'un, ne rien donner à l'autre, parce que donner la vie c'est ouvrir le cœur, prendre soin de la vie c'est se « découdre » à travers la tendresse et la chaleur à l'égard des autres, occuper mon cœur pour les autres.
Aujourd'hui nous allons bénir les messagers de la vie. Ce sont eux qui vont porter les images de saint Raymond Nonnat dans les maisons. Ils iront d'une maison à l'autre, et chaque fois qu'une image arrive dans une maison, ce n'est pas pour s'exclamer, ah, que c'est beau, elle est pour moi !, si ce n'est pas aussi pour me rappeler que je dois lutter pour la vie, prendre soin de la vie, qu'il ne doit plus y avoir un seul enfant qui n'ait pas le droit de naître, qu'il ne doit plus y avoir un seul enfant qui n'ait pas le droit d'être bien nourri, qu'il ne doit plus y avoir un seul enfant qui n'ait pas le droit d'aller à l'école. Combien d'enfants travaillent pour récupérer du vieux carton, je les vois, moi, dans le centre de Buenos Aires, ils ne vont pas à l'école, ce sont leurs parents qui les exploitent. Et qu'est-ce qui fait que les parents exploitent les enfants ? La culture de la mort. Il ne faut plus qu'il y ait un seul enfant qui ne grandisse pas, qui ne vive pas son adolescence dans l'ouverture à la vie, il ne faut plus qu'il y ait un seul adulte qui ne se préoccupe pas de ce qui manque à l'autre, ce dont l'autre a besoin pour avoir plus de vie, et il ne faut pas qu'il y ait un seul ancien envoyé à la remise, seul, jeté.
Prendre soin de la vie depuis son début jusqu'à la fin, c'est une chose si simple, c'est une chose si belle. Père, c'est pour cela qu'il y a tant de loups qui veulent nous dévorer ? Pour cela, dites moi : Jésus, qui a-t-Il donc tué ? Personne ; Il a fait le bien. Et comment a-t-Il fini ? Si nous prenons nous aussi le chemin de la vie, il peut nous arriver des choses affreuses, mais cela n'a pas d'importance, cela vaut la peine, c'est Lui qui a pris ce chemin le premier.
Ainsi donc, en avant, et ne vous découragez pas, prenez soin de la vie, cela vaut la peine !
Des évêques français appellent à manifester de nouveau contre le « mariage » gai...
Sur le site de Familles Chrétiennes du 19 mars 2013:
(Un appel à une seconde manifestation monstre contre le « mariage » gai, ce 24 mars 2013 à Paris)
Laissez un commentaire« Aujourd’hui, chrétiens et non-chrétiens se trouvent confrontés, dans notre pays, au projet de loi instaurant un “mariage homosexuel”. Celui-ci viendrait bouleverser profondément les fondements naturels qui structurent, avec un juste équilibre, les sociétés humaines, en privant de surcroît, les enfants du droit à être naturellement élevés par leur père et leur mère.
Un document de la Congrégation pour la doctrine de la foi, daté de 2003 et signé de la main du cardinal Ratzinger, appelait déjà les catholiques et les hommes de bonne volonté à s’opposer avec courage, à la légalisation du “mariage homosexuel”.
• L’opposition légitimement exprimée par les représentants des différentes religions auditionnés à l’Assemblée nationale a été ignorée.
• Mgr Vingt-Trois, président de la Conférence épiscopale française, a été scandaleusement attaqué pour sa juste prise de position.
• Le rassemblement de plus d’un million de personnes le 13 janvier dernier pour exprimer leur opposition à ce projet de loi a été indécemment méprisé.
• Enfin, les 700 000 pétitions envoyées au Conseil économique, social et environnemental n’ont même pas provoqué un débat au sein de cette assemblée.
Faire entendre ces voix qu’on refuse d’écouter
En conséquence, face à la possible promulgation d’un tel projet de loi qui ne peut que nuire à l’harmonie sociale, nous appelons les catholiques de nos diocèses à se retrouver le 24 mars prochain sur les Champs-Élysées pour faire entendre leur voix à ceux qui, jusque-là, refusent d’écouter. Une foule immense est attendue.
Pour permettre au maximum de fidèles de se rendre à Paris, de nombreuses paroisses se sont déjà adaptées pour ajuster les horaires des messes de ce dimanche des Rameaux.
Notre montée vers Pâques de cette année prend un aspect bien particulier.
La providence nous guide et nous accompagne vers la lumière de la résurrection. »Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon
Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron
Mgr Dominique Rey évêque de Fréjus et Toulon
Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes
La Cour d'appel de Colombie-Britannique se penche sur le suicide assisté
Des débats qui peuvent avoir des conséquences pour tout le Canada. Sur le site de Radio-Canada du 19 mars 2013:
(Russel Ogden, porte parole de la fondation Farewell, travaillant au suicide d'une population canadienne dépressive)
La lutte pour le droit au suicide assisté a repris lundi en Cour d'appel de la Colombie-Britannique. Le gouvernement fédéral conteste une décision d'un juge de première instance qui a annulé un article du Code criminel interdisant le suicide médical assisté, puis a confié au gouvernement la tâche de réécrire la loi.
La décision rendue l'an dernier par la juge Lynne Smith, qui suspendait néanmoins son jugement pendant un an pour laisser le temps à la Chambre des communes de rédiger une nouvelle loi, avait du même coup accordé une exemption à Gloria Taylor, la plaignante principale dans l'affaire.
Mme Taylor est décédée d'une infection l'an dernier.
(...)
La fondation Farewell, une association provinciale qui veut proposer des services liés au suicide assisté, prendra également part à l'audience et plaidera pour la cause. La fondation a cependant choisi de ne pas attendre un jugement et a déjà mis au point un protocole pour que ses membres puissent assister le suicide d'un autre membre.Le porte-parole de la fondation, Russell Ogden, affirme que certains des membres ne veulent pas mourir seuls et veulent s'assurer que leurs décès soient signalés de manière appropriée aux coroners et à la police.
Il importe que l'interdiction du suicide assisté soit rapidement réinscrite dans la loi.
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Le député François Bonnardel demande de l'aide pour les aidants naturels
Sur le site de La Voix de l'Est du 19 mars 2013:
(Le député François Bonnardel, de la Coalition Avenir Québec, de Granby)
(Granby) Pouvoir rester à la maison pour s'occuper de leur enfant handicapé non autonome à temps plein, même après l'âge de 21 ans, est le souhait de plusieurs aidants naturels. Dans bien des cas, le soutien financier octroyé à ces parents ne permet pas d'y arriver. C'est pourquoi le député de la Coalition Avenir Québec de Granby, François Bonnardel, a annoncé hier qu'il déposera le 15 mai à l'Assemblée nationale une pétition demandant au gouvernement Marois de réformer l'aide offerte à ces familles.
Les parents qui doivent s'occuper de leur enfant lourdement handicapé sont souvent à bout de souffle. Cette situation devient encore plus problématique lorsque ces adolescents atteignent l'âge de 21 ans. «Ces jeunes handicapés n'ont pas un parcours régulier à l'école, mais durant cette période, les parents ont au moins un peu de répit pendant un certain nombre d'heures par jour. Mais quand ils quittent le milieu scolaire, qu'est-ce qui arrive? La problématique devient souvent très complexe et la plupart des familles prennent 100 % de leur temps pour trouver de l'aide à gauche et à droite auprès d'autres aidants naturels. C'est un fardeau très lourd à porter», a fait valoir François Bonnardel lors d'un point de presse.
«Ce n'est pas juste une problématique qui touche les familles de Granby, mais bien celles de tout le Québec.
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Le Pape François reconnu comme un défenseur de la Vie dans la Presse
Sur le site du journalLa Presse du 19 mars 2013:
(Le Pape François, alors qu'il n'était que simple évêque en Argentine)
Laissez un commentaire(Buenos Aires) En 2005, Mgr Jorge Mario Bergoglio, alors cardinal, a eu son premier bras de fer avec le gouvernement argentin. L'avortement était au coeur de la controverse. Plusieurs autres affrontements autour de la morale sexuelle ont suivi. Il a notamment comparé l'avortement à la peine de mort et qualifié le mariage homosexuel de «démoniaque».
(...)
Deux ans plus tard, en 2007, alors qu'il dévoilait à Buenos Aires un document de la Conférence épiscopale latino-américaine, Mgr Bergoglio est revenu à la charge: «En Argentine, nous avons la peine de mort. Un enfant conçu par le viol d'une handicapée mentale peut être condamné à mort.»Le premier pape sud-américain renouvellera-t-il la charge contre la révolution sexuelle? Plusieurs pensent que oui, parce qu'il provient de sociétés beaucoup plus fidèles au dogme catholique.
En 2006, un sondage de l'Institut de recherche américain Pew a révélé que l'Amérique latine est beaucoup plus hostile à l'avortement que le Canada ou l'Europe. Dans un sondage réalisé en 2011 en Argentine, même l'organisme américain Catholiques pour un libre choix n'a pas trouvé de majorité en faveur de l'avortement libre au cours du premier trimestre de grossesse. On envisageait alors une loi en ce sens (la présidente Cristina Kirchner a fini par mettre un terme au débat, une décision que plusieurs observateurs lient à une fausse couche de sa belle-fille).
«La culture de la mort»
«Bergoglio n'aura pas peur de parler de la culture de la mort», explique Jorge Rouillon, journaliste religieux au quotidien La Nación. «Il est d'abord intéressé par les questions sociales, mais il n'aura pas peur de répondre franchement si on lui pose la question. Il a popularisé ici la dévotion à saint Ramon Nonato, un Espagnol du XIIIe siècle qui est le patron de la fertilité.»
Martino Rigacci, qui est, depuis Buenos Aires, responsable de la couverture latino-américaine pour l'agence de presse italienne Ansa, note que «même les sandinistes au Nicaragua n'ont pas réussi à légaliser l'avortement».
Clelia Luro de Podestà, militante pour le mariage des prêtres qui a épousé un évêque défroqué dans les années 70, confirme que la morale sexuelle de l'Église ne scandalise pas vraiment les catholiques argentins. «Pour nous, l'important n'est pas l'encyclique Humanae Vitae, qui a interdit la contraception en 1968, mais Popularum Progressio, qui a centré le message de l'Église sur les pauvres», dit Mme de Podestà, dont le mari était un ami de Mgr Bergoglio.
(...)
Nouvelle manifestation en France contre le « mariage » gai
Après une pétition de 700 000 noms contre le « mariage » gai, les Français vont protester de nouveau contre la tentative du gouvernement socialiste de créer une société déconstruite, sans repères familiaux. Sur le site du printempsfrançais, (via le Salon Beige) cet appel à manifester contre la loi Taubira, loi pour le « mariage » gai:
Laissez un commentaireTout comme le mouvement de La Manif pour Tous est parti des provinces le 17 novembre, le Printemps Français est né du coeur de nos régions. C’est un mouvement de citoyens solidaires qui se dressent contre la Loi Taubira qui est illégitime parce qu’elle reconnait implicitement un droit à l’enfant. C’est un mouvement de résistance pacifiste, un mouvement spontané et populaire.
Le Projet de loi « mariage pour tous » met en jeu notre identité et l’avenir de nos libertés, de nos traditions, de la culture de nos Provinces et de notre Pays. La France est une famille de familles. Le pays de nos parents est l’héritage de nos enfants. Nous voulons le leur transmettre, intégralement, de Père en fils et de Mère en fille, comme toutes les générations qui nous ont précédées. Nous sommes tous nés d’un père et d’une mère ! C’est inscrit dans l’histoire, c’est naturel !
Après des manifestations balayées, après une pétition d’envergure historique et irrecevable, après le mépris d’élus et de représentants du pouvoir, malgré les réserves du Conseil d’Etat, malgré les avertissements de l’Académie des Sciences morales et politiques, malgré tout cela, le Gouvernement fait la sourde oreille. Nous entamons donc un bras de fer, nous ne lâcherons rien: à l’issue de la manifestation du 24 mars, nous ne partirons pas tant que le Projet de Loi ne sera pas retiré.
Nous continuons a mobiliser les gens pour la grande Manifestation Nationale.
Venez nombreux le 24 mars. On ne lâche rien!
En Chine, 330 millions d'avortements répertoriés en 40 ans...
Sur le site de genethique.org du 18 mars 2013:
(Avec un enfant par couple, qui pourra prendre soin à la fois de ses parents vieillissant et de son enfant?)
Selon les chiffres publiés par le ministère de la Santé Chinois, "près de 330 millions d'avortements ont été pratiqués en Chine entre 1971 et 2010". Ces avortements auraient "contribué à l'élimination sélective des embryons et foetus féminins, creusant un déficit de plusieurs dizaines de millions de femmes dans la population chinoise". Entre 1982 et 1992, le nombre d'avortements a été porté à plus de 10 millions par an, "avec des pics à plus de 14 millions en 1983 et 1991", précise le ministère de la Santé. De plus, la limitation des naissances a eu pour conséquence "un nombre très élevé d'avortements forcés, qui sont en principe bannis aujourd'hui". Cependant, "cette pratique se poursuit [...] encore dans certaines régions".
Selon les démographes et analystes, "a moyen terme, la Chine devra [...] assouplir le contrôle des naissances à cause du vieillissement rapide de sa population et de la diminution de sa population active".
Réglera-t-on la question du vieillissement de la population par l'euthanasie « de compassion » comme on le fait au Japon et comme certains politiciens aimeraient le faire au Québec?
Laissez un commentaire«Pourquoi j'ai cinq enfants» : témoignage de la journaliste Annie Desrochers, de Radio-Canada
Un témoignage paru dans le magazine Chatelaine de mars 2013, de la journaliste Annie Desrochers, de Radio-Canada:
(...)L'automne dernier, pendant un voyage d'amoureux à New York, devant mon ventre tout rond, bien des gens nous ont demandé si c'était notre premier bébé. Quand on leur répondait qu'il s'agissait de notre cinquième, ils nous lançaient des « God bless you! » la main sur le coeur. Ici, la plupart ouvrent de grands yeux apeurés en déclarant : « Ouf! vous êtes courageux... »
Qu'est-il arrivé au Québec pour qu'il perde l'envie de ces grandes tables entourées d'enfants, comme le chante le groupe Mes Aieux?
(...)
Mais pourquoi cinq enfants? Parfois, je me pose aussi la question. Je regarde nos photos de famille et j'essaie de me rassurer auprès de mon amoureux : « Dis, ils vraiment tous à nous ? » Avec ces 5 bouches à nourrir, ces 10 yeux à émerveiller et ces 50 doigts qui ne demandent qu' à apprendre, ma vie est bien souvent pleine de chaos, mais elle est surtout remplie de sens.
Tout à l'heure, mes trois garçons vont revenir de l'école, accueillis avec joie par leur petite soeur. Pendant que j'allaiterai et consolerai un nouveau-né trop chigneux, je sais que mon aîné va commencer le souper tandis que ses frères vont s'entraider dans leurs devoirs. ON va tous parler fort en même temps, certains vont courir partout, j'aurai un ou deux conflits mondiaux à tempérer et il y aura inévitablement un dégat de nourriture.
J'ai tout plein de projets pour cette vie qui est la mienne, mais je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus important que d'avoir mis au monde ces cinq enfants et de les guider vers l'âge adulte avec l'homme que j'aime. C'est encore ce que j'ai trouvé de mieux pour me sentir exister.
La solution à une société dépressive?
Laissez un commentaireLifeSiteNews.com lance le Projet Charité dans la Vérité pour la réforme des organismes de bienfaisance

(Développement et Paix, des problèmes toujours présents sur l'aide à des organismes pro-avortement)
Communiqué de presse de LifeSiteNews
4 mars 2013 – LifeSiteNews.com, une agence de nouvelles internationale axée sur la vie, la famille et les enjeux culturels, lance aujourd’hui le Projet Charité dans la Vérité pour promouvoir l’appel du pape Benoit XVI pour une réforme des organismes catholiques de bienfaisance.
«Nous croyons qu’il ne pourrait y avoir un hommage plus approprié à notre pape émérite que de bien répondre à son appel pour une identité catholique rigoureuse dans les œuvres caritatives de notre Église» a déclaré Patrick Craine, le chef de bureau canadien de LifeSiteNews.com.
Situé à CharityinTruth.ca, le projet envisage de mener une série de campagnes appelant à la réforme de certaines organisations caritatives dirigées par l’Église, car il a été découvert qu’elles ont financé des groupes faisant la promotion de l’avortement, de la contraception et des «droits» des homosexuels.
La première campagne de ce projet est de demander instamment une réforme sérieuse et transparente de l’Organisation catholique canadienne Développement et Paix, l’agence officielle de développement des évêques canadiens. La campagne est lancée avant la collecte nationale de Carême de partage de D&P qui aura lieu le 17 mars.
Par une vidéo, une pétition et d’autres ressources, la campagne appelle les catholiques à offrir aux évêques canadiens le support de leurs prières pour leurs efforts à mettre fin au scandale de D&P. La campagne exhorte aussi les catholiques à ne pas faire de don à l’organisme pendant que la réforme est en voie de réalisation.
D&P a été impliqué dans une controverse depuis 2009 lorsque LifeSiteNews a commencé une série de rapports révélant que l’agence a envoyé l’argent des catholiques à plus de deux douzaines de groupes qui militent pour la légalisation de l’avortement dans les pays en voie de développement.
La campagne du Projet Charité dans la Vérité répond au thème de D&P pour la collecte de Carême de partage : «Dignité humaine». Le matériel de la campagne de D&P ne mentionne même pas le droit à la vie et se concentre exclusivement sur des sujets comme l’option préférentielle pour les pauvres, la protection de la création et la justice économique. Ceci, malgré le fait que le Compendium de la doctrine sociale de l’Église déclare que «la promotion de la dignité humaine implique avant tout l’inviolabilité du droit à la vie, de la conception jusqu’à la mort naturelle».
Les partenaires de LifeSiteNews.com dans cette campagne sont : Campaign Life Coalition, Campagne Québec-Vie, Human Life International, et Real Women of Canada. Toute autre organisation qui désire s’associer avec nous peut nous contacter à [email protected].
Le Projet Charité dans la Vérité s’inspire de la réforme des organismes catholiques de bienfaisance tracée par le pape Benoit XVI en 2009 dans son encyclique Caritas in Veritate et codifiée dans un Motu Proprio le 2 décembre 2012. Dans ce dernier document législatif, il a exposé clairement les statuts canoniques exigeant que dans leurs octrois de financement, les agences catholiques doivent rester fidèles à l’enseignement de l’Église.
Dans Caritas in Veritate, le pape émérite a affirmé avec emphase que «l’ouverture à la vie est le centre du vrai développement» et il a dénoncé les efforts des peuples occidentaux à exporter l’avortement au Tiers-Monde. «Le respect de la vie… ne peut être détaché d’aucune manière des questions touchant le développement des peuples» a-t-il écrit.
Après le Motu Proprio, dans une déclaration au Conseil pontifical Cor Unum le 19 janvier 2013, le pape a insisté sur le fait que les agences catholiques «doivent exercer une vigilance critique et parfois refuser le financement et la collaboration qui, directement ou indirectement, favorisent des actions ou des projets qui sont en contradiction avec l’anthropologie chrétienne».
«Nous nous engageons sans réserve au service de notre Église à l’égard des pauvres et des démunis, mais c’est à cause de cet engagement profond que nous croyons que ce service doit être réalisé en accord avec l’enseignement moral catholique authentique», dit Patrick Craine. « Le pape Benoit a établi clairement que la vraie charité ne peut ignorer le cadre spirituel et moral de la personne».
Pour plus d’information, incluant la vidéo, la pétition et d’autres ressources, visitez
CharityinTruth.ca.
Nous joindre :
John-Henry Westen, Éditeur en chef,
LifeSiteNews.com, [email protected], 613-756-9029
Patrick Craine, Chef de bureau canadien, LifeSiteNews.com, [email protected], 902-281-2135
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