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Bon reportage dans le journal Le Soleil sur la Marche printanière

Sur le site du journal Le Soleil du 18 mai 2013, cet article de Marie-Pier Duplessis:

(Le docteur Marc Beauchamp)

 

(Québec) «Il est toujours minuit moins une, mais il y a encore place au débat.» C'est dans l'espoir de sensibiliser la population à la prudence que des centaines de personnes se sont réunies samedi, sur les plaines d'Abraham, pour manifester contre le projet de loi du gouvernement du Québec sur l'aide médicale à mourir.
 
Organisée par le Rassemblement québécois contre l'euthanasie (RQCE), la Marche printanière s'est avérée une grande mobilisation citoyenne contre l'euthanasie rassemblant des militants venus des quatre coins de la province. Alors qu'un millier de personnes étaient attendues, c'est environ la moitié qui s'est finalement présentée sur les Plaines en début d'après-midi. Les organisateurs évaluent toutefois que la marche vers l'Assemblée nationale, qui s'est étirée jusqu'à 16h, a attiré entre 1200 et 1700 participants.
 
Point de vue
 
Pour les organisateurs et porte-parole, il n'est jamais trop tard pour faire connaître son point de vue quant au projet de loi controversé, qui devrait être déposé sous peu. Rappelons que le gouvernement québécois a fait connaître son intention d'ouvrir la voie à l'aide médicale à mourir, dans des circonstances et des conditions balisées. Cette décision est le résultat de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, dont le rapport a été déposé il y a plus d'un an.
 
Louis-André Richard, un professeur de philosophie ayant participé à la Commission avant de devenir porte-parole du RQCE, juge que les dés étaient pipés d'avance et que les conclusions du rapport ne tiennent pas compte du fait que 69 % des avis déposés étaient défavorables à l'ouverture à l'euthanasie. «Quatre-vingt-dix pour cent des gens qui travaillent dans les soins palliatifs sont contre l'euthanasie.» D'ailleurs, ajoute M. Richard, la simple raison pour laquelle le gouvernement parle d'aide médicale à mourir plutôt que d'euthanasie est «parce que ce n'est pas de compétence provinciale que de permettre l'euthanasie, c'est de compétence fédérale. Et on ne peut pas utiliser le mot tout simplement parce qu'on place les médecins qui pourraient poser un geste de ce type-là dans une situation d'illégalité envers la loi fédérale», dit-il.
 
(...) 
«C'est une erreur monumentale que d'ouvrir la porte. Notre devoir à nous, il est surtout informatif», mentionne le Dr Marc Beauchamp, qui qualifie de «poudre aux yeux» la vision étayée par le gouvernement québécois. Selon lui, le projet de loi tel qu'annoncé est encore «moins balisé» que ce qui se fait déjà en Europe. «Il y a des commissions de sélection en Belgique et aux Pays-Bas pour savoir si le cas s'y prête [à l'euthanasie]. Ici, selon le rapport Ménard, il n'y aura même pas de commission. Il suffit de trouver deux médecins qui sont d'accord et c'est fini», déplore-t-il.
 
Sur les réseaux sociaux, l'archevêque de Québec, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, avait invité la population à prendre part à la marche pour cette cause qui lui tient particulièrement à coeur. (...)
 
Le gouvernement Marois a déjà fait savoir qu'il devrait être prêt à déposer son projet de loi d'ici l'été.

 

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Guy Simard interview l'avocat et le médecin de ce patient que l'équipe médicale a voulu faire mourir de faim...

Sur le site du 98,5FM du 18 mai 2013, à écouter, cette entrevue où  l'on voit un médecin et la femme d'un patient, s'arroger le droit de vie ou de mort sur un patient. Ce patient, depuis que la nutrition a été rétablie par la force de la loi, a retrouvé le sourire... Cliquez ici pour écouter l'entrevue.

(L'avocat Jérôme Triomphe)

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Reportage de Radio-Canada sur la marche Printanière

Sur le site de Radio-Canada, vous pouvez voir la vidéo en cliquant ici :

 

 

Quelque 400 personnes ont manifesté samedi dans les rues de Québec pour s'opposer à la légalisation de l'euthanasie. Le Rassemblement québécois contre l'euthanasie (RQCE) tenait une marche contre ce type d'assistance.

 
La « Marche printanière » a réuni des médecins, des juristes et des citoyens. Elle s'est amorcée sur les plaines d'Abraham devant le Musée national des beaux-arts du Québec pour se terminer devant l'Assemblée nationale.
 
Le RQCE s'oppose au projet de loi sur l'aide médicale à mourir que Québec peaufine en ce moment dans la foulée de la commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. Le groupe s'est donné pour mission de contrer toute tentative d'intégrer l'euthanasie et le suicide assisté au système de santé québécois.
 
Le porte-parole du RQCE et professeur de philosophie, Louis-André Richard, estime qu'il ne fallait pas ouvrir la porte à ce genre d'intervention, afin d'éviter toute « pollution du climat » de confiance dans l'esprit des citoyens.
 
Même son de cloche du côté du Dr Claude Morin, président du RQCE, selon qui il s'agirait d'un « changement de société dangereux ». « Si l'euthanasie passe au Québec, les personnes les plus vulnérables de la société vont être en danger, parce que les cadres législatifs, les cadres de tout ce que vous voulez, ne fonctionnent pas. En Hollande, en Belgique, ça ne fonctionne pas. C'est de la foutaise. C'est de la pensée magique », s'est-il exclamé.
 
Le Dr Marc Bergeron, un hémato-oncologue, ajoute pour sa part que la science médicale permettait déjà, en ce moment, d'offrir suffisamment d'aide et d'assistance pour assurer la sécurité, la dignité et le confort des personnes souffrantes en fin de vie. Le message du RQCE est que l'euthanasie élimine le souffrant et non pas la souffrance. (...)
 
Le journaliste ne mentionne pas les propos du Dr Patrick Vinay qui affirme que les médecins pratiquant l'euthanasie seront en conflit d'intérêt : Il est plus payant d'effectuer des traitements sur un patient qui peut guérir que d'attendre qu'un patient meure sans avoir de soins spéciaux et lucratifs à lui fournir...

Et bien sûr, les chiffres énoncés sur le nombre de participants sont trois fois moindre que l'évaluation des policiers et quatre fois inférieurs à celui des organisateurs... 

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Les Français : plus déterminés que jamais pour la famille, contre le « mariage » gai

Cette magnifique vidéo sur le site du Salon Beige illustre la détermination des Français pour la famille, contre le «mariage» gai:

 

http://www.youtube.com/embed/JanvcRMWBuc

À noter, la malhonnêteté du gouvernement français qui affirme que les opposants sont une minorité, ce que tous les sondages démentent.

Et cet appel sur le Blog de Jeanne Smits du 21 mai 2013:

 

(...)APPEL POUR LA MANIF POUR TOUS DU 26 MAI 2013 
Nous participerons, très déterminés, à la Marche pour tous du 26 mai contre le « mariage homo », pour y défendre l’exigence morale et politique et non politicienne, l’exigence trans-partisane d’abroger purement et simplement la loi nihiliste Hollande-Taubira de désintégration familiale et sociale. 
Nous marcherons poussés par notre fidélité aux valeurs chrétiennes et humaines du respect de la vie et de la famille. 
Nous marcherons contre le racisme véritablement anti-humain qui prétend substituer à l’humanité constituée par le couple de l’homme et de la femme une dialectique d’appartenance homosexuelle ou hétérosexuelle. 
Nous marcherons parce qu’enfin, à l’évidence, la majorité des marcheurs réprouve désormais expressément le traquenard d’une dialectique d’instrumentalisation des concepts psychiatriques de « phobie » et de « philie » qui aurait pu aboutir à un véritable détournement de la Marche. On a trop connu cela avec l’abomination des rééducations psychiatriques dans le monde soviétique. 
Nous marcherons dans le calme, l’amitié et la liberté, en effet pour tous, de manifester selon sa foi et sa sensibilité et non selon un carcan dictatorialement imposé.
Nos amis pourront bien sûr à leur gré défiler avec leurs délégations provinciales, d’autres avec des mouvements selon leur sensibilité.
 
(...)

 

Les Français donnent une leçon de courage à tous les combattants pour la Culture de la Vie!

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Communiqué de l'organisation de La Marche Printanière : celle-ci devient la Mobilisation printanière

Sur le site de lamarcheprintaniere.org du 21 mai 2013:

 

1700 fois merci!

Fort du succès de l'action citoyenne de samedi, La Marche printanière devient La Mobilisation printanière
 
Québec, le 20 mai 2013 – Fort du succès de l'action citoyenne de samedi le 18 mai à Québec, le Rassemblement québécois contre l'euthanasie (RQCE) annonce aujourd'hui que l'esprit de La Marche printanière se poursuivra au sein de La Mobilisation printanière. Cette mobilisation aura pour but d'inviter le Gouvernement québécois à renoncer de proposer un projet de loi visant à ouvrir l'euthanasie au Québec sous l'appellation d'"aide médicale à mourir".
 
Les organisateurs et porte-parole du RQCE, les médecins Claude Morin et Marc Bergeron, n'ont pas voulu dévoiler la nature des initiatives citoyennes à venir, mais promettent une présence active sur la place publique d'ici la fin de la session parlementaire du printemps 2013. Le professeur de philosophie et porte-parole du RQCE Louis-André Richard se joint à eux pour revenir sur la réussite de La Marche printanière de samedi: "Après avoir rassemblé près de 500 personnes lors du premier rendez-vous de la journée sur les Plaines d'Abraham à 12h30, les participants et participantes ont convergé en masse pour le début de la Marche vers l'Assemblée nationale. Le comité organisateur avait déployé les ressources nécessaires pour compter l'ensemble des marcheurs et marcheuses. Notre décompte final: 1700 personnes ont répondu à l'appel (l'évaluation policière est de 1200) pour démontrer clairement à nos élus que l'euthanasie n'est pas une voie souhaitable pour notre société. Nous tenons à les remercier chaleureusement. Elles sont notre inspiration afin de poursuivre le débat sur cet enjeu capital pour les soins en fin de vie des Québécois et Québécoises".
 
Pour obtenir toutes les informations sur La Mobilisation printanière à venir et revivre La Marche printanière, consultez au cours des prochains jours le site web www.euthanasienonmerci.org ou suivez le Rassemblement sur les réseaux sociaux (twitter, facebook, storify et youtube).
 
Le Rassemblement québécois contre l'euthanasie est un organisme sans but lucratif qui a comme mission de contrer toute tentative d'introduire de quelque façon que ce soit l'euthanasie et le suicide assisté dans le système de santé québécois. Sensible aux enjeux de fin de vie, il prône également l'établissement d'un réseau québécois de soins palliatifs de qualité.
 
De nombreux porte-parole sont disponibles pour des entrevues.
 
Source : Rassemblement québécois contre l’euthanasie
 
Communications : Marie-Josée Lavoie (418) 953-4981 [email protected]

 

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Géorgie : un premier peuple à disparaître de par l'avortement?

Sur le site de Courrier International du 21 mai 2013 (via La Presse du 21 mai 2013):

(La Géorgie a un drapeau rouge semblable à celui du Québec. Sans l'immigration au Canada, leur situation serait semblable...)

Selon les démographes géorgiens, si le taux de natalité actuel continue à se maintenir pendant cinquante ans, "la nation géorgienne disparaîtra", s'alarme le quotidien de Tbilissi Georgia Times. Depuis la disparition de l'Union soviétique, à cause de l'émigration ininterrompue, de la paupérisation et de la natalité en berne, la population de la Géorgie a chuté de 5 millions à 3,5 millions de personnes.

Les statistiques officielles relèvent 36 000 avortements par an. Mais selon certains experts, leur véritable nombre avoisinerait les 100 000. La situation est aggravée par des "avortements sélectifs privilégiant les garçons". (...) 
 
Le Patriarche-Catholicos de la Géorgie Ilia II a appelé à interdire l'avortement, et a promis que l'Eglise "prendrait en charge les enfants dont les parents ne peuvent plus subvenir aux besoins". (...)
 
Ce n'est pas la contraception comme supposé outil de réduction du nombre d'avortements qui sauvera ce peuple...
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1700 personnes ont participé à la Marche Printanière contre l'euthanasie et le suicide assisté, pour les soins palliatifs

Voici quelques photos de l'événement:

-La raison pour laquelle les participants étaient présents

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-Une minorité de journalistes ont refusé de censurer l'événement 

 

-La marche ayant lieu le 20 mai, les drapeaux des Patriotes se sont mêlés aux pancartes parmi les participants. 

 

 

Une journée magnifique pour la Vie!  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

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Marchons vers Québec!

 

L’«aide médicale à mourir» est le plus violent des meurtres.

Les pro-euthanasie vous parleront de compassion, de dignité, comme si la maladie pouvait l’atteindre. Ce qu’ils ne diront jamais, soit parce qu’ils ne l’ont pas expérimenté où parce qu’ils le dénient, c’est que l’euthanasie est l’un des gestes les plus violents qui puissent exister.

Car ce n’est pas seulement d’enlever la vie qui est en jeu. C’est d’accompagner ce geste de la profonde hypocrisie d’affirmer qu’on le fait par amour. Et de comparer cela justement au geste que l’on pose envers son chien. Si l’on euthanasie son chien, c’est JUSTEMENT parce qu’il ne vaut pas la peine de dépenser des sommes faramineuses pour le soigner, ou parce que l’on a pas le temps de l’accompagner dans sa vieillesse.

Dire que l’on veut traiter un membre de sa famille de la même façon que l’on traite son chien, c’est déjà avouer que l’on a pas la patience de l’aimer jusqu’au bout.

Certains s’écrieront qu’il faut être un monstre d’insensibilité pour vouloir laisser souffrir les personnes que l’on aime longtemps,  jusqu’à leur mort. Et ils ont raison. Mais ce qu’ils ignorent, c’est que l’on ne meure jamais de cette façon dans les unités de soins palliatifs. L’expertise de ces équipes médicales formées pour soulager la douleur physique et morale permet à ces membres d’affirmer qu’ils contrôlent la douleur physique. Et que pour ce qui est de la souffrance morale d’une personne qui ne souffre pas physiquement, elle peut être également considérablement amoindrie par la certitude que, quels que soient les handicaps et limites que lui impose sa maladie, sa vieillesse, jamais aux yeux du personnel et de sa famille l’idée qu’elle ne soit pas digne du temps qu’on lui accorde ne leur viendra à l’esprit.

La personne en fin de vie conserve toute sa dignité et acquiescer à la demande d’une personne demandant à être euthanasiée, c’est effectivement lui concéder que son jugement sur elle-même comme étant une personne en perte de dignité est juste. Ce qui est objectivement faux. Ou alors il faut avouer publiquement que l’on considère toute personne atteinte d’une maladie, Alzheimer, trisomie, sclérose en plaques, cancer, sida, fracture, MTS, etc., comme ayant une dignité moindre que les autres. Seul le bien portant, jeune et beau a finalement la dignité d’être une personne à part entière…

Acquiescer à la demande d’euthanasie, c’est concéder qu’à nos yeux aussi, à nos yeux surtout, les quelques instants de vie de la personne qui est sous nos yeux n’ont plus de valeur, qu’elle n’a plus d’importance, en tout cas pas assez pour qu’on la supporte encore longtemps. La souffrance morale de la personne âgée qui a simplement besoin de se sentir aimée est insupportable. Nous ne pouvons supporter la pression morale de sa présence dans le besoin, alors qu’elle ne nous a pas demandé de la sauver ou de lui apporter ce qu’aucun être humain ne peut plus lui apporter, une espérance d’un avenir meilleur en cette vie.

La personne en fin de vie, une fois sa douleur soulagée, n’a besoin que d’une présence d’amour capable de lui dire qu’elle a toute sa vie devant elle, qu’elle a tout le temps dont elle a besoin pour partir… Pas un millième de seconde de moins. Elle partira quand ce qui est le plus profond à l’intérieur d’elle-même, certains diront la présence de Dieu, en aura décidé ainsi. Quand le moment sera venu.

La bataille contre l’euthanasie est une bataille contre cette violence immonde du geste de tuer avec l’apparence de la compassion, mais en réalité, avec cette insuffisance d’amour orgueilleux d’une société qui ne veut pas avouer qu’elle n’aime pas, qu’elle n’a pas le temps de laisser le temps à l’autre de partir, qu’elle n’en a plus les moyens financiers.

Pour tant d’autres raisons, soyons présents, demain, à Québec, devant le parlement, pour dire que nous aimons les personnes âgées, que nous aimons toute personne au point de ne jamais acquiescer à ce qui n’est en définitive, réellement, qu’une demande de suicide.

Non à l’« aide à mourir dans la dignité », non à l’euthanasie, non au suicide.

Demain, nous le dirons aux tenants de la bourse des soins de santé, au ministre des Finances, à la première ministre d’un gouvernement qui était prêt à euthanasier les patients avant même que des soins palliatifs universels ne soient mis en place pour tout le Québec. Ne l’oublions jamais, lorsqu’ils nous parleront de nouveau, d’« aide à mourir dans la dignité », et de compassion…

Que Dieu nous vienne en aide et

Marchons sur Québec!

 

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Mgr Bouchard participera à la Marche Printanière et invite les Québécois à y participer

Sur le site du journal Le Nouvelliste du 17 mai 2013:

(Le Diocèse de Trois-Rivières répond présent à l'appel à marcher contre l'euthanasie, demain, à Québec)

 

(Trois-Rivières) Mgr Luc Bouchard, évêque de Trois-Rivières, participera, le samedi 18 mai, à la «Marche printanière», un événement familial organisé pour manifester contre l'euthanasie. Rappelons que le gouvernement Marois devrait bientôt déposer un projet de loi pour encadrer l'aide médicale à mourir.
 
Mgr Luc Bouchard «souhaite que les diocésains et les diocésaines se lèvent et prennent parole sur l'euthanasie afin qu'elle ne soit pas considérée comme un soin médical», explique le diocèse de Trois-Rivières, dans un communiqué.
 
Sous le thème «L'euthanasie, chez nous, non merci!», le rassemblement débutera dès midi le samedi 18 mai sur les plaines d'Abraham, devant le Musée national des beaux-arts. La marche se mettra en branle à 13 h 45 en direction du parlement via la Grande-Allée. «Toute personne consciente du danger que représente l'euthanasie pour la société québécoise» est invitée à s'y rendre.
 
Plutôt que l'euthanasie, les porte-parole de l'événement, le Dr Claude Morin, organisateur principal et urgentologue, le Dr Marc Bergeron, hémato-oncologue, et Louis-André Richard, professeur de philosophie, privilégient plutôt «que tout soit mis en oeuvre pour que la sécurité, la dignité et le confort des personnes souffrantes en fin de vie soient assurés par des soins palliatifs de qualité et universels».
 
Toutes les informations concernant la marche sont disponibles sur le site web du Rassemblement québécois contre l'euthanasie: www.euthanasienonmerci.org.

 

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Suicide sur demande en Suisse? Une autre bonne raison de manifester à la Marche Printanière

Sur le site de Zenit.org  du 17 mai 2013:

 

 

 

Dans un arrêt Alda Gross c Suisse  (n° 67810/10) du 14 mai 2013, la deuxième Section de la Cour européenne des droits de l’homme a complété l’édification d’un droit individuel au suicide-assisté (c'est-à-dire à l’euthanasie consentie) au titre du droit au respect de la vie privée garanti à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

 
Dans un arrêt adopté par seulement quatre voix contre trois, la Section justifie son jugement par la considération générale selon laquelle, « dans l'ère de sophistication médicale croissante combinée à l’allongement de l’espérance de vie, beaucoup de personnes ont le souci de ne pas être forcées de s'attarder dans la vieillesse ou dans des états de décrépitude physique ou mentale qui contredisent des convictions bien ancrées sur l'identité personnelle » (§ 58) [1]. 
 
(...) 
 
Cette fois, dans l’affaire Alda Gross c Suisse, la Section a condamné, en substance, le fait que l’exercice effectif du droit au suicide assisté soit conditionné par des normes médicales, et que ces normes médicales excluent par principe le suicide assisté des personnes en bonne santé. En l’espèce, la demande de suicide ne concernait plus un « cas médical » de personne malade en fin de vie, mais une personne âgée bien-portante, mais lassée de vivre. Cette dame, ayant sollicité plusieurs médecins, s’est vue refuser la prescription médicale d’une dose mortelle de poison (pentobarbital sodique) au motif qu’étant en bonne santé, elle ne remplit pas les conditions fixées par le Code de Déontologie Médicale et les Directives éthiques de l’Académie de Médecine suisses.
 
Selon le droit suisse l’incitation et l’assistance au suicide ne sont répréhensibles que lorsqu’ils sont commis pour des « motifs égoïstes » [2]. Lorsque le suicide est envisagé pour des motifs non-égoïstes, la Cour suprême fédérale Suisse [3] a précisé, en application de la législation relative aux drogues et médicaments [4], que le poison ne peut être délivré que sur prescription médicale et que cette prescription est conditionnée au respect par le médecin des règles de la profession, en particulier des directives éthiques adoptées par l’Académie de Médecine. Ces directives sont notamment relatives à l’état de santé du patient – qui doit être malade en fin de vie - et à l’expression de sa volonté ; elles visent à le protéger des pressions et décisions hâtives. Comme ailleurs en Europe, la pratique médicale est régie par des normes de natures diverses. En l’espèce, le législateur n’ayant pas adopté de régime légal spécifique précisant les modalités de la pratique du suicide assisté (malgré sa tentative entre 2009 et 2001), ce sont les règles existantes du droit médical qui trouvent à s’appliquer ; or ces règles excluent la délivrance d’une telle substance à une personne bien-portante.
 
C’est sur ce point que la majorité de la Section a censuré le droit suisse : elle a estimé qu’il n’appartient pas aux normes déontologiques, mais à la loi, de fixer les conditions de prescription du poison. Ce jugement repose sur l’idée que le suicide ayant acquis la qualité de liberté et de doit individuel (§ 66), une nome déontologique ne peut faire obstacle à son exercice : il revient à la loi d’encadrer son exercice, même si celui-ci se réalise au moyen de l’art médical. Cette conclusion découle très logiquement de prémisses caractéristiques de l’individualisme libéral quant aux droits de l’homme et à la médecine, à savoir que leur finalité première serait de servir la volonté individuelle, même la volonté de mort, plus encore que de protéger et de soigner les personnes. Ce nouvel arrêt s’inscrit dans le coutant libéral de la jurisprudence de la Cour qui fait de l’autonomie individuelle la valeur majeure de la Convention, primant même le respect de la vie [5] et les règles nationales d’ordre public.
 
Concrètement, cet arrêt met en œuvre cette approche libérale en faisant sortir la décision d’accorder le poison du champ médical pour l’intégrer dans celui des libertés publiques. La Cour a déjà procédé de la sorte sur l’encadrement de l’avortement en Pologne [6] et en Irlande [7]. Si cet arrêt devient définitif, la Suisse devra adopter un cadre juridique légal fixant le détail des conditions d’exercice du droit au suicide assisté pour toute personne indépendamment de son état de santé. Ce cadre pourra tout aussi bien confirmer les normes déontologiques (déjà consacrées par la Cour suprême suisse) que les contredire.
 
(...) 
L’arrêt n’a pas jugé utile d’adresser ces points, ni de considérer la marge d’appréciation dont devrait bénéficier la Suisse dans l’encadrement du suicide assisté, tout comme il a omis de citer l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) qui a recommandé « l’interdiction absolue de mettre intentionnellement fin à la vie des malades incurables et des mourants » (Recommandation 1418 (1999) et déclaré que « L’euthanasie, au sens de tuer intentionnellement, par action ou par omission, une personne dépendante, dans l’intérêt allégué de celle-ci, doit toujours être interdite » (Résolution 1859, 2012).
 
Le gouvernement suisse dispose d’un délai de trois mois pour demander le renvoi de cette affaire devant la Grande Chambre. Espérons qu’il le fasse, et qu’il soit entendu.
 
Grégor Puppinck
 
Directeur du European Centre for Law and Justice.
 
NOTES
 
[1] § 58 : “the Court has considered that, in an era of growing medical sophistication combined with longer life expectancies, many people are concerned that they should not be forced to linger on in old age or in states of advanced physical or mental decrepitude which conflict with strongly held ideas of self and personal identity”.
 
[2] C. pénal suisse, art. 115.
 
[3] Arrêt du 3 Novembre, BGE 133 I 58
 
[4] Loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les substances psychotropes  et Loi fédérale du 15 décembre 2000 sur les médicaments et les dispositifs médicaux.
 
[5] Voir Aymeric d’Alton, « La notion d’autonomie personnelle en droit européen des droits de l’homme approche de  philosophie du droit », Centre de philosophie du droit de l’Université Montesquieu Bordeaux IV, Revue de la
 
B.P.C., I/2009.
 
[6] Voir depuis Tysiac c. Pologne, n° 5410/03, 20 mars 2007.
 
[7] A. B. et C. c. Irlande, [GC], N° 25579/05, 16 décembre 2010.
 
[8] Affaire X et autres c. Autriche, [GC], N° 19010/07, 13 février 2013.

 

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