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N’avoir qu’un ou aucun enfant pour sauver la planète ? Une fausse solution…

Billet de blogue d’augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Martin Vorel/Libreshot

Une idée incongrue circule ces temps-ci, n’avoir qu’un enfant, mieux, n’en avoir aucun pour sauver le climat et la planète. L’homme occidental doit avoir moins d’enfants, ce riche pollueur ne doit plus en avoir. C’est dans un texte paru sur Valeurs Actuelles que le philosophe Olivier Rey démonte cette proposition, qui est aussi un argument (bidon), en faveur d’un néo-malthusianisme.

Ce sont deux chercheurs qui démontrèrent, dans une étude sur les moyens de réduire son « empreinte carbone », qu’avoir un enfant de moins était le facteur possible, de loin le plus important, dans la réduction de « l’empreinte carbone ».

Cette étude, et l’idée qu’elle véhiculait, fut reprise et annoncée à renfort de tambours et de trompettes par l’AFP, et proclamée sur tous les toits par le monde médiatique : un enfant de moins est égal à 58,6 tonnes de carbone en moins dans l’atmosphère !

Évidemment, comme beaucoup sont convaincus que la théorie du « changement climatique » est vraie, véritable et véridique, et que la culture de mort règne en maître dans la société occidentale, une telle assertion ne pouvait trouver que des échos favorables, tiens-je à souligner.

Olivier Rey souligne dans son texte le manque de pertinence de mettre sur le même pied le fait d’avoir des enfants et des modes de consommations :

D’abord, il y a quelque chose de profondément malsain à mettre sur le même plan, dans un graphique, d’une part des modes de consommation et d’autre part le fait d’avoir des enfants — comme si cela relevait du même ordre.

Et il est entendu que l’enfant en question est supposé être éduqué dans un complet consumérisme, dans un luxe antiéducatif, regardant la télévision sur un écran se mesurant en pieds, recevant le dernier modèle de téléphone [in]intelligent, roulant en VUS, et voyageant en avion plusieurs fois par an.

Remarquez que ce n’est pas en faisant venir des millions d’étrangers en Occident que l’on réglera le problème, tant de la démographie que du « climat », ceux-ci venant chez nous précisément pour vivre d’une façon plus aisée et adoptant le train de vie local.

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Olivier Rey note deux aspects qui résident dans l’utopie du Pas-d’enfant-du-tout.

Le premier, c’est que le fait de ne pas avoir d’enfant soulagera la conscience du consommateur occidental, qui, ayant versé son obole à la Terre mère, se sentira libre de continuer à consommer autant qu’avant, puisqu’il aura accomplit le geste le plus important…

Le second est que ce qui incite les gens à prendre des précautions afin de garantir le plus possible un avenir sain est sa descendance. Bien sûr, certains diront qu’il est plus altruiste de combattre pour la descendance des autres (si tant est qu’ils en aient). Cependant, avoir ses propres enfants est un incitatif bien plus grand qui aide fortement à veiller à laisser une société vivable à ses successeurs (la foi en une vie éternelle, ou une damnation éternelle, est bien sûr un puissant incitatif à bien agir, mais elle n’est sûrement pas le principal moteur des actions de nos athées-écolos).

Olivier Rey nous rappelle donc, avec les mots de Charles Péguy, l’importance des enfants dans l’agir de tous :

En résumé, ce n’est pas en se suicidant démographiquement que les Européens amélioreront quoi que ce soit. Au contraire, car, comme l’écrivait Charles Péguy dans le Porche du mystère de la deuxième vertu :

« Tout ce que l’on fait on le fait pour les enfants.
Et ce sont les enfants qui font tout faire.
Tout ce que l’on fait. »

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