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Le Tao de Lewis


Clive Staples Lewis.

Par Jean Tardy (Campagne Québec-Vie) — Photo (rognée) : Levan Ramishvili/Flickr

L’alternative fondamentale

En 1942, alors que l’agression nazie semblait invincible et que les bombes tombaient sur Londres, C. S. Lewis, ce grand penseur chrétien, l’auteur des Chroniques de Narnia, regardait déjà au-delà. Il rédigeait une analyse magistrale qui situait le nazisme dans le cadre d’une menace idéologique beaucoup plus vaste. Cette menace incluait le communisme et présageait, intuition géniale, l’émergence d’une forme encore plus insidieuse et plus extrême de cette même agression au sein des démocraties occidentales.

Cette analyse s’intitule L’abolition de l’Homme (Abolition of Man). Je reprends, ici, l’excellent sommaire qu’on en trouve chez Amazon.

La manière dont on conçoit l’éducation varie du tout au tout selon que l’on défend la possibilité de l’erreur et de la vérité du jugement moral, et l’universalité de la raison pratique — ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou « Tao », dans ce livre (publié en) 1943. Pour ceux qui sont à l’intérieur de la voie, l’éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu’on les éprouve ou non — ces réactions dont la possibilité définit l’humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s’ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n’est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu’ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l’homme ce n’est pas un affranchissement de « l’ordre naturel » ; c’est au contraire un retour à la nature, mais qui s’affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd’hui, cette libération s’appelle « écologisme » et « transhumanisme ». Ce sont les autres noms de l’abolition de l’homme.

C. S. Lewis débute son analyse avec une observation apparemment anodine : « (Nous ne sommes pas) suffisamment attentifs à l’importance des manuels d’éducation primaire ». S’ensuit une réflexion sur un passage particulier d’un manuel scolaire que quelqu’un lui a envoyé. Ce passage décrit un Monsieur qui, regardant une cascade, déclare qu’elle est sublime. L’auteur du manuel commente en disant que ce n’était pas la cascade qui était sublime mais, que ce Monsieur particulier avait ressenti une émotion de « sublimité » en la regardant alors que d’autres pourraient ressentir autre chose. À partir de cette humble mise en scène, la réflexion de Lewis s’élabore et aboutit (en 1942 !) à une description précise du « Great Reset » et de la menace existentielle que celui-ci représente, aujourd’hui même, pour l’humanité.

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L’analyse de C.S. Lewis s’articule autour d’un concept qu’il dénomme « le Tao ». En effet, ce penseur chrétien perçoit que ces idéologies (le Nazisme, le Communisme et les autres) ne sont pas uniquement anti-chrétiennes mais qu’elles rejettent une démarche sapientale plus ancienne et plus vaste : l’adhésion à des valeurs morales absolues, à la Loi naturelle, à cette nature commune qui nous unit les uns aux autres, à nos racines et à nos descendants (ce lien générationnel que Confucius nomme le « tronc » — Analectes 1.2). Ayant cité plusieurs sources provenant de traditions multiples, Lewis retient le terme de « Tao » pour désigner « cette conception sous toutes ses formes, Platonique, Aristotélicienne, Stoïque, Chrétienne, Orientale » (C. S. Lewis, L'abolition de l’Homme).

Nous retrouvons ce même concept, d’ailleurs, dans l’enseignement du Bouddha sur les six directions (Sigalovada Sutta) qui situe l’individu en relation entre tradition (direction est) et descendance (ouest). Le catéchisme y fait aussi référence sous l’appellation de Loi naturelle (items 1901, 2036, 2070). Il est abondamment présent dans les écrits des philosophes antiques :

  • « Révère les dieux, viens en aide aux hommes. » — Marc-Aurèle livre VI, para XXIX.
  • « Se rappeler constamment l’exemple d’un des anciens qui avaient pratiqué la vertu » — Aristote, Rhétorique.

Ce Tao que Lewis décrit n’est pas un enseignement de sagesse comme tel mais plutôt une méta-sagesse, c’est-à-dire une connaissance concernant la démarche sapientale. Ici encore le Christ, ce Maître incomparable, nous révèle dans sa vie et son enseignement, la valeur de cette démarche. En effet, Il fut lui-même un juif observant et son enseignement, extraordinairement innovateur, demeura néanmoins ancré dans le « Tao » de sa tradition :

« N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir mais accomplir » — Mt 5 17:18

Cette seule phrase résume toute la démarche sapientale du « Tao ». Le Seigneur a, de même, transmis à ses disciples l’instruction de suivre cette même démarche de connexion et de continuité :

« Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit » — Jean 15.

Dans la démarche de type « Tao », le changement et l’innovation sont donc des adaptations à des circonstances nouvelles qui demeurent enracinées dans une continuité de sagesse. Cette approche, en apparence conservatrice, peut néanmoins donner lieu à de grandes innovations comme le christianisme lui-même en témoigne. Des traditions distinctes peuvent aussi s’unir et s’enrichir mutuellement comme ce fut le cas entre la doctrine chrétienne et la philosophie stoïque au début de l’ère chrétienne (un phénomène semblable est peut-être en cours en Chine, aujourd’hui, entre le christianisme et les philosophies traditionnelles chinoises).

La démarche moderniste est radicalement différente de la voie du « Tao ». En effet, celle-ci s’articule à partir d’une accusation : la dénonciation et le rejet préalable des valeurs traditionnelles. Une démarche de reconstruction indépendante, déterminée par les priorités sociales, s’ensuit.

Par exemple, dans l’idéologie moderniste du féminisme, le patriarcat judéo-chrétien est d’abord dénoncé comme fondamentalement injuste. Celui-ci doit donc être éradiqué pour faire place à des relations homme-femme entièrement différentes. Dans une optique compatible avec le Tao, par contre, ce même patriarcat serait plutôt perçu comme une pratique, compatible avec la Loi naturelle, qui reflétait des conditions de vie d’une autre époque. Celui-ci devrait donc être modifié pour l’adapter à de nouvelles circonstances mais dans une démarche toujours compatible avec la Loi naturelle et respectueuse des valeurs traditionnelles.

Lewis définit donc ce concept magistral qu’il nomme le Tao. Du même coup, il révèle aussi le caractère de ce qui s’en écarte. Utilisant ces idées, il plonge un regard prophétique, quatre-vingts ans plus tôt, au cœur de la menace immense à laquelle nous faisons face, maintenant, avec le « Great Reset ». En effet, Lewis indique en détail comment cette sortie du Tao, combinée au pouvoir technologique, peut déboucher sur une tyrannie mondiale démentielle. Laissons son texte lui-même nous le dire.

« Seule l’adhésion à la loi naturelle (Tao) comme absolue (c.-à-d. commune à tous) assure une gouvernance qui n’est pas tyrannique et une obéissance qui n’est pas servile. » (Car autrement, certains définissent une loi que les autres subissent — JT)

« Mais aussitôt que nous sortons du Tao et considérons (l’homme) comme un produit subjectif, cette possibilité (de la liberté individuelle) a disparu. Ce qui est maintenant commun à tous les hommes est une abstraction et la conquête de l’Homme sur lui-même signifie la gestion de “conditionneurs” sur le matériel humain, le monde de la post humanité… »

« Je ne pense pas principalement à ceux qui sont nos ennemis du moment (c.-à-d. les Nazis — JT). Le processus qui, s’il n’est pas endigué, abolira l’Homme se poursuit aussi chez les Communistes et les Démocrates autant que les fascistes. Les méthodes peuvent (au début) différer en brutalité. Mais plusieurs (gentils scientifiques, artistes populaires, philosophes amateurs) parmi nous veulent, à la fin, la même chose que les Nazis. Les valeurs traditionnelles doivent être détruites et l’humanité refaçonnée au profit de ceux qui auront le pouvoir de le faire. » (Il y a 80 ans, Lewis avait déjà compris l’étendue de la menace provenant des universitaires occidentaux en apparence si inoffensifs ! — JT)

« L’étape finale viendra quand l’Homme, par l’eugénisme, le conditionnement pré natal, l’éducation, la propagande (j’ajouterais ici les divertissements électroniques, les injections chimiques, les implants sous-cutanés et les contrôles électroniques — JT)… a obtenu un contrôle total sur lui-même... et sera libre de faire de son espèce tout ce qu’il voudra. La bataille aura été gagnée. Mais qui, au juste, l’aura gagné ? »

« Car, le pouvoir de l’Homme de se refaçonner signifie... le pouvoir de certains hommes de refaçonner les autres selon leur bon plaisir. » — C. S. Lewis, L’abolition de l’Homme.

Tout y est !, l’Agenda 2030, les « conditionneurs » du Forum Économique Mondial, leurs moyens technologiques de contrôle, la vision des humains remodelés et cette sortie radicale de la sagesse du Tao qui anime toute la démarche démente du Great Reset !

Ces références un peu érudites à C. S. Lewis, Marc-Aurèle, le Tao, le Stoïcisme, le Modernisme, Bouddha, le « cep et les sarments »… semblent relever d’une jasette intellectuelle sans grande importance, n’est-ce pas ? On se dit peut-être que ça n’empêchera personne de commander du poulet ce soir ou d’aller manger en terrasse.

Détrompez-vous ! Vos libertés, vos vies et l’avenir de vos enfants sont en jeu sur ces questions. Le Nouvel Ordre Mondial domine déjà notre culture et nos élites, qui le soutiennent explicitement, veulent l’imposer dans nos sociétés. Nous devons lutter, ici et maintenant, dans nos choix quotidiens, nos vies, nos familles, nos écoles, nos municipalités… pour repousser l’agression mondialiste et bâtir de nouvelles communautés réfractaires à cette démence et enracinées dans les valeurs traditionnelles.

Ce concept brillant, le Tao de Lewis, nous propose un fondement solide pour rebâtir, à partir de ces vérités morales que nous connaissons tous, une société alternative plus saine et plus humaine que la tyrannie moderniste qui nous menace. Lewis nous suggère même par où nous pourrions commencer cette reconquête : les manuels d’éducation primaire.

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