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La contraception et l’avortement sont-ils liés ? Voici les faits

Par Anne Marie Williams (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : bisonov/AdobeStock

Molly Jong-Fast, auteur et journaliste, a écrit dans un article paru dans Vogue : « Le mouvement anti-contraception est le nouveau mouvement anti-avortement » ; allant droit au but, elle affirme que « les républicains ont commencé à brouiller les lignes entre le contrôle des naissances et l’avortement dans l’espoir de rendre plus difficile pour les femmes américaines d’obtenir à la fois un contrôle des naissances et un avortement ». Mais l’article de Jong-Fast omet de reconnaître que ce ne sont pas les « républicains » qui ont brouillé les pistes entre l’avortement et la contraception, mais l’industrie de l’avortement elle-même.

Fait : Certains moyens de contraception peuvent fonctionner comme des abortifs.

Jong-Fast fait spécifiquement référence au récent débat au Missouri sur la restriction du financement par Medicaid de Planned Parenthood en raison de sa distribution de « médicaments » potentiellement abortifs ─ tels que Plan B et Ella, qui sont distribués comme « contraception d’urgence » ─ et de stérilets.

Jong-Fast a déclaré que la tentative infructueuse du Missouri de cesser de financer Planned Parenthood était « une ruse, qui consiste à attaquer le contrôle des naissances pour s’attaquer à l’avortement, mais cela n’a pas marché... pour l’instant ».

Jong-Fast cite également le PDG de Planned Parenthood, Alexis McGill-Johnson, qui se lamente : « Nous entendons déjà des membres du Congrès américain répandre les mêmes faussetés que celles que nous avons vues au Missouri, confondant les médicaments qui empêchent la grossesse ─ la contraception et la pilule du lendemain ─ avec les médicaments qui mettent fin à la grossesse. »

Jong-Fast ne comprend pas ou ignore volontairement le fait que les stérilets, la contraception d’urgence et la pilule contraceptive peuvent fonctionner comme des abortifs, c’est-à-dire qu’ils peuvent provoquer des avortements précoces comme mécanisme secondaire, d’après la notice même de leurs fabricants.

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Fait : L’industrie de l’avortement a brouillé les pistes il y a plusieurs décennies.

Bien que Jong-Fast insiste sur le fait que ce sont les pro-vie qui confondent à tort contraception et avortement, en réalité, ce sont les partisans de l’avortement qui ont faussement nié la nature abortive de certains contraceptifs en modifiant les définitions scientifiques courantes de la conception et de la fécondation. Cette tromperie remonte à plusieurs décennies.

Et si certains opposants à l’avortement insistent à tort sur le fait que la contraception prévient les avortements et, par conséquent, est nécessaire, cette croyance est contraire à la vérité. La distinction entre contraception et avortement ne semble pas faire de différence en fin de compte pour Jong-Fast, qui a exprimé son soutien ardent aux deux dans une entrevue portant sur sa motivation à écrire l’article.

Live Action News a précédemment révélé que la volonté de redéfinir le moment où la vie humaine commence était un moyen de dissimuler le potentiel abortif des stérilets, de la pilule contraceptive et des contraceptifs d’urgence.

La pilule contraceptive et la contraception d’urgence agissent de trois manières. Leur action première est d’empêcher l’ovulation, leur deuxième action est d’épaissir la glaire cervicale afin qu’elle soit inhospitalière pour les spermatozoïdes même en cas d’ovulation, leur troisième action est d’amincir la muqueuse de l’utérus, de sorte qu’un embryon déjà créé a moins de chances de s’y implanter, tuant ainsi le nouvel être humain. Les nouvelles pilules contraceptives, qui contiennent de plus faibles quantités d’œstrogènes pour réduire le risque de caillots sanguins, ne préviennent pas l’ovulation aussi bien que la dose d’œstrogènes plus élevée des anciennes pilules combinées, ce qui signifie que les pilules contraceptives actuelles sont plus susceptibles de provoquer un avortement précoce et silencieux. Le stérilet fonctionne de manière similaire, mais comme il ne contient pas d’œstrogènes, il ne « supprime que partiellement l’ovulation », selon la clinique Mayo.

Dans le monde de Jong-Fast, aucune des formes de contraception susmentionnées ne pourrait être abortive, car bien que l’embryon existe avant l’implantation (et qu’il soit bien vivant), la nouvelle définition de la grossesse est l’implantation réussie de l’embryon dans la paroi utérine. Mais cette interprétation repose sur une définition trafiquée du moment où la vie humaine commence.

Dans les années 1960, les partisans de l’avortement ont modifié la définition courante du moment où commence la vie humaine, et l’on est passé de l’observation que la vie commence au moment où le sperme féconde l’ovule (fécondation) créant de ce fait un embryon génétiquement unique, à l’affirmation que la vie commence au moment de l’implantation (aujourd’hui définie comme « conception ») ─ moment où l’embryon s’implante dans la paroi utérine.

Fait : la contraception et l’avortement sont liés

Comme l’a fait remarquer une ancienne responsable de clinique Planned Parenthood, la contraception et l’avortement sont « les deux faces d’une même pièce ». Ramona Treviño a commencé à travailler à Planned Parenthood en étant convaincue qu’un accès accru à la contraception réduirait le recours à l’avortement, mais elle a rapidement constaté le contraire.

L’un n’existe pas sans l’autre... La contraception crée un marché pour l’avortement en encourageant la promiscuité et en donnant aux hommes et aux femmes un faux sentiment de sécurité contre une grossesse non désirée. Plus les gens sont libertins (surtout les jeunes), plus ils sont susceptibles de concevoir un bébé.

Plus les gens utilisent le contrôle des naissances et adoptent une mentalité contraceptive, plus ils ont de chances d’avoir recours à l’avortement. Car, soyons honnêtes, pour les femmes qui utilisent la contraception, un enfant ne fait pas partie du « plan ». L’avortement est la solution de secours, pour ainsi dire, en cas d’échec ou de mauvaise utilisation de la contraception, ou de manque de maîtrise de soi.

Dans le cadre de son plaidoyer en faveur de la contraception et de l’avortement, Mme Jong-Fast est allée jusqu’à affirmer sans preuve que lorsque des restrictions à l’avortement sont en place, « comme nous le savons, les gens ne cessent pas de se faire avorter. Ils cessent simplement d’avoir des avortements sûrs. Et puis vous avez des situations où les gens meurent, et rien de tout cela ne doit arriver ». Les paroles de Jong-Fast peuvent faire froid dans le dos, mais elles ne sont pas étayées par des faits. Des recherches menées par l’Université de Californie à San Francisco suggèrent en fait que lorsque les femmes enceintes ne se trouvent pas à proximité de centres d’avortement, elles sont moins nombreuses à choisir d’avorter. En outre, les restrictions en matière d’avortement, autre souffre-douleur favori des partisans de l’avortement, ont également tendance à réduire le nombre d’avortements.

Jong-Fast et d’autres partisans de l’avortement sont en émoi devant les efforts législatifs visant à établir un lien entre contrôle des naissances et avortement. Si la volonté de certains pro-vie de reconnaître ce lien est récente, le lien lui-même n’est ni nouveau ni invraisemblable, et il est fondé sur des faits scientifiques.

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