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La contraception a créé une épidémie de solitude : des milliers meurent seuls sans que personne le remarque

Par Dorothy Cummings McLean — traduit par Campagne Québec-Vie 

NEW YORK, 15 mars 2018 (LifeSiteNews) — L’une des conséquences de l’usage extrêmement répandu de la contraception est la solitude des personnes âgées dans certains des pays les plus riches du monde.

Ainsi conclut Mary Eberstadt dans un excellent essai célébrant le cinquantième anniversaire de la promulgation de l’encyclique Humanæ Vitæ de Paul VI. Son article, « The Prophetic Power of Humanae Vitae : Documenting the Realities of the Sexual Revolution », (La clairvoyance prophétique d’Humanæ Vitæ : se documenter sur la réalité de la révolution sexuelle) est paru dans le numéro d’avril 2018 de la revue universitaire catholique First Things.

Dans son article, Eberstadt énumère un certain nombre de réalités qui se sont produites dans le monde depuis l’invention de la contraception hormonale. Il s’agit notamment de l’augmentation de l’avortement, qui est inextricablement liée à celle de l’utilisation de la contraception ; d’une réaction progressive des protestants contre la contraception, particulièrement en Afrique ; de la baisse du bonheur féminin et de la montée du sadomasochisme dans la culture populaire ; de l’implosion de l’Anglicanisme; et du grisonnement du monde occidental.

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« Cinquante ans après le début de la révolution sexuelle, l’une des questions les plus urgentes pour les chercheurs n’est pas la surpopulation, » écrit Eberstadt, « mais bien son contraire : la sous-population. »

L’hystérie au sujet de la « surpopulation » vers la fin des années 60 s’est révélée être une « chimère idéologique », explique-t-elle. À l’origine très utile à ceux qui voulaient que l’Église change son enseignement sur la contraception. Le mythe de la surpopulation a conduit à ce qu’Eberstadt appelle « une épidémie de solitude ».

« Cette découverte ne surprendrait pas le Pape François qui, dans un entretien avec La Repubblica en 2013, a qualifié la “solitude de la personne âgée” d’être l’un des pires “maux” du monde d’aujourd’hui », » écrit-elle. « Cinquante ans après l’adoption de la pilule — indéniablement, à cause de l’adoption de la pilule — la solitude se répand dans les pays matériellement mieux lotis de la planète. »

Les taux de natalité ont chuté dans le monde occidental et au Japon. La pilule n’a pas fait en sorte que les femmes aient trois enfants au lieu de sept, mais qu’elles aient un ou deux enfants, voire aucun. Et il y a des conséquences.

Selon le New York Times, quatre mille Japonais âgés meurent seuls chaque semaine. En 2017, le Grey Lady a rapporté qu’il y a chaque année au Japon des nouvelles de personnes qui meurent seules chez elles. Souvent, leur décès passe inaperçu pendant des semaines ou des mois, les loyers et les paiements des services publics sortent silencieusement des comptes bancaires des défunts, jusqu’à ce que finalement les voisins se plaignent d’une mauvaise odeur.

Il existe aujourd’hui une entreprise japonaise dont la mission est de nettoyer les appartements après la découverte des cadavres des « solitaires ».

Les décès non remarqués et l’augmentation de la solitude ont généralement fait l’objet de reportages et d’études dans des pays européens comme la France, l’Allemagne, le Portugal et la Suède. La nouvelle solitude est souvent attribuée au divorce et à la « rupture familiale ». Eberstadt note avec ironie que l’on peut « passer à travers de nombreuses études sur la solitude sans voir de référence aux enfants, une omission frappante qui en dit long sur notre époque ».

Bien que la solitude puisse être le lot de n’importe qui, ce sont les personnes âgées qui sont les plus à risque. Apparemment, en Allemagne, plus de 20 % des personnes âgées de plus de 70 ans n’ont des contacts réguliers qu’avec une seule personne ou n’en ont aucun. Plus de deux millions d’Allemands de plus de 80 ans vivent seuls.

« Un sur quatre reçoit une visite moins d’une fois par mois de la part d’amis et de connaissances, et près d’un sur dix n’est plus visité par qui que ce soit », a rapporté Der Spiegel en 2013.

Le magazine allemand a dit sans ambages que la solitude chez les personnes âgées augmentera sûrement :

« Le fait que de plus en plus de gens choisissent de ne pas avoir d’enfants risque d’aggraver l’isolement des personnes âgées. En effet, l’infécondité augmente considérablement le risque de solitude. De même, depuis que les gens sont devenus plus mobiles et vivent moins souvent près de leurs parents vieillissants, la génération plus âgée ne peut plus compter sur leurs enfants pour rester partie intégrante de leur vie et s’occuper d’eux un jour. Par conséquent, le risque de solitude chez les personnes âgées pourrait augmenter à l’avenir », selon le directeur du Centre allemand de gérontologie, Clemens Tesch-Römer.

En Grande-Bretagne, la question de la solitude est si grave, solitude qui toucherait neuf millions de personnes au Royaume-Uni, que le gouvernement a nommé un ministre de la solitude. Et loin d’être une douce mélancolie, la solitude a de graves répercussions sur la santé des personnes âgées, y compris le déclin cognitif.

Eberstadt a comparé cette « pauvreté humaine » à la richesse matérielle de ces mêmes sociétés grisonnantes. Elle a également souligné que ce qui unit culturellement le Japon et les pays européens est la révolution sexuelle, qui a augmenté les taux de divorces, abaissé les taux de mariage et fait chuter le nombre d’enfants.



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