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Jordan Peterson : chrétiens, « Défendez vos droits, entrez en politique » !


Jordan Peterson.

Par Clémentine Jallais (reinformation.tv)

Pas une semaine, désormais, sans que le célèbre psychologue canadien Jordan Peterson n’agite un journaliste ou ne prenne la parole dans quelque média encore ouvert à son discours… Même le New York Times lui a consacré un portrait le 18 mai dernier. On ne passe pas à côté d’un phénomène médiatique. Au bout d’un moment, il faut s’y mesurer, dans un sens ou dans un autre, pour louer sa réticence au politiquement correct ou au contraire stigmatiser ses « fioritures régressives » comme j’ai pu lire — la seule indifférence ne suffit plus. Il faut se situer par rapport à lui, en justifiant sa position : rien qu’en cela, le « curseur Peterson » est remarquable au sens littéral du terme. Pas étonnant que le point Godwin fut si vite atteint : le psychologue à succès des réseaux sociaux vient de porter plainte pour s’être fait traiter de nazi.

Mais ses ardeurs restent les mêmes : aux chrétiens canadiens à qui on vient de refuser une université de droit trop… chrétienne, il dit de se lever et de s’engager — sous peine d’être bientôt submergés.

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Nazi, raciste, sexiste… les injures modernes

Tout a commencé avec ce geste intellectuellement déplacé de la chargée de cours Lindsay Shepherd qui, un jour, à l’université Wilfrid-Laurier en Ontario, osa montrer un extrait d’une émission de TVO dans laquelle Jordan Peterson défendait son opposition aux pronoms neutres pour les transgenres (cheval de bataille des lobbys LGBT au Canada)…

Ni une ni deux, la jeune femme est convoquée à une réunion disciplinaire où deux professeurs l’accusent de menacer les étudiants et comparent tout de go Jordan Peterson à Adolf Hitler, le taxant de charlatan, mais aussi de raciste, sexiste, misogyne et dangereux…

Sauf que, sentant le vent tourner, Lindsay Shepherd a enregistré la conversation. Divulgués, les mots sont devenus problématiques. L’université s’est trouvée contrainte de présenter des excuses publiques, d’approuver une nouvelle Déclaration sur la liberté d’expression… Ce qui n’a pas empêché Peterson d’aller jusqu’au bout : il réclame aujourd’hui 1,5 million de dollars de dommages et intérêts en raison de ces diffamations (et Lindsay Shepherd en réclame le double).

La Cour suprême canadienne refuse aux chrétiens une université de droit

Diffamations ? Clairement, la cote de popularité de Peterson est telle qu’elle n’a vraisemblablement pas eu et n’aura pas à en souffrir. L’homme, fort de ses 400 heures de conférences en ligne, de son million d’exemplaires vendus pour 12 Rules for Life, publié en janvier, a réussi à passer outre les tamis de la bienséance médiatique et idéologique, en ayant quand même plus que pignon sur rue… L’anti# MeToo, l’anti-mai 1968, le lecteur averti de la Bible, le pourfendeur du mensonge marxiste, le dénonciateur de l’avortement et de l’idéologie transgenre, l’adversaire déclaré de l’activisme progressiste a, on peut l’espérer, de beaux jours devant lui.

Néanmoins, il faut se battre contre l’intimidation du politiquement correct et de ceux qui prétendent l’imposer à tous. L’Université s’est défendue d’être « une communauté solidaire et inclusive » : inclusive peut signifier en l’occurrence coercitive... La bataille juridique vaut un combat d’idées.

C’est aussi ce qu’il a dit, en substance, à Faytene Grassechi, auteur chrétien engagé, qui l’interrogeait dans la foulée de la décision dévastatrice de la Cour suprême vendredi dernier sur la faculté de droit proposée par l’université chrétienne Trinity Western (TWU). Sept juges sur neuf ont refusé de l’accréditer à cause de son code de conduite jugé discriminatoire envers les homosexuels : l’université exigeait que les étudiants s’abstiennent de toute relation sexuelle en dehors du mariage hétérosexuel. Le conformisme LBGT l’a emporté.

Selon Peterson, il faut prendre le risque de la politique

Le Dr Jordan Peterson ne se prétend pas un chrétien orthodoxe, quoiqu’il ait toujours dit et enseigné que notre société implosera sans les traditions judéo-chrétiennes et l’éthique sur laquelle elles sont construites — même les athées et les sceptiques en sont (encore) pénétrés malgré eux. Pourtant, à la suite de cette affaire de la TWU, il a appelé très gravement les chrétiens à défendre leurs droits.

« Si vous pensez que votre liberté religieuse vaut la peine d’être vécue, mieux vaut être prêt à la défendre, et vous feriez mieux d’être prêt à le faire de manière très audible, parce que vous n’êtes pas une priorité (…) Il est probablement temps de jouer un rôle actif dans le monde politique. »

On ne peut pas seulement chercher à préserver nos acquis. « Beaucoup de communautés chrétiennes ont passé des générations à s’occuper des leurs, à élever leurs enfants, à faire des collectes de fonds pour leurs écoles et églises chrétiennes privées, et à ignorer le gouvernement tout en espérant être ignorées en retour. Ce n’est plus une option » écrit Jonathon Van Maren de LifeSite. L’État véhicule à présent une idéologie (en 2002, un jugement inverse avait été favorable à Trinity Western dans une affaire similaire) et il est prêt à imposer cette idéologie aux dépens de ceux qui se trouvent coupables d’hérésies selon cette dernière — le gouvernement archi progressiste de Trudeau, partisan de la révolution sexuelle, en a déjà donné les preuves.

« Entrer dans le domaine politique, c’est risquer de contribuer à la polarisation et à la déstabilisation, admet Peterson. Mais s’abstenir de cela, c’est risquer les conséquences de la non-voix et de l’inaction, donc j’ai choisi le premier risque ».

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