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Jean Vanier, le fondateur de L’Arche, décède à l'âge de 90 ans


Jean Vanier, fondateur de l'Arche, en 2015.

Par Catholic News Agency — traduction (abrégée) par Campagne Québec-Vie — Photo : JUSTIN TALLIS/AFP/Getty Images

Jean Vanier est décédé le 7 mai, à l’âge de 90 ans.

Il est mort dans une maison de L’Arche à Paris, dans l’unité de soins palliatifs il où il se trouvait depuis quelques semaines, après une longue lutte contre le cancer.

M. Vanier sera pleuré par ses amis : les faibles, les indigents, les oubliés, les perturbés, les rejetés et les handicapés.

La messe de ses funérailles sera célébrée en privé à Trosly, en France, mais sera diffusée dans le monde entier pour les personnes endeuillées qui souhaitent se souvenir de lui.

On se souviendra de M. Vanier comme d’un homme de compassion et de paix, d’une personne d’une profonde clairvoyance spirituelle et d’une grande délicatesse. Il parlait facilement avec les érudits et les dirigeants, avec les princes et les papes, mais il disait souvent que là où il se sentait le plus à l’aise était parmi les personnes intellectuellement déficientes, auxquelles il a consacré la majeure partie de sa vie.

M. Vanier est le fondateur de L’Arche, une communauté internationale formée des personnes intellectuellement déficientes et de leurs proches [...]

Né à Genève, il avait pour parents Georges et Pauline Vanier. Son père était un diplomate canadien qui allait devenir gouverneur général du Canada. Il fit ses études au Canada, en France et en Angleterre, et sa famille a vécu à Paris et en Suisse. À l’âge de 13 ans, il entra à l’école navale du Royaume-Uni, pour se préparer à devenir officier de marine. Il servit dans la Marine royale et la Marine royale du Canada jusqu’à 22 ans, âge auquel il démissionnera.

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Il étudia la philosophie à l’Institut Catholique de Paris et soutint une thèse de doctorat sur l’approche d’Aristote de l’éthique et du bonheur humain. Il enseigna la philosophie à l’Université de St Michael’s College, à Toronto. [Jean Vanier s'était pendant un temps destiné à la prêtrise.]

À l’âge de 36 ans, M. Vanier quitta la vie académique. Il commença alors à aider un ami, le P. Thomas Phillippe, OP, qui venait de devenir aumônier du Val Fleuri, une institution française qui accueillait 30 hommes atteints de déficiences intellectuelles. Pendant son séjour, M. Vanier a visité un hôpital psychiatrique en banlieue de Paris, qui hébergeait des personnes souffrant à la fois de maladies mentales et de déficiences intellectuelles. Il a été frappé par les conditions dégradantes qui y régnaient et par l’apparente solitude des résidents.

Peu de temps après, M. Vanier discerna dans la prière [et avec l’aide de son directeur spirituel] qu’il devait inviter deux hommes intellectuellement déficients, Raphaël Simi et Phillippe Seux, à vivre avec lui dans une petite maison à Trosly-Breuil, en France. Il nomma la maison « L’Arche ».

La vie dans cette maison ne commença pas facilement. Finalement, Vanier se souvint plus tard que ses compagnons de maison avaient besoin d’amitié, qu’ils souffraient de la douleur et de l’indignité de ne pas être compris et de se sentir seul.

« Essentiellement, ils voulaient un ami. Ils ne s’intéressaient pas beaucoup à mes connaissances ou à ma capacité de faire les choses, mais plutôt à mon cœur et à mon être », écrivait M. Vanier.

Leur foyer, et bientôt leur communauté, se forma autour de l’amitié, d’une table commune, de corvées communes, de célébrations communes et d’une foi commune.

En quelques années, M. Vanier ouvrit des foyers semblables [le second au Canada], et il demanda l’aide d’autres personnes : des jeunes de France, du Canada, d’Angleterre, d’Allemagne. Au fur et à mesure que la communauté grandissait, le projet qui est devenu L’Arche était né.

L’Arche représente 154 communautés comprenant plus de 10 000 membres. Jusqu’à la fin des années 1990, Vanier a supervisé l’ensemble de l’organisation, tout en demeurant responsable de la communauté originale de L’Arche. Il écrivit 30 livres, reçut des prix et les honneurs de gouvernements du monde entier et était devenu un conférencier recherché. Il a été membre du Conseil Pontifical pour les Laïcs et un visiteur et correspondant régulier de […] Jean Paul II.

Son temps, jusqu’à la fin de sa vie, a été consacré à ses amis de L’Arche. Il a voyagé dans le monde entier pour soutenir la fondation des communautés de L’Arche et leur insuffler une spiritualité fondée sur sa propre foi catholique, sa réflexion sur le mystère de la souffrance et son amour pour les personnes handicapées.

« Je crois profondément que Dieu se cache dans le cœur du plus petit d’entre nous, dans le plus faible de tous, et si nous nous engageons auprès du plus petit, nous ouvrons un monde nouveau », écrit-il.

[...]

Il résume ainsi la mission de sa vie : « Le plus important n’est pas de faire des choses pour ceux qui sont pauvres et en détresse, mais d’entrer en relation avec eux, d’être avec eux, de les aider à trouver confiance en eux et à découvrir leurs propres dons.

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