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Déclaration de Campagne Québec-Vie concernant le projet de constitution québécoise de 2025

Déclaration de Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/LCN

Le 9 octobre 2025, le gouvernement Legault a déposé un projet de loi visant à doter le Québec d’une constitution. Parmi les principes dits « fondateurs » de cette constitution figure la « liberté des femmes d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ». Campagne Québec-Vie dénonce avec la plus grande vigueur l’inscription d’un tel principe, qui consacre l’élimination délibérée d’un être humain à naître comme élément constitutif de l’identité québécoise.

Nous sommes indignés — mais non surpris. Depuis trop longtemps, le Québec officialise l’oubli de ses racines spirituelles, de sa tradition de défense de la vie, et du sens même de la solidarité humaine.

Liberté ou droit ?

Notons que le projet de constitution parle prudemment de « liberté » d’avorter, et non de « droit » à l’avortement. Cette nuance sémantique trahit une gêne. Car proclamer un droit à l’avortement reviendrait à affirmer que l’avortement est un acte moralement bon en soi — une position que même les partisans du « choix » hésitent généralement à défendre ouvertement.

Une liberté, dans le sens classique, signifie l’absence d’obstacle. Elle ne confère pas nécessairement une légitimité morale. On peut être « libre » de mal agir — mais on n’en a pas pour autant le droit, au sens fort, qui suppose la reconnaissance d’un bien à protéger, d’une justice à rendre. Or, tuer un enfant à naître ne saurait jamais être un acte juste, encore moins un bien à protéger par la constitution d’un peuple.

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Contradiction manifeste avec la Charte des droits du Québec

Le projet de constitution se réfère explicitement aux articles 1 à 38 de la Charte des droits et libertés de la personne, dont l’article 1 affirme que « tout être humain a droit à la vie ». L’enfant à naître, être humain scientifiquement indéniable, serait donc exclu de cette protection fondamentale. Quelle incohérence tragique !

L’État se proclame laïque — contre son propre héritage

Autre élément frappant : l’affirmation que « l’État est laïque ». Loin de se contenter d’un respect d'une certaine neutralité administrative, cette déclaration semble être, dans l’esprit du projet de loi, un rejet pur et simple de l’héritage chrétien du Québec. On parle abondamment de la culture québécoise, sans jamais reconnaître son origine chrétienne. Cette omission, dans une constitution censée refléter l’identité d’un peuple, est une forme d’amnésie volontaire — ou, pire, un reniement.

C’est là que le Québec se tire une balle dans le pied : en rejetant l’élan vital qui l’a vu naître — sa foi, sa morale, sa culture chrétienne —, il nie les sources mêmes de sa pérennité. Il renonce à l’horizon transcendant qui seul donne sens et cohérence à la liberté, à la solidarité et à la justice.

En conclusion

Loin de renforcer l’unité nationale, cette constitution divise. Elle érige l’avortement — acte destructeur — en principe fondateur, et elle tourne le dos à l’héritage chrétien du Québec, qui fut pourtant porteur de vie, de beauté et de justice.

Nous appelons tous les Québécois de bonne volonté à rejeter ce projet de constitution, et à réclamer une véritable fondation pour l’avenir : une constitution qui protège tous les êtres humains, y compris les plus vulnérables, et qui reconnaît humblement l’héritage spirituel sur lequel s’est bâti le Québec. « Je me souviens » — mais de quoi ?



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