Le gouvernement du Québec adopte la loi interdisant les prières de rue

La Chaîne de la Vie de Lévis.
Communiqué de Campagne Québec-Vie — Photo : CQV
Le gouvernement du Québec vient d'adopter la loi interdisant les prières de rue.
Bien sûr, le ministre de la Laïcité, Jean-François Roberge, a assuré que les municipalités pourraient les autoriser, mais selon certains critères.
On peut comprendre que les événements de prières de rues islamiques et politiques, invoqués comme prétexte à cette interdiction fussent une source de préoccupations légitimes, mais de là à assimiler tous les événements religieux à une même règle comme s'ils étaient tous problématiques, c'est absurde. Pourquoi ne pas s'occuper de ce problème en particulier au lieu de viser tout ce qui n'a de semblable que l'aspect religieux ?
Est-ce que maintenant la Marche du Pardon du Vendredi Saint sera soumis à l'arbitraire de la municipalité de Montréal ? Quid des pèlerinages ? Qu'en sera-t-il des processions de la Fête-Dieu, sans parler des 40 jours pour la vie et autres vigiles de prière pour la fin de l'avortement ?
Certaines municipalités seront très contentes de trouver un nouveau prétexte pour interdire les événements pro-vie publics qui contiennent un élément religieux...
Nous ne baisserons pas les bras face à cette nouvelle restriction.
Nous avons réuni 14 000 signatures dans une pétition contre l'interdiction des prières de rue. Nous ne sommes pas seuls dans ce combat contre le laïcisme à outrance. Vous n'êtes pas seul.
En vérité, cette loi, promue par la CAQ (décrocheuse de crucifix) et soutenue par le PQ, adoptée en pleine Semaine Sainte est un affront à Dieu et aux Chrétiens. C'est aussi une autre négation de notre héritage, comme si le Québec n'avait pas plus que jamais besoin de ses racines.
Je me souviens ?...
Au-delà de la laïcité et du multiculturalisme, pour une société chrétienne

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Achim ft/Wikimedia Commons
La loi sur la laïcité du Québec est en ce moment devant la Cour suprême du Canada, ses opposants affirment qu’elle brime le droit des minorités religieuses, tandis que ses partisans déclarent qu’elle fait partie du choix des Québécois de se soustraire au « carcan religieux » canadien.
Au-delà de la loi 21, c’est la clause de dérogation permettant aux parlements de soustraire une loi à la Charte des droits et libertés et aux tribunaux qui est en cause. Chose étrange, c’est précisément un tribunal, le plus haut du Canada il est vrai, qui va se prononcer sur l’usage d’une clause censée soustraire les lois à son pouvoir!
Si la Cour suprême s’octroie le droit de réguler l’usage de cette clause, le multiculturalisme canadien aura gagné. Si le tribunal reconnaît d’une manière ou d’une autre que cet usage de la clause est légitime, le laïcisme québécois aura encore de beaux jours devant lui.
Mais dans un cas comme dans l’autre, c’est le même indifférentisme moral et religieux qui demeurera en place. Les deux se réclament de la neutralité de l’État par rapport au religieux, bien qu’ils adoptent une approche différente. L’un, le multiculturalisme, prône l’acceptation indistincte de toutes les religions, faisant des accommodements religieux comme l’abattage casher ou hallal, ou le port du couteau rituel sikh. Tandis que le laïcisme refuse jusqu’au port du moindre signe religieux chez les fonctionnaires, mettant également toutes les religions au même régime.
Cet indifférentisme est non seulement une injure à la vérité et à la raison, des religions qui proposent une morale et des doctrines différentes ne sont de toute évidence pas égales, mais une source de maux pour la société, car l’État qui reconnaît toutes les religions pour égales les voient aussi toutes comme également invalides comme guide des législations et de la société, d’où l’indifférentisme moral et les maux qui en découlent : avortement, contraception, divorce, euthanasie, « mariage gay », transgenrisme, FIV, vasectomie, dénatalité, etc. Aucune chance évidemment dans de tels paramètres pour l’État d’envisager de reconnaître une religion qui soit véritable, valide et utile à la société.
Au-delà donc de la laïcité et du multiculturalisme, qui ne sont que les deux côtés de la même médaille, c'est-à-dire, de l'indifférentisme religieux et moral, nous aspirons à une société chrétienne dont la culture rejoint véritablement nos racines et notre histoire. Une société qui protégera la vie de la conception à la mort naturelle.
Québec veut renforcer le laïcisme

Jean-François Roberge.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/La Presse
Le ministre responsable de la Laïcité, Jean-François Roberge, a déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale le projet de loi 9, intitulé : Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec. Ce projet de loi comprend la clause dérogatoire le protégeant de toute poursuite faisant appel à la Charte canadienne des droits et libertés, rapporte La Presse.
Le projet de loi étend l’interdiction du port de signe religieux au personnel des établissements éducatifs privés et subventionnés comme les garderies ou les écoles. Les institutions publiques ou subventionnées ne pourront plus avoir de lieux de prière, à part les lieux de vie comme les CHSLD. Les établissements publics ou subventionnés ne pourront plus offrir de repas conformément à un précepte religieux.
En ce qui concerne les écoles privées, l’agrément (les subventions) ne sera plus accordé « à un établissement d’enseignement dont la prestation de services éducatifs prévus au régime pédagogique durant les heures d’activités qui y sont consacrées est fondée sur des normes ou des préceptes religieux, sur la transmission de convictions ou de croyances religieuses ou sur la pratique religieuse, ni à un établissement qui sélectionne ses élèves ou les membres de personnel en raison de critères religieux ».
Il étend également l’interdiction de la pratique religieuse à plusieurs institutions sous autorité gouvernementale, dont le Centre des congrès de Québec, à quelques exceptions près, notamment si « la pratique religieuse ne constitue pas l’usage prédominant de l’immeuble ». On comprendra que la poursuite de Harvest Ministries International contre le Centre des congrès et contre le gouvernement pour l’annulation de leur événement religieux risque de tomber à l’eau.
Lire la suiteDéclaration de Campagne Québec-Vie concernant le projet de constitution québécoise de 2025

Déclaration de Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/LCN
Le 9 octobre 2025, le gouvernement Legault a déposé un projet de loi visant à doter le Québec d’une constitution. Parmi les principes dits « fondateurs » de cette constitution figure la « liberté des femmes d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ». Campagne Québec-Vie dénonce avec la plus grande vigueur l’inscription d’un tel principe, qui consacre l’élimination délibérée d’un être humain à naître comme élément constitutif de l’identité québécoise.
Nous sommes indignés — mais non surpris. Depuis trop longtemps, le Québec officialise l’oubli de ses racines spirituelles, de sa tradition de défense de la vie, et du sens même de la solidarité humaine.
Liberté ou droit ?
Notons que le projet de constitution parle prudemment de « liberté » d’avorter, et non de « droit » à l’avortement. Cette nuance sémantique trahit une gêne. Car proclamer un droit à l’avortement reviendrait à affirmer que l’avortement est un acte moralement bon en soi — une position que même les partisans du « choix » hésitent généralement à défendre ouvertement.
Une liberté, dans le sens classique, signifie l’absence d’obstacle. Elle ne confère pas nécessairement une légitimité morale. On peut être « libre » de mal agir — mais on n’en a pas pour autant le droit, au sens fort, qui suppose la reconnaissance d’un bien à protéger, d’une justice à rendre. Or, tuer un enfant à naître ne saurait jamais être un acte juste, encore moins un bien à protéger par la constitution d’un peuple.
Lire la suiteLe gouvernement Legault inclut la « liberté » d’avorter dans son projet de constitution du Québec

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/Montreal Gazette
Dans une atmosphère de fin de règne, le gouvernement Legault a déposé aujourd’hui un projet de loi intitulé « Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec », parrainé par le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette, visant à édicter une constitution pour le Québec. Les partis d’oppositions se sont élevés contre ce qu’ils perçoivent comme une manœuvre électorale.
Je ne discuterai pas ici des mérites ou des incongruités que présentent les aspects généraux de ce projet de constitution, je tiens à soulever quelques points importants concernant l’avenir de la foi, de la vie au Québec.
Un projet de loi d’une telle ampleur tient du « bill omnibus » et comporte de nombreux aspects, parmi ceux-ci le gouvernement Legault a tenu à inclure la « liberté » de recourir à l’avortement dans les « principes fondateurs » :
« 29. L’État protège la liberté des femmes d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. »
Il faut entendre cette « liberté » comme un droit de ne pas être empêché. Mais pourquoi pas tout simplement un droit ? Peut-être pour éviter de dire, implicitement, qu’il y a un droit direct à l’avortement tardif, ce qui pourrait soulever des objections dans le public, même parmi les partisans de l’avortement. Mais, quelles qu’en soient les raisons, l’inscription de la « liberté d’avorter » dans une éventuelle constitution québécoise représenterait un grave recul pour les droits des enfants à naître.
Lire la suiteCampagne Québec-Vie à J.D. Vance : Conditionnez les négociations commerciales à la façon dont le Canada traite les chrétiens et les pro-vie
INTRODUCTION À LA LETTRE OUVERTE ET AU RAPPORT AU VICE-PRÉSIDENT J.D. VANCE
Par Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie
Alors que le Canada et les États-Unis approchent de l’échéance cruciale du 21 juillet pour conclure des négociations commerciales bilatérales, Campagne Québec-Vie — un groupe pro-vie et pro-famille du Québec, partenaire de la Coalition nationale pour la vie, un groupe national pro-vie — publie une lettre ouverte et un rapport complémentaire (voir ci-dessous) adressés au vice-président américain J.D. Vance, exhortant l’administration Trump à conditionner la future coopération commerciale avec le Canada au respect que ce dernier porte à la liberté d’expression, à la liberté de religion et au droit à l’expression pacifique des opinions pro-vie.
[Cliquez ici pour la version PDF de la lettre ouverte et du rapport complémentaire — version anglaise]
Ces derniers jours, les négociations commerciales ont été bloquées en raison des préoccupations de Washington concernant la taxe sur les services numériques proposée par le Canada et visant les grandes entreprises technologiques américaines. La récente décision du gouvernement canadien d’annuler cette taxe semble être un effort de sa part pour rouvrir les négociations et améliorer sa position auprès de la Maison-Blanche de Trump. Nous pensons que ce moment représente une opportunité — non seulement de recalibrage économique, mais aussi pour une plus grande clarté morale.
Plus tôt cette année, le vice-président Vance a lancé un avertissement sévère aux alliés des États-Unis lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, déclarant sans équivoque que les États-Unis n’étaient plus disposés à subventionner la prospérité des nations qui ne partagent pas les valeurs occidentales fondamentales. Campagne Québec-Vie le prend au mot et lui demande d’appliquer cette norme au Canada.
Notre rapport décrit en détail l’escalade de la persécution des chrétiens et des pro-vie au Québec et dans l’ensemble du Canada :
- « Zones bulles » de 50 mètres qui criminalisent la prière pacifique et le conseil de trottoir ;
- menace du gouvernement de révoquer le statut d’organisme de bienfaisance des organisations pro-vie et confessionnelles ;
- monopoles et censure médiatiques financés par l’État ;
- propositions d’interdire la prière publique ;
- et discrimination généralisée à l’encontre des groupes religieux qui cherchent à accéder aux édifices publics ou à exprimer leurs croyances dans la vie publique.
Le christianisme entre le marteau et l’enclume

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Mirko/Adobe Stock
Au Québec, le christianisme se trouve entre le marteau et l’enclume, entre le laïcisme et l’islam, je ne saurais dire lequel est le marteau et lequel est l’enclume, mais cela n’a pas une grande importance, le christianisme est coincé entre les deux.
Tout récemment, dimanche dernier en fait, une manifestation contre les prières de rues islamiques a eu lieu devant la Basilique Notre-Dame de Montréal, son message cependant, ne s’arrêtait pas aux seules prières de rues islamiques, il demandait au gouvernement l’interdiction de toute prière publique...
En effet, lors de cette manifestation, la militante laïque d’origine iranienne, Mandana Javan, déclarait devant la foule d’une centaine de personnes que « Depuis plusieurs mois, ce lieu emblématique devient le théâtre de prosélyte ostentatoire, sans égard pour la signification profonde et commune de cet espace », avant d’appeler plus loin le gouvernement à interdire la prière sur la place publique, rapporte Le Devoir.
L’événement a attiré divers groupes et individus, tels que Nouvelle Alliance ou La Meute, on pouvait voir dans la foule un homme qui tenait une pancarte disant « Le Québec restera chrétien ». On comprend que ce qui unissait ces gens (malgré les dissociations d’usage, mises en avant par certains) c’était la défense du symbole que représente la basilique et la Place d’Armes au milieu de laquelle est sise la magnifique statue de Paul Chomedey de Maisonneuve, un symbole fort du Québec, face aux provocations des prières islamiques qui ont fréquemment lieu devant le vénérable bâtiment.
Rebel News a couvert l'événement et en a publié une vidéo sur YouTube.
Lire la suiteUne église évangélique baptiste doit quitter des locaux municipaux en raison de la loi sur la laïcité

L'ancienne église Christ-Roi, dans le sous-sol de laquelle se trouve l'église des Deux Rives.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/Radio-Canada
L’église évangélique baptiste des Deux Rives doit quitter les locaux du sous-sol du centre d’escalade Beta Crux, sis dans l’ancienne église Christ-Roi de Chicoutimi. Cet espace, confié à l’Association pour le développement de la personne handicapée intellectuelle du Saguenay par la Ville de Saguenay, était sous-loué depuis un trimestre par l’association à l’église évangélique.
Or, rapporte Radio-Canada, la Municipalité a signifié à l’association que la « loi sur la laïcité et un règlement municipal interdisent que des activités religieuses soient pratiquées dans un espace municipal ».
Le président du conseil d’administration de l’église des Deux Rives, Patrick Héroux, s’interroge avec justesse sur le champ d’application de la loi sur la laïcité invoquée pour son expulsion, selon Radio-Canada :
« C’est une loi qui est assez vague... donc elle est difficile à interpréter selon les motifs et les besoins des organismes. »
M. Héroux souhaiterait que ladite loi soit clarifiée :
« Éventuellement, on espère que ça va peut-être prendre des jugements, de la jurisprudence pour savoir exactement ce que ça veut dire parce que ça a des impacts. »
Pour l’instant, le conseil d’administration de l’église évangélique réfléchit sur les prochaines étapes à suivre. C’est la deuxième fois que le groupe se fait expulser d’un local pour raison de laïcité, la première fois étant de l’École secondaire Charles-Gravel.
On peut se demander à juste titre en quoi le fait que l’État loue un local à un groupe religieux l’y associerait, à moins, en fait, que le but réel de la loi sur la laïcité soit de décourager la religion. Quoi qu’il en soit, il est nécessaire que la laïcité de l’État soit clarifiée, afin qu’on n’en abuse pas pour persécuter diverses associations. Rappelez-vous cet événement annulé qui devait être tenu par protestants pro-vie au Centre des congrès de Québec, ou ce groupe, d'esprit religieux, de prévention du suicide à qui la Ville de Waterloo prétend interdire le porte-à-porte.
Certes, ce n’est pas que je trouve pertinent qu’une ancienne église catholique, fût-ce son sous-sol, soit louée pour en faire une église protestante, mais il semble bien que la laïcité, si ce n’est le but dans lequel elle a été inventée, est invoquée pour combattre la religion dans un esprit d’athéisme.
Une ville québécoise poursuivie pour violation de la liberté de religion

Photo : Lucas/Wikimedia Commons
Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles (CJLC) représente le Groupe Jaspe, organisme caritatif religieux d'évangélisation et de prévention du suicide, dans un procès intenté contre la ville de Waterloo au Québec qui interdit au Groupe Jaspe de faire du porte à porte, violant ainsi sa liberté de religion. Le cas n’est pas sans faire penser à la poursuite qui oppose l’organisme religieux Harvest Ministries International (HMI) au gouvernement du Québec. Ce dernier avait interdit l’accès du Centre des congrès à HMI parce que le groupe a des convictions anti-avortement, ce qui contreviendrait aux « valeurs québécoises » selon le gouvernement. — A.H.
Le communiqué de presse du CJLC :
Une ville québécoise poursuivie pour violation de la liberté de religion
Waterloo, une ville de l’Estrie, a décerné des constats d’infraction à un groupe religieux pour avoir fait du porte-à-porte avec un message sur la prévention du suicide.
WATERLOO, Qc: Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles (CJLC) annonce qu’une contestation constitutionnelle a été instituée contre l’administration municipale de Waterloo, au Québec, pour violation notamment de la liberté de religion. La jurisprudence québécoise confirme le droit des personnes à partager leur message en faisant du porte-à-porte, en rappelant l’importance de la liberté de religion. La Ville a néanmoins verbalisé un membre de l’organisme de bienfaisance religieux Groupe Jaspe, qui se dédie à la prévention du suicide, pour avoir fait du porte-à-porte sans permis.
Les avocats du CJLC ont signifié la requête en contestation constitutionnelle aux procureurs généraux du Québec et du Canada le mercredi 30 octobre.
Lire la suiteLa neutralité de l’État écrase les Chevaliers de Colomb à Sherbrooke
Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie)
« Les Chevaliers de Colomb ne seront plus reconnus comme organisme par la Ville de Sherbrooke en octobre 2023, en raison de leur lien avec l’Église catholique », annonce un article de La Tribune numérique.
Les restrictions qu’impose la laïcité se resserrent de plus en plus. Un simple « lien avec l’Église catholique » suffit pour être rejeté de l’État.
D’après le même article, « Adoptée en 2019, la Politique d’admissibilité des organismes évoque que ces derniers doivent être neutres en matière de religion et de politique afin d’être reconnus par Sherbrooke. La Ville indique exclure du processus d’admissibilité “les organismes qui ont comme mission de faire la promotion des croyances et des pratiques religieuses ou qui réalisent des activités similaires” ».
De même que dans la société laïque Dieu n’existe plus et que la seule vraie religion n’est plus reconnue, de même toute structure sociale portant une trace de la religion n’est pas reconnue.
Jean Bossé, membre des Chevaliers de Colomb depuis 20 ans, rappelle que « L’essentiel des activités des Chevaliers de Colomb, ce sont des œuvres caritatives sans distinction de religion et sans faire allusion à la religion ». Mais le seul fait que l’organisme porte une trace du catholicisme, suffit pour que l’État laïque l’écrase.
« Même si les activités des Chevaliers de Colomb sont laïques, Mme Beaudin [la mairesse de Sherbrooke] affirme qu’il faut “tracer une ligne quelque part” et “savoir à quoi on s’expose” si la Ville ouvre la porte à la reconnaissance d’organismes liés à la religion », rapporte l’article de La Tribune.
Que l’État « s’expose » à la religion semble lui paraître dangereux. En effet, si l’État s’exposait à la religion et conséquemment à ses lois, une réforme majeure lui serait nécessaire, d’où le « danger » de la reconnaissance du catholicisme.