Blog - Campagne Québec-Vie
Enceinte? Besoin d'aide? — 1-855-871-4442
Des réflexions et des nouvelles de CQV sur la foi, la famille et la vie, de la conception à la mort naturelle

Blog de Campagne Québec-Vie

L’école secondaire Loyola renonce aux subventions de l’État pour rester catholique

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : JohnMajor/Wikimedia Commons

L'école secondaire privée Loyola de Montréal se voit obligée de renoncer aux subventions de l'État à cause de la laïcité, d’ici 2029.

Loyola est une école privée catholique anglophone dont la fondation remonte à 1896, la Loi 9, adoptée le 2 avril 2026, l'obligerait à perdre son caractère typiquement catholique afin de continuer à recevoir des subventions.

L'enseignement religieux obligatoire ne pourrait plus avoir pour but de transmettre la foi catholique, et les prières, retraites et messes devraient être facultatives et avoir lieu en dehors des heures d'école.

Loyola a annoncé qu'elle renonçait à la subvention qui représente 7500 $ par élève, ce qui ferait passer les frais de scolarité d'environ 12 530 $ à 20 000 $ ou 21 000 $ par an.

Heureusement, Loyola compte développer considérablement son réseau de bienfaiteurs afin de maintenir l'accessibilité à son établissement.

Par ailleurs, Loyola insiste que l'école n'est pas en déclin et que les demandes d'admission sont à un niveau historique.

On voit que Loyola, qui est une école sans problèmes, est la cible d'une loi qui a été faite en réaction à une autre sorte de problème, dont le cas de l'école publique Bedford de Côte-des-Neiges a été le symbole. L'école primaire Bedford a fait l'objet d'une enquête ministérielle qui a révélé la présence d'un « clan dominant » musulman parmi les enseignants qui faisait régner un climat de peur et d'intimidation dans l’institution.

Les problèmes de l'école Bedford pouvaient être sanctionnés sous les lois et les règlements existants, il n'y avait pas besoin d'une loi étendant la laïcité pour les régler. D’autre part, on voit là la bêtise de la laïcité qui met toutes les religions dans le même sac en oubliant qu'elles ont toutes des doctrines différentes et qu'elles produisent donc des fruits différents.

1 réaction

Éric Lanthier retire sa candidature de Pontiac après que les médias l’aient qualifié d’« homophobe » et d’« antiavortement »


Éric Lanthier.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Parti conservateur du Québec

Le pasteur Éric Lanthier a retiré sa candidature de Pontiac où il se présentait pour le Parti conservateur du Québec, suite à plusieurs articles publiés dans les médias au sujet des déclarations de M. Lanthier sur l'avortement et les thérapies pour les homosexuels désirant se défaire de leur attrait pour le même sexe.

Ceci est le premier désistement parmi les candidats conservateurs au cours des élections québécoises de 2026.

Les médias ont cité à charge un billet écrit par le pasteur Lanthier, intitulé « Avortement : “C’est mon choix parce que c’est mon corps” est un argument irrationnel. », que nous avions publié sur le site de CQV en 2015.

Ils ont aussi sorti une publication sur X d'Éric Lanthier où il se félicitait d'avoir le privilège d'ouvrir la Marche pour la vie d'Ottawa de 2019.

Les médias ont soulevé également le fait que M. Lanthier était en faveur des « thérapies de conversion » : une aide psychologique ou pastorale pour les homosexuels qui désirent se défaire de leur attrait pour les personnes du même sexe.

Incroyable ! n'est-ce pas ? Dans un Québec apparemment « pro-choix » ce serait un choix qu'on ne devrait pas avoir…

Éric Duhaime, chef du PCQ, a défendu son candidat, affirmant que le parti était « pro-choix » et qu'il était lui-même « gai », indiquant par ailleurs que M. Lanthier s'était engagé à respecter la ligne de parti.

Malgré tout, Éric Duhaime a annoncé plus tard que M. Lanthier retirait sa candidature afin de ne pas être « une distraction » pour le parti. Les médias n'auraient certainement pas manqué de revenir à la charge contre le PCQ à propos de ce candidat, autrement plus consistant que d'autres sur ses positions, s'il était resté.

On le voit ici, TVA Nouvelles indique fièrement que le candidat a pris la porte quelques heures après la publication de leur premier article sur ses positions. Les médias, en effet, ne sont pas tant des rapporteurs de nouvelles que des influenceurs politiques. Ils voulaient la peau de ce candidat et ils l'ont eue.

1 réaction

Regardez votre travail

Dans 26 jours, le 5 octobre, le Québec élit son gouvernement. Pendant ces vingt-six jours, un candidat lit ses courriels, prend ses appels et se présente aux portes. Le 6 octobre, cette fenêtre se referme pour quatre ans.

C'est pourquoi nous vous écrivions samedi dernier pour vous mettre entre les mains un outil très simple : notre outil électoral. Vous entrez votre code postal, l'outil trouve les candidats de votre circonscription, et il leur envoie en votre nom six questions précises, sur:

  1. La Loi 9 et la liberté religieuse.
  2. Le financement public de l'avortement.
  3. Le soutien aux femmes après un avortement.
  4. L'aide de l'État qui suivrait l'enfant plutôt que la place en garderie.
  5. L'aide médicale à mourir.
  6. Le droit des parents devant les contenus obligatoires à l'école.

Six questions auxquelles on répond par oui ou par non, et la réponse vous parvient directement.

Regardez votre travail

En quatre jours, 187 personnes se sont servies de l'outil et 625 lettres sont parties vers des candidats de 83 circonscriptions sur 127. Il en part encore aujourd'hui.

Nous avons cartographié le résultat. Chaque circonscription du Québec y figure, colorée selon le nombre de lettres reçues par ses candidats. (Cliquer pour agrandir)

Trois régions sont déjà couvertes au complet : la Capitale-Nationale, onze circonscriptions sur onze, la Chaudière-Appalaches, sept sur sept, et Laval, six sur six. La rive sud de Québec et la Beauce forment un bloc foncé sans un seul trou. L'Estrie et la Montérégie suivent de près. Et les lettres sont parties d'aussi loin qu'Abitibi-Est, Pontiac, Jonquière et Rivière-du-Loup.

Ce n'est pas notre travail, c'est le vôtre. Nous n'avons fait que construire la machine ; ce sont 187 personnes qui l'ont mise en marche, une par une, chacune depuis son salon.

Restent les zones grises. Quarante-quatre circonscriptions n'ont encore reçu aucune lettre. Toute la Gaspésie, presque toute la Mauricie, le Saguenay au nord de Jonquière, la Côte-Nord, et près de la moitié de l'île de Montréal. Si vous n'avez pas encore écrit à vos candidats, c'est peut-être la vôtre !

Et surtout, n'oubliez pas de nous renvoyer les réponses. C'est la partie que nous ne pouvons pas faire à votre place. Quand un candidat vous répond, répondez simplement à ce courriel en y joignant sa réponse. Nous compilons tout, circonscription par circonscription, et nous notons aussi qui garde le silence.

Le guide électoral, comme promis

Nous vous l'avions annoncé samedi : il est en ligne aujourd'hui. Et il porte sur exactement les six mêmes questions que celles que vous envoyez à vos candidats.

Le guide n'est pas figé, et c'est voulu. Il sera revu et augmenté au fil des jours, à mesure que les réponses des candidats nous parviendront et que les partis préciseront leurs positions. Chaque case aujourd'hui vide peut se remplir d'ici le 5 octobre. Ce sont en partie vos lettres, et les réponses que vous nous ferez suivre, qui la rempliront. 

La version PDF, imprimable et facile à faire circuler, se trouve ici.

Début de notre campagne de financement Automne 2026

Nous lançons aujourd'hui notre campagne de financement de la rentrée : trois semaines, jusqu'au 30 septembre, objectif 25 000 $.

D'ici la fin de ces trois semaines, nous aurons beaucoup à vous raconter. L'élection est loin d'être notre seul chantier de l'automne, et vous entendrez parler des autres, sur le terrain comme ailleurs. Mais une élection générale au Québec ne se répétera pas avant quatre ans, et elle se joue maintenant.

Merci de votre fidélité,

GB2-small.jpg
Georges_Signature.jpg
Georges Buscemi

président de Campagne Québec-Vie


P.-S. Notre campagne de la rentrée se termine le 30 septembre et l'objectif est de 25 000 $. Faites votre don dès aujourd'hui.

P.P.-S. Le Guide électoral 2026 est en ligne : les positions des cinq partis principaux sur les six questions, avec les sources. Lisez le guide ici. Il sera enrichi au fil des jours, revenez-y.

P.P.P.-S. Quarante-quatre circonscriptions n'ont encore reçu aucune lettre. Deux minutes et un code postal suffisent pour que la vôtre n'en fasse plus partie. Écrivez à vos candidats ici. Et quand ils répondent, faites-nous suivre leur réponse.

Laissez un commentaire Lire la suite

Il y a une élection, et des vies sont en jeu. Voici votre rôle.

Le Québec vote le 5 octobre.

Il s'agit d'une élection provinciale : seuls les résidents du Québec déposeront un bulletin. Mais si vous habitez ailleurs — au Canada, en France, en Afrique, aux États-Unis — vous n'êtes pas pour autant un simple spectateur. Le Québec a servi de laboratoire à une bonne partie de ce qui finit par se répandre ailleurs — l'euthanasie était légale ici avant de l'être partout ailleurs au Canada — et ce qui se passera le 5 octobre ne restera pas ici.

Il y a donc deux choses à lire ci-dessous. Si vous habitez au Québec, il y a quelque chose que vous pouvez faire dans les deux prochaines minutes. Sinon, il y a quelque chose dont nous avons tout autant besoin de votre part.

Si vous habitez au Québec

D'ici le 5 octobre, chaque candidat de votre circonscription veut quelque chose de vous. Vous disposez d'un mois pendant lequel ils sont bien obligés d'écouter, et plusieurs d'entre eux n'entendront parler d'aucun électeur pro-vie de toute la campagne.

Nous avons donc bâti un outil qui prend deux minutes.

Vous entrez votre code postal. Nous vous montrons les candidats de votre circonscription. Vous lisez une lettre qui pose six questions, vous la modifiez si vous le souhaitez, et vous l'envoyez. Chaque candidat reçoit sa propre copie, adressée à son nom, avec votre adresse courriel pour la réponse. Ce n'est pas une pétition où votre nom se perd parmi un millier d'autres, mais une lettre d'un électeur, arrivant seule dans sa boîte de réception. Écrivez à vos candidats maintenant → https://www.cqv.qc.ca/elections2026

Une chose à prévoir : il se peut que vous ne voyiez qu'un ou deux candidats dans votre circonscription, voire aucun. Les partis n'ont pas tous complété leurs équipes, et Élections Québec enregistre encore des candidatures tous les jours. Nous mettons notre liste à jour régulièrement. Si votre circonscription semble vide aujourd'hui, revenez dans quelques jours.

Laissez un commentaire Lire la suite

Offrir la possibilité aux femmes de garder elles-mêmes leurs enfants ?

Nous sommes à la veille de la période des élections québécoises, et déjà d'importantes questions ont été abordées : famille et natalité. Ces sujets, qui nous tiennent à cœur, sont plus d'actualité que jamais, aussi avons-nous jugé opportun de vous rapporter l'étrange différent qui partage Éric Duhaime du PCQ et Christine Fréchette de la CAQ sur la question de la garde des enfants.

Nous vous donnerons une analyse des politiques proposées par les partis dans les semaines à venir.

Dans sa critique du plan nataliste d'Éric Duhaime, Christine Fréchette insinue que le programme du chef conservateur nuirait à l'autonomie des femmes. Comment ? En leur offrant la possibilité de rester à la maison et d'élever elles-mêmes leurs enfants, en attribuant des subventions directement aux familles pour la garde des enfants plutôt qu'aux garderies — en parallèle, Duhaime maintiendrait également le système de garderies subventionnées par l'État.


Éric Duhaime, chef du PCQ.

Plus de choix, donc, mais la première ministre du Québec suggère que cette latitude offerte aux femmes ouvrira la porte dans les foyers à la discussion suivante : « Si tu vas dans le marché du travail chérie, on ne va peut-être pas arriver, contrairement à si tu restes à la maison. »

Dans sa réaction, Mme Fréchette laisse entendre que s'occuper de ses propres enfants plutôt que d'être sur le marché du travail est rétrograde et sous-entend deux choses : la première, que les femmes sont trop vulnérables ou faibles pour prendre une bonne décision ; la seconde, que Mme Fréchette sait mieux ce qui est bon pour elles.


Christine Fréchette, chef de la CAQ.

Vous croyiez que le féminisme était pour le « choix » ? Détrompez-vous, Mme Fréchette qui se fait ici la porte-parole d'un certain féminisme condescendant croit qu'il est mauvais d'offrir ce choix aux femmes, parce que ces dernières pourraient choisir autrement que ce que les politiciennes prévoyaient pour elles.

Ces propos nous rappellent les débats féministes des années 1990 lorsque les allocations familiales ont été instituées au Québec. Certaines féministes à l'époque avaient vivement critiqué ce projet. Claire Bonenfant, alors présidente du Conseil du statut de la femme, remettait en question l'intention de la politique familiale dans les termes suivants : « Cette politique sera-t-elle une politique nataliste déguisée cherchant à nous retourner aux berceaux et aux fourneaux ou bien se présente-t-elle comme une politique de justice sociale ? »

Pensons également à ce que disait Simone de Beauvoir, influente penseuse féministe française, à propos de la liberté des femmes de choisir de rester au foyer :

« Aucune femme ne devrait être autorisée à rester à la maison et à élever ses enfants. La société devrait être totalement différente, les femmes ne devraient pas pouvoir faire un tel choix précisément parce que beaucoup d’entre elles choisiraient leur foyer. »


Simone de Beauvoir.

Au Québec, il existe dans les cercles du pouvoir une mentalité anti-familiale, une mentalité que transmettent les médias à la population, une idéologie, enfin, qui imprègne la culture. Cela prendrait bien plus que les subventions qu'Éric Duhaime propose pour redresser la natalité du Québec, il faudrait pour cela promouvoir une culture favorable à la famille et à la vie.

***

Chaîne de la Vie

Le dimanche 4 octobre aura lieu la Chaîne de la Vie, ou plutôt les chaînes de la vie puisque c'est un événement multiple. Il s'agit d'une manifestation pacifique et paisible, où les participants tiennent des pancartes pro-vie pendant une heure pour sensibiliser le public au sort des enfants à naître. Vous pouvez joindre l'une des chaînes qui aura lieu à travers le Québec ou même, si le cœur vous en dit, en organiser une vous-même. Voyez le site de la Chaîne de la Vie au Québec pour plus de renseignements.

Pétition pour la protection des enfants à naître

Nous vous invitons à signer notre pétition pour la protection des enfants à naître au Canada, adressée au Parlement du Canada.

Pour la Vie,
Augustin Hamilton

1 réaction Lire la suite

Christine Fréchette considère que donner le choix aux femmes de s’occuper de leurs enfants à la maison nuirait à leur autonomie


Christine Fréchette.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/CPAC/YouTube

On aurait pu croire que dans une société qui se targue de promouvoir le choix et l'autonomie, en offrir davantage aurait été bien vu, comme offrir la possibilité aux familles d'organiser la garde de leurs enfants comme elles l'entendent.

Le système de garde d'enfants actuel n'a jamais réussi à remplir sa promesse de donner des places à tout le monde et ne peut donc être qualifié d'équitable ou d'universel. La solution à ce problème serait donc de verser une allocation directement aux familles, plutôt que de subventionner un système de garderie étatique, afin que toutes les familles aient accès à un service de garde, et, de surcroît, de leur choix.

Ainsi, les familles pourraient faire en sorte qu'un des parents reste à la maison pour garder les enfants à temps plein ou à temps partiel, ils pourraient confier la garde de leurs enfants aux grands-parents ou à d'autres membres de la famille, avoir recours à un service de garde en milieu familial, ou encore envoyer leur enfant à une garderie classique.

Le commun des mortels verrait sans difficulté dans ce projet, moins socialiste et plus efficace, gravés en lettres d'or les mots « choix » et « autonomie ». C'est ce que croyait également Éric Duhaime qui se dit « pro-choix » (tellement pour le choix qu'il n'autorisera jamais de discussion sur l'avortement dans son parti — pour la cohérence, on repassera...).

Détrompez-vous ! Selon la pensée progressiste-féministe, les notions de « choix » et d'« autonomie » sont maintenant contradictoires. Car, récemment, notre seconde première ministre du Québec (la « première première » ayant été Pauline Marois) a déclaré qu'il en était ainsi.

1 réaction Lire la suite

Une famille ontarienne porte plainte pour l’euthanasie de leur grand-mère atteinte de troubles cognitifs

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : famille/Facebook

Une famille ontarienne a déposé une plainte pour l'euthanasie d'un de ses membres, Brigitte Stegemann (dite « GG »), mère et grand-mère.

Selon sa famille, Brigitte Stegemann, avait déjà confirmé aux siens que l'euthanasie était contre ses convictions chrétiennes.

Âgée de 83 ans, quasi sourde et affectée de troubles cognitifs, « GG » avait été admise dans une maison de soins de longue durée.

GG recevait fréquemment la visite de ses proches, mais le personnel médical a entrepris de proposer l'euthanasie dans le dos de la famille, ce que la famille a appris par une infirmière quand elle a été invitée à une réunion le 7 juillet pour l'évaluation du consentement de GG à sa propre euthanasie.

Lors de cette réunion, Mme Stegemann avait beaucoup de difficulté à répondre aux questions du médecin, manifestant des troubles de mémoire, notamment en répondant qu'elle n'avait aucun frère ou sœur (alors qu'elle en avait 13 !). À la fin de cet interrogatoire, elle éclata en sanglots, disant : « J’ai oublié les petits-enfants ! »

1 réaction Lire la suite

Peut-on débattre de l'avortement ?

La sortie de Martine Biron, ministre de l'Enseignement supérieur, il y a deux semaines, où elle jetait le blâme sur un candidat du Parti conservateur du Québec parce qu'il pensait qu'il devait y avoir un débat sur l'avortement au Québec, a laissé derrière elle une traînée de réactions qui méritent qu'on les examine.

L'une d'elles en particulier, publiée dans Libre Média et signée par Simon Demers, pose la question du débat sur l'avortement, le débat a-t-il eu lieu, peut-on encore en parler ?

Dans son texte d'opinion, M. Demers pose le constat d'une volonté d'empêcher toute opposition à l'avortement, notamment avec l'affaire impliquant l'annulation d'un événement de prière au Centre des congrès de Québec où l'avortement aurait fait partie des sujets abordés. Il remarque justement que les médias se sont uniquement attardés à la question de la liberté d'expression, mais que « personne n'a demandé ce que ces chrétiens venaient dire ».

Selon lui, l'avortement fait partie de ces sujets qui n'ont pas été « tranchés » après un débat démocratique, mais que l'on croit définitivement classés parce qu'on a cessé d'en discuter.

Dans les faits, remarque-t-il, au Québec notamment, l'avortement a cessé d'être poursuivi quand le ministre de la Justice Marc-André Bédard, assermenté que depuis deux semaines, a décidé en 10 décembre 1976 de cesser d'appliquer la loi fédérale d'alors. Puis, 11 ans plus tard (11 ans !), vint la décision Morgentaler de la Cour suprême du Canada qui a décriminalisé totalement l'avortement. S'en est suivie une vague tentative de légiférer sur la question au Parlement d'Ottawa qui a été abandonnée au Sénat.

Pour ainsi dire, des ministres et des juges se sont prononcés sur l'avortement, mais aucun débat démocratique n'a eu vraiment lieu.

M. Demers remarque que l'opposition morale de l'Église catholique à l'avortement a été rejetée avec elle au moment où cette pratique est entrée dans les mœurs : « L'argument sur le statut de ce petit être à venir est ainsi devenu inaudible en même temps que celui qui le formulait, sans n’avoir jamais été véritablement réfuté. » Quiconque tente un tant soit peu reprendre l'« argument » est aussitôt soupçonné de ramener le Québec à la « Grande Noirceur ».

Ce qui est intéressant, c'est qu'il reprend certains argumentaires pro-vie pour justifier le fait que l'on débatte de l'avortement, notamment celui sur l'incohérence avec laquelle on traite l'enfant à naître : désiré, il est considéré comme un enfant, on lui choisit un prénom, on en montre fièrement l'échographie ; non désiré, c'est un « amas de cellules »...

Sans être un texte d'apologétique pro-vie, l'article de Simon Demers a le mérite de soulever la question du débat sur l'avortement, certes, ce n'est pas un grand média et je ne m'attends pas à ce que sa sortie entraîne de grands débats médiatisés, mais c'est une voix de plus à s'être prononcée autrement qu'en jetant l'interdit sur la remise en question de l'avortement.

***

Samedi dernier, nous avons tenu notre annuelle épluchette de blé d'Inde. Lors de cet événement chaleureux, notre invité Me Samuel Bachand nous a entretenus des paramètres de la Loi 9, dite « Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec », laquelle interdit la prière en public, sauf exception accordée par les municipalités.

Qualifiant le régime laïciste du Québec en fait de religieux, notamment avec son culte inavoué à la nature, Me Bachand, a expliqué que la loi ne visait probablement pas les événements religieux à caractère patrimonial comme les processions, mais que des fonctionnaires zélés pourraient s'en servir pour annuler des événements qui leur déplaisent — pensons, par exemple, aux 40 Jours pour la Vie. Il a souligné l'importance de faire prévaloir nos droits en demandant aux municipalités de pouvoir tenir des événements à caractère religieux afin que, s'ils sont acceptés, il se crée des précédents desquels nous puissions nous réclamer. Ne pas agir ferait en sorte que nous perdions le terrain peu à peu face à la laïcisation du Québec.

Pétition pour la protection des enfants à naître

Nous vous invitons à signer notre pétition pour la protection des enfants à naître au Canada, adressée au Parlement du Canada.

Chaîne de la Vie

Le dimanche 4 octobre aura lieu la Chaîne de la Vie, ou plutôt les chaînes de la vie puisque c'est un événement multiple. Il s'agit d'une manifestation pacifique et paisible, où les participants tiennent des pancartes pro-vie pendant une heure pour sensibiliser le public au sort des enfants à naître. Vous pouvez joindre l'une des chaînes qui aura lieu à travers le Québec ou même, si le cœur vous en dit, en organiser une vous-même. Voyez le site de la Chaîne de la Vie au Québec pour plus de renseignements.

Pour la Vie,
Augustin Hamilton

1 réaction Lire la suite

Un ex-ministre condamné pour avoir annulé un événement tenu par des pro-vie

Enfin une bonne nouvelle ! La Cour supérieure du Québec a déclaré que l'interdiction d'un événement au Centre des congrès de Québec en 2023 jugé, « anti-avortement » par Caroline Proulx, n'était fondée sur aucune règle ou loi et a donc condamnée l'ex-ministre du Tourisme du Québec à verser personnellement la somme de 60 000$ auprès d'Harvest Ministries International, l'organisateur de l'événement.

Ce dénouement est une bonne nouvelle pour le mouvement pro-vie au Québec et fera peut-être réfléchir les politiciens avant de discriminer ouvertement les pro-vie.

Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, a récemment déclaré qu'il ne laisserait pas de place au débat sur l'avortement dans son parti, « On a toujours été un parti qui est pro-choix et cette politique ne changera absolument pas » assurait-il récemment, ajoutant, « Je peux vous dire qu'il n'y aura pas de débat à l'intérieur de nos rangs sur cet enjeu. »

La raison de cette déclaration est que le candidat conservateur dans Chutes-de-la-Chaudière, Dominique Dumas, un ex-animateur de CHOI Radio X, aurait publié sur les réseaux sociaux par le passé des propos dans lesquels il se disait ouvert à limiter l'avortement et se disait également mal à l'aise avec l'avortement tardif.

Le candidat a tenté de se disculper en affirmant qu'il n'aborderait pas ce sujet au sein du parti conservateur et qu'il n'était pas entré en politique provinciale pour ce sujet.

En vain ! Martine Biron, ministre de la Condition féminine, n'a pas manqué de critiquer M. Dumas : « Tenir ce type de discours, c’est s’attaquer à un droit durement acquis par les Québécoises. Le consensus est clair au Québec : le droit à l’avortement est un droit fondamental. »

Mais le consensus est-il aussi clair que Mme Biron le prétend au Québec, notamment sur l'avortement tardif ? C'est ce qu'elle voudrait nous faire croire...

***

Épluchette de blé d'Inde

Le 15 août prochain, Campagne Québec-Vie tiendra sa traditionnelle épluchette de blé d'Inde à nos bureaux au 3330, rue Rivier, à Montréal. Le conférencier de cette année est Me Samuel Bachand qui nous entretiendra des conséquences de la Loi 9 interdisant les prières publiques.

N'oubliez pas de vous inscrire en répondant à ce courriel ou en contactant Brian Jenkins au (438) 930-8643, précisez aussi combien de personnes viennent avec vous, cela nous aidera dans l'organisation de l'événement.

Coût : 15 $ par personne de 12 ans et plus. Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

Pétition pour la protection des enfants à naître

Nous vous invitons à signer notre pétition pour la protection des enfants à naître au Canada, adressée au Parlement du Canada.

Chaîne de la Vie

Le dimanche 4 octobre aura lieu la Chaîne de la Vie, ou plutôt les chaînes de la vie puisque c'est un événement multiple. Il s'agit d'une manifestation pacifique et paisible, où les participants tiennent des pancartes pro-vie pendant une heure pour sensibiliser le public au sort des enfants à naître. Vous pouvez joindre l'une des chaînes qui aura lieu à travers le Québec ou même, si le cœur vous en dit, en organiser une vous-même. Voyez le site de la Chaîne de la Vie au Québec pour plus de renseignements.

Pour la Vie,
Augustin Hamilton

1 réaction Lire la suite

La Cour supérieure du Québec condamne Caroline Proulx pour l’interdiction d’un événement qu’elle jugeait « anti-avortement »


Caroline Proulx, ex-ministre du Tourisme.

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/POP Montréal/YouTube

Vous souvenez-vous, quand, en 2023, le ministre du Tourisme Caroline Proulx avait fait annuler la tenue d’un événement organisé par Harvest Ministries International au Centre des congrès de Québec ?

À l’époque, informée par le journaliste Sébastien Bovet, chef du bureau parlementaire de Radio-Canada, que le groupe protestant et pro-vie HMI allait tenir un événement au Centre des congrès, Mme Proulx a été s’informer sur les pages internet auxquelles les publicités sur l’événement renvoyaient. (Encore un exemple de journalistes cherchant à influencer le politique et à créer une nouvelle.)

Là, horreur ! Elle a pu lire sur le site d’HMI que ce dernier désapprouvait l’avortement, précisant que sa décriminalisation « a entraîné l’avortement de quelque 4 millions de bébés à ce jour » et « a fait de l’utérus de la mère, l’endroit le plus dangereux pour un enfant au Canada. » Outrée par ce qu’elle considère être faux et contraire aux valeurs fondamentales du Québec (étranges valeurs qui font en sorte que les Canadiens français disparaissent peu à peu...), elle s’est empressée d’annuler le contrat entre HMI et le Centre des congrès, bien qu’aucun règlement ou loi ne lui permît d’annuler un événement en raison des convictions des contractants, à quelques jours en plus de la date à laquelle l’événement en question devait avoir lieu.

Notons ici que l’événement d’HMI n’était pas spécifiquement au sujet de l’avortement, il avait principalement pour but de réconcilier les deux peuples fondateurs du Canada dans la prière, et le thème de l’enfant à naître y aurait été abordé.

Lésé dans ses droits, HMI, qui n’a pu tenir un événement que de moindre ampleur dans un établissement privé, a intenté une poursuite avec des avocats du Centre juridique pour les libertés constitutionnelles contre Mme Proulx et la Société du Centre des congrès de Québec (SCCQ). Le procès a principalement tourné autour de la question de la liberté d’expression, que Mme Proulx avait d’ailleurs reconnu à l’époque avoir limitée :

« C’est contre les principes fondamentaux du Québec... Ce type d’événement n’aura pas lieu chez nous. Oui à la liberté d’expression, mais non d’accueillir des événements qui sont en contradiction avec les principes fondamentaux du Québec. »

(Où est-il écrit que l’avortement fait partie des fameux « principes fondamentaux du Québec » ? Après tout, les activistes de l’avortement ont été les premiers à refuser que cette pratique soit inscrite dans la constitution, maintenant abandonnée, du Québec. Normalement, ont inscrit ce qui est important pour un peuple dans la constitution d’une nation, le fait qu’ils aient préféré ne pas l’y inscrire pour, prétendument, mieux le protéger est plutôt l’indice d’une pratique inavouable que d’une chose dont il faille se glorifier.)

Dans le jugement récemment rendu par la Cour supérieure du Québec, Mme Proulx doit assumer à titre personnel l’entièreté des quelque 60 000 $ en dommages punitifs et en dommages compensatoires pour avoir interdit la tenue de l’événement d’HMI.

Ce dénouement est une bonne nouvelle pour le mouvement pro-vie au Québec et fera peut-être réfléchir les politiciens avant de discriminer ouvertement les pro-vie sous l’impulsion de médias idéologues.

1 réaction